IL. . Epistome très-court, coupé carrément : Barœus
PHRYNESTHIS.
Femelle ? : Tête fortement et triangulairement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci médiocres, séparés à leur base par un étroit canal; front plus haut que large, un peu évasé en bas; épistome séparé de lui par une carène interrompue, largement bilobé ; joues assez longues. — Antennes assez robustes, frangées en dessous à leur base; un peu plus courtes que les élytres, à articles 4 robuste, un peu difforme, aminci à sa base, puis peu à peu en massue, 3 pas plus long que lui, égal à 4, celui-ci un peu arqué, 5-10 plus courts, décroissant à peine, 44 plus long que 10. — Prothorax transversal, cylindrique, très-fortement et irrégulièrement ridé en dessus, médiocrement sillonné en travers à sa base et en avant; ses tubercules latéraux robustes, coniques. 7 Écusson parallèle, largement arrondi en arrière. — Elytres allongées, parallèles, convexes, déprimées sur le disque, déclives en arrière, tronquées et denticulées à leur extrémité, munies chacune à leur base d’une carène tuberculée. — Pattes assez longues, subégales; cuisses linéaires. — 3e segment abdominal fortement transversal, arrondi en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale médiocrement larges. — Corps allongé, massif.
Le facies est, au premier coup-d’œil, le même que celui des Pa-
BARŒIDES. 27
caysToLA, et il est bien probable que quelques-unes de ces dernières, citées plus haut, appartiennent au genre actuel. Son éspèce unique (4) est de grande taille et originaire de la région du Zambèse.
TEMNOSCELIS Cuevroz. (2).
Femelle : Tète fortement et triangulairement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci médiocres, subcontigus à leur base; front subéquilatéral, traversé en entier par deux carènes formant une croix de Saint-André; épistome saillant, triangulaire, largement échancré en avant; joues longues. — Antennes assez robustes, pubescentes, densément frangées en dessous dans leurs 2/3 basilaires, à articles 4 très-gros, en massue arquée, échancré à sa base au côté externe, anguleux à son sommet interne, 3 à peine plus long que lui, subégal à. 4, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Prothorax subtransversal, muni sur le disque d’une dépression rhomboïdale nettement limitée, et sur les côtés de deux gros tubercules médians, coniques et aigus. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres assez allongées, parallèles, transversalement déprimées à leur base, déclives et tronquées en arrière, largement échancrées en arc à leur base avec les épaules surmontées d’une épine. — Pattes longues, égales; cuisses sublinéaires, toutes les jambes largement sinuées en dehors au-dessus de leur milieu, le sinus limité en haut par une dént angulouse. — 5° segment abdominal égal à 3-4 réunis, en triangle curviligne. — Saillie mésosternale assez étroite, fortement inclinée en arrière. — Saïllie prosternale très-étroite, très-convexe, verticale postérieurement. — Corps assez allongé, massif, revêtu d’une sorte d’enduit et hérissé de quelques cils fins.
L'espèce typique (Wuddeli Chevrol.) du genre ressemble à un Monohammide. Elle est originaire du Vieux-Calabar, d'un brun enfumé uniforme, avec une grande tache interne sur le scape des antennes et deux sur chaque élytre, d’un noir velouté et étroitement bordées dé blanc sale; l’antérieure de ces dernières est grande et oblique, la postérieure assez petite; les élytres sont très-finement pointillées et ont quelques granulations à leur base; le reste du corps est lisse. M. Chevrolat en a décrit deux autres espèces (3) du même pays qui me sont inconnues.
(4) 2, pachystoloides. Nigra, opaca, suhtus indumento cervino obtecta pilis— que brevibus albis parce irrorata, supra brunneo nonnihil variegata; elytris basi granosis, breviter ac longitudinaliter nigro-fasciculatis, singulo lituris duabus transversis valdeque plicatis (altera media, altera ante apicem), sordide albis. Long. 34 mill. Coll, de M. le comte Mniszech.
(2) Rev. et Mag, de Zool, 1855, p. 185; sans exposition de caractères. M. J. Thomson (Syst. Cerambyc. p. 79) s’est borné également à mentionner le genre,
(3) T. biemarginata, fuscicornis, Chevrol, ibid. 1856, p. 485,
STENOBIA.
Femelle ? : Tête étroitement et fortement concave entre ses tuber-cules antennifères, ceux-ci saillants, contigus à leur base, épineux à leur sommet interne ; front subéquilatéral, fissile dans son milieu sur son bord antérieur; épistome saillant, trisinué en avant; joues longues. — Antennes médiocrement robustes, fascioulées en dessous à leur base, à peine de la longueur du corps, à articles A gros, difforme, en massue, resserré à sa base et avant son sommet, 3-4 subégaux, un peu flexueux, 5-10 plus courts, subégaux, 11 plus grand que 10, — Prothorax aussi long que large, quadrangulaire dans ses 3-4 antérieurs, brusquement resserré en avant, muni de trois tubercules médiocres sur le disque et de deux latéraux coniques au-delà de son milieu. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres assez allongées, un peu rétrécies en arrière, convexes, déprimées et munies d’une crête à leur base, renflées après leur milieu, déclives, tronquées et chacune bidentées en arrière. — Pattes un peu moins longues que celles des TemnosceLis, du reste pareilles. — 5° segment abdominal un peu plus long que 4, à peine arrondi en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale des TeuNosceLis. — Corps allongé, pubescent et en partie revêtu d’une sorte d’enduit.
Genre le plus singulier du groupe actuel, établi sur un insecte du Gabon qui m'a été communiqué par M. le comte Mniszech, comme ayant reçu de M. J. Thomson les noms de Stenobia Pradieri (1), mais qui n'existe pas dans les écrits de ce savant entomologiste. Il n’y a que le Thylactus angularis de la Malaisie et du groupe des Xylorhizides qui s'en rapproche sous le rapport de la forme générale.
: BARŒUS.
J. Tious. Archiv, entom. IL, p. 163.
Mâle (2) : Mandibules assez longues, obliques au repos, sinuées en dehors, arquées à leur extrémité. — Tête déprimée entre les yeux, largement et fortement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci robustes, assez grands ; front équilatéral; joues allongées. —
(1) S. Pradieri. Subtus indumento cervino obtecta, capitis vertice prothoraceque brunneo-holosericeis, Hoc vittis tribus (una discoidali reliquis lateralibus) albescentibus; elytris basi nonnihil asperatis, griseo-pubescentibus, singulo fascia lata marginali ante apicem desinente, brunneo-holosericea, Long. 25 mill.
(2) L’exemplaire qui a servi à M. J. Thomson et qu'il a bien voulu me commupiquer, a été regardé par lui comme une femelle, La grandeur relative de sesmandibules et l'allongement de ses paites antérieures prouvent que c’est un
mâle.
XYLORHIZIDES. 443
Antennes assez robustes, assez densément ciliées en dessous, de la longueur du corps, à articles 1 gros, difforme, en massue, resserré près de sa base et de son sommet, plus court que 3 et que 4, ceux-ci un peu flexueux, 5-10 décroissant, 11 plus grand que 40, — Prothorax plus long que large, cylindrique, tri-tubereulé sur le disque , muni de deux sillons transversaux bien marqués en avant et à base; ses tubercules latéraux médians, médiocres, épineux, très- aigus.— Ecusson arrondi en arrière. — Elytres allongées, un peu aplanies sur le disque, parallèles, à peine déclives en aryière, tronquées au bout, avec leur angle externe épineux; munies d'une assez longue crête denticulée à leur base; leurs épaules obtuses. — Pattes assez longues, les antérieures un peu plus quelles autres; cuisses subliséaires; les quatre jambes postérieures longuement ciliées sur leur tranche externe. — 5° segment abdominal grand, en triangle curviligne prolongé en une saillie obtuse. — Saillie mésosternale médiocrement large; la prosternale étroite, élargie et fléchie postérieurement, — Corps très-allongé, pubescent.
La forme particulière qu'affecte l’épistome dans les trois genres qui précèdent a disparu dans celui-ci. Il ne comprend qu'une grande espèce (1) du Gabon d’un roux pâle, avec une grande tache grise, commune, irrégulière, au sommet des élytres, et pme tache allongée d'un brun velouté à la base de chacun de ces organes, en dedans des épaules.
GROUPE VI. Xylorhizides,
Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divergents. — Un sinus dorsal, en général profond, aux jambes intermédiaires.
Tête non rétractile (subrétractile chez Tayracrus), médiocrement distante des hanches antérieures; front rectangulaire. — Antennes au maximum de la longueur du corps ; leur scape en cône renversé ou subcylindrique. — Yeux fortement granulés, échancrés. — Prothorax tubereulé ou inerme. — Elytres le débordant fortement à leur base, jamais arrondies en azrière, — Pattes médiocres, subégales ; hanches antérieures plus où moins saillantes, èylindriques chez la plupart, anguleuses en dehors; tarses courts, à article 4 moins long que 2-3 réunis. — Saillies sternales lamelliformes, inermes, arquées où déclives sur leurs faces opposées, très-étroites, surtout la prosternale, — Corps allongé, massif,
Sans leurs jambes pourvues d'un sinus dorsal, ces insectes ne pourraient pas être séparés des Baræides, dont, à part cela, rien d’important ne les sépare, La plupart sont des insectes remarquables, soit par leur forme générale, soit par leur livrée; tous sont de grande taille,
(1) À. aurisecator, 3. Thoms loc. cit. p. 164, pl. 6, f. 40. Coléoptères. Tome X. 3
Sauf un (Cymarura), originaire de l'Afrique, leurs genres sont propres aux Indes orientales.