‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 72 sur 121 · TRIBU XX · texte numérisé non relu

TRIBU XX

HYLOBIIDES.

Sous-menton muni d’un pédoncule plus ou moins saillant, — Mandibules en tenailles, souvent un peu saillantes, dentées au côté interne. — Rostre (Carysozopus excepté) au plus médiocrement robuste, arrondi aux angles ou cylindrique ; ses scrobes linéaires, profondes, rectilignes et obliques. — Furicule des antennes de sept articles, le 7° souvent contigu ou annexé à la massue. — Yeux transversaux. — Prothorax en général échancré sur son bord antéro-inférieur et bisivué à sa base. — Jambes comprimées et bisinuées au côté interne (Lepyrus excepté), onguiculées, rarement mucronées au bout; corbilles des postérieures ouvertes; tarses normaux, leurs crochets libres ou soudés. — Métasternum plus ou moins allongé. — Corps presque toujours ailé, pubescent, très-rarement écailleux,

Je réunis dans cette Tribu un nombre assez considérable de genres dont les espèces ont une organisation et des habitudes analogues à celles des HyLomus d'Europe, c’est-à-dire qui ne vivent ni sur le sol, ni sur les plantes basses, mais sur le tronc des arbres ou au moins sur leurs feuilles. Les mœurs de la plupart d’entre elles sont connues, et pour celles qui ne sont pas dans ce cas, leur facies indique qu'il doit en être ainsi. Ce genre de vie ne sufhrait pas pour autoriser à faire de ces insectes un groupe à part, s'ils ne présentaient pas dans la structure de leurs jambes une particularité qui est probablement

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en rapport avec leurs habitudes. A lieu d’être arrondis comme dans le commun des Curculionides, ces organes sont plus ou moins comprimés, bisinués en dedans, souvent arqués, et plus souvent encore remarquables par la longueur et la force de l'onglet qui les termine. Le genre LEPYRUS, qui à CONservé des jambes arrondies et droites, n’est qu’une de ces exceptions qu’on rencontre partout (1).

Pour le surplus de leur organisation, les Hylobiides, avec un f'acies très-différent de celui des Cléonides, ont conservé un assez grand nombre des caractères de ces derniers. Ils sont encore beaucoup plus voisins des Erirhinides, avec lesquels ils se fondent presque insensiblement. Ces deux groupes sont les seuls avec lesquels on puisse les confondre.

Schœnherr avait placé un de leurs genres (CarysoLopus) dans ses Cléonides, deux (Lepyrus, HyLopius) dans ses Molytides, tous les autres dans ses Erirhinides.

Ces insectes sont pour la plupart d’assez grande taille. Sur les dixhuit genres qu’ils constituent, l’Europe n’a des représentants que de trois : Lerynus, HyLogits et Pissopes. Ils se répartissent dans trois groupes, dont deux contiennent des formes aberrantes qui ne m'ont pas paru suffisamment tranchées pour être placées dans des Tribus distinctes. Je les ai mis en tête de celle-ci, leurs espèces ayant les crochets des tarses soudés et se rapprochant davantage par-à des Cléonides.

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