IL. Pattes médiocres, subégales : Dorcaschema
CYLINDREPOMUS.
Bcancu. Voy. au Pôle sud, Entom. p. 268.
Mâles : Tète assez fortement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci contigus à leur base; front transversal; joues courtes. — Antennes plus ou moins âpres à leur base, deux fois 1/2 à trois fois aussi longues que le corps, à articles 4 gros, pyriforme, subtriquètre, 3 cinq à six fois plus long que lui et deux fois autant que 4, celui-ci et 3-10 subégaux, 41 plus grand que 10. — Lobes inférieurs des yeux fortement transversaux, — Prothorax du double au moins plus long que largé, uni, muni d’un sillon transversal assez large et bien marqué en avant et près de sa base. — Ecusson assez grand, en triangle curviligne. — Elytres planes sur le disque, allongées, parallèles ou subparallèles, en général acuminées, plus rarement (par ex. lætus) arrondies en arrière. — Pattes grèles, très-longues, les intermédiaires moins que les autres; cuisses peu à peu et faiblement en massue, les antérieures subpédonculées à leur base, les postérieures dépassant le sommet des élytres; tarses postérieurs cinq à six fois plus courts que les jambes. — 5° segment abdominal variable. — Saillies mésosternale et prosternale médiocrement larges. — Corps très-finement pubescent.
Femelles : Je regarde comme telles les exemplaires qui ont les euisses postérieures pas plus longues où un peu plus courtes que les élytres. Leurs antennes sont un peu moins grandes. Quant au 5° segment abdominal, comme il varie de forme dans chaque espèce, il ne peut servir à déterminer les sexes.
Insectes élégants, répandus dans toute l'étendue des archipels indiens et à la Nouvelle-Guinée. Longtemps limité à l'espèce décrite
(1) Syst. Cerambyc. p. 90.
par M. Blanchard (1), on en a publié depuis quatre autres (2), et il y en a encore d'inédites dans les collections. La livrée de quelquesunes d’entre elles a beaucoup d'analogie avec celle de certains GLw- Tus; chez les autres elle consiste en bandes longitudinales ; les élytres sont finement et densément pointillées, mais parfois cette ponctuation est à peine distincte ; le reste du corps est lisse.
OLENECAMPTUS.
Cuevroz. Rev. et Mag. d. Zool.; Ins. 1835, pl. 134 (3).
Scape des antennes régulièrement renflé, non triquètre. — Lobes supérieurs des yeux moins grêles. — Prothorax finement plissé en travers.— Elytres plus convexes, étroitement tronquées à leur extrémité. — Pattes antérieures notablement plus longues que les autres, surtout chez les Oo; tarses de la même paire un peu dilatés et frangés sur leurs bords ; cuisses postérieures plus courtes que l'abdomen dans les deux sexes. — Le surplus comme chez les CYLINDREPOMUS.
M. Chevrolat a fondé ce genre sur un insecte de Ceylan qu'il a nommé serratus et dont le mâle est remarquable par la conformation singulière de ses pattes antérieures, leurs cuisses étant redressées verticalement dans plus de leur moitié terminale et leurs jambes arquées et denticulées au côté interne. M. Pascoe (4) ne le regarde que comme une variété de la Saperda biloba de Fabricius (5), espèce répandue dans la plus grande partie du continent et des archipels indiens et qui a même été rencontrée dans l'Australie. Sa livrée blanche en dessous (sauf parfois l'abdomen), sur le front et les côtés de la tête, est d’un gris-brun pâle en dessus, avec deux courtes linéoles au bord postérieur du prothorax, l'écusson et sur chaque élytre deux ou trois taches d’un blanc pur, arrondies et cerclées de brun.
(1) C. nigrofasciatus, Blanch. loc, cit. pl. 47, f. 2; Nouvelle-Guinée:
(2) C. peregrinus, Java, Bornco; lœtus, Malacca ; comis, Borneo 3» Pascoe , Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 241; lé dernier est figuré pl. 25, f. 7. — grammicus, Pascoe, Ann. a. Mag. of nat. Hist. Ser. 3, V, p. 121, et Longic. Malayan. pl. 14, f. 5; Moluques, Nouvelle-Guinée.
(3) Syn. Imniowonvaum, Motsch. in Schrenk, Reis. im Amur-Lande, II, p. 152. —- Auruanes, J. Thoms. Archiv. entom. I, p. 191 et Syst. Cerambyc. p. 91. — ScnogniocenA, Dej. Cat. éd. 3, p. 371. — Sapenpa Fab.
=" (1) Longic. Malayan. p. 376.
(5) Syst. EL II, p. 324; Erichs. Nov. Act. Acad. nat. Curios. XVI. Suppl. I, p. 269, pl. 39, £. 9 ©; bonne figure (Schœn, seænotata, Dej. loc. cit.). M. Pascoe (loc. cit.) lui rapporte à tort l'Authades indianus de M. J. Thomson cité plus bas ; c’est un insecte tout-à-fait différent, qui me paraît être identique avec son Olen. strigosus, ibid. p. 317; il habite Siam, la Cochinchine, Borneo, etc. — 0. duminus, 3. Thoms. Essai, ete. p. 362; Camboge, Assam. — O. oplatus, Pascoe, Proceed. of the Zvol. Soc. 1866, p. 253; Singapore, Bornco. — clarus, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, V, p. 44; Chine bor.
DORCASCHÉMIDES. 459
C'est sur une espèce (1) voisine de la précédente, et remarquable par son habitat boréal (la Mongolie), que M. de Motschoulsky a, sans aucun doute, établi son genre Impromorpaum qu'il a placé parmi les Cérambycides.
Les ANTHADES de M. J. Thomson, avec une livrée différente de celle des deux espèces précédentes, présentent les mêmes caractères géné-
riques (2), et je crois que M. Pascoe les a compris avec raison dans le genre actuel.
DORCASCHEMA.
(Der.) J. L. Le Conte, Journ. of the Acad. of Philad. Ser. 2, IL, p. 147 (3).
Mâles : Tète très-Ctroitement et faiblement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci très-courts, contigus à leur base ; front un peu plus haut que large; joues assez longues. — Antennes trois fois au moins aussi longues que le corps, à articles 1 pyriforme, arqué, cinq fois environ plus court que 3, celui-ci beaucoup plus long que 4, ce dernicr et 5-11 croissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux fortement transversaux, les supérieurs très-grêles. — Prothorax à peine du double plus long que large, presque sans sillons transversaux. — Ecusson transversal, largement arrondi en arrière, — Elytres cylindriques, arrondies en arrière. — Pattes antérieures un peu plus longues que les autres; cuisses et jambes fortement comprimées; les 1" peu à peu dilatées en une large massue elliptique, les antérieures fortement arquées de dehors en dedans 3 les postérieures un peu plus courtes que les élytres; jambes antérieures un peu arquées à la fois d'avant en arrière et dè dehors en dedans ; tarsès do la même paire un peu dilatés, frangés sur leurs bords, — 3e segment abdominal plus grand que 4, largement arrondi en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale médiocrement larges. — Corps allongé, assez Svelte, pubescent.
Femelles : Antennes un peu plus de 1/3 plus longues que le corps. — Pattes normales, subégales; cuisses peu à peu en massue; jambes antérieures droites; tarses de la même paire non dilatés. — 5° segment abdominal plus grand, plus convexe, obconique et tronqué au bout. — Corps plus massif.
(1) Z. octopustulatum, Motsch. loc. cit. pl. 10, f. 3; d’après la description, cel insecte est très-différent de l'O, clarus de la Chine boréale mentionné dans la note précédente,
(2) La seule différence qu’on pourrait invoquer est la moindre longueur de leurs antennes. Chez les trois espèces que j'ai sous les yeux, y compris celle (indianus) décrite par M. J. Thomson, celles des @' ne sont pas deux fois aussi longues que le corps; chez les @ elles ne dépassent guère que de 1/3 le som= met des élytres, Les deux autres espèces sont inédites.
(3) Syn. SaPERDA Say.
Coléoptères. Tome X. 4
Genre propre à l'Amérique du Nord. M. J. L. Le Conte lui rapporte deux espèces anciennement décrites par Say (1) et dont la première (alternatum ) m'est seule connue. Elle est revètue d’une pubescence grise avec des lignes longitudinales sur le prothorax, et de nombreuses taches fauves sur les élytres, taches formant quatre rangées longitudinales assez régulières sur chacune de celles-ci; le dessus du corps est finement et densément pointillé. La seconde espèce est d’un noit mat, à peine pubescente, scabre avec les élytres fortement ponctuées.
Groure XIII. Xénoléides.
Cavités cotyloïdes intermédiaires fermées. — Crochets des tarses divariqués. — Un court sillon aux jambes intermédiaires.
Tête non rétractile, médiocrement distante des hanches antérieures; front trapéziforme. — Antennes grèles, sétacées, longues chez les leur scape court, subpyriforme, muni d’une dépression granuleuse.— Yeux subfortement granulés, échancrés ; leurs lobes supérieurs trèscourts. — Prothorax cylindrique, tubereulé latéralement. — Pattes médiocres, subégales ; hanches antérieures peu saillantes, globuleuses en dehors; tarses courts, les postérieurs à article 4 égal à 2-3 réunis. — Saillies sternales lamelliformes, inermes. — Corps allongé.
Ce groupe ne comprend que le genre suivant qui a été placé dans les Dorcaschémides par M. J. Thomson, dans les Acanthocides par M. Pascoe. Il diffère essentiellement des premiers par ses savités Cotyloïdes fermées et son front trapéziforme, des seconds par la brièveté du scapo de ses antennes et ses hanches antérieures anguleuses en dehors. Ne connaissant aucun groupe dans lequel il puisse rentrer, je suis obligé de le regarder comme un type à part.
XENOLEA.
J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 91 (2).
Mûles : Tubercules antennifères rapprochés, assez courts, peu divergents; front allongé; joues médiocres. — Antennes presque glabres, faiblement ciliées en dessous, de 1/3 plus longues que le corps, à articles À beaucoup plus court que 8, celui-ci un peu plus long que 4, 5-10 plus courts, subégaux, 41 plus grand que 10. — Lobes inférieurs des yeux grands, équilatéraux. — Prothorax plus ou moins allongé, muni de chaque côté d’un petit tubercule médian. — Ecusson tronqué en arrière. — Elytres médiocrement allongées, déprimées sur le
(1) Sap. alternata, Say, Jour. of the Acad. of Philad. HIT, p. 405; Pennsylvanie et Caroline mér. — $. nigra, Say, ibid. V, p. 272; Etats-Unis du Sud; très-rare.
(2) Syn. ÆsonopaLÆA, Pascoe, Longic. Malayan. p. 24.