Prothorax pluritubereulé latéralement : Præcha
Il. — unituberculé : =
(1) R. affinis, punctuiata, vixator, Brésil; scrutator, Cayenne; J. Thoms. Physis, IL, p. 116.
a Tète non ou médiocrement concave entre ses tubercules anteénnifères; ceux-ci distants.
b Corps densément pubescent; prothorax subinerme: Afaæia.
bb — finement — 3 — tuberculé. Saillie mésosternale verticale en avant : Parysatis. — " déclivte — : Esthlogena.
aa Tête fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci contigus à leur base : Rosalba,
PRŒCHA.
J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 107 (1). -
Femelle : Tête assez fortement concave entre ses tubereules antennifères ; ceux-ci distants, médiocres, très-divergents ; front trans- Le — Antennes pubescentes, ciliées en dessous, de la longueur
En à articles 4 en cône renversé, égal à 3, celui-ci plus court que 4, les suivants égaux à 3, décroissant à peine. — Lobesinférieurs des yeux grands, en carré transversal. — Prothorax transversal, déprimé et caréné ! sur le disque, légèrement arrondi et plurituberculé latéralement (2).— Ecusson assez grand, subquadrangulaire. — Elytres allongées, médiocrement convexes, parallèles, obliquement rétrécies et tronquées en arrière, avec leur angle externe épineux. — Pattes courtes ; cuisses peu à peu en massue, les postérieures ne dépassant pas le 2e segment de l’abdomen. — Le 3° de celui-ci assez long, convexe, curviligne sur les côtés et tronqué en arrière. — Saillie mésosternale assez large; la prosternale plus étroite, tronquée en arrière et prolongée en une courte lame verticale *— Corps allongé, pubescent.
Par suite de l’armature du prothorax, on serait tenté de comprendre ce genre parmi le Niphonides, mais son habitat et la physionomie de son unique espèce (spinipennis Chevrol.) le rattachent de trop près aux Araxra dont M. Chevrolat ne l'avait pas regardé comme distinct, pour qu’il puisse en être éloigné.
Cet insecte, originaire de Cuba, est assez grand, d’un jaune ferrugineux et reyêtu d’une pubescence grise en dessous, fauve en dessus, avec de très-petites mouchetures blanches et régulièrement alignées sur les élytres.
(4) Syn. Araxta, Chevrol, Ann. d. 1. Soc. entom. 1862, p. 252. LA
(2) Ces tubercules sont au nombre de trois de chaque côté : deux sont placés sur la même ligne horizontale, dont un médian et l’autre antérieur; le à est placé plus haut et forme le triangle avec les deux précédents ; un 4° se voit parfois au niveau et en arrière de ce dernier. Le plus antérieur représente évi= demment celui qui est si commun chez les Niphonides,
ATAXIIDES, 599
ATAXIA.
Haupem. Trans. of the Amer. Phil. Soc. X, p. 56 (1).
Mâle? : Tète largement et médiocrement concave entre ses tubercules antennifères ; front fortement transversal. — Antennes pubescentes, hérissées de poils fins, surtout en dessous, à peine plus longues que le corps, à articles 4 médiocre, peu à peu en massue dès sa base, 3 de très-peu plus long que lui, subégal à 4, 5-11 graduellement plus courts. — Lobes inférieurs des yeux assez grands, transversaux. — Prothorax subtransversal, cylindrique, légèrement arrondi et à peine tuberculé latéralement. — Ecusson carré, — Elytres assez al- Jongées, convexes, parallèles, aplañies dans toute la longueur de la suture, brièvement déclives et tronquées à leur extrémité. — Paites médiocres; cuisses subfusiformes, ne dépassant pas le 2° segment abdominal. — Saillie mésosternale triangulaire, longuement recourbée en arrière, — Saillie prosternale plus étroite, peu convexe, arquée postérieurement. — Corps allongé, pubescent, hérissé partout de poils fins.
On n’en connaît qu'une espèce (2) des Etats-Unis du Sud, de taille moyenne, revètue d’une épaisse pubescence d'un gris plus où moins juunâtre, finement et assez régulièrement ponctuée sur les élytres.
PARYSATIS.
J. Tuous. Physis, II, p. 118. a
Genre intermédiaire entre les Arax1A ot les ESTHLOGENA qui suivent, distinct des premières par les caractères que voici :
Tête et yeux des Esruzocena. — Antennes à articles 1 plus long que 3, celui-ci notablement plus court que 4, 5-11 moins grands que ve dernier, décroissant peu à peu. — Prothorax cylindrico-ovalaire, muni de chaque côté d’un tubercule médian, assez fort et obtus. — Elytres régulièrement striées-ponctuées, surtout à leur extrémité, où les stries sont assez profondes, avec leurs intervalles costiformes, tantôt (colluris, Cayenne) tronquées au bout avec leurs angles externes épineux, tantôt (nigrilarsis, Brésil) subtronquées et inermes. — Saillie
(1) M. Haldeman a plus turd {Procced. of the Amer. Phil, Soc. IV, p. 373) réuni ce gerre aux STEeNIDEA (BELODERA de cet ouvrage) avec lequel il n’a aucun rapport, — Syn, Srenosowa, d. L. Le Conte, Journ. of the Acad. of Philad. Ser, 2, IT, p. 158, — Hepesroza, Dej. Cat. éd. 3, p. 374.
(2) 4. sordida, Haldem. loe. eit. (Heb. nebulosa Dej.). Selon Erichson (in Schomb, Guyana, IL, p. 574), ce serait li Saperda annulata de Fabricius, Syst. El. Il, p. 326, antérieurement décrite par lui (Entom. Syst. Il, p. 314) sous le nom de Sap. lineata.
TS
mésosternale verticale en avant, horizontale en arrière, — Téguments à peine voilés par une fine pubescence.
De ces caractères le pius important est la forme de la saillie mésosternale ; il suffit pour que le genre puisse être admis. Les deux espèces mentionnées dans la formule qui précède sont les seules décrites (1). Leur taille est la même que celle des EstaLocena ; toutes deux ont le prothorax assez fortement ponctué.
ESTHLOGENA. Er J. Taous. Syst. Cerambyc. p. 107 (2). . à L'UNE,
Tête plane, eu très-peu s’en faut, entre ses tubercules antennifères; ceux-ci courts, déprimés; front équilatéral. — Antennes pubescentes, ciliées, surtout en dessous, un peu plus longues () où un peu plus courtes(®) que le coxps, à articles L peu à peu ên massue, aminci à sa base, plus court que 3, celui-ci et 4 subégaux, 5-41 plus courts, décroissant pea à peu, — Lobes inférieurs des yeux grands, plus où moins transversaux, — Prothorax transversal ou non, cylindrique, un peu resserré à sa base, rarement (maculifrons) bituberculé sur Je disque; ses tubercules latéraux coniques, de grandeur variable, — Ecusson presque toujours carré. — Elytres allongées, médiocrement convexes, parallèles ou un peu atténutes et tronquées en arrière, avec la troncature épineuse ou non ; déprimées sur la suture, la dépression limitée de chaque côté par une carène obtuse ; débordant en général fortement la base du prothorax, leurs épaules chtuses, — Pattes des précédents. — Saillie mésosternale triangulaire, déclive ; la prosternale peu convexe, fléchie en arrière, — Corps allongé ; sa vestiture très-fine, parfois mélangée de cils redressés.
Le genre se distingue des AraxrA par la forme moins cylindrique du corps, le front et les yeux plus grands, le prothorax plus fortement tuberculé sur les côtés et les élytres autrement faites; enfin par véstiture du corps bien moins abondante ; des Panysaris par l'absence des stries sur les élytres et la forme de la saillie mésosternalé; ses espèces (3) ont la livrée de ces dernièrés.
(1) La collaris me paraît être l'Esthlogena sulcata de M. H. W. Bates, Contribut. ete, p. 225. Dans l’afirmative, ce dernier nom spécifique aurait là priorité.
(2) Syn. Hepesrora Erichs., J. Tuows. (olim).
(3) Heb. operaria, Brichs. in Schomb. Guyan. I, p. 574; Guyane anglaise. — Heb. comata, X. Thoms. Archiv. entom. 1, p. 303; Brésil, — %. pulverea, mucronala, lincaris, Amazone; oblusa, prolixa, Rio-Janciro; H. W. Bates, Contribut. etc. p. 224 — maculifrons, glaucipennis, Brésil; proletaria, Nepezuela; brunnipes, Brésil; J. Thoms. Physis, LL, p, 120,
PTÉRICOPTIDES. 601