‹ Histoire naturelle des insectes (volume 3)Chapitre 14 sur 93 · I. Prothorax tuberculé latéralement · texte numérisé non relu

I. Prothorax tuberculé latéralement

Elytres parallèles : Cymatura.

— brusquement élargies en arrière : Thylactus.

IL Prothorax inerme latéralement.

Elytres isolément acuminées au bout : Xylorhisa. À — tronquées —— : Ætholopus.

“ CYMATURA.

Gensræcx. Monatsber. d. Berlin. Acad. 1855, p. 266.

Femelle? : Mandibules robustes. — Tête sillonnée du vertex au bas du front, excavée entre les yeux, très-fortement concavé entre ses tubereules antennifères; ceux-ci saillants, échancrés au bout, distants à leur base; front transversal ; joues médiocres. — Antennes mates, non ciliées en dessous, assez robustes, un peu plus courtes que lo corps, à articles À subeylindrique, tronqué en dessous à sa base, 3 un peu plus long que lui et que 4, 5-11 plus courts, décroissant à peine, 5-10 subanguleux à leur sommet interne. — Lobes inférieurs des, yeux transversaux, subobliques. — Prothorax cylindrique, aussi long que . Jarge, transversalement sillonné à sa base et assez loin de son, bord antérieur, muni de deux petits tubercules arrondis sur le disque et de deux latéraux cylindriques, un peu en dessous de son milieu. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres allongées, subdéprimées sur le disque, parallèles, tronquées en arrière ; leurs épaules arrondies. __ Pattes médiocres, robustes; euisses linéaires, les postérieures plus courtes que les deux 1°’ segments abdominaux. — 5° segment de l'abdomen en triangle curviligne transversal, villeux et sinué au bout. __ Saïllies mésosternale et prosternale très-étroites ; celle-ci élargie et à peine fléchie en arrière. — Corps allongé, revêtu d'une épaisse pubescence sublanugineuse.

Genre remarquable, ayant pour type une belle et grande espèce (1) de Mozambique, à laquelle sa forme générale et sa livrée donnent le facies des Gérambycides du genre Eunvrarus. Elle est d’un noir profond velouté, avec la tète, le prothorax, une grande tache sur le métasternum, les segménts abdominaux (sauf le dernier), et deux bandes transversales sur les élytres (l'une: avant, l'autre après leur rilieu) d’un beau jaune orangé translucide; ces derpiors organes présentent une multitude de petites élévations sublasciculées.

(1) C. bifasciata, Gerstæck, loc. cit. etin Peters, Reis. n, Mosamb.; Entom. p. 229, pl. 19, f. 9,

XYLORHIZIDES. 445

THYLACTUS, Pasco, Proceed. of the Zool. Soc. 1866, p. 242.

Femelle? :"Mandibules robustes.— Labre muni d’une carène transversale en arc de cercle. — Tête plus forte que celle des Cymarura, du reste pareille. — Antennes assez robustes > pubescentes, à peine ciliées en dessous, un peu plus courtes que le corps, à articles 4 trèsrobuste, en massue arquée, un peu plus court que 3, celui-ci et 4 subégaux, 5-11 plus courts, décroissant lentement. — Yeux des CymATURA. — Prothorax subtransversal, cylindrique, un peu inégal sur le disque, transversalement sillonné en avant et à sa base, muni sur les côtés de deux forts tubercules médians. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres allongées, régulièrement convexes et comme arquées en dessus, parallèles, brusquement dilatées et largement tronquées en arrière ; leurs épaules obtuses. — Pattes courtes, robustes; cuisses peu à peu épaissies, les postérieures de la longueur des deux 4ers segments abdominaux. — 5° segment abdominal en triangle curviligne transversal, sinué au bout. — Saillies mésosternale et prosternale étroites, surtout celle-ci, — Corps allongé, robuste, finement et densément pubescent.

L'unique espèce (1) du genre a, comme je l'ai dit plus haut, une certaine ressemblance avec la Stenobia Pradieri du groupe précédent, mais elle est notablement plus grande. Sa livrée est d'un roux vineux clair, rembruni par places et passant au brun velouté sur le prothorax ot la base des élytres, avec une grande tache de même nature et marginale, immédiatement sous le milieu de chacune de ces dernières ; leur ponctuation est très-fine et disposée en rangées régulières. Ce bel insecte a été découvert à Poulo-Pinang.

XYLORHIZA.

(Der.) De Gasrein. Hist. nat. d. Col. I, p. 476.

Femelle ? : Mandibules robustes, assez saillantes, droites, arquées au bout. — Tète pareille à celle des CymaTuRA. — Antennes assez robustés, un peu plus courtes que le corps, à articies 1-3 et la base de 4, densément villeux et munis d’une frange épaisse de courts cils en dessous ; 4 subeylindrique, resserré à sa base, égal à 3, celui-ci plus grand que 4, 4-11 décroissant à peine, finement pubescents, — Lobes inférieurs des yeux allongés. — Prothorax presque aussi long que large, rétréci dans sa moitié antérieure, transversalement convexe et arrondi sur les côtés dans sa moitié postérieure, longitadinalement ridé en dessus, bisinué à sa base. — Ecusson arrondi en arrière. —

(1) T. angularis, Pascoe, loc. cit. pl, 27, f. 6.

Elytres très-allongées, régulièrement convexes, parallèles, rétrécies et isolément acuminées au bout. — Pattes médiocres, robustes ; cuisses , sublinéaires , les postérieures dépassant un peu le 2e segment abdominal. — 3° segment abdominal grand, en triangle curviligne régulier: — Saillie mésosternale assez large pour le groupe actuel. — Saillie prosternale beaucoup plus étroite, élargie et à peine fléchie en arrière. — Corps très-allongé, pubescent et villeux.

Genre très-tranché si on le limite à l'espèce (1) des Indes orientales sur laquelle il a été établi, indéfinissable si l'on y conserve quelques espèces africuines (2) qui y ont été introduites.

L'espèce en question est très-grande et très-belle. L'épaisse pubescence soyeuse dont elle est revêtue est d'un riche brun marron varié partout de jaune paille; sur les élytres, ces deux couleurs forment des lignes longitudinales ; ces organes sont finement et flexueusement striés, avec les intervalles entre les stries légèrement arrondis. Cet insecte habite la presqu'ile Malaise et les îles de la Sonde.

ÆTHOLOPUS. Pascor, Longic. Malayan. p. 160.

Mâles : Mandibules épaisses, assez saillantes, droites, brièvement arquées au bout. — Tête fortement et triangulairement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci contigus à leur base, très-divergents ; front fortement transversal; joues assez longues. — Antennes assez robustes, à peine ciliées en dessous, presque de la longueur du corps, à articles 4 robuste, subeylindrique, tronqué obliquement à sa base, 3 plus long que lui et que 4, noueux au bout, 4-11 décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux plus hauts que larges, subobliques. — Prothorax transversal, cylindrique , à peine sillonné en travers en dessus, parfois (scalaris) fortement en avant, légèrement arrondi sur les côtés. — Elytres médiocrement allongées, planes sur le disque, parallèles dans leurs 3/4 antérieurs, rétrécies, obliquement déclives et tronquées en arrière. — Pattes courtes, robustes ; cuisses peu à peu épaissies, les postérieures égales aux deux 1°" segments abdominaux. — 5° segment abdominal assez grand, en triangle eurviligne régulier. — Saillies sternales étroites. — Femelles inconnues.

(1) X. venosa, De Casteln. loc. cit.; on n’er à qu’une mauvaise figure publiée par Latreille (Règn. anim. ALL, pi. 18, f. 7) sous le nom de Lamie veinde.

(2) X. spumans, Guér.-Ménev. Rev. Zoo. 1847, p. 8; Natals — fasciata, Guér.-Ménev. in Lefebvre, Voy. en Abyssin.; Entom. p. 528, pl. 5, f. 8; Abyssinie. — Ces deux insectes me sont inconnus, mais leur prothorax étant tuberculé latéralement et leurs élytres trouquées en arrière, il est évident qu'ils sont étrangers au genre actuel. I n’est pas dit si leurs jambes intermédiaires sont échancrées en dehors ou non. Dans la négative, ils appartiendraieut au groupe précédent et seraient probablement voisins des PHRYNESTUIS.

OMACANTHIDES. 447

M. Pascoe en décrit deux espèces (1) de Ceram, de taille moyenne pour le groupe actuel. Toutes deux ont sur chaque élytre deux grandes taches dilacérées d'un blanc sale ; maïs chez l’une (eæœutus), le fond dela livrée est noir, chez l’autre (scalaris) d'un brun verdâtre ; ces organes sont assez fortement ponctués; le prothorax est finement rugueux.

Groupe VII Omacanthides.

Cavités cotyloïdes ouvertes. — Crochets des tarses divariqués. — Un sinus dorsal aux jambes intermédiaires.

- Tête non rétractile, médiocrement distante des hanches antérieures, renflée sur le vertex; front rectangulaire. — Antennes très-longués chez les ' connus, non ciliées en dessous; leur scape en cône renversé. — Yeux fortement granulés, échancrés. — Prothorax épieux latéralement. — Elytres débordant très-fortement sa base, — Pattes longues, les antérieures plus que les autres chez les œ connus; hanches antérieures assez sullantes, anguleuses en dehors; tarses courts, à articles 1 moins long que 2-3 réunis, 4très-grand. — Saillies sternales lamelliformes, inermes, arquées sur leurs faces opposées.— Corps allongé, massif; facies des Monohammides.

Trois beaux genres, dont un (Irmocrirus) nouveau et dont les deux autres sont remarquables par la très-grande taille de leurs espèces, composent ce groupe. L’allongement des pattes antérieures chez ceux de leurs mâles qui sont connus apparaît ici pour la première fois dans la division actuelle et persistera dans les premiers des groupes qui suivent. L'un d'eux (OmacanrmA) est propre à l'Afrique, les deux autres aux Indes orientales.

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