‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 65 sur 121 · TRIBU XXII · texte numérisé non relu

TRIBU XXII

ATERPIDES.

Sous-menton muni d’un pédoncule assez long. — Mandibules de forme variable. — Rostre médiocre, robuste, plus ou moins difforme, rarement normal, mais alors les mandibules triquètres et saillantesÿ ses scrobes variables, quant à leur origine, arquées ou transversales, — Antennes assez longues; leur funicule de six ou sept articles. =

(1) Je possède depuis longtemps cet insecte, et j'avais fondé sur lui, dans ma collection, un genre que j'avais nommé Pecrocninus,

ne

ATERPIDES VRAIS. 411

Yeux arrondis ou ovales et transversaux. — Prothorax écharcré sur son bord antéro-inférieur, muni ou non de lobes oculaires. — Un écusson. — Jambes inermes au bout; les corbeïlles des postérieures ouvertes; tarses de longueur et largeur moyennes; leurs crochets libres. — Mésosternum en général assez long (1); les épisternums et les épimères mésothoraciques médiocres. — Corps oblong, finement écailleux.

La difformité du rostre constitue le caractère le plus apparent de

cette Tribu. Il n’est à l’état normal que chez les PeLoRoRHINUS, maïs il

est alors suppléé à l'absence de ce caractère par la forme insolite que

prennent les mandibules, forme extrêmement rare dans la famille et

inconnue chez les Brachyrhynques. Les scrobes rostrales naissent

très-près de la commissure de la bouche chez les Aterpides vrais, au

| milieu du rostre, ou tout-à-fait à sa base chez les Pélororhinides.

| Cette différence, réunie à quelques autres caractères, m'avait d’abord

| porté à placer ces insectes dans deux Tribus différentes, mais ils ont

tant de rapports pour le surplus de leur organisation, qu’on ne peut

les considérer que comme les représentants, variables à certains égards, d’un même type.

Les Aterpides sont, pour la plupart, de grande taille et constituent un des groupes les plus remarquables des Curculionides. Ils habitent l'Australie, à l'exception des Lopnorus qui sont propres aux régions australes et occidentales de l’Amérique du Sud.

I. Scrobes rostrales presque complètes en avant. ATERPIDES VRAIS.

médianes ou basilaires. PÉLORORHINIDES.

GrouPE I. Aterpides vrais.

Mandibules en tenailles, robustes, dentées. — Scrobes rostrales aleignant presque la commissure de la bouche et supérieures en avant. — Prothorax muni de lobes oculaires.

Le rostre est notablement plus robuste et en mème temps plus difforme que chez les Pélororhinides; ses scrobes sont visibles d’en haut au moins dans leur moitié antérieure. Les yeux sont entourés d’un sillon très-profond chez les Lornorus, et dont les Arerrus de grande taille conservent des vestiges très-apparents. Les lobes oculaires du prothorax ne sont bien développés que dans ce dernier genre. Chez quelques-unes de ses espèces, il y à une exception au

(1) 11 est plus ou moins court chez les Loruorus et accompagné d’épisternums (rès-étroits, convexes au côté interne, et d’épimères mésothoraciques irès-petites, de sorte que ces insectes devraient, rigoureusement parlant, renlier dans la section précédente. Mais ils sont si manifestement voisins des Atenvus, qu'il n’est pas possible de les en éloigner.

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caractère essentiel des Synmérides; les hanches antérieures ne sont pas contiguës. 7

Schœænherr avait placé ces insectes parmi ses Cléonides. Les deux genres qu’ils constituent sont aisés à reconnaitre au caractère suivant :

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