Tous. Physis, II, p
Femelle : Mandibules épaisses. — Tôte subrétractile, impressionnée entre les yeux, largement et fortement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci très-divergents, tronqués au bout; front transversal ; joues courtes. — Antennes robustes, revêtues d’un enduit fin, lächement ciliées en dessous, subeylindracées, un peu plus courtes que les élytres, à articles 4 égal à 3 et à 4 isolés, ceux-ci égaux, 5-11 décroissant lentement. — Lobes inférieurs des yeux plus hauts que larges. — Prothorax subtransversal, cylindrique , muni de deux sillons, l'un antérieur, l’autre à sa base, transversalement convexe entre eux; ses tubercules latéraux médians, coniques. — Ecusson arondi en arrière. — Elytres médiocrement allongées, planes sur la suture, parallèles, obliquement rétrécies et tronquées à leur extrémité. — Pattes assez courtes; cuisses très-robustes, renflées peu à peu en une grosse massue fusiforme; les quatre jambes antérieures arquées. — 5° segment abdominal transversal, arrondi et subtronqué en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale des MALLONIA. — Corps assez allongé, robuste, revêtu d’une sorte d’enduit.
La livrée est très-voisine de celle des MazLonIA. Sur un fond d'un brun carmélite uniforme, l'unique espèce (2) du genre est ornée de deux taches d'un blanc pur sur chaque élytre : l’une voisine de la base, triangulaire; l’autre très-grande, commençant au niveau du milieu de la précédente et arrivant à peu de distance du sommet de ces organes ; celle-ci est plus ou moins entamée et quelquefois divisée en deux par la couleur du fond; les côtés du prothorax sont occupés par deux grandes taches du mème blanc. On retrouve à la base des élytres les fines granulations qui existent dans le même point chez les MALLONIA.
Ce bel insecte est originaire de l'Himalaya et plus particulièrement du Népaul. ?
Groupe V. Barœides.
Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. = Crochets des tarses divergents. — Jambes intermédiaires simples. x
Tête non rétractile, peu distante des hanches antérieures; ses tubercules antennifères échancrés au bout; front rectangulaire. — Antennes plus ou moins frangées en dessous, au maximum de la longueur du corps; leur scape en massue, plus ou moins difforme. —
(1) Syn. Parynera Westw.
(2) Phryn. margaritifera, Westw. The Cabin. of or. Entom. p. 11, pl. 5, F2
Yeux fortement granulés, échancrés; leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax tuberculé latéralement. — Pattes au moins mcdiocres; hanches antérieures assez saillantes, anguleuses en dehors ; tarses médiocres, à article 1 plus court que 2-3 réunis. — Saillies mésosternale et prosternale lamelliformes, inermes, arquées sur leurs faces opposées. — Corps allongé, robuste,
La divergence des crochets des tarses, la structure des antennes, et en particulier de leur scape, la petitesse relative des yeux, distinguent ces insectes des Phrynétides avec lesquelles ils ont beaucoup de rapport. À ces caractères s'ajoutent chez trois de leurs genres un épistome anormal, et dans deux autres des jambes munies en dehors, près de leur base, d’une saillie dentiforme au-dessous de laquelle ces organes paraissent longuement sinués. Cet ensemble de particularités ne permet pas de réunir le groupe aux Phrynétides. Ses espèces sont toutes de grande taille, africaines, et ne constituent que les quatre genres suivants :
I. Epistome saillant, bilobé ou échancré en avant. a Jambes normales : Phrynesthis.
aa — dentées et sinuées en dehors. 7 Tubercules latéraux du prothorax médians : Temnoscelis. — — antérieurs : S{enobia.