Massue antennaire grosse, ovalaire
Funicule antennaire à art. 1 pius long que 2 : Hydronomus. —— — court — : Bagous.
II, Massue antennaire grêle, oblongo-ovale : Ephimeropus.
HYDRONOMUS.
Scnoënu. Curcul, Disp. melh., p. 231.
Rostre médiocre, assez robuste, cylindrique, un peu comprimé latéralement et légèrement atténiué en avant; ses scrobes commencant vers son quart antérieur, droites et atteignant sa base. — Antennes médiocres, peu robustes ; scape grossissant peu à peu; funicule à articles 4 allongé, gros, obconique, 2 plus court et plus grêle, 3-7 très-courts, serrés, grossissant peu à peu; massue forte, ovale, acuminée, articulée. — Yeux assez grands, oblongo-ovales, transversaux. — Prothorax subtransversal, subcylinérique, légèrement arrondi sur les côtés en avant, tronqué à ses deux extrémités, muni de lobes oculaires assez saillants, larges et arrondis; prosternum non excavé. — Ecusson ovale. — Elytres allongées, parallèles dans plus de leurs deux tiers antérieurs, calleuses avant leur extrémité qui est brusquement déclive et comprimée, un peu plus larges que le prothorax et tronquées à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes assez longues, peu robustes; cuisses en massue, inermes; jambes arquées et mucronées au bout, les quatre antérieures flexueuses ; tarses médiocres, à articles 3 à peine élargi, 4 long; ses crochets petits et très-grèles. — 2° seg= ment abdominal sensiblement plus long que 3-4 réunis, séparé du 4% par une suture droite, saillie intercoxale assez large, arrondie en avant. — Corps allongé, densément écailleux.
La seule espèce connue (alismatis Marsh..) est un petit insecte aqua: tique ayant complètement le facies d’un Bacous, et dont la livrée varie du fauve clair au brun noirâtre, avec une petite tache blanche sur chacune des élytres, un peu au-delà de leur milieu, tache parfois obsolète. Il vit principalement sur le plantain d’eau (Alisma plantago) et paraît se trouver dans toute l’Europe, sans être bien commun nulle part.
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BAGOUS, (German) Scnosnr. Curcul. Disp. meth., p.289 (1).
Genre extréèmement voisin des Hypronomus et n’en différant que par les particularités suivantes (2) :
Funicule antennaire à articles { médiocrement gros, 2 plus long que lui, 7 contigu à la massue ; celle-ci plus compacte. — Prosternum plus ou moins excavé. — Ecusson plus petit. — Elytres allongées ou oblongo-ovales. — 3° article des tarses tantôt filiforme, tantôt un peu dilaté.
De tous ces caractères, le seul qui ait une valeur différentielle de quelque importance est l’excavation du prosternum, et encore est-elle réellement absente chez quelques espèces (par ex. subcarinatus, tibialis) qui ont le prosternum simplement aplani.
Les Bacous sont de la taille des Hypronomus et ont des mœurs et une livrée analogues; mais cette dernière est souvent voilée par de la vase, où une sorte d’enduit mucilagineux. La plupart habitent l'Europe et l'Asie; il y en a aussi dans l'Amérique du Nord, l’Afrique australe et aux Indes orientales. Près d’une cinquantaine d'espèces sont déjà décrites (3).
(1) Syn. Ecminomononus, E. Cussac, Ann. d. 1. Soc. entom. 1851, p. 205; ce genre a donné lieu à quelques discussions auxquelles a mis fin la décision d’une commission nommée par la Société entomologique de France, et qui la reconnu comme identique avec celui-ci. Voyez le Rapport de cette commission, ibid, 1854, p. 521.
(2) Elles ne s'appliquent pas au B. elegans de Fabricius (Schœnh. Gureul. VII, 2, p. 74), grande et belle espèce dn nord de l'Allemagne, qui possède un rostre très-grèle, nue | dont les scrobes ne dépassent pas en avant le milieu de sa longueur, avec 1 7e article du funicuie antennuire non contigu à * la massue et!es jambes denticulées au côté interne. Cette réunion de caractères autoriserait à en faire un genre à part, intermédiaire entre les Bacous et les Eruimenopus de M. Hochhuth, avec lesquels il a plusieurs points en commun.
(3) Aux 34 mentionnées par Schœnherr (Cureul. VIII, 2, p. 74), aj. : Esp. européennes : B. vatidus, Rosenh. Bcitr. z. Insektenfaun. Europ. p. 54; Hongrie, — tessellatus, adspersus, Fœrster, Vexhandl. d. Nat. Ver, d. Rheinl. VI, P. 444; Prusse rhénane, — Aubei (Elmidomorphus), E. Cussue, loc. cit. p. 206, pl. 4, n0 2; France bor, — minutus, Hochh. Bull. Mosc. 1847, I, p. 573; Russie lranscaucasienne. — cylindricus, perparvulus, Rosenh. Die Thier. Andalus. p.289; Espagne mér. — setiger, dorsalis, Ed. Perris, Ann. d. 1. Soc. Linn. d. Lyon, Sér.2, IV, p.144}; France mér. (Landes).— halophilus, L. Redtenb. Faun. äustr, éd. 1, p. 393 ct éd. 2, p. 794; Autriche, — frater, exilis, Jacquel.-Duv. Gener, 4. Col. d'Europ.; Cureul. p. 64; Montpellier. — formicelorum, Jacquel.- Duv. ibid. Cat, d. esp.; par une exception unique, cette espèce, découverte aux environs de Paris, vit dans les fourmilières. — minutus (nec Hochhuth), Muis,
Quoique Schœnherr ait intercalé dix-huit genres entre celui-ci et son genre Lyrrus (1), je ne trouve absolument aucun caractère de quelque valeur, qui permette la conservation de ce dernier. L’unique espèce (cylindrus Payk) n’est qu'un Baçous de forme linéaire, grêle, cylindrique, un peu déprimé en dessus et à tarses filiformes. Il se trouve dans la plus grande partie de l’Europe et ne diffère en rien, par ses habitudes, des autres espèces.
EPHIMEROPUS.
Hocnn. Bullet. d. Mosc. 1847, 1, p. 543.
Je ne connais pas ce genre en nature, mais d’après les longs détails dans lesquels entre M. Hochhuth à son sujet, il est manifeste qu’ilne diffère des Hypronomus que par les points suivants :
Scrobes commençant vers le milieu du rostre. — Antennes médianes; leur funicule à articles 4 court, 2 du double plus long, 3-7 très-courts, grossissant peu à peu et serrés; massue grêle, oblongo-ovale, non articulée. — Prothorax un peu élargi, puis brusquement rétréci en avant. — Ecusson à peine distinct. — Pattes longues et grèles; hanches antérieures robustes, allongées, obconiques, entourées d’un rebord de leurs cavités cotyloïdes formant au-devant d'elles une lame verticale très-apparente ; jambes granuleuses au côté interne: tarses aussi longs qu’elles, filiformes, à articies 3-4 plus grands que les autres, égaux; crochets longs. — Corps vblongo-ovale,
M. Hochhuth n’en décrit qu’une petite espèce (geniculatus) découverte par M. de Chaudoir dans la région du Caucase, de la taille de l'Hydronomus alismatis, mais plus large, et, par suite, plus ovale.
Groupe III. Cryptgglides.
Tête sphérique. — Yeux transversaux, déprimés, contigus au prethorax. — Tarses plus où moins larges, à article 3 plus large que 1-2 et bilohé; le 3° enfoui, ou peu s’en faut, entre ses lobes (2), pars
et Rey in Muls. Opusc. entom. IX, p. 35; Provence. — Esp, de l'Algérie : B. septemcostatus, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1860, p. 509.
Pour des observations synonymiques sur quelques espèces de ce genre, YOyez H. Brissout de Barneville, Berlin. entom. Zeitschr. VI, p. 436.
(1) 1 à placé ce dernier dans une division de ses Gryptorhynchides, carattérisée par l'extrême petitesse ou l'absence de l’écusson, tandis que les BAcous figurent dans üne autre division où cet organe existe. En outre de l'insignifiance de ce caractère, chez des insectes qui l’ont tous très-petit, j'en #rouxe un chez le Zyprus cylindrus tout aussi distinct que chez la plupart des Ba- Gous,
(2) Une espèce du genre Racmones fait, comme on le verra plus loin, EXCepy tion à cet égard,
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fois nul. — Segments intermédiaires de l'abdomen coupés carrément sur leur bord postérieur.
Deux genres européens (TaNysPHyrus, ANoPLus) de ce groupe ont depuis longtemps attiré l'attention, le premier par la brièveté du 4° article de ses tarses, le second par son absence complète. Le premier de ces caractères se retrouve chez un certain nombre de genres exotiques, et m'a paru suffisant pour les réunir ensemble. Ces insectes sont par conséquent, parmi les Erirhinides, les représentants des Diabathrariides qu’on à vus plus haut. Ceux d’entre eux qui sont étrangers à l’Europe, habitent l'Amérique et l’Australie.