COUT
NÉMOTRAGIDES. 461
disque, rétrécies et arrondies en arrière. — Cuisses peu à peu et médiocrement en massue; les postérieures un peu plus courtes que les élytres. — 5° segment abdominal médiocre, en triangle eurviligne. — Saillies sternales de largeur moyenne, déclives sur leurs faces opposées. — Corps assez allongé, pubescent.
Femelles : Antennes un peu plus longues que le corps. — Pattes plus courtes; cuisses postérioures notablement moins longues que l'abdomen. — Le 5° segment de celui-ci plus grand.
L'espèce typique (1) est à peine de la taille des plus petits exemplaires du Dorcaschema alternatum et a une livrée analogue. Elle habite, ainsi que ses congénères, les Archipels indiens,
GROUPE XIV. Némotragides.
divergents. — Jambes intermédiaires entières.
Tête extrêmement distante des hanches antérieures, fortement prolongée et rétrécie en arrière des yeux; front rectangulaire. — Antennes grèles, sétactes, beaucoup plus longues que le corps; leur scape allongé, en cône renversé. — Yeux subfortement granulés, très-volumineux, sinués sur leur bord supérieur interne. — Prothorax trèslong, cylindrico-conique, inerme. — Elytres le débordant fortement à leur base. — Pattes relativement courtes, les antérieures assez allongées chez les @'; hanches de la même paire coniques , saillantes ; tarses allongés, les postérieurs à article 4 égal à 2-3 réunis, le 4 de tous très-grand, — Saillies sternales lamelliformes, inermes, hovizontales. — Corps très-allongé, svelte.
I est inutile de faire ressortir les caractères nombreux et singuliers de ce groupe établi par M. J. Thomson, et qui ne comprend que le genre suivant propre à l'Afrique australe.
NEMOTRAGUS.
(Kiuce) Wesrw. Arcan, entom. IL, p. 57.
Mâle : Tète débordant fortement le prothorax, munie d'un sillon Girculaire près de sa base, assez fortement concave entre ses tubercules antennifères ; ‘ceux-ci médiocres, distants ; front subéquilatéral ; joues courtes. — Antennes presque glabres, munies de quelques cils distants en dessous, deux fois 1/2 aussi longues que le corps, à articles 1 atteignant le milieu du prothorax, 3 pas plus grand que lui, les
(1) X. colaris, J. Thoms. loc. cit. (Æ. tomentosa, Pascoe, loc. cit. p. 29); Singapore, Maoassar. — M. Pascoe décrit encore : Æ. agraria, Ceram; grisea, Arou; laticollis, Mysol; la 1re est figuréo pl. 1, f, 2.
suivants graduellement plus longs.— Prothorax près de quatre fois aussi long que large, légèrement arqué, muni d'un sillon transversal à sa base. — Ecusson en triangle curviligne allongé. — Elytres presque planes, deux fois aussi longues que la tête et le prothorax réunis, peu à peu atténuées, isolément aeuminées et très-aiguës en arrière. — Cuisses sublinéaires, les postérieures un peu plus courtes que les deux 4195 segments abdominaux, jambes postérieures plus courtes que leurs tarses. — 3° segment abdominal plus court que 4, échancré au bout. — Saillie mésosternale médiocrement large, triangulaire ; saillie prosternale étroite, spatuliforme en arrière. — Corps pubescent.
L'espèce (1) typique est longue de 25 à 30 millim. et d'un rouge ferrugineux, avec le sommet du scape des antennes et celui des cuisses noirs ; elle est uniformément revêtue d’une fine pubescence d'un jaune de cannelle; en dessus, ses téguments sont finement pointillés, mais plus densément sûr les élytres que sur la tête et le prothorax. M. Pascoe en a décrit une autre (2) de Natal, très-voisine, mais bien distincte, le 7e article de ses antennes étant annelé de blanc.
Groupe XV. Anauxésides,
Cavités cotyloïdes ouvertes. — Crochets des tarses divergents. — Un faible sinus aux jambes intermédiaires.
Tôte des Némotragides. — Antennes grôles, subsétacées, ciliées en dessous, très-longues; leur scape en cône renversé, étroitement cicatrisé au bout: la cicatrice fermée. — Yeux finement granulés, divi sés; leurs lobes inférieurs volumineux, subarrondis. — Prothorax très-allongé, cylindrique, inermo. — Elytres le débordant fortement à leur base. — Pattes très-courtes, subégales ; hanches antérieures coniques, saillantes ; tarses médiocres, étroits ; les postérieurs à article 1 égal à 2-3 réunis; le 4° de tous long et grèle. — Saillie m6sosternale horizontale, étroite, en triangle aigu; la prosternale nulle entre les hanches antérieures. — Corps très-allongé et svelte.
Avec plusieurs caractères en commun avec les Némotragides, ce groupe en diffère par un si grand nombre d'autres que sa création par M. J. Thomson (3) est amplement justifiée. Il ne se compose également que. d’un seul genre propre à l'Afrique.
(1) N. helvolus, Westw. loc. cit. p. 58, pl. 64, f. 4 où (2) AN. cincticornis, Pascoe, Trans, of the entorn. Soc, Ser. 2, IV, p. 110. (3) Syst. Cerambyc. p. 94.
AUXÉSIDES. 463
ANAUXESIS.
J. Tuous. Archiv. entom. I, p. 191 (1).
Mâle : Tête un peu moins saillante que celle des Nemorracus, du reste pareille, — Antennes. presque deux fois aussi longues que le corps, à articles 4 de 1/3 plus court que 3, celui-ci moins long que 4, ce dernier et 5-6 égaux, 7-10 plus courts, décroissant un peu, 41 plus long que 10. — Prothorax près de trois fois aussi long que large, muni d'un sillon transversal à sa base. — Ecusson subquadrangulaire. — Elytres planes sur le disque, parallèles, deux fois 1/2 aussi longues que le prothorax, isolément échancrées et bi-épineuses au bout. — Guisses peu à peu en massue, les postérieures plus courtes que le 1% segment abdominal; jambes postérieures plus courtes que leurs tarses. — 5° segment abdominal déprimé et arrondi au bout. — Corps partiellement pubescent.
Insectes propres à la côte occidentale d'Afrique, très-distincts des NemorraGus parmi lesquels M. Chevrolat les a compris. Des deux espèces (calabaricus, atratus) qu'il a décrites, la première seule m'est connue. Elle est grande, noire en dessous, d'un bronzé obscur et densément pointilléeen dessus, avec une raie médiane et une tache sous-oculaire sur la tête, et trois bandes longitudinales sur le prothorax dont les latérales se continuent jusqu’à l'extrémité de l'abdomen, sur lequel elles deviennent maculaires ; le tout d’un beau jaune; les antennessont noires avec la moitié terminale de leur 7° article blanche,
Groupe XVI. Auxésides,
Cavités cotyloïdes antérieures et intermédiaires largement ouvertes; les premières en arrière, les secondes en dehors. — Crochets des tarses divariqués. — Jambes intermédiaires entières.
Tète prolongée et rétrécie en arrière des yeux, débordant fortement le prothorax, très-distante des hanches antérieures; front rectangulaire. — Antennes grêles, sétacées, finement villeuses, longues chez les ÿ'; leur scape court, subpyriforme , couvert d'aspérités. — Yeux fortement granulés, — Prothorax cylindrique ou cylindrico-conique, inerme latéralement.— Elytres le débordant fortement à leur base, — Pattes longues, croissant d'avant en arrière ; toutes ies hanches antérieures contiguës; les quatre antérieures grosses, saillantes, ovalaires, anguleuses en dehors; tarses courts, les postérieurs à artiele 4 plus long que 2-3 réunis. — Abdomen des (® inconnues) cylindrico-conique, plus étroit que les élytres. — Saillies mésosternale et prosternale nulles. — Corps plus ou moins allongé.
(1) Syn. Nemornacus, Ghevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1855, p. 290.
Je me suis trop avancé lorsque j'ai dit plus haut (p. 240) que chez les Lamiides les cavités cotyloïdes antérieures sont toujours closes en arrière. J'avais momentanément perdu de vue que chez un petit nombre de genres elles sont, au contraire, largement ouvertes. Deux d’entre eux (Auxesis, PsATaYRUS) constituent le groupe actuel, deux autres le groupe suivant (1). |
Au caractère en question, ces insectes en ajoutent d'autres non moins insolites pour des Lamiides. Leurs hanches, leur abdomen, leur livrée même sont pareils à ceux des Cérambycides du groupe des OEmides (2). Un de leurs genres (AUxESIs) a, On outre, le dernier article des palpes triangulaire. Chez l’autre (PSATHYRUS) ces organes, remarquables par leur extrême petitesse, sont normaux, mais les jambes antérieures sont complétement privées de sillon interne. Ge dernier, par conséquent, ne tient plus aux Lamiides que p&r ses palpes et la forme de sa tête; le premier n'en a conservé que la tête et les jambes antérieures sillonnées. Tous deux sont, dès lors, autant que les Tmésisternides, des formes de transition entre les Cérambycides
ext les Lamiides.
I. Dernier art. des palpes triangulaire; yeux divisés : Auvesis. Il. — — normal; — échancréss Psathyrus.
AUXESIS.
J. Tnows. Archivs enlom. I, p. 196.
Mâle : Dernier article des palpes triangulaire. — Tuberèules antennifères gros, assez saillants, contigus à leur base, divergents ; front subéquilatéral; joues courtes. — Antennes couvertes d’aspérités à leur base, du double au moins plus longues que le corps, à articles 1 très-Apre, pas plus long que la tête, 3 trois fois au moins plus grand que lui, un peu plus long que 4, celui-ci et 3-10 décroissant peu à peu, 11 beaucoup plus grand que 10.— Yeux divisés en deux parties largement séparées : la supérieure petite, ovale, l'inférieure grosse, subarrondie.— Prothorax du double plus long que large, cylindrique, muni d'un sillon transversal bien marqué à sa base. — Ecusson en triangle rectiligne. — Elytres médiocrement longues, planes sur le disque, fortement rétrécies et très-aiguës en arrière, — Pattes antérieures assez, les autres très-longues; cuisses comprimées, en ellipse allongée, les postérieures un peu plus courtes que les élytres. — 5° segment abdominal plus long que 4, sinué au bout, —
(1) Le caractère en question existe aussi chez quelques Phytæciides, mais bien moins prononcé qu'ici.
(2) Il y a plus, la languette des AUXESIS est complétement semblable à celle des OEmides, c’est-à-dire cornée et en carré transversal. IL est probabie que celle des PsaTHYRüS, que je n'ai pas pu examiner, est faite de même.
MÉTHIIDES. 465
Corps assez robuste, revêtu d’une très-courte pubescence à peine distincte. » "AA
L'unique espèce (1) du genre est de taille moyenne, d'un noïr bruuâtre mat passant au rufescent sur les élytres, avec les antennes (sauf le scape), l'abdomen et les pattes d'un jaune testacé ; en dessus et sur la poitrine les téguments sont très-finement alutacés. Cet insecte habite le Gabon, *
PSATHYRUS
J. Taows. Archiv. entom. 1, p. 192 (2).
Tubercules antennifères courts, contigus à leur base, fortement divergents; front étroit, du double plus haut que large, sillonné dans toute sa longueur; joues nulles. — Antennes (3) très-longues, garnies de poils, à articles 4 très-gros, 3 plus long que les suivants. — Yeux médiocrement échancrés ; leurs lobes inférieurs très-grands, subarrondis, les supérieurs courts. — Prothorax trois fois au moins aussi long que large, cylindrico-conique, sans sillons transversaux.— Ecusson en triangle curviligne. — Elytres très-allongées, légèrement atténuées et très-aiguës en arrière, à peine plus larges que le prothorax en avant. — Pattes pareilles à celles des Auxesis, mais plus grêles.— Abdomen des mêmes avec son dernier segment cylindrique et tronqué au bout. — Corps très-allongé et très-svelte, glabre.
On n’en connaît également qu'une espèce (4) qui n’a guère que 10 millimètres de longueur et est une des formes les plus grêles qui existent pañmi les Lamiides. Sa livrée est d’un jaune ferrugineux sur la tête, d’un brun rougeâtre mat sur le prothorax et la poitrine, d'un noir brunâtre assez brillant sur l'abdomen, d'un testacé livide sur les pattes, enfin d’un testacé pâle sur les élytres. Elle habite le Vieux- Calabar et le Gabon.
Groupe XVII. Méthiides.
Cavités cotyloïdes antérieures et intermédiaires ouvertes; les premières en arrière, les secondes en dehors. — Crochets des tarses divariqués. — Jambes intermédiaires entières.
Je ne puis formuler qu’approximativement les caractères de ce groupe composé de deux très-rares genres de l'Amérique du Nord
(1) À. gabonicus, J. Thoms. Archiv. loc. cit. p. 197, pl. 7, f. 7.
(2) Syn. Lisrnocenum, Chevrol. Rev. et Mag, d. Zool. 1855, p. 283; genre non caractérisé,
(3) L’exemplaire que jai à ma disposition en est privé ; je copie ce qu’en dit M. J. Thomson.
(4) Listroc. aspericorne, Chevrol. loc. cit. (P. œolis, J. Thoms. loc. cit. p.193, pl. 10, f. 8; olim; P. aspericorris, Syst. Cerambyc. p. 92).
dont l’un (DysPHaGA) m'est inconnu en nature. De l’autre, je n'ai à ma disposition qu’un exemplaire en mauvais état (1).
Pelpes extrémement courts, du reste normaux (2). — Mandibules très-courtes et très-robustes. — Labre nul (3). — Tête moins prolon- . gée en arrière des yeux que celle des Auxesis du groupe précédent, du reste pareille.— Antennes de 10 articles, grêles, ciliées, beaucoup plus longues que le corps; leur scape en cône renversé. — Yeux subfortement échancrés. — Prothorax cylindrique ou subcylindrique, inerme latéralement. — Elytres minces, incomplètes en arrière : — Pattes longues, croissant d'avant en arrière; toutes les hanches contiguës, les antérieures fortement transversales, saillantes au côté in-
terne; tarses médiocres. — Corps assez allongé, à téguments peu solides.
Ces insectes ne sont pas moins anormaux que les Auxésides et donnent lieu aux mêmes observations. Ils ont une forte ressemblance avec les Mororcuus et les représentent dans la sous-famille actuelle, comme les Auxésides sont les analogues des OEmides.