I. Rostre toujours distinctement arqué
À Hanches antérieures coutiguës.
a Rostre très-robuste, épaissi en avant : Chrysolopus. a@ — au plus médiocrement robuste, cylindrique, rarement subans guleux.
b Art. 7 du funicule antennaire annexé ou contigu à la massue, © Rostre subanguleux, pian et finement caréné en dessus. Jambes arrondies, non sinuées en dedans : Lepyrus. — comprimées, sinuées — : Eudocimus.
ce Rostre cylindrique.
d Un sillon rostral bien distinct au devant des yeux. Massue antennaire faiblement pubescente : Hylobius. —— densément veloutée : Aclees.
dd Point de sillon rostral au devant des yeux : Paramecops. db Art. 7 du funicule antennaire distinct de la massue (1). # Prothorax variable, tubuleux en avant : Herlipus. ee —— non —— Cuisses pédonculées à leur base, dentées : Centor. — peu à peu en massue, inermes : Latcoproctus. B Hanches antér. légèrement séparées : Pissodes, If, Rostre parfaitement droit, cylindrique.
Hanches antér. séparées ; saillie mésosternale normale : Orthorhinus: —— contiguës ; —— conique : Euramphus:
(1) Le genre Laccoprocrus forme une demi-exception à cet égard; l'article en question est rapproché de la massue, mais cependant libre.
HYLOBIIDES VRAIS. 451
CHRYSOLOPUS.
(Genwar) Senoenx. Curcul. Disp. meth., p. 148.
Tête munie au-dessus et en avant de chaque œil d’une crête tranchante médiocrement élevée; rostre un peu plus long que la tête, robuste, faiblement arqué, élargi au bout, arrondi aux angles à sa hase, rugueux en dessus, sinué à son extrémité ; scrobes profondes, obliques et arquées. — Antennes antérieures, médiocres, robustes, tcailleuses ; scape en massue au bout, atteignant à peine les yeux; funicule à articles 1-2 ohconiques, faiblement allongés, égaux, 3-7 courts, transversaux , 7 subcontigu à la massue ; celle-ci brièvement ovale, acuminée, articulée. — Yeux grands, ovales, transversaux, déprimés, atténués inférieurement. — Prothorax aussi long que large, convexe, arrondi sur les côtés, brusquement rétréci près de son bord antérieur, tronqué à ses deux extrémités, avec ses lobes oculaires saillants et anguleux, largement échancré sur son bord antéro-inférieur. — Ecusson allongé et arrondi en arrière. — Elytres allongées, convexes, parallèles, brièvement rétrécies en arrière, notablement plus larges que le prothorax et un peu échancrées dans leur milieu à leur base, avec les épaules calleuses. — Pattes robustes; cuisses en massue, dentées en dessous ; jambes presque droites, munies de lamestibiales et fortement mucronées au bout, les antérieures comprimées et légèrement bisinuées en dedans; tarses larges, spongieux en dessous; leur 4° article médiocre; crochets robustes. — 2° segment abdominal à peine aussi long que les deux suivants réunis, séparé du 1% par une suture arquée; saillie intercoxale médiocrement large, arrondie en avant. — Métasternum assez long; épimères mésothoraciques assez grandes. — Corps oblong, inégal, partiellement écailleux, ailé.
On n’en connaît qu’une grande et superbe espèce (1) de l'Australie, noire et uniformément revêtue en dessous, ainsi que sur les pattes, d'écailles d’un beau vert doré, souvent bleuâtres (2), qui en dessus forment trois bandes irrégulières sur le prothorax et une multitude de taches carrées sur les élytres. Ces dernières sont creusées de grandes fossettes quadrangulaires disposées en rangées assez régulières que séparent des côtes étroites et saillantes, sculpture qui a beaucoup d’anlogie avec celle de plusieurs Acrees du Bengale.
Au premier coup-d'œil, la place de cet insecte paraît être à côté des Arerpus, auxquels il ressemble un peu; mais ses jambes mucro-
(1) C. spectabilis Fab. Schœnh. Curcul. IE, p. 247.
(2) Il y a des exemplaires de moitié plus petits que de coutume, dont les Écailles sont grisâtres, sans aucune trace de reflets métaMiques, et ne forment Qu'un nombre relativement très-pelit de taches sur les élvtres. Néanmoins, ils ne me paraissent pas avoir aucun titre à constituer une espèce distincte.
nr: OC + TT ERTR à
nées au bout ne permettent pas de l'introduire parmi les Aterpides, On sait d’ailleurs que ses habitudes sont voisines de celles des autres Hylobiides (1).
LEPYRUS.
GEnmar, Magasz., I, p. 348.
Rostre du double au moins plus long que la tête, médiocrement rohuste , un peu arqué, parallèle, puis graduellement élargi à son extrémité, arrondi aux angles, finement caréné en dessus; scrobes légèrement incomplètes en avant, rectilignes, obliques, atteignant le bord inférieur des yeux. — Antennes antérieures, médiocres, peu robustes ; scape grossissant peu à peu, n’atteignant pas tout-à-fait les yeux; funicule à articles 1-2 allongés, obconiques, subégaux, 3-6 turbinés ou submoniliformes, 7 annexé à la massue; celle-ci oblongoovale, acuminée, articulée. — Yeux assez grands, un peu convexes, ovales, transversaux. — Prothorax transversal, peu convexe, graduellement rétréci en avant, tronqué à ses deux extrémités, faiblement échancré en dessous, finement caréné en dessus. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres régulièrement oblongo-ovales, médiocrement convexes, à peine plus larges que le prothorax et plus ou moins échancrées eu arc à leur base, avec les épaules subrectangulaires ou obtuses. — Pattes médiocres; cuisses en massue, subpédonculées à leur base, faiblement et largement dentées en dessus (bènotatus) où inermes ; jambes droites, arrondies, les antérieures parfois (binotatus) atténuées à leur base et un peu flexueuses; toutes médiocrement mucronées au bout; tarses médiocres, pas très-larges, spongieux en dessous; leur 4° article assez grand, ainsi que ses crochets. — 2° sogs ment abdominal un peu plus long que les deux suivants réunis, séparé du 1° par une suture droite; saillie intercoxale assez large, un peu rétrécie et largement arrondie en avant. — Métasternum court; épimères mésothoraciques grandes. — Corps oblongo-ovale, pubes: cent, ailé.
Ces insectes bien connus sont de taille moyenne ou assez grande; et revêtus d’une pubescence couchée variant du grisâtre au fauve, et ayant une forte tendance à former des mouchetures, avec une bande de chaque côté du prothorax, une ou deux taches arrondies sur chaque élytre, deux rangées de taches près des bords latéraux de l'abdomen; d’un blanc pur ou jaunâtre; les cuisses sont en outre souvent ornées
(1) C’est du moins ce qu'on est en droit de conclure de ce passage de M. Westwood : « D’après un extrait d’une feuille périodique de province, que m'a communiqué M. Deuson, il parait que le splendide Chrysolopus spectabi= lis subit ses transformations dans l’intérieur des cèdres, un exemplaire vivant ayant été retiré, en Angleterre, d’une planche de cet arbre. » An Introd. tothe mod, classif, of Ins. [, p. 344.
HYLOBIIDES VRAIS. 453
près de leur sommet d’un anneau de même couleur. Le prothorax est plus ou moins rugueux, et les élytres présentent des rangées de
oints enfoncés parfois peu distincts. Tandis que les HyLopius vivent exclusivement sur les Conifères, les Lepyrus ne se trouvent que sur des arbres appartenant à d’autres familles; le colon, répandu dans toute l'Europe, et qui peut passer pour le type du genre, se plaît particulièrement sur les saules.
Les espèces du genre sont très-peu nombreuses et paraissent jusqu'ici propres à l'hémisphère nord dans les deux continents (1).
EUDOCIMUS.
Scuoenu, Curcul., lI, p. 240.
Rostre du double plus long que la tête, assez robuste, légèrement arqué, subanguleux, un peu convexe et finement caréné en dessus; surobes commençant assez près de son extrémité, atteignant le bord inférieur des yeux. — Antennes antérieures, courtes; scape graduellement et faiblement épaissi au bout; funicule à articles 1-2 allongés, subégaux, 3-6 subpyriformes, très-courts, 7 plus grand, contigu à la massue; celle-ci médiocre, oblongo-ovale, articulée. — Yeux grands, oblongo-ovales, transversaux. — Prothorax transversal, presque plan en dessus, graduellement rétréci et faiblement tubuleux en avant, à peine bisinué à sa base; ses lobes oculaires faibles, larges et arrondis. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres allongées, parallèles, planes sur le disque, obtusément calleuses avant leur extrémité, pas plus larges que le prothorax et un peu échancrées à leur base. — Paltes médiocres; cuisses en massue, inermes; jambes presque droites, sinuées en dedans avant leur extrémité, fortement onguiculées au bout; tarses assez longs, spongieux en dessous, à articles 1-2 étroits, allongés, 4 grand, ainsi que ses crochets. — 2° segment abdominal plus long que les deux suivants réunis, séparé du 1°° par une suture arquée ; saillie intercoxale assez large, arrondie en avant. — Métasternum allongé. — Epimères du mésothorax grandes. — Corps oblong, densément et finement évailleux.
(1) Aux deux (colon Lin., binotatus Fab.) que possède l’Europe, il faut ajouter, comme le fait observer, avec raison, M. Gerstæcker (Stettin. entom. Zeit. 1855, p. 174), l'Hylobius arcticus de Paykull. 11 reproduit en effet, jusques et ÿ Compris le système de coloration et Le régime (il vit sur les saules), tous les taractères du geure actuel, sauf un seul. Son prosternum est aussi échancré ën avant que celui des Hyzomius. Le Lepyrus quadrinotatus de Schœnherr (Gureul. VI, 2, p. 295), que j'ai sous les yeux, n’est très-certainement qu'une variété sibérienne de cet insecte, et il est très-probable qu'il en faut dire autant de l'Hylob. variegatus de M. F. Schmidt (Jabresheft. d. Verhandl. d. Krainisch, Landesmus. 1856, p. 18), découvert dans les Alpes de la Carinthie, — Àj.: L. nebulosus, Motsch. in Schrenck, Reis. im Amur-Lande, Il, 2, p. 169; Mantchourie.
Le genre ne comprend qu’une belle espèce (Mannerheëmüi Schh.) des Etats-Unis, où elle paraît être peu commune. Ella est d'assez grande taille, d’un brun foncé uniforme, avec quelques taches fauves sur le prothorax, et, sur chaque élytre, une raie noire longitudinale inter. rompue par un petit nombre de points jaunâtres.
HYLOBIUS.
Genmar, Magaz., IL, p. 340.
Rostre notablement plus long que la tête, plus ou moins robuste, légèrement arqué, subeylindrique, puis un peu déprimé et légèremen: élargi à son extrémité, souvent muni d’un sillon allongé au-devant de chaque œil; scrobes médiocrement incomplètes en avant, rectilignes, obliques etaboutissant au bord inférieur des yeux.—Antennesantérieures, médiocres, assez robustes; scape renflé à son extrémité, atteignant les yeux; funicule à articles 1-2 allongés, ohconiques, celui-là le plus long, 3-6 courts, submoniliformes ou subturbinés, 7 plus gros, contigu à la massue (1); celle-ci brièvement ovale chez la plupart, un peu plus longue chez quelques-uns, acuminée, articulée. — Yeux grands, déprimés, ailongés, fortement transversaux. — Prothorax transversal ou non, rétréci en avant, arrondi sur les côtés, faiblement bisinué à sa base, tronqué et sinué de chaque côté en avant, fortement échancré en arc inférieurement. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres oblongues, convexes, parallèles dans plus des deux tiers de leur longueur, plus ou moins calleuses avant leur déclivité postérieure, sensiblement plus larges que le prothorax et subrectilignes à leur base, avec leurs épaules obtuses. — Pattes médiocres; cuisses en massue, subpédonculées à leur base, le plus souvent dentées en dessous; jambes droites, atténuées à leur base, renflées et parfois subanguleuses au côté interne, terminées par une lame mucronale
. prolongée en un fort éperon interne ; tarses médiocres, assez larges, spongieux en dessous, à 4° article assez grand, ainsi que ses crochets. — 2° segment abdominal aussi long que les deux suivants réunis, séparé du 1° par une suture droite ou anguleuse; saillie intercoxale large, arrondie ou anguleuse en avant. — Métasternum de longueur variable; épimères mésothoraciques assez grandes. — Corps oblong, partiellement pubescent, ailé.
Insectes assez nombreux et répandus sur la plus grande partie du globe, mais surtout dans les parties froides et tempérées de l’hémisphère boréal. Les plus petits sont de taille moyenne, et tous, su un fond noir ou ferrugineux, sont ornés de mouchetures, de bandes ou de points plus ou moins abondants formés par des poils blancs où jaunâtres. Tous également sont rugueux sur le prothorax, qui est
(1) Cette contiguité souffre une exception chez le rugicollis et probablement chez quelques autres espèces qui me sont inconnues.
BYLOBIIDES YRAIS. 455
finement caréné, tuberculeux ou ridés sur les élytres, et ont sur ces organes des rangées régulières de points enfoncés, allongés et en général distants. Les espèces dont les mœurs ont été étudiées, ne vivent qu'aux dépens des Conifères; parmi celles d'Europe, il en est plusieurs (püneti, abielis, pinastri) qui ne sont que trop connues par les ravages qu’elles exercent dans les forêts de cette nature (1).
ACLEES.
Scuoenu. Curcul., III, p.238.
Rostre médiocrement robuste, du double plus long que la tête, un peu arqué, cylindrique, déprimé au bout, rugueux, muni au-devant de chaque œil d’un sillon allongé; scrobes presque complètes en avant, rectilignes, obliques et atteignant le bord inférieur des yeux. — Antennes antérieures, courtes, assez robustes; scape en massue au bout; funicule à articles 1-2 allongés, obconiques, égaux, 3-6 trèscourts, transversaux, serrés, 7 contigu à la massue; celle-ci robuste, densément tomenteuse, veloutée, allongée, paraissant composée de deux articles seulement. — Yeux très-grands, transversaux, médiocrement séparés en dessous. — Prothorax au moins aussi long que large, obconique, légèrement arrondi sur les côtés, assez fortement bisinué à sa base, sans aucun vestige de lobes oculaires, faiblement échancré sur son bord antéro-inférieur. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres oblongues, un peu rétrécies d'avant en arrière, presque planes en dessus, très-obtusément calleuses avant leur extrémité qui est conjointement arrondie, un peu plus larges que le prothorax et chacune isolément saillantes à leur base, avec les épaules obluses. — Pattes assez longues; cuisses longuement pédonculées à leur base, fortement en massue et dentées en dessous; jambes comprimées, arquées, obliquement tronquées et fortement mucronées au bout ; leurs corbeïlles allongées ; tarses spongieux en dessous, à articles 1-2 très-rétrécis à leur base, 3 large, 4 long.— 2° segment abdominal aussi long que les deux suivants réunis, séparé du 1° par une suture arquée; saillie intercoxale ogivale, aiguë en avant. — Métasternum
(1) Aux 15 espèces (abstraction faite de l’arcticus, qui est un Lepyrus) mentionnées par Schœnherr (Cureul. VI, 2, p 298), aj.: H. Sedakovii, Hochh. Bull, Mosc. 1851, L, p. 37 ; Sibérie. — albosparsus, Motsch. in Schrenck, Reis. im Amur-Lande, I, 2, p. 164; Mantchourie. — aiphœus, Reiche et Saulcy, Ann. d, 1. Suc. entom. 1857, p. 675; Pélaponèse.
M.J. L. Le Conte (Rep. on a railr. to the Pacif, Oc. IX; Append. E, p. 59) à placé provisoirement dans le genre deux espèces de l'Orégon ({æniatus, torpidus) qu'il déclare lui-même ne pas devoir y rentrer.
Le genre Pimecocenus de Dejean (Cat. éd. 3, p. 285) paraît avoir été établi Sur l'espèce du Bengale décrite par Schænherr (Cureul. I, p. 338), sous le nom de macilentus; voyez Schænherr, ibid. VI, 2,p. 300, note 2. Je ne connais pas cet insecte.
allongé. — Mésosternum assez large, en triangle curviligne ; épimères mésothoraciques grandes. — Corps oblong, presque glabre,
Cette formule est empruntée exclusivement à l'unique espèce (oribratus) décrite par Schænbherr, assez grand insecte du Bengale et de Java, plus petit et plus étroit que l’Hylobius abietis d'Europe, noir, grossièrement ponrtué sur le prothorax, et ayant sur les élytres des rangées régulières et rapprochées de gros points enfoncés, confluents sur les bords de ces organes. Mais il existe dans les mêmes pays quelques espèces voisines et inédites qui s’en écartent plus ou moins, sous le rapport des antennes, et dont quelques-unes devront peut-être constituer un genre nouveau (1).
Les caractères de ce genre sont un mélange de ceux des HyLonius avec ceux des Herrpus. L'espèce typique elle-même ressemble beau. coup à l'Heil, scabripennis du Brésil.
PARAMECOPS, Scnoeny. Curcul. Disp. meth., p. 224.
Rostre notablement plus long que la tête, médiocrement robuste, subeylindrique, un peu arqué, sans sillon au-devant de chaque œil; scrobes des AGLEES. — Antennes courtes, pubescentes, assez robustes; scape grossissant peu à peu, atteignant à peine les yeux; funicule à articles 1-2 un peu plus longs qne les suivants, celui-là le plus grand et plus gros, 3-6 courts, très-serrés, grossissant peu à peu, 7 contigu à la massue; celle-ci oblongo-ovale, acuminée, à peine articulée, — Yeux allongés, transversaux, subcontigus en dessous. — Prothorax aussi long que large, presque régulièrement couique, tubuleux en avant, légèrement bisinué à sa base, tronqué en avant et profondément échancré sur son bord antéro-inférieur, sans lobes oculaires, — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres régulièrement oblongoovales, assez convexes, obtusément calleuses au sommet de leur déclivité postérieure, un peu plus larges que le prothorax et chacune isolément saillante à sa base, — Pattes plus courtes que celles des ACLEES; cuisses en massue, non pédonculées à leur base, inermes; jambes comprimées, presque droites, brièvement mucronées au bout; tarses assez larges, spongieux en dessous, à articles 4-3 serrés, 4 mé-
(1) Je fais allusion principalement à deux espèces connues dans queiques collections de Paris : l’une sous le nom de Paramecops Horsfeldii Chevrolat, l’autre sous celui d’Aclees porosus Jekel. Leur massue anteunaire est notablement plus courie que celle de l'A. cribralus, ovalaire et distinctément trianti= culée. Tous deux ont les élytres criblées de grandes fossettos carrées et deux côtes longitudinales sur chacun de ces organes. Le premier a, en outre, le prothorax couvert de gros tubercules et muni de lobes oculaires très-apparents, On pourrait dès lors en faire un geare distinct; quant au second, il peut, àla rigueur, rester dans celui-ci.
HYLOBIIDES VRAIS. 457
diocre, subcylindrique; ses crochets petits. — Le surplus comme chez les ACLEES.
Le type du genre est le Curc. farinosus de Wiedemann (1), insecte du Bengale, de taille moyenne et entièrement revêtu de poils abondants, dont la couleur varie du gris cendré au jaunâtre. Sa sculpture n’est pas la mème que celle des Aczexs, son prothorax étant couvert de rugosités confluentes, et ses élytres régulièrement striées-ponctuées, avec les intervalles entre les stries un peu saillants. Schœnherr (2) lui associe le Cwrc. Pacca de Fabricius, insecte qui m'est inconnu (3).
HEILIPUS.
German, Zns. Spec, nov., p. 399.
Genre très-nombreux et très-remarquable, mais polymorphe aa plus haut degré et qui, dans son état actuel, ne peut pas être défini, par suite des modifications que subissent tous les organes sans exception (4). J'ai pris pour type l'espèce (catagraphus) que Germar a placée en tête et celles qui peuvent lui être associées.
Rostre au plus médiocrement robuste, long, cylindrique et plus ou moins arqué; ses scrobes commençant entre son milieu et son extrémité, obliques et gagnant le bord inférieur des yeux. — Antennes médiocres et peu robustes; scape en massue au bout, atteignant le bord antérieur des yeux; funicule à articles 1-2 allongés, égaux ou 2 plus long que 1, 3-7 courts, de même forme ou sublenticulaires, 7 distinct de la massue; celle-ci médiocrement forte, oblongo-ovale, veloutée, plus où moins compacte. — Yeux de grandeur variable, en général grands, ovales, transversaux et médiocrement séparés en dessus. — Prothorax tantôt au moins aussi long que large, tantôt
(1) In Germar, Magaz, LV, p. 157; Schœnb. Cureul. HE, p. 255.
(2) Loc. cit. VII, 2, p. 132.
(3) D’après la description de Schœnherr, il me paralt voisin de ce Paramecops Horsfieldii dont il vient d’être question, et il pourrait bieu se faire que ce fütun AcLEES.
(4\ Germar ne l’avait pas compris tel que Schœnherr l’a composé par la suite. Îlen excluait un assez grand nombre d'espèces (choicus, onychinus, flammiger, picturatus, polymitus, erythrorhynchus, prodigialis, trachypterus) qu'il avait classées (Ins. Spec. nov. p. 319) dans les Pissones, auxquels il est presque inuile de dire qu’elles sont étrangères. Parmi les quatre Heripüs (outre le catagraphus) qu'il a décrits, le lactarius appartient au genre actuel ; le cadivus et l'ascius doivent on former un à part, danslequel rentreront plusieurs espèces deSchœænterr (par ex. acutissinus, cauterius, Friesii, maculosus, etc.), et qui sera caractérisé par le rostre longitudinalement strié et pourvu de sillons latéraux au-devant des yeux, des scrobes atteignant la commissure de la bouche, des antennes très-antérieures, ete. La quatrième espèce, le spathulatus, m'est inconnue,
transversal, rarement cylindrique, le plus souvent un peu arrondi sur les côtés et brièvement tubuleux en avant, bisinué à sa base; ses lobes oculaires faibles, larges et arrondis, — Ecusson petit, ovale ou triangulaire. — Elytres oblongues ou subeylindriques, obtusément calleuses avant leur extrémité, un peu plus larges que le prothorax et isolément saillantes à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes assez longues; cuisses plus ou moins longuement pédonculées, fortement en massue et dentées en dessous; jambes comprimées, arquées, élargies dans leur milieu en dedans, terminées par un mucro aigu en forme de griffe et presque toujours précédé d’une petite touffe de longs poils; tarses assez longs et médiocrement larges, spongieux en dessous, à articles 1-2 triangulaires, beaucoup plus étroits que 3 4 long; ses crochets médiocres. — 2° segment abdominal aussi long que les deux suivants réunis, séparé du 1° par une suture anguleuse; saillie intercoxale ogivale. — Métasternum plus ou moins allongé, — Epimères du mésothorax au moins aussi grandes que ses épisternums, — Corps pubescent, les poils souvent courts et squamiformes.
Toutes les espèces non conformes à cette formule, me paraissent devoir être exclues du geare et devront être réparties dans plusieurs à créer aussi bien caractérisés qu’une foule de ceux généralement admis dans la Famille (1).
Les Heiztpus sont exclusivement américains et abondent surtout dans l'Amérique du Sud (2). Ils semblent représenter dans cette partie
(1) Outre celui mentionné dans la note précédente, j’en signalerai un autre qui absorbera au moins les deux tiers des espèces et, en particulier, toutes celles que Germar avait comprises parmi les Pissones. Dans ce genre, les jämbes sont tout autrement faites que dans les autres espèces. Elles sont droites, et leur angle terminal interne se prolonge en une dent plus ou moins saillante, en mème temps que leur mucro se redresse et se place dans leur axe, où peu s’en faut, d’où résulte qu’elles sont onguiculées au lieu d’être mucronées. — Quelques formes isolées, notamment le Hopei Schh. du Brésil, et le signatipennis Blanch. du Chili, devront également former autant de genres distincts. Le premier est remarquable par son rostre excessivement long et très-grêle, dont les scrobes commencent au milieu de sa longueur, ce qui a rendu médiane l'insertion des antennes, qui sont elles-mêmes très-allongées et trèsgrèles. Le second s'éloigne considérablement des autres Heizipus par ses cuisses graduellement en massue, ses jambes parfaitement droites, très-fortement comprimées et relativement fort larges, etc. En un mot, dans mon opinion, les Hermipus ne constituent pas seulement un genre, mais un groupe, qui, toutefois, ne pent être séparé des Hylobiides vrais, attendu que ces insectes ne forment pas un type isolé, mais sont extrêmement voisins des HyLopius, ACLEES, ParamEcops, etc,
(2) Schœnherr (Cureul. VIL, 2, p. 27 et VII, 2, p. 443) en décrit 172 espèces qu'il a divisées en deux sections basées sur le caractère artificiel de la longueur relative des deux 1er articles du funicule antennaire, ce qui l’a conduit à rapprocher des formes diaparates et séparer d’autres qui sont voisines. Depuis,0n
HYLOBIIDES VRAIS. 459
du globe les Hyzomius et les Pissongs qui ÿ manquent et avoir, à leur tour, pour analogues aux Indes orientales, les Aczees et les Parawecops. La plupart sont de grande taille, mais il en est aussi qui, sous ce rapport, descendent au niveau des Pissones. Ceux, en grand nombre, que j'ai eu occasion d'observer, vivent sur les troncs d'arbres, souvent cachés dans les fentes et les cavités que présente leur écorce à laquelle ils se cramponnent, lorsque quelque danger les menace. Jis ne simulent pas non plus la mort, lorsqu'on les a saisis.
CENTOR.
Scnognx. Mantis. sec. Curcul., p. 63.
Rostre allongé, assez robuste, arqué, anguleux à sa base, déprimé et arrondi aux angles daus son tiers antérieur; scrobes commencant vers son quart antérieur, atteignant le bord inférieur des yeux, et faiblement séparées en arrière. — Antennes des Hrizrpus, avec le funieule à article 2 un peu plus long que 1, et la massue de grosseur ordinaire, ovale et articulée. — Yeux grands, oveles, transversaux.— Prothorax transversal , très-convexe, subglobuleux en dessus, fortement arrondi sur les côtés, coupé presque carrément à sa base, profondément échancré sur son bord antéro-inférieur; ses lobes oculaires peu saillants, subanguieux. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres courtes, parallèles dans leurs deux tiers antérieurs, longuement déclives en arrière, à peine plus larges que le prothorax et chacune iès-faiblement arquée à sa base, avec les épaules subrectangulaires. — Pattes courtes, robustes ; cuisses pédoncuiées, très-fortement en massue au bout et armées d’une large dent triangulaire; jambes comprimées, un peu arquées et sinueuses , élargies dans leur milieu en dedans, mueronées en griffe au bout; tarses et segments abdomi-
a publié les suivantes : Esp. de l’Amér. du Sud : H. mivtus, Corrientes; hiplagiatus, Bolivia ; Blanch. in d’Orb. Voy.; Entom, p. 201 et 203.— crassirostris, Brésil; affinis, Bolivia; elegans, Norrisi, Chabrolutii, Bohemanni, Colombie; tomentosus, Montevideo; viduus, Gyllenhalii, Bolivia ; unguiculatus, alternans, Colombie ; Buquetii, bidentatus, Orbignyi, Bolivia; biplagiatus, Colombie; Guérin-Ménev. Icon. ; Ins. texte, p. 147; quelques-unes de ces espèces font double emploi avec celles décrites, en dernier lieu, par Schœuherr.— prolivus, laqueatus, bajulus, cultripes, asperulus, verrucosus, Erichs. Archiv, 1847, 1, p. 130; Pérou. — subfasciatus, perforatipennis, signatipennis, Blarch. in Gay, Hist. d. Chile ; Zool. V, p. 383 ; Chili. — Osculatii, Guérin-Ménev. Verhandi. d. Zool.-Bot. Ver. in Wien, V, p. 593 ; Amazone. — #niveodecoratus, lucluosus, trianguliferus, tessellatus, aurantiacccinctus (AMBATES ?), rufifrons, Lucas in Casteln. Voy. dans l'Amér. mér.; Entom. p. 165; Brésil intérieur. — mortuus, Brésil ; fossilis, Colombie ; J. Thoms. Arcan. natur. p. 129. — griseus, verruculatus, Philippi, Stettin. entom. Zeit. 1860, p.249; Chili. — Esp.
a VAmér. du Nord : scrobiculatus, Mannerh, Bull. Mosc. 1543, p. 292; Caliornie,
naux des Hercipus. — Métasternum médiocrement allongé ; épimères du mésothorax assez petites. — Corps partiellement pubescent.
Genre voisin des Hepus, dont il ne diffère que par la forme de son rosire, sa massue antennaire autrement faite, son prothorax globuleux, non tubuleux en avant, et ses pattes plus courtes. L'espèce (porosus Schh.) inédite, du Brésil, sur laquelle Schænherr l’a fondé, est de taille médiocre, d’un noir brunâtre, et couverte de petits tubercules sur le prothorax; ses élytres, que parcourent des rangées de gros points enfoncés, sont comme saupoudrées de courts poils jaun4tres qui, en se condensant, forment deux étroites bandes transversales et peu apparentes sur chacune d’elles : l’une près de leur base, l’autre au-delà de leur milieu. Au premier aspect, cet insecte a F comme le dit Schænherr, le facies de certains CRYPTORHYNCHUS. Il est très-rare dans les collections.
LACCOPROCTUS.
Senognu. Curcul., VIL, 2, p. 154.
Rostre un peu plus court que le prothorax, assez robuste, légère- . ment arqué, subcylindrique et déprimé au bout; ses scrobes commençant vers son tiers antérieur, obliques et atteignant sa base. — Antennes assez longues, grèles ; scape en massue au bout; funiculeà articles 4 médiocrement allongé, subturbiné, 2 cylindrique, du double plus long, 3-6 courts, obconiques, décroissant peu à peu, 7 plus grand et plus gros, subcontigu à la massue; celle-ci forte, ovale, acuminée, à peine articulée. — Yeux grands, ovales, transversaux. — Prothorax plus long que large, subdéprimé, peu à peu rétréci en arrière et en avant, tronqué à ses deux extrémités et muni de lobes oculaires assez saillants, larges et arrondis. — Ecusson ponctiforme. — Elytres médiocrement allongées , parallèles et planes en dessus dans leurs deux tiers antérieurs, rétrécies et déclives en arrière, aussi larges que Je prothorax, échancrées en arc et rebordées à leur base. — Pattes robustes ; cuisses graduellement en massue, inermes; jambes complimées, larges, arquées à leur base, bisinuées en dedans, fortement on: guiculées au bout; tarses longs, spongieux seulement sous le 3° atticle : 4 allongé, très-grêle à sa base, 2 beaucoup plus court, 3 assez large, 4 grand, ainsi que ses crochets. — 2° segment abdominal plus long que 3-4 réunis, séparé du 1° par une suture droite; saillie in= tercoxale large, anguleuse en avant. — Métasternum court. — Corps oblong, inégal, revêtu de grandes écailles furfuracées.
L'unique espèce (acalloïdes) du genre est originaire du Mexique. Sa vestiture et sa livrée lui donnent, au premier aspect, le facies d’un Cryptorhynchide du genre Acazzes, ainsi que l'indique le nom qu'elle a recu de Schœnherr. Elle est en effet brune et variée de noir
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en dessus, avec les côtés du prothorax jaunâtres; sa taille est médiocre.
Schænherr à méconnu complètement les analogies du genre en le classant entre les Ampates et les Prenacantaus. Sa plate est manifestement dans le groupe actuel, près des Centro et genres voisins.
PISSODES.
GErMar, {ns. Spec.nov., p. 316,
Rostre du double plus long que la tête, au plus (piceæ) médiocrement robuste, en général grêle, cylindrique, filiforme, légèrement arqué; ses scrobes commençant vers le milieu de sa longueur, atteignant le bord inférieur des yeux. — Antennes submédianes, courtes, peu robustes; scape un peu épaissi au bout; funicule à articles { un peu allongé, obconique, 2 un peu plus long que 3-7, ceux-ci courts, graduellement plus épais, 7 suhcontigu à la massue; celle-ci médiocre, ovale, acuminée. — Yeux assez grands, ovales, transversaux. — Prothorax transversal , finement caréné en dessus, arrondi sur les côtés, brusquement rétréci en avant, à peine bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs assez aigus, sans trace de lobes oculaires, faiblement échancré sur son berd antéro-inférieur. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres oblongues, peu convexes, obtusément calleuses avant leur extrémité, pas plus larges que le prothorax et à peine échancrées à leur base. — Pattes médiocres, assez robustes; hanches antérieures légèrement séparées; jambes droites, comprimées, trèsfortement onguiculées à leur angle externe; l’interne très-souyent muni de deux soies ; tarses courts, assez larges, imparfaitement spongieux en dessous, à articles 1 très-étroit et arqué à sa base, 4 assez long, ainsi que ses crochets. — 2° segment abdominal beaucoup plus long que 3-4 réunis, séparé du 1° par une suture arquée; saillie intercoxale assez large, subogivale. — Métasternum assez long, — Epimères mésothoraciques médiocres. — Corps oblong, partiellement revêtu d’écailles en dessous, de squamules piliformes en dessus.
Les Prssones sont de moyenne ou assez petite taille, à téguments âpres, et leur livrée consiste en taches blanches ou jaunes, parfois de ces deux couleurs, sur un fond d’un brun rougeâtre ou ferrugineux; mais ces taches mal limitées et très-sujettes à varier ne forment jamais un dessin régulier.
Ces insectes vivent, comme les Hyromius, aux dépens des arbres résineux et sont propres aux régions froides et tempérées de l’hémisphère boréal (1).
(1) Aux 10 espèces (piceæ, pini, notatus, ete.) mentionnées par Schœnherr (Cureul, VU, 2, p. 133), aj. : Esp. européennes : P. strobili, L. Redtenb. Faun, austr, I, p. 417 et éd, 2, p. 756 (validirostris? Schh.) — scabricollis,
ji, Les
ORTHORHINUS.
Scnoenx. Curcul. Disp. melh., p. 223.
Tète subglobuleuse ; rostre beaucoup plus étroit qu’elle, médiocrement robuste, cylindrique, droit, au moins aussi et souvent beaucoup plus long que la tête; ses scrobes très-variables, selon les sexes et les espèces, sous le rapport de leur origine en avant (1), linéaires, obliques en arrivant sous les yeux. — Antennes médiocres, assez grèles ; scape légèrement épaissi au bout; funicule de sept articles obconiques : 1-2 allongés, surtout celui-là, 3-7 de longueur variable, graduellement plus épais; massue ovale ou oblongo-ovale, articulée. — Yeux assez grands, verticaux, rétrécis inférieurement. — Prothorax transversal ou non, arrondi sur les côtés, légèrement bisinué à sa base, tubuleux en avant, avec son bord antérieur plus ou moins saillant, profondément échancré sur son bord antéro-inférieur. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres subcylindriques ou oblongo-ovales, un peu plus larges que le prothorax et légèrement échancrées à leur base. — Pattes de longueur variable, les antérieures allongées, surtout chez les mäles; hanches de ia même paire un peu séparées; cuisses en massue, fortement dentées en dessous, rarement (pacificus) mutiques; hanches antérieures légèrement séparées; jambes robustos, comprimées, bisinuées en dedans, fortement mucronées en griffe à leur extrémité; tarses spongieux en dessous, à articles 3 beaucoup plus large que 1-2, 4 médiocre ; ses crochets de longueur variable. — 2° segment abdominal beaucoup plus grand que 3-4 réunis, séparé du 1° par une suture fortement arquée; saillie intercoxale médiocrement large, ogivale, arrondie en avant. — Epimères mésothoraciques assez grandes. — Corps oblong, inégal, écailleux.
Sous le rapport de la non contiguité des hanches antérieures, qu'ils ont en commun avec les Pissoprs , ces insectes forment la seconde des deux exceptions que j'ai dit exister dans la Tribu. Is sont originaires de l’Australie et de la Polynésie occidentale, où ils paraissent
Miller, Wien. entom. Monatschr. IL, p. 364; Autriche. — Esp. de l'Amér. du Nord : P. affinis, dubius, Randall, Boston Journ. of Nat. Hist. II, p. 24 — costatus, Mannerh. Bull, Mosc. 1852, ue 2, p. 363 ; île Sitkha.
Le P.pygmœus de M. Curtis (Ann. of. Nat. Hist. V, p. 280) parait étre un Sxicronyx; cet insecte est d'Angleterre,
(1) Celles des mâles s’avancent plus près de la commissure de la botche que celles des femelles. Ï1 y a même une espèce (cruciatus) où elles sont, danse premier de ces sexes, aussi complètes en avant que chez pas un Brachyrhynque, Mais, en général, chez les grandes comme chez les petites espèces, elles
, commencent au quaré antérieur du rostre, celle des femelies un peu plus en arrière,
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tenir lieu des HyLogius, Aczees, Paramecors, etc. On peut les diviser en deux catégories.
Dans la première, le corps est cylindrique, le rostre et les pattes allongés, le prothorax muni de deux crètes fasciculées à sa partie antérieure, les élytres plus ou moins granuleuses et munies de quelques tubercules également fasciculés. Les espèces (1) sont de grande et moyenne faille,
Dans la seconde, moins nombreuse, le corps est oblongo-ovale, le rostre et les pattes relativement courts, le prothorax et les élytres sans crètes ni tubercules; ces dernières sont simplement striées, avec les intervalles entre les stries un peu saillants et rugueux. Cette division ne semble pas jusqu'ici exister hors de l’Australie ; ses espèces (2) sont toutes petites ét ressemblent de près aux Pissopes.
EURAMPHUS.
Scauck. The entom. Magaz., V, p. 505.
Male : Tète conique ; rostre plus long que la moitié du corps, légèrement penché, médiocrement robuste, parfaitement droit, subcylindrique, un peu élargi au niveau de l’insertion des antennes, couvert en dessus d’aspérités et de tubercules épineux; ses scrobes commenant un peu au-delà de son milieu et atteignant le bord inférieur des yeux. — Antennes submédianes, longues et grêles; scape un peu en massue au bout, restant à une assez grande distance des yeux ; funicule à articles obconiques : 1-2 très-allongés, surtout celui-là, 3 moins long, 4-7 plus courts, décroissant successivement; massue allongée, auminée , subcompacte. — Yeux distants du prothorax, assez saillants, grands, ovales, transversaux. — Prothorax plus long que large, médiocrement convexe, graduellement rétréci en avant et un peu arrondi sur les côtés, brièvement tubuleux, avec un sillon circulaire à sa partie antérieure, tronqué en avant, faiblement bisinué de chaque cûté à sa base, avec un lobe médian assez large. — Ecusson allongé, subparallèle, largement arrondi en arrière. — Elytres assez convexes, régulièrement oblongo-ovales, largement arrondies en arrière, pas plus larges que le prothorax et légèrement échancrées en arc, avec les épaules obtuses. — Pattes longues, les antérieures beaucoup plus que les autres; cuisses graduellement en massue; jambes comprimtes,
(1) O, cylindrirostris Fab., sirnulans, longimanus, Klugiüi, Schœnh, Cur- Cul, [T, p. 245 et VI, 2,p. 123; Australie.—rugosus, Montrouz. Faune de l'ile Woodl. p. 50; tle Woolark. — cruciatus, île d'Art; cylindricus, centurio, Nouvelle-Calédonie ; Montrouz. Ann. d. 1. Soc. entom. 1860, p. 883.
(2) O. lepidotus, spilotus Schh., œthiops, Boisduv., Schœubh. loc. cit. p. 247 et NII, 2, p. 123, — lepidotus (lepidotus Schh.?), pacificus, Erichs. Archiv, 1842, 1, p. 196.
droites, un peu arquées et fortement onguiculées au bout, avec leur angle interne fasciculé; tarses médiocres, spongieux en dessous, à articles 1-2 allongés, étroits, triangulaires, 4 grand, ainsi que ses crochets. — 2° segment abdominal pas plus long que les deux suivants réunis, séparé du 1° par une suture arquée; saillie intercoxale large, arrondie et anguleuse en avant. — Métasternum médiocrement long. — Mésosternum conique et saillant. — Epimères du mésothorax trèsgrandes. — Corps oblongo-ovale, pubescent et fasciculé.
Femelle : Elle ne diffère du mâle que par son rostre plus court, exactement cylindrique, sans aspérités, et ses pattes antérieures moins allongées.
L’unique espèce (1) du genre est un des plus grands et des plus rares Curculionides connus. Sa livrée, qui n’a rien de bien remarquable, consiste en nombreuses taches rubigineuses sur un fond d’un gris blanchätre.Ses élytres sont ornées de fascicules de poils redressés; deux, plus grands que les autres, se voient sur les côtés antérieurs du prothorax. Ce bel insecte est originaire de la Nouvelle-Zélande. M. Schuckard rapporte en avoir vu un exemplaire provenant de la Tasmanie; mais j'ai peine à croire qu'il n’y ait pas eu là quelque erreur d'habitat.