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I. Epaules des élytres épineuses : Omacantha

If, — inermes.

Antennes sans sillons ni fossettes : Jthocritus. — munies de sillons et de fossettes : Zoesse.

OMACANTHA.

A. SEnv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 89 (2).

Mäle : Mandibules saillantes, très-robustes, obtusément carénées sur leur bord externe. — Tête très-forte, débordant le prothorax, largement et à peine concave entre ses tubereules antennifères, ceux-ci

(1) Æ. exutus, scalaris, Pascoe, loc, cit. p. 161; le second est figuré pl. 9, f. 6.

(2) Syu. PernocnatHa, Leach in Bowdich, A Mission to Ashantee (in-40, London, 1819), genre non caractérisé. — Lamra Fab., J, Thoms. — CEnampyx Oliv.

courts; front transversal; joues allongées. — Antennes assez robustes, finement pubescentes, deux fois au moins aussi longues que le corps, à articles À gros, en cône arqué, 3 près de trois fois aussi grand que lui, flexueux, 4-10 plus courts, décroissant peu à peu, 11 beaucoup plus long que 40.— Lobes inférieurs des yeux grands, transversaux. — Prothorax court, cylindrique, très-rugueux en dessus et traversé par deux sillons anguleux fortement marqués assez loin de sa base et de son bord antérieur; ses épines latérales très-longues, redressées. — Ecusson assez long, parallèle, largement arrondi et sinué en arrière. — Elytres amples, très-convexes, parallèles, isolément arrondies en arrière avec la suture brièvement épineuse, granuleuses à leur base, et munies chacune d’une grosse élévation près de celle-ci; leurs épaules saillantes et surmontées d’une épine. — Pattes antérieures plus longues que les autres; cuisses postérieures un peu plus courtes que les élytres; toutes les jambes flexueuses; tarses larges. — 5° segment abdominal transversal, rétréei et tronqué en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale de largeur médiocre. — Corps tyès-robuste, revêtu d'une pubescence très-dense, à reflets moirés et veloutés en dessus. x

Femelle : Mandibules planes en dessus. — Tête presque aussi forte. — Antennes de 1/3 seulement plus longues que le corps, à article 11 un plus grand que 40. — 5° segment abdominal plus rétréci.

On n'en connaît qu’une espèce (1) de la taille des BarocErA de secoude grandeur, mais eucore plus robuste. Elle est d’un brun noirâtre, avec les élytres d’un blanc jaunâtre ou virescent, sauf une grande tache marginale, submédiane, en carré allongé et d’un noir velouté sur chacune d'elles. Ce bel insecte paraît se trouver dans toutes les parties de l'Afrique où croît le baobab et n'est pas rare dans les collections. 4

ITHOCRITUS.

Mâle : Mandibules assez saillantes, presque droites, arquées au bout. — Tôte assez fortement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci médiocres, fortement séparés; front transversal; joues médiocres. — Antennes deux fois au moins aussi longues que le corps, à articles 4 quatre fois plus court que #4, 5-10 de 1/3 moins long que ce dernier, décroissant à peine, 41 plus grand que 10. — Lobes inférieurs des yeux en carré subéquilatéral. — Prothorax transversal, traversé par deux sillons, l’un anguleux, distant de son bord antérieur, l’autre droit, voisin de sa base; ses épines latérales médiocres. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres allongées, subeylindriques, arrondies en arrière avec la suture brièvement épineuse ; leurs épaules obtuses,

(1) Lam. gigas, Fab. Syst. El. IT, p. 281 (Cer. id. Oliv. Entom. IV, 67, p. 59, pl. 13, f. 91).

OMACANTHIDES. 449

à peine saillantes. — Pattes très-longues; jambes antérieures arquées, pres au côté interne; cuisses rugueuses sur leurs deux faces. — 5° segment de l'abdomen court, en triangle curviligne. — Saillies mésosternale et prosternaie de largeur médiocre. — Corps pubescent.

Femelle : Antennes presque aussi longues que celles du mâle, — Cuisses et jambes antérieures lisses, les premières beaucoup moins robustes. — 5° segment de l'abdomen pas plus long, prolongé dans son milieu en une assez longue saillie lamelliforme, parallèle et échancrée au bout.

Le genre est établi sur le Monohammus ruber de Hope (1), insecte qui n’est pas même un Monohammide, le scape de ses antennes étant sans aucun vestige de cicatrice à son extrémité. Il est grand, noir en dessous avec des taches d’un rouge ocracé, de cette dernière couleur en dessus, avec deux bandes latérales sur le prothorax et huit à neuf petites taches sur chaque élytre, noirs; nulle part on ne voit sur ses téguments aucune trace de ponctuation. Gette belle espèce, originaire de l'Assam, n’est pas bien rare dans les collections.

IOESSE. JT, Taous. Syst. Cerambyc. p. 68.

Femelle : Mandibules épaisses, assez suillantes, presque droites, obliques au repos.— Tête ample, transversalement renflée sur le vertex, plane entre les antennes; ses tubercules antennifères aplatis; front grand, très-plan, équilatéral; joues assez longues. — Antennes assez robustes, glabres, brièvement ciliées à leur base en dessous, alutacées, poreuses, un peu plus courtes que les élytres, à articles 4 gros, en cône renversé, beaucoup plus court que 3, celui-ci plus long que 4, 3-11 décroissant peu à peu, munies de fossettes allongées sur 4-7. — Lobes inférieurs des yeux aussi hauts que larges. — Prothorax transversal, cylindrique, bisinué à sa base, transversalement sillonné près de cette dernière et loin de son bord antérieur; ses tubercules latéraux submédians, longs et épineux. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres assez allongées, subeylindriques, déclives et arrondies en arrière, leurs épaules très-obtuses, impressionnées en dedans. — Pattes courtes, robustes; cuisses sublinéaires, les postérieures ne dépassant pas le 2 segment abdominal. — 5° segment de l'abdomen transversal, en triangle ceurviligne, prolongé en une petite saillie canaliculée. — Saillie mésosternale déclive, étroite, triangulaire. — Saillie prosternale à peine plus large, tronquée en arrière. — Corps allongé, très-massif, pubescent.

On voit reparaitre ici, pour la première et la dernière fois, la seulpture des antennes signalée plus haut chez les Céroplésides, ce qui

(1) Trans, of the Lin. Soc. XVII, p. 441, pl. 30, £. 5 ©.

m'avait d'abord engagé à classer ce genre parmi ces dernières ; mais ses autres caractères sont trop évidemment ceux du groupe actuel pour qu'on puisse le placer ailleurs.

Il ne comprend qu'une très-grande et belle espèce (sanguinolenta J. Thoms.) de Malacca, en entier d'un rouge de cinabre mat et rembruni en dessus, plus clair en dessous, avec les antennes (sauf le 4er article), le sommet des cuisses et les 23 basilaires des jambes, noirs; nulle part ses téguments ne présentent le plus léger vestige de sculpture.

GroëüPe VIll, Rhodopides!

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divariqués. — Jambes intermédiaires entières.

Tête non rétractile, peu distante des hanches antérieures; front l6gèrement trapéziforme. — Antennes peu robustes, non ciliées en dessous, plus longues que le corps; leur scape en cône renversé, leur 3 article renflé au bout chez les @. — Yeux finement granulés, échancrés. — Prothorax inerme ou très-finement tuberculé sur les côtés. — Elytres le débordant fortement à leur base. — Pattes de longueur relative variable ; hanches antérieures médiocrement saillantes, anguleuses en dehors ; tarses courts, à article 4 moins long que 2-3 réunis. — Saillies sternales lamelliformes, la prosternale simple. — Corps de forme variable.

Cette formule ne s'applique qu’à deux genres des Indes orientales, si différents, au premier coup-d'œil, qu'on croirait qu'ils n'ont que des rapports très-éloignés, l’un (Raopopis) ayant un /facies de Monohammides, l'autre (Ipmiorme) celui des Criopsis et-des SCLERONOrus du groupe des Acanthodérides. Mais en y regardant de plus près on ne tarde pas à reconnaitre qu’ils ne sont que des modifications d’un mème type.

I. Saillie mésosternale inermce; corps allongé : Rhodopis. IL. — — tuberculée; corps court ot large : Zphiothe.

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