‹ Histoire naturelle des insectes (volume 3)Chapitre 19 sur 93 · IL. — divisés: Dysphaga · texte numérisé non relu

IL. — divisés: Dysphaga

METHIA.

Newm. The Entomol. p. 418 (4).

Tête sillonnée depuis le vertex jusqu’au bas du front, triangulaire. ment concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci Courts, contigus à leur base, très-divergents ; front court, assez convexe, peu à peu rétréci en bas; joues nulles. — Antennes densément revêtues de cils courts et très-fns, en dessous de poils plus longs et peu serrés, à articles 4 grêle à sa base, beaucoup plus court que 3, celui-ci et les suivants subégaux. — Yeux rapprochés en dessus, fortement échancrés ; leurs lobes inférieurs très-grands, arrondis, convexes. — Prothorax un peu plus long que large, légèrement arrondi sux les côtés, brièvement resserré à sa base, — Ecusson en triangle rectiligne. — Elytres planes, recouvrant les 3/4 de l'abdomen, isolément arrondies

(1) Cet exemplaire, qui appartient à M. J, Thomson, est privé d’une partie des antennes, des pattes antérieures et a les postérieures incomplètes.

(2\ Autant qu’on veut le voir sans dissection, la languette des Merura est cornée, courte et arrondie en avant; comme ceile des Auxésides, c’est une lan— guette d’OEmides.

(3) Du moins, je ne vois chez les Mermra qu’une courte saillie placée sur un plan inférieur à la face supérieure des mandibules et soudée au front, Il est peu probable que ce soit le labre.

(4) Syn. Tusa, Newm. ibid, p. 18 (olim). — Opnivum pars, Dej. Cat, éd. 3, p. 358. É

NYCTIMÉNIDES. 467

en arrière. — Cuisses peu à peu en massue, les postérieures légèrement arquées, un peu plus courtes que l'abdomen; tarses courts, étroits, à article 4 grand. — 5e segment de l'abdomen en carré transversal, largement et légèrement échancré, — Corps assez allongé, à peine pubescent.

La seule espèce connue (1) est petite (6 mill.), d’un noir brunâtre varié de jaune ferrugineux, avec les élytres d’un testacé püle, brunâtres à leur base et traversées par une bande de même couleur après leur milieu. Elle habite la Floride et paraît y être fort rare.

DYSPHAGA.

J. L. Le Conre, Journ. of the Acad, of Philad. Ser. 2, I p. 143 (2).

D'après les caractères qui lui sont assignés, ce genre semble ne différer essentiellement des Mernia que par les yeux qui sont divisés, le prothorax plus allongé et les élytres plus abrégées en arrière.

I ne comprend que deux petites espèces (3) de la Pennsylvanie, dont le fond de la livrée est noir ou brunâtre, et dont les téguments paraissent être plus ou moins âpres en déssus.

GRouPEe XVIII. Nyctiménides,

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divariqués. — Un sinus aux jambes intermédiaires.

Tête non rétractile, assez fortement distante des hanches antérieuves; front rectangulaire. — Antennes grèles, subfiliformes, cylindracées, assez longues; leur scape en cône renversé, atteignant presque la base du prothorax. — Yeux finement granulés, échancrés. — Prothorax inerme, cylindrique. — Elytres le débordant médiocrement à leur base. — Pattes très-courtes, égales; 4tr article des tarses moins long que 2-3 réunis. — Saillies sternales lamelliformes, arquées sur leurs faces opposées, — Corps très-allongé, linéaire.

(1) A. pusilla, Newm. loc. cit. p.18 (0. Dejeanii, Lec. in Dej. loc. cit.). — Selon M. Chevrolat, cité par M. J. Thomson (Syst. Cerambyc. p. 92), la Gracilia manca Le M. J. L. Le Conte (Journ. of the Acad. of Philad. Ser. 2, IL, p. 24) doit être ajoutée à cette synonymie, ce dont je doute beaucoup, Outre que cet insecte ost des environs de New-York, il est décrit comme élant en entier brunâtre et ayant le prothorax du double plus long que large. Il est possible seulement que ce soit une seconde espèce du genre.

(2) Syn. Moroncuus, Haldem. Proceed. of the Acad. of Philad. IX, p. 126; olim. — Tessanopa, Haldem. Proceed of the Amer. Phil. Soc. IV, p.374; nom trop voisin de celui de Tessarors imposé par Rafinesque à des Aranéides. ”

(3) Mol. tenuipes, Haldem. loc. cit.—Tessar. ventralis, Haldem, loc. cit.; peut-être le mâle du précédent, selon M. J. L. Le Conte

Je crois, avec M. J. Thomson, que son genre NycriMENE est le type d’un groupe distinct, et je le laisse, comme lui, dans le voisinage des groupes anormaux qui précèdent, mais peut-être serait-il mieux à sa place près des Estolides, Pogonochérides, etc. Il est propre aux Indes orientales, et je ne connais aucun autre genre qui puisse lui être associé.

NYCTIMENE.

J. Tuows. Archiv. entom. I, p. 314 (1)

Femelle ? : Tête plane entre ses tubercules antennifères ; front aussi haut que large ; joues assez allongées. — Antennes presque glabres, à peine ciliées en dessous, de 4/4 environ plus longues que le corps, à articles 3-4 chacun de la longueur du scape, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux médiocres, aussi hauts que larges, les supérieurs petits. — Prothorax du double au moins plus long que large, sans sillons transversaux. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres allongées, parallèles, peu convexes, sillonnées de chaque côté de la suture, échancrées et chacune bi-épineuses au bout. — Pattes peu robustes; cuisses graduellement en massue, les postérieures pas plus longues que le 1% segment de l’abdomen. — Le 5° de celui-ci assez long, à peine rétréci et subtronqué en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale assez étroites. — Corps allongé, linéaire, partiellement pubescent.

L'espèce (2) décrite par M. J. Thomson est de taille médiocre (14 mill.), d’un brun rougeâtre peu brillant, presque glabre en dessus et saupoudrée de gris en dessous; en se condensant, cette couleur forme de chaque côté une bande qui de la tête s'étend jusqu'à l’extrémité de l'abdomen ; les antennes sont largement annelées de bianc près de leur extrémité: Cet insecte habite Java. M. Pascoe, qui place le genre parmi les Saperdides, en a fait connaître deux autres espèces (3) voisines de la précédente.

Groupe XIX. Amymomides.

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divariqués. — Un sillon aux jambes intermédiaires.

Tète non rétractile, assez distante des hanches antérieures; front reclangulaire, — Antennes très-longues, très-grèles, subcapillaires ; leur scape atteignant la base du prothorax, renflé en une massue ovalaire dans sa moitié terminale. — Yeux finement granulés, largement

(1j Syn. Eusemis, Dej. Cat. éd. 3, p. 376. +

(2) N. agrilioides, J. Thoms. loc. cit. (£us. {æniolatuDej.).

(3) N. viltata, Singapore; subsericea, Meuado; Pascoe, Longic. Malayan. p- 331.

HOMONÉIDES. 469

divisés. — Prothorax cylindrique, inerme. — Elytres le débordant fortement à leur base. — Pattes assez longues; tarses courts, les quatre antérieurs fortement dilatés chez les @; le 4° article de tous dépassant à peine les lobes du 3°.— Saillies stornales très-étroites, lamelliformes. — Corps allongé.

Je ne puis faire rentrer naturellement dans aucun groupe le genre Amvmoma de M. Pascoe, placé par ce savant entomologiste dans les Saperdides. Il tient, en effet, à ces dernières par la brièveté du 4° article des tarses, mais d’un antre côté, ses épisternums métathoraciques de largeur ordinaire et ses jambes intermédiaires munies d’un sillon, l'excluent de leurs rangs. C’est, à mon sens, une forme isolée comme les précédentes. *

AMYMOMA. !

Pascor, Longic. Malayan. p. 332.

Iâle : Tête plane entre ses tubercules antennifères; ceux-ci courts, distants; front subconvexe , équilatéral; joues longues. — Antennes finement ciliées en dessous, du double au moins plus longues que le corps, à articles 3-4 égaux, pius longs que le scape et que les suivants, ceux-ci décroissant. — Lobes inférieurs des yeux subarrondis, médiocres ; les supérieurs plus petits. — Prothorax plus long que large, muni d'un sillon transversal près de sa base. — Ecusson tronqué en arrière. — Elytres assez longues, planes, peu à peu et fortement atténuées en arrière, obtuses au bont. — ÇCuisses peu à peu en ons les postérieures de la longueur de l'abdomen. — Abdomen conique, à article 5 ogival. — Saillies mésosternale et prosternale très-étroites, la 1° triangulaire, — Corps cunéiforme, glabre en dessus.

M. Pascoe n’en décrit qu’une petite (7 mill.) espèce (1) de Borneo, d'un jaune mat et livide, avec la tôte Ras "se les jambes testacées; ses élytres sont d’un jaune clair à leur base, et traversées dans leur milieu par une bande étroite et régulière de même couleur; ces organes sont densément et assez fortement ponctués; le dessous du Corps est presque en entier revêtu d’une très-fine pubescence soyeuse d'un blanc argenté,

GROUPE XX. Homonéides,

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divergents, — Un sillon très-marqué aux jambes intermédiaires.

Tète non rétractile, plus ou moins rétrécie et prolongée en arrière des yeux, au minimum assez distante des hanches antérieures; front rectangulaire. — Antennes grèles, Sétacées, plus longues que le corps;

(1) 4: pulchella, Pascoe, loc. cit. pl. 15, f. 8.

leur scape pyriforme. — Yeux fortement granulés, divisés (sauf Tra- CHELOPHORA). — Prothorax tubereulé latéralement. — Elytres le débordant fortement à leur base. — Pattes de longueur variable; les antérieures plus longues que les autres chez les ©; hanches de la même paire non ou peu saillantes, fortement anguleuses en dehors ; tarses au plus médiocres, déprimés ; les postérieurs à article 4 plus court que 2-3 réunis. — Saillies sternales variables. — Corps allongé.

Ce groupe comprend une partie des genres que j'ai cru devoir exclure des Tmésisternides, où ils sont universellement compris à l'heure qu'il est. Si l’on veut bien comparer la formule qui précède à celle de ces derniers, on s’assurera que ces insectes appartiennent à un autre type. Deux de leurs genres (TRACHELOPHORA, HomoNxA) ont la tête construite sur le même plan que les Tmésisternides. Cette ressemblance disparait dans les autres dont la place est évidemment ici.

L'établissement de ce groupe est dù à M. J. Thomson (1), mais je n’y conserve qu'une partie des genres qu'il y a compris (2).

Ces insectes sont tous de grande taille et habitent les mêmes régions du globe que les Tmésisternides. Ils se répartissent dans les cinq genres suivants :

I. Yeux échancrés : Trachelophora. L II. — subdivisés, leurs lobes réunis par un filet grêle. a Prothorax tronqué en avant, bisinué à sa base. Saillie mésosternale #amelliforme, inerme, déclive : Mulciber.

— — non — verticale en avant :

Anapausa.

aa Prothorax échancré en are en avant, tronqué ou très-faiblement#bisinué à sa base, Pattes antér, des @' médiocres ; cuisses en massue : Sormea.

— — très-longues; — linéaires : Homonœea.

Genre incertæ sedis : Urocalymma.

(1) Syst. Cerambyce, p. 35.

(2) Ceux que j’en retranche sont au nombre de trois (Crixorarsus, HeTerocLYTOMORPHA, l'ETROREA) qui, ayant les crochets des tarses divariqués, ne peuvent y rester. Les deux premiers constituent le groupe des Crinotarsides qui suit; on trouvera le troisième dans celui des Estolides. — Il serait sans doute à désirer que le groupe actuel fût placé immédiatement à côté des Tmésisternides ; mais ici, comme pour tous les groupes des Longicornes, il est impossible d'exprimer matériellement ces rapports; à peine peut-on en conserver quelques-uns. s

HOMONÉIDES. 471

TRACHELOPHORA.

B. PEnnouD, Ann. d. l. Soc. Linn. d. Lyon, Sér. 2, I, p. 357 (1)

Mâle : Tète penchée, très-saillante, canaliculée en dessus, assez fortement concave entre ses tubercules antennifères; front transversal, un peu rétréci en bas; joues médiocres. — Antennes finement ciliées en dessous, dépassant très-peu le sounmet des élytres, à articles À médiocrement robuste, 3 un peu flexueux , du double plus long que 4, celui-ci et 5-11 graduellement plus courts. — Yeux échancrés, leurs lobes inférieurs obliques. — Prothorax allongé, cylindrique, sinué en avant, muni de chaque côté, en deçà de son milieu, d’un tubercule conique. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres médiocrement allongées, légèrement et peu à peu atténuées en arrière, planes dans leurs 2/3 antérieurs, obliquement déclives et isolément tronquées en arrière, — Pattes antérieures médiocrement allougées, leurs jambes arquées, leurs tarses courts, assez larges; cuisses peu à peu en massue, les postérieures notablement plus courtes que les élytres. — 5° segment abdominal assez long, un peu rétréci et largement arrondi en arrière, — Saillie mésosternale lamelliforme, recourbée, déclive en avant, avec un tubercule obtus. — Saillie prosternale étroite, arquée postérieurement. — Corps finement et densément pubescent en dessous, revêtu d’une sorte d'enduit en dessus.

Femelle : Les exemplaires qui me paraissent appartenir à ce sexe ne diffèrent de ceux sur lesquels à été rédigée cette formule que par leur prothorax d’un quart environ plus court et leur dernier segment abdominal tronqué en arrière.

Ce genre est essentiellement distinct des Suivants par ses yeux échancrés et le facies de son unique espèce (ewrvicollis Perr.). Elle est d'assez grande taille, d'un gris jaunâtre en-dessous, verdâtre en dessus, avec quelques étroites linéoles blanches ; son prothorax et ses élytres sont densément rugoso-ponctués et en même temps un peu granuleux. Elle habite Java et Sumatra.

Page 1