Tuows. Archiv. entom. IE, p
Femelles : Mandibules médiocres, minces, sauf à leur base. — Tête arrondie sur le vertex, faiblement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci courts, très-divergents, contigus à leur base; front assez étroit, sensiblement plus haut que large; joues presque nulles. — Antennes robustes, subcylindracées, pubescentes, ciliées en dessous à leur base, de la longueur des 3/4 des élytres, à articles 4 arqué, 3 plus court que lui, plus long que les suivants, ceux-ci décroissant, 11 plus grand que 10. — Lobes inférieurs des yeux très-grands, en carré transversal. — Prothorax, écusson et élytres des Pacaysrora.— Pattes courtes, cuisses sublinéaires, les postérieures ne dépassant pas le 2° segment abdominal. — 5° segment abdominal en triangle curviligne régulier et fortement transversal, sillonné sur la ligne médiane. — Saillie mésosternale recourbée en arrière, avec un tubercule conique. —Saillie prosternale tronquée en arrière et munie d’un tubercule semblable, — Corps allongé, densément pubescent.
Je n'ai pas vu de mâles; suivant M. J. Thomson, leurs antennes atteignent l'extrémité des élytres.
Sénégambie, Guinée. — Lam. spinator, Fab. Syst. El. II, p. 293; Cap. — Lam. aurocincta, Grér.-Mén. Icon.; Ins. p. 237, pl. 44, f. 2 (flavocincta Dej.); Sénégal. — P. suturalis, Pascoe, The Journ. of Entom, Il, p. 277; Vieux-Calabar.
(1) Syst. EL. IL, p. 304 (Lam. brunnicornis, Guér.-Ménev.Icon.; Ins. p. 239; Phryn. bisignata, Dej. Cat. ed. 3, p. 368). — M. J. Thomson (loc. cit.) associe, avec doute, à cette espèce les deux suivantes décrites par lui : Phryn. hecphora, Guinée; pallida, Natal ; Archiv. entom. I, p. 179; plus la Lam. mamillata de Dalman in Schœnh. Syn. Ins. III; Append. p. 160; Sierra-Leone ; cette dernière ne serait-elle pas plutôt une PacnysroLa ?
PHRYNÉTIDES, 437
Le facies de ces insectes est moins massif que celui des Panynera. M. J. Thomson en décrit trois espèces (albofasciata, cribratipennis, Buqueti). Leur livrée est nuageuse, sans être aussi sombre que celle des PAcaysroLA qui suivent, et leurs élytres sont assez densément ponctuées dans presque toute leur étendue. Toutes trois sont originairés du Gabon.
PACHYSTOLA.
Reioe in GALIN. Voy. en Abyssin.; Entom. p. 393 (1).
Mâles : Mandibules médiocres, robustes. — Tête largement et assez fortement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci médiocres, distants; front transversal; joues très-courtes. — Antennes assez robustes, revètues d’une sorte d'enduit, munies de quelques poils fins en dessous, au maximum de la longueur du corps, parfois (par ex. f'uliginosa) notablement plus courtes, à articles 4 gros, 3 à peine aussi long que lui, 4-11 décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs médiocres pour le groupe actuel, subéquilatéraux, — Prothorax transversal, trèsinégal et déprimé sur le disque, traversé près de sa base et de son bord antérieur par un sillon assez marqué; ses tubercules latéraux aigus. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres assez allongées, cylindriques, aplanies sur le disque, parallèles, verticalement déclives et arrondies en arrière; leurs épaules obtuses. — Pattes assez longues, robustes ; cuisses en massue; un sillon aux jambes intermédiaires. — 5e segment abdominal fortement transversal, rétréci et largement tronqué en arrière, — Saillie mésosternale assez large , un peu concave, déclive. — Saillie prosternale plus étroite, arquée en arrière. — Corps allongé, robuste, revêtu d’une sorte d’enduit, avec des cils couchés peu abondants. :
Femelles : Antennes de longueur variable également, mais plus courtés. — 5° segment abdominal grand (2), convexe, rétréci et subéchancré au bout pour recevoir le pygidium ; celui-ci vertical.
La présence d'un sillon aux jambes intermédiaires éloigne ce genre du groupe actuel; d’un autre côté, les crochets de ses tarses étant divariqués, l’excluent des deux groupes qui suivent où ils sont divergents.
M. Reiche lui a donné pour type la P. fuliginosa de Dejean (3), et
(1) Dejean (Cat. 64. 3, p. 368) est le créateur de ce genre, dans lequel il comprenait la Lamia textor d'Europe, type du genre Lara (voyez plus haut p. 297), et une espèce du Sénégal citée plus bas, cette dernière lui appartient réellement.
(2) M. Reiche cite parmi les caractères du genre cette grandeur du segment en question; elle est, comme on le voit, propre aux femelles. Il n’a eu, sans doute, que des exemplaires de ce sexe à sa disposition.
(3) Décrite par M. Ghevrolat in J. Thoms. Archiv. entom. I, p. 246, pl. 14, f. 4; Sénégal.
c’est d’après elle que la formule générique qui précède a été rédigée. Il est probable que, parmi les espèces qu’on lui a associées (1), plusieurs sont étrangères au genre. Ces insectes sont disséminés sur divers points de l'Afrique, de grande taille, et ont tous une livrée plus ou moins sombre.
MALLONIA.
J. Taows. Archiv. entom. I, p. 188 (2).
Mûles : Mandibules courtes, épaisses. — Tête presque plane entre ses tubercules antennifères, ceux-ci très-distants, déprimés; front ample, transversal; joues médiocres. — Antennes robustes, pubescentes, presque de la longueur du corps, à article 4 aussi grand que 3, celui-ci un peu plus que 4, ce dernier et 5-11 décroissant peu à peu; une touffe de poils sous 4 et 3-5. — Lobes inférieurs des yeux très-allongés. — Prothorax plus long que large, un peu resserré à quelque distance de son bord antérieur et près de sa base, muni de trois faibles nodosités sur le disque et d’un fort tubercule conique de chaque côté. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres médiocrement allongées, légèrement atténuées et arrondies en arrière, arrondies aux épaules, munies chacune d’un renflement médiocre près de sa base, — Pattes courtes, très-robustes; cuisses brièvement subpédoneulées à leur base, puis renflées en une grosse massue ovalaire ; jambes un peu arquées à leur base, puis graduellement épaissies ; tarses antérieurs dilatés et ciliés sur leurs bords. — 5° segment de l'abdomen transversal, un peu rétréci et tronqué en arrière, — Saillie mésosternale assez large, recourbée en arrière. — Saillie prosternale arquée et élargie postérieurement. — Corps médiocrement allongé, robuste, revêtu d'un enduit velouté.
On n’en connaît que deux espèces (3) africaines, de seconde grandeur pour le groupe actuel, et revêtues d’une livrée d’un beau brun noirâtre avec deux taches sur chaque élytre et les côtés du prothorax du blanc le plus pur; sauf quelques fines granulations à la base des premières et sur le disque du second, les téguments sont lisses.
Ce genre et le suivant, par suite de la forme de leurs yeux, celle de leurs pattes et même la nature de leur livrée, constituent une section à part dans le groupe actuel.
(1) P. variegata, Reïche, loc. cit. p. 394; Col. pl. 24, f. 8; Abyssinie. — teæata, Ghevrol. Ann. d, 1. Soc. entom. 1858, p. 321; Angola ? — lapidosa, J. Thoms. Archiv. entom. IT, p. 167, pl. 7, f. 4; Gabon. — annulicornis, arcuata, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1855, p. 184; Vieux-Calabar. — decussata, Chevrol. ibid, 1856, p. 531; même pays.
(2) Syn. Masricocera, Dej. Cat. éd. 5, p. 371; uom précédemment employé par Klug pour des Hyménoptères. — Lara Fab.
(3) Lam. barbicornis, Fab. Syst. El. II, p. 284 Guinée. — M. albosignata, Chevrol. Ann. d, 1, Soc, entom. 1858, p. 320, pl. 8, f. 3; même pays.
BARŒIDES. 439
CALOTHYRZA.