Antennes au moins médiocres
a Leur scape empiétant plus ou moins sur les yeux. b Cuisses non pédonculées à leur base.
Jambes inermes au bout ; cuisses dentées : Eugnomus. — mucronces — inermes : Hypselus.
Lb Cuisses pédonculées à leur base et dentées. Tête sans col en arrière; rostre cylindrique : Rhopalomerus. — munie d'un —— difforme : Slephanorhynchus.
aa Scape des antennes atteignant simplement les youx; cuisses pédoncu= lées à leur base et dentées : Heriphus.
I. Antennes courtes; leur scape n’empiétant pas sur les yeux. c Tète allongée; un sillon circulaire en arrière des yeux : Ophthalmo= borus.
ce — courle,sans ET —— Crochets des tarses libres : Phyllotrox.
— soudés : Brachonyæ.
EUGNOMUS.
Scuoenu. Mantis. sec. Curcul., p. 45.
Tôte saillante , subeylindrique ; rostre de moitié plus long qu’elle; peu robuste, légèrement arqué, cylindrique et un peu déprimé ; ses scrobes presque complètes en avant, arquées, obliques, se dirigeant sous lui et évanescentes avant sa base (1). — Antennes antérieures, assez longues, grèles ; scape en massue au bout, atteignant presque le bord postérieur des yeux; funicule à articles 1-2 allongés, celui-là plus gros, 3-7 courts, obconiques, subégaux ; massue oblongo-ovale, acuminée, articulée, — Yeux médiocres, assez saillants, ovales et longitudinaux. — Prothorax subtransversal, subeylindrique, arrondi sur les côtés, brièvement rétréci en avant, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson petit, en triangle allongé. — Elytres peu convexes, régulièrement ovales, un peu plus larges que le prothorax et légèrement échancrées en arc à leur base, avec les épaules coupées obliquement:
(1) C’est à tort que Schœuherr les indique comme étant conniventes eu arrière.
EUGNOMIDES. 501
— Pattes médiocres; cuisses en massue, inermes; jambes droites, inermes au bout; tarses assez longs, à articles 1-2 étroits, un peu villeux en dessous, 3 beaucoup plus large, spongieux, 4 médiocre, ainsi que ses crochets. — 2° segment abdominal plus long que 3-4 réunis, séparé du 1% par une suture droite, arquée dans son milieu; saillie intercoxale assez large, arrondie en avant. — Métasternum assez court. — Corps ovale, finement pubescent et cilié.
L'espèce inédite (Durvillei) qui sert de type à ce genre est assez petite, noire et uniformément revêtue de poils d’un gris foncé. La Nouvelle-Zélande est sa patrie.
Schænherr avait placé le genre entre les Limomus et les ConraTus dans son groupe des Molytides, probablement à cause de l’origine très-antérieure des scrobes rostrales.
HYPSELUS.
Scuoenn. Curcul., VII, 2, p. 158
Tête assez saillante, munie d’un sillon cireulaire en arrière des yeux; rostre assez long, grêle, cylindrique, légèrement arqué; ses serobès commencant presque dans son milieu, rectilignes et atteignant sa base. — Antennes assez longues et grèles; scape épaissi au bout, empiétant assez fortement sur les yeux; funicule à articles 1-2 allongés, obconiques, celui-là assez gros, 3 de même forme, court, 4-7 très-courts, égaux; massue faible, oblongo-ovale, articulée. — Yeux assez grands, subarrondis, très-saillants, médiocrement séparés en dessus. — Prothorax aussi long que large, assez convexe, arrondi sur les côtés, brusquement et brièvement tubuleux en avant, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson très-petit. — Elytres oblongues, peu convexes, parallèles dans leurs deux tiers antérieurs, rétrécies en arrière, notablement plus larges que le prothorax et faiblement tronquées à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes peu allongées; cuisses médiocrement en massue, inermes; jambes droites, les antérieures bisinuées en dedans, toutes mucronées au bout; le mucro grêle et assez long ; tarses médiocres, de largeur moyenne, spongieux en dessous, à article 4 médiocre, ainsi que ses crochets. — 2° segment tbdominal beausoup plus long que 3-4 réunis, séparé du 4* par une suture arquée; saillie intercoxale assez large, enguleuse en avant. — Métasternum assez allongé.— Corps oblong, faiblement pubescent.
Ce genre ne se compose que d’une petite espèce (afer Schh.) d’un noir mat; ses téguments sont finement chagrinés en dessus, et ses élytres sillonnées. Elle est originaire du Brésil méridional et de Buenos-Ayres.
Cet insecte est voisin des RaopaAromenus qui suivent, mais trèsdistinct par ses serobes rostrales, ses cuisses non pédonculées à leur base, et ses jambes mucrenées au bout,
502 GURCULIONIDES.
RHOPALOMERUS.
Brancn, in Gay, Hist. d. Chile; Zool., V, p. 391 (1).
Tète saillante, cylindrique; rostre assez long, grêle, cylindrique, un peu arqué; ses scrobes naïssant près de la commissure de la bouche, obliques et conniventes en arrière. — Antennes antérieures; scape en massue au bout, empiétant un peu sur les yeux; funicule à articles 4 allongé, gros et obconique, 2 presque aussi grand, grêle, 3-7 arrondis; massue assez forte, ovale, obtuse au bout, articulée. — Yeux grands, assez saillants, arrondis. — Prothorax subtransversal, subeylindrique, brièvement rétréci en avant avec un sillon circulaire, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson assez grand, en triangle curviligne allongé. — Elytres naviculaires, médiocrement allongées, notablement plus larges que le prothorax et légèrement échancrées à leur base, avec les épaules calleuses. — Pattes assez allongées; cuisses pédonculées à leur base, fortement en massue, armées d’une dent petite aux quatre antérieures, grande et triangulaire aux postérieures ; jambes grèles, arrondies, droites, inermes au bout; tarses assez longs, spongieux en dessous, à articles 1-2 étroits, 4 grand, ainsi que ses crochets. — 2° segment ahdominal pas plus long que 3-4 réunis, séparé du 1° par une suture arquée dans son milieu; saillie intercoxale assez large, arrondie en avant. — Corps oblongo-ovale, pubescent.
Ce genre ne contient également qu'une espèce (2) du Chili, de petite taille, d’un rouge ferrugineux et revêtue d’une livrée uniforme d’un gris jaunâtre. Elle se rapproche des MertpHus par ses Cuisses pédonculées, tout en ayant le facies de l'Hypselus ater.
STEPHANORHYNCHUS.
A. Ware, Voy. ofthe Ereb. and Terr.; Entom. p. 17.
Tète fortement prolongée en arrière des yeux, étranglée à sa base givbeuse en avant et munie de deux tubercules fasciculés; rostre aussi long qu’elle, assez robuste, inégal, comprimé, un peu concave à sa base en dessus, caréné et tranchant dans son milieu, déprimé en avant ; ses scrohes presque complètes en avant, obliques, dirigées en dessous et subconfluentes en arrière. — Antennes très-antérieures, assez longues, grèles; scape en massue au bout, dépassant assez fortement les yeux en arrière; funicule à articles 1-2 allongés, obconi*
(1) Le nom générique a été déjà employé, pour des Diptères exotiques, par Wiedemann, avec la désinence féminine, et devra être changé.
(2) R. tenuirostris, Blanch. loc. cit. Col, pl. 25, f. 1.
EUGNOMIDES. 503
ques, celui-là plus grand, 3-7 très-courts, décroissant successivement 5 massue allongée, acuminée, articulée, à article 4 lâchement uni aux autres et plus court que 2. — Yeux assez grands, saillants, brièvement ovales, longitudinaux. — Prothorax un peu plus long que large, conique, brusquement rétréci, avec un profond sillon circulaire en avant. — Ecusson carré. — Elytres presque planes en dessus et calleuses avant leur extrémité, graduellement rétrécies en arrière, notablement plus larges que le prothorax et légèrement échancrées à leur base, avec les épaules calleuses. — Pattes longues; cuisses gréles et pédonculées à leur base, très-fortement en massue et munies en dessous d’une large dent triangulaire; jambes légèrement arquées, inermes au bout; tarses longs, spongieux en dessous, à articles 1-2 grèles, allongés, surtout celui-là, 3 beaucoup plus large, 4 médiocre, ainsi que ses crochets. — 2° segment abdominal à peine plus long que 3-4 réunis, séparé du 4° par une suture presque droite; saillie intercoxale large, un peu rétrécie et tronquée en avant. — Corps oblong, finement et densément écailleux.
Le genre a pour type un insecte (1) singulier de la Nouvelle-Zélande, qui, au premier coup-d’œil, ressemble un peu à un ATTELABUS, mais qui est plus svelte et rétréci en arrière. Il est de la taille des petits exemplaires de l'Attel. coryli, et en entier d’un jaune nankin pâle, plus ou moins rembruni par places, et parfois d’un brun noirâtre. Quelques tubereules coniques se voient sur son prothorax et ses élytres : ces dernières ont en outre, dans leur milieu, une petite crête voisine de la suture et qui lui est parallèle.
La place de cet insecte remarquable ne me parait pas douteuse : elle est dans le groupe actuel, à côté des trois genres précédents, qui ont également le scape des antennes d’une longueur inaccoutumée. Son rostre à une ressemblance assez prononcée avec celui des Tanyrhynchides, mais le reste de son organication, notamment ses tarses, montre qu'il est tout-à-fait étranger à ces insectes.
MERIPHUS.
Encens. Archiv, 1842, I, p. 199.
Tète assez saillante, suheylindrique; rostre quatre fois environ aussi long qu’elle, presque droit, grèle et filiforme; ses serobes com-
(1) S. curvipes, A. White, loc. cit. pl. 3, f. 11. Je crois que le Curc. attelaboides de Fabricius (Entom, Syst. II, p. 543), Herbst (Die Kæf. VI, p. 324, pl. 85, f. 10, a b) et Olivier (Entom. V, 83, p. 423, pl. 14, f. 174, ab) est non- Seulement voisin de vet insecte, comme le dit M. A. White, mais lui est identique. La description d'Olivier Jui convient très-bien et ne peut être infumée Par là mauvaise figure qu'il donne de l'espèce, figure qui a été copiée par Herbst, L'erreur que ces trois auteurs commettent eu indiquant cet insecte Comme étant du Brésil, n’a pas plus d'importance,
504 CURGULIONIDES.
mençant un peu au-delà de son milieu, rectilignes et atteignant sn base. — Antennes longues, grèles; scape en massue au bout, ne dépassant pas le bord antérieur des yeux; funicule à articles 4 allongé, obconique, assez gros, 2 un peu plus petit, grêle, 3-7 très-courts, suharrondis; massue forte, ovale, obtuse au bout, articulée. — Yeux grands, assez saillants, subarrondis, — Prothorax aussi long que large, cylindrique, tronqué à ses deux extrémités, muni d’un sillon cireulaire près de son bord antérieur, — Ecusson petit, en triangle curviligne allongé. — Elytres convexes, assez courtes, naviculaires, notablement plus larges que le prothorax et à peine échancrées à leur base, avec les épaules calleuses. — Pattes assez longues, pédonculées à leur base, fortement en massue et armées d’une grande dent triangulaire; jambes grèles, arrondies, droites, inermes au bouts tarses spongieux en dessous, à articles { grêle, allongé, 2 en triangle allungé, 3 plus large, 4 médiocre; ses crochets petits (1). — Métasternum assez, court. — Corps ovale, atténué en avant, pubescent.
Erichson compare à l’Apion Pomonæ l'unique espèce (fullo) dela Tasmanie sur laquelle il a fondé ce genre, et elle a, en effet, assez bien le facies de cet insecte, mais sa taille est environ du double plus grande. Elle est d’ur brun ferrugineux, passant au noir par places, et sillonnée sur les élytres, avec les intervalles entre les sillons alternativement relevés et finement granuleux. La pubescence (et non-pas les écailles, comme le dit Erichson) peu abondante qui la revêt, est blanchâtre et a un aspect lanugineux.
OPHTHALMOBORUS.
Scuoexn, Curoul. VI, 2, p. 189 (2).
Tête assez allongée, un peu convexe, munie d’un sillon cireulaire en arrière des yeux; rostre du double plus long qu’elle, filiforme, fortement arqué ; ses scrobes commencant au milieu de sa longueur, rectilignes et atteignant sa base. — Antennes très-courtes; scape brusquement épaissi an bout; funicule de sept articles : 1-2 allongés, obconiques, celui-là plus gros et plus long, 3-7 transversaux, gros sissant peu à peu; massue forte, ovale, obtuse, faiblement articulée: — Yeux assez grands, saillants, arrondis. — Prothorax aussi long que large, brièvement rétréci en avant, légèrement arrondi sur les cûtés, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson triangulaire. — Elytres oblongo-ovales, faiblement élargies dans leur milieu, à peine plus larges que le prothorax et subtronquées à leur base. — Pattes et seg-
(1) L’abdomen est invisible chez l’exemplaire que j'ai entre les mains et qui est collé sur du papier.
(2) Syn. Anrnomwus, Schœnb. Cureul. IL, p. 324, olim; nom précédemment employé par Leach pour des Brachélytres; voyez tome IL, p. 145.
at
EUGNOMIDES. 505
ments abdominaux des Payziorrox qui suivent; le 3° article des tarses seulement plus court. — Corps oblong, glabre.
Le Rhynchænus testaceus de Fabricius (1), très-petit insecte de Cayenne et du Brésil, d’un rouge testacé uniforme, est le type de ce genre. Son prothorax est lisse, ses élytres finement striées et ponctuées. À part la forme plus allongée de sa tête, son rostre plus long et la proportion différente des articles du funicule de sés antennes, il est très-voisin des PHYLLOTROX qui suivent.
PHYLLOTROX.
Seuoenx. Curcul., NI, 2, p. 189.
Tète faiblement prolongée en arrière des yeux, parallèle; rostre moins du double plus long qu’elle, peu robuste, filiforme et légèrement arqué ; ses scrobes commencant vers son quart antérieur, subrectilignes et atteignant sa base. — Antennes très-courtes; scape en massue au bout; funicule de six(?) articles (2) : 4 gros et allongé, 2-6 excessivement courts, serrés, grossissant peu à peu, 6 contigu à la massue; celle-ci relativement grosse, brièvement ovale, obtuse, articulée. — Yeux médiocres, assez saillants, arrondis. — Prothorax transversal, peu convexe, régulièrement arrondi sur les côtés, faiblewent bisinué à sa base, tronqué en avant. — Ecusson triangulaire. — Elytres oblongo-ovales, peu convexes, à peine plus larges que le prothorax et légèrement échancrées à leur base. — Pattes assez courtes; cuisses médiocrement en massue; jambes grêles, droites, inermes au bout; tarses courts, étroils, spongieux en dessous, à articles 3 plus large et aussi long que 1-2 réunis, fendu jusqu’à sa base, assez grand ; ses crochets médiocres. — 2° segment abdominal presque confondu avec le 4 et séparé de lui par une très-fine suture arquée, beaucoup plus grand que 3-4 réunis; saillie intercoxale assez large, arrondie en avant. — Métasternum de longueur variable. — Corps oblongo-ovale, glabre.
Des deux espèces que décrit Schœnherr, la première (semcrufus), du Brésil, est la seule que j'aie à me disposition. C’est la plus grande des deux, et elle a à peine deux millimètres de long; l’autre (pallidus), de l’île Saint-Vincent, est de moitié plus petite. Celle-ci est d’un testacé pâle uniforme ; chez la première, le prothorax, la tête, y compris le rostre et la poitrine, sont d’un brun rougeätre plus ou moins foncé. Toutes deux ont les élytres régulièrement striées et ponctuées.
La tète de ces insectes est à peine une tête d'Eugnomides, mais
(1) Syst. EL. IL, p. 452.
(2) Schœnherr à hésité, comme moi, sur le nombre de ces articles : il est
en effet très-difficile de le préciser. Je ne parviens pas à en dislinguer plus de six.
Eee 4...
ils tiennent de si près aux OpxTHALMoBOoRUS qu'ils ne peuvent manifestement pas en être éloignés. Ils forment le passage entre ce genre et les BracHonyx qui ont cette partie du corps encore plus courte.
BRACHONYX.
Sonoen. Curcul. Disp. meth., p. 232.
Tête courte; rostre médiocrement allongé, grèle, filiforme et faiblement arqué; ses scrobes commencant au milieu de sa longueur, recti= lignes et atteignant sa base. — Antennes courtes; scape en massue au bout; funicule à articles 1 allongé, gros et obconique, 2 plus court et grêle, 3-7 très-courts, serrés ; massue oblongo-ovale, acuminée et articulée.— Yeux petits, arrondis.— Prothorax aussi long que large, cylindrique, légèrement atténué en avant, faiblement hisinué à sa base, obliquement tronqué antérieurement. — Ecusson en carré long. — Elytres allongées, cylindriques, largement arrondies en arrière, à peine plus larges que le prothorax et légèrement échancrées à leur base. — Pattes assez courtes; cuisses médiocrement en massue; jambes courtes, comprimées; les antérieures seules très-brièvement mucronées au bout; tarses courts, assez étroits, à article 4 dépassant médiocrement le bord antérieur du 3*; ses crochets très-petits, soudés à leur base. — 2° segment abdominal à peine plus long que chacun des deux suivants, séparé du 1° par une suture droite; saillie intercoxale courte, étroite et triangulaire, — Métasternum allongé.—Corps allongé, gréls, finement villeux.
A ne consulter que la forme de la tête, ce genre n'appartient pas au groupe actuel, mais on arrive graduellement à lui par les Pay£- LOTROX, dont il me paraît ne pas pouvoir être éloigné plus que ceux-ci ne peuvent l'être des OPATHALMOBORUS.
La seule et très-petite espèce (indigena Herbst) qui le compose, à part sa forme plus allongée et plus cylindrique, ressemble complètement à un Payzcornox, sous le double rapport de la sculpture des téguments et de la livrée. Elle est en entier brunâtre ou ferrugineuse; et souvent variée de ces deux couleurs. On la trouve ordinairement sur les pins dans l’Europe boréale et moyenne.
TRIBU XXVIT. AMALACTIDES.
Sous-menton muni d’un pédoncule assez saillant, — Mandibules en tenailles, rarement en pinces, dentées. — Rostre et ses scrobes variables. — Funicule antennaire de sépt articles, le 7° contigu à la raassue. — Prothorax sans lobes oculaires, entier ou très-faiblement
AMALACTIDES VRAIS. 507
échancré sur son bord antéro-inférieur.— Jambes mucronées au bout; les corbeïlles des postérieures caverneuses; tarses variables; leurs crochets libres. — Epimères mésothoraciques médiocres ou petites. — Corps glabre ou finement pubescent.
A partir de cette Tribu, il n’y a plus, dans la section actuelle, que desgroupes présentant un ou plusieurs caractères exceptionnels. Celuioi est essentiellement séparé des autres parla structure caverneuse des jambes postérieures, qui s’observe également, chez presque tous, aux quatre antérieures. Il serait très-homogène, si ce caractère n’obligeait pas d'y comprendre un genre très-anormal (EmPHrasres), qui devrait peut-être former à lui seul une Tribu à part.
Ses espèces typiques (Tnanes, IPnrpus, AMALACTUS) sont d'assez grands insectes, de forme oblongue et large, dont les antennes (Tra- Nes excepté) sont courtes, avec le funicule grossissant peu à peu et se confondant presque avec la massue qui est grosse, veloutée et faiblement articulée, les hanches antérieures globuleuses et légèrement séparées (AmALACTUS excepté), enfin les deux 1°" segments abdominaux soudès ensemble, tout en conservant une fine suture de séparation. Or, ce sont là des caractères de Cossonides, et ce n’est qu’en hésitant que je me détermine à ne pas les placer parmi ces derniers, et à les regarder simplement comme leurs représentants intimes dans la section actuelle (1). La structure des corbeilles de leurs jambes est ce qui me détermine principalement à prendre ce parti.
Les Amalactides sont tous exotiques, et leurs genres se composent presque tous d’une seule espèce. Les deux groupes que les Eupmasres rendent nécessaire d'établir parmi eux se reconnaissent aux caractères suivants :