‹ Histoire naturelle des insectes (volume 3)Chapitre 38 sur 93 · ROSALBA · texte numérisé non relu

ROSALBA

J. Tuous, Syst. Cerambyc. p. 108.

Mâle : Tèto fortement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci assez saillants, contigus à leur base ; front subconvexe, équi-, jatéral. — Antennes finement pubescentes, ciliées en dessous à leur base, de 4/3 environ plus longues que le corps, à articles 4 subfusiforme, aussi long que 3, les suivants un peu plus grands que ce dernier, décroissant à peine. — Yeux subcontigus en dessus; leurs lobes inférieurs grands, subéquilatéraux. — Prothorax transversal, cylindrique, muni de chaque côté d’un très-faible tabercule à peine distinct. — Ecusson en triangle eurviligne. — Elytres assez allongées, peu à peu atténuées en arrière, obliquement tronquées au bout, assez largement déprimées sur la suture, la dépression limitée par deux côtes larges et très-obtuses, obsolètes en avant; munies chacune d'une faible élévation basilaire; leurs épaules arrondies et un peu saillantes. — Pattes graduellement plus longues, peu robustes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures égales aux trois Ars segments abdominaux ; les quatre tarses postérieurs longs et étroits, le 4° article de tous très-grand, le 4% des postérieurs égal à 2-3 réunis. — Saillie mésosternale brièvement verticale en avant, longuement horizontale en arrière, — Saillie prosternale étroite, arquée postérieurement. — Corps assez allongé, revètu d'une sorte d'enduit.

Cegenre s'écarte un peu, à certains égards, des caractères du groupe actuel, tout en conservant les plus essentiels. Son unique espèce (aleidionoides J. Thoms.) est de la teille des Esracocena de seconde grandeur, d’un jaune verdâtre à reflets soyeux sous certains aspects, avec trois lignes longitudinales d’un jaune doré sur le prothorax et quelques autres à la base des élytres ; ces deux parties du corps sont finement, mais peu densément ponctuées. La Colombie est la patrie de cet insecte.

Groupe XLII. Ptéricoptides,

Cavités cotyloïdes antérieures fermées. — Crochets des tarses divergents. — Un sinus ou un sillon aux jambes intermèdiaires;mtrèsrarement (CRASPEDODERUS) absent, mais alors le prothorax foliacé latéralement.

Tète très-rarement rétractile, dans le cas contraire, en général faiblement distante des hanches antérieures. — Antennes grèles, sétacées, en général un peu plus longues que le corps; leur scape le plus Souvent en massue ou ovalaire. — Yeux finement ou subfinement granulés chez la plupart (1), échancrés (subdivisés chez TYPHOPHAULA

(1) Une sera question de leur granulation que lorsqu'elle est forte,

et ATIMUROPSIS). —Prothorax inerme latéralement chez la plupart. — Elytres le.débordant assez souvent très-peu. — Pattes rarement assez allongées, le plus souvent égales; hanches antérieures peu saillantes, globuleuses, anguleuses en dehors, parfois à peine; tarses au plus médiocres, le 4* article des postérieurs au maximum égal à 2-3 réunis.— Saillies sternales presque toujours lamelliformes et arquées où déclives sur leurs faces opposées. — Corps allongé chez presque tous.

Les éléments de ce groupe sont empruntés aux Apomécynides de MM. J. Thomson et Pascoe, avec addition de quelques-uns de leurs Tmésisternides et d’une partie des Desmiphorites du premier de ces savants entomologistes. Pris dans son ensemble, il est très-voisin des Apomécynides et n’en diffère essentiellement que par la fermeture des cavités cotyloïdes intermédiaires. Ses espèces sent au plus de taille médiocre et peu homogènes sous le rapport du fucies (1). Je n'emprunte aux Prericoprus le nom général que je leur donne que parce que c’est le seul de leurs genres qui soit assez connu des entomologistes.

Ces genres, au nombre de 25, sont propres, pour plus des deux tiers, aux Archipels indiens, 4 est particulier à Madagascar, les autres sont américains.

I. Tête fortement rétractile; antennes courtes; élytres débordant à peine le prothorax. x Saillie prosternale tuberculée; élytres tronquées au bout : Typophaula.

—— inerme; — arrondies — Atimmopsis.

IT. Tête plus ou moins distante des hanches ontér., rarement subrétractile. ”

a Elytres munies d’une dépression suturale limitée par 2 côtes obtuses, tronquées au bout, avec leurs angles externes dentiformes ou épineux.

h Prothorax tuberculé ou foliacé latéralement. € Corps subcylindrique ; pattes courtes.

Antennes très-robustes; leur scape non cicatrisé : Pteri-

coptus.

— peu — ; cicatrisé : Bisaltes.

ce Corps déprimé, cunéiforme; pattes plus ou moins longues.

Prothorax tubereulé en dessus et sur les côtés : Tetrarpages.

— foliacé sur :es côtés, inerme en dessus : Cras-

pedoderus. :

Ub Prothorax inerme; antennes et pattes longues: Tethystola.

(1) Ni plus ni moins que les Niphonides, par exemple, et tous les groupes des Longicornes eu général lorsque leurs geures sont nompreux,

us

PTÉRICOPTIDES.

aa Elytres sans dépression suturale.

d Prothorax tuberculé Jatéralement et en dessus : Myther-

gates.

dd — inerme partout, e Elytres munies chacune d’une crête basilaire : Cornallis. ee — Sans aucun vestige de —

f Tubercules antennif. assez saillants, rapprochés, contigus à leur base.

g Corps non hérissé de poils fins; antennes à peine ciliées en dessous.

Pattes assez longues ; élytres épineuses au bout : Plocia. — très-courtes; — arrondies — : Bebelis, gg Corps et antennes hérissés do poils fins : OEsylacris. ff Tuberc. antennif. distants, en général très-courts. h Corps allongé, cylindrique ; élytres débordant à peine le prothorax.

î Scape des antennes assez long, en cône renversé. Antennos sétacées, non ciliées en dessous : Orcesis. — filiformes, ciliées — : Zorolispe.

ii Scape des antennes court, épais, granuleux : Atimura. hh Corps oblong, plus ou moins allongé, non cylindrique. k Elytres allongées, atténuées et acuminées en arrière : Eyilysta.

ki — médiocres, oblongues, non —— L Téguments pubeseents.

m Scape des antennes en massue ou ovalaire.

ñn Tôte non ou faiblement concave entre ses tubercules antennifères.

Paites longues ; jambes antér. normales : Afelais. — courtes; — — arquées : Sybra.

nn Tête assez fortement concave entre ses tubercules antennifères.

Scape des antennes oblongo-ovalaire : Mynonoma. —— oblongo-pyriforme : Pithodia.

mm Scape des antennes assez long, en cône renversé : Bityle. LL Tégumonts glabres ; scape très-court, ovalaire : Rhadia. hhh Corps très-court, de forme variable, 0 Tarses médiocres : Oopsis.

00 — très-courts.

Antennes glabres; élytres parallèles, déprimées : Meximia.

— pubescentes; élytres oviformes : Gemylus.

Coléoptères. Tome IX (2). us

TYPOPHAULA.

J. Taows. Physis, II, p. 152.

Femelle ? : Labre épaissi et obliquement tronqué en avant. — Tête fortement rétractile, arrondie sur le vertex, largement plane entre ses tuberculesantennifères, ceux-ci presque nuls; front transversal; joues allongées. — Antennes très-grêles, pubescentes, à* peine ciliées en dessous, dépassant très-peu le milieu des élytres, à articles 1 subeylindrique, beaucoup plus court que 3, celui-ci plus long que 4, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux petits, subdivisés; leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax allongé, un peu redressé, cylindrique, arrondi sur son bord antérieur, déprimé sur le disque, légèrement atténué à sa base. — Ecusson en carré transversal. — Elytres à peine plus larges que le prothorax, allongées, parallèles, déclives ettronquées en arrière, munies d’une dépression suturale, limitée dans toute son étendue par deux carènes obtuses peu distinctes. — Pattes très-courtes, robustes; cuisses peu à peu en massue; les postérieures ne dépassant pas le 2° segment de l'abdomen; jambes de la même paire peu à peu élargies, les antérieures recourbées en dedans à leur extrémité; tarses médiocres. — 5° segment de l’abdomen en carré transversal, sinué au bout: — Saillie mésosternale triangulaire, déclive ; la prostéernale fléchie en arrière et munie d’un tubereule obtus. — Corps allongé, assez robuste, pubescent.

Genre établi sur la Phaula melancholica de Dejean (1), insecto du Brésil, de la taille du Ptericoptus dorsalis, mais plus étroit et revêtu d’une pubescence uniforme d'un jaune légèrement verdâtre, avec une bande longitudinale dénudée et d’un noir brillant de chaque côté de la base de l'abdomen; ses téguments sont imponctués. Parmi ses caractères génériques, il faut remarquer la forme du labre qui est fait comme celui des DESMIPHORA.

Le genre et le suivant sont très-voisins des AGENNOPsIS du groupe précédent et rattachent évidemment celui-ci à ces insectes.

ATIMUROPSIS.

À. Tuoms. Physis, I, p. 162.

Genre voisin des TypopæAuLA dont il ne diffère que par les points suivants :

Antennes plus robustes, à articles 3-10 cylindracés, peu distincts,

U) Cat. éd. 3, p. 374; la Phaula melancholica de M. J. Thomson estun insecte tout différent, qu’on trouvera plus loin dans le groupe des Hébestoïides de la Tribu des Phytæciides, où il constitue le genre Gisosrora. Afin d'éviter toute confusion, M. J. Thomson (loc. cit. p. 153) propose de nommer Dejeanit celui dont il s’agit en ce moment.

; PTÉRICOPTIDES. 605

du reste pareilles. — Prothorax plus régulièrement cylindrique. — Elytres brusquement déclives et arrondies à leur extrémité. — Jambes postérieures sublinéaires. — Saillie prosternale sans tubercule. — Corps plus svelte, à peine pubescent.

Le nom imposé à ce genre indique l'extrême ressemblance qu'il à avec les ArimurA mentionnées plus bas, maïs tous ses caractères montrent qu'il appartient au même type que les TypormaurA. Son unique espèce (inæqualis J. Thorns.) est un petit insecte de la Guyane, d’un noir brunâtre opaque, avec quelques très-petits tubereules blancs sur la déclivité postérieure des élytres; ces organes sont finement âpres et assez régulièrement pointillés.

PTERICOPTUS.

À. Senv. Ann. d. 1. Soc. entom. 1835, p. 61.

Tète arrondie sur le vertex, presque plane entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci très-courts, distants; front équilatéral; joues allongées. — Antennes robustes, pubescentes, lâchement ciliées en dessous, de la longueur des 3/4 du corps, à articles À en cône renversé, 3 plus long que luiæt que #4, celui-ci et 5-6 décroissant lentement, 7-11 plus grêles et moins longs, rapidement plus courts. — Yeux médiocres ; leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax transversal, cylindrique, légèrement arrondi et médiocrement tuberculé sur les côtés. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres de longueur moyenne, subeylindriques, munies d’une dépression suturale limitée en arrière par deux côtes obtuses brusquement déclives et tronquées à leur extrémité, avec leur angle externe dentiforme, débordant faiblement le prothorax à leur base. — Pattes courtes; cuisses peu à peu et fortement en massue, les postérieures ne dépassant pas le 2° segment abdominal; tarses médiocres. — Saillie mésosternale large, subverticale en avant, recourbée en arrière. — Saillie prosternale plus Gtroite, fortement arquée postérieurement. — Corps médiocrement allongé, assez robuste, pubescent. — Sexes inconnus. «

Trois espèces de ce genre sont décrites en ce moment (1), ayant chacune leur livrée propre. Celle publiée par Serville est d’un gris jaunûtre, avec une large baude longitudinale‘et médiane sur le prothorax, la suture des élytres, sur la même largeur et leur extrémité, d'un noir velouté; ses antennes sont de la même couleur, avec le dessous du scape et la base des derniers articles jaunâtres; les téguments sont lisses sur toute leur surface. Cet insecte est commun dans les collections. 4

(1) P. dorsalis (Dej.), Serv, loc. cit. (Saperda acuminata? Fab. Syst. El. IL, D: 323); Brésil, — adustus, Burmeist. Stettin, entom. Zeit. 1865, p. 179; Tu- Suman, cruentatus, — 3. Thoms. Physis, LL, p. 109; Guyane.

BISALTES.

J. Tuoms. Physis, IE, p. 110.

Mâle? : Tête des Prericoprus. — Antennes peu robustes, pubescentes, munies de quelques courts cils épars en dessous, un peu plus courtes que le corps, à articles À peu à peu en massue, cicatrisé au bout, la cicatrice ouverte, 3 un peu plus long que lui, égal à 4, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux fortement granulés, leurs lobes inférieurs grands, équilatéraux. — Prothorax transversal, cylindrique, un peu atténué à sa base, muni de chaque côté d’un trèspetit tubercule conique et obtus. — Ecusson en trapèze renversé, — Elytres un peu plus longues que celles des Prericoprus, du reste pareilles. — Pattes des mêmes, avec les cuisses postérieures de la longueur des trois 1°" segments abdominaux. — Saillie mésosternale et prosternale des mêmes; la 1'° parfois un peu concave en avant. — Corps allongé, pubescent.

M. J. Thomson en décrit trois espèces (Buquelii, poslicalis, aculipennis) de la Guyane, dont la première m'est seule connue. Toutes trois ont une livrée pareille, d'un brun jaunâtre uniforme, avec une tache plus claire , commune, transversale, au sommet de la déclivité postérieure des élytres, tache parfois (acutipennis) absente; à la différence des Prericoprus, les élytres sont plus où moins pointillées.

Le genre est éminemment distinct de ces derniers par la structure des antennes, notamment par la cicatrice dont leur scape est muni.

TETRARPAGES.

J. Tuows. Physis, II, p. 129.

Mâle : Tète faiblement concave entre ‘ses tubercules antennifères; ceux-ci courts, déprimés, contigus à leur base; front équilatéral ; joues courtes. — Antennes pubescentes, ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles { en massue subfusiforme, resserré ayant son sommet, 2 beaucoup plus long que large, fortement arqué, épaissi au bout, 3 un peu plus long que 1, épaissi et arqué au bout, 4-11 décroissant peu à peu. — Yeux subfortement granulés, leurs lobes inférieurs en carré équilatéral. — Prothorax fortement transversal, brièvement resserré à sa base, muni de trois nodosités sur le disque et de chaque côté d’un fort tubercule conique et aigu. — Ecusson carré. — Elytres médiocrement allongées, déprimées, peu à peu rétrécies et tronquées en arrière avec leurs angles externes fortement dentiformes, munies d’une large dépression suturale limitée par deux lignes obtuses abrégées en ayant et en arrière ; ayant chacune un petit tubercule basilaire ; leurs épaules anguleuses prolongées en un crochet recourbé en arrière. — Pattes assez longues;

PTÉRICOPTIDES. 607

euisses peu à peu en massue, les postérieures égales aux trois 4crs segments abdominaux ; tarses assez longs, à article À égal à 2-3 réunis. — 5° segment abdominal transversal, rétréci et tronqué en arrière. — Saillie mésosternale déclive, la prosternale arquée en arrière. — Corps déprimé, pubescent.

Femelle : M. 3. Thomson ne l'a pas connue; elle diffère du mâle par les points suivants : Article 2 des antennes un pêu plus court et droit. — Tubercules huméraux des élytres plus courts, coniques, non crochus.

Genre tout à fait remarquable par la longueur du 2 article des antennes et l’armature des épaules des élytres; il forme avec le suivant, qui n’est pas moins singulier, une petite section particulière dans le groupe actuel.

Son unique espèce (Lansbergei J. Thoms.) est originaire de Veneauela, assez grande, d'un brun rougeâtre mat, avec deux grandes taches communes, très-irrégulières, d’un jaune d’ocre, sur les élytres, l'une basilaire, l’autre terminale ; entre elles chaque élytre présente une bande oblique de même couleur ; ces organes sont finement et assez densément pointillés.

CRASPEDODERUS.

J. Tuous. Syst. Cerambyc. p. 33.

Mâle : Tète et yeux des TerrarpAGes. — Antennes assez robustes, finement pubescentes, ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 4 beaucoup plus court que 3, en massue ovalaire, renflé en dessous, 3-4 subégaux, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Prothorax fortement transversal, peu convexe, dilaté de chaque côté dans sa moitié antérieure en forme d'oreillette. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres assez longues, déprimées, peu à peu rétrécies, tronquées et uni-épineuses en arrière, munies d'une dépression suturale limitée dans sa moitié postérieure par deux côtes obtuses, débordant médiocrement le prothorax; leurs épaules un peu saillantes en avant. — Pattes et 5° segment abdominal des TErrarpa- GES, avec les jambes intermédiaires sans sillon. — Mésosternum horizontal, tronqué et obtusément saillant en avant. —Saillie prosternale étroite, arquée en arrière. — Corps ounéiforme, déprimé, pubescent.

M.J. Thomson a compris ce genre parmi les Tmésisternides, place que lui assigne en effet la forme de son prothorax qui ressemble presque complétement à celui de l’Arrhenotus Wallacei. Mais sa tête est tout à fait normale, ses yeux et sa saillie prosternale ne sont se eux d'un Tmésisternide, enfin son unique espèce (dilaticollis J. Thoms.) est américaine (1) et a des rapports si évidents avec le Tetrar-

(1) M.J. Thomson n’assigne pas de patrie à cet insecte; l’exemplaire de sa

pages Lansbergei, que je n'hésite pas à la comprendre dans le groupe actuel, quoiqu'elle soit complétement privée de sillon tibial aux pattes intermédiaires.

Elle est de la taille du Tetrarpages Lansbergei, d’un vert jaunâtre mat, avec une grande tache brune dénudée, traversant les élytres dans leur milieu, se dilatant sur leur bord latéral et remontant de chaque côté jusqu'aux épaules ; en arrière de cette tache se voit une étroite bande de même nature, commune et en chevron.

TETHYSTOLA.

J. Tuows. Physis, IL, p. 131.

Mâle : Tète fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci saillants, non contigus à leur base; front un peu plus haut que large; joues très-courtes, — Antennes à peine pubescentes, hérissées de poils fins courts en dessus, assez longs en dessous, de 1/3 eaviron plus longues que le corps, à articles 1 atténué à sa base, puis en massue ovalaire, 3 un peu plus long que lui, plus court que 4, celui-ci et 3-11 décroissant à peine. — Yeux rapprochés en dessus, leurs lobes inférieurs assez grands, équilatéraux.— Prothorax allongé, régulièrement cylindrique. — Ecusson carré. — Elytres allongées, subparallèles, tronquées en arrière avec leurs angles externes fortement épineux; largement mais faiblement déprimées sur la suture, la dépression limitée par deux lignes obtuses à peine distinctes, débordant fortement le prothorax. — Pattes assez longues, peu robustes ; cuisses peu à peu en massue, les postérieures égales aux deux 1°" segments abdominaux; jambes antérieures arquées; tarses assez longs, trèsétroits, à article 4 grand et grêle. — Saillie mésosternale étroite, recourbée en arrière. — Saillie prosternale très-étroite, arquée postérieurement. — Corps allongé, svelte, revêtu d’une sorte d'enduit.

Genre établi sur une espèce (obliqua Thoms.) de Venezuela, d’un gris verdâtre mat, tiquetée de brun en dessus, avec les élytres ornées de deux taches noires, communes, en chevron, bordées en ayant d’une ligne étroite d’un beau jaune; l'une médiane, l’autre située un peu avant l'extrémité de ces organes; une petite tache du mème jaune se voit en arrière des épaules.

MYTHERGATES, 3. Tuows. PAysis, I, p. 19, note (1).

Mâle : Tète assez distante des hanches antérieures, fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci gros, saillants, dis-

collection, qu'il a bien voulu me communiquer, porte une étiquette indiquant qu’il provient de Cayenne; son facies est, en effet, complétement américain.

(1) Syn. Cenrnura, Coquer, Ann. d. I. soc, entom. 1852, p. 402.

PTÉRICOPTIDES. 609

tants; front subconvexe, transversal; joues allongées. — Antennes assez robustes, presque glabres, ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 4 robuste, ovalaire, plus court que 3, celui-ci et 4-11 décroissant lentement. — Yeux médiocres, leurs lobes inférieurs transversaux, — Prothorax allongé, cylindrique, muni de chaque côté d’un petit tubercule conique, et de deux plus forts sur le disque. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres assez allongées, peu convexes, canaliculées de chaque côté de la suture, carénées laiéralement, atténuées et prolongées en arrière, divergentes et isolément acuminées au bout, débordant fortement le prothorax à leur base, celle-ci munie d’une crête sur chacune d'elles. — Pattes assez longues; cuisses subpédonculées à leur base, puis en massue ovalaire, les postérieures égales aux quatre 4°" segments abdominaux ; tarses médiocres. — 3° segment abdominal assez long, subogival. — Saiilies sternales de largeur médiocre et égale, arquées sur leurs faces opposées. — Corps allongé, finement pubescent.

J'ai déjà signalé plus haut (1) que Coquerel avait placé l'espèce typique (divaricats) dans le genre Cenrrura (Auxa de cet ouvrage) d'où M. J. Thomson l’a retirée avec raison. C'est un insecte de Madagascar, de taille médiocre, d’un gris jaunâtre, avec une grande tache irrégulière noire et post-médiane sur chaque élytre ; ces organes sont faiblement ponctués et sont munis chacun d'une côte saillante au niveau de la tache en question.

CORNALLIS.

J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 47.

Mâle ? : Mandibules assez saillantes, peu robustes, droites à leur base. — Tête assez concave entre ses tubercules antennifères ; ceuxci contigus à leur base; front équilatéral ; joues allongées. — Antennes très-finement pubescentes, non ciliées en dessous, à peine plus longues que le corps, à articles 1 peu à peu en massue, plus court que 3, celui-ci moins long que #4, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu.— Yeux petits, leurs lobes inférieurs en triangle allongé. — Prothorax plus long que large, régulièrement cylindrique. — Ecusson carré. — Elytres oblongues, peu convexes et parallèles dans leurs 2/3 antérieurs, rétrécies, déclives et isolément arrondies en arrière, débordant assez fortement le prothorax en avant, munies chacune à leur base d’une faible et assez longue crête. — Pattes longues, surtout les postérieures; cuisses peu à peu et faiblement en Mmassue; les postérieures aussi longues que l’abdomen ; tarses assez longs, étroits, à article 4 très-grand. — 5° segment abdominal assez long, arrondi en arfière, — Saillie mésosternale de largeur moyenne,

(1) Voyez p. 269, note 2.

parallèle ; la prosternale très-étroite, fléchie et élargie en arrière, — Corps oblongo-naviculaire, revêtu d’une sorte d’enduit.

La seule espèce connue (gracilipes J. Thoms.) est de taille médiocre et d'an brun terreux mat et uniforme; ses élytres sont densément pointillées et assez régulièrement dans le voisinage de la suture; chacune d'elles est munie de quelques lignes saillantes dont deux, très-rapprochées, sont plus apparentes que les autres. M. J. Thomson assigne l'Asie orientale pour patrie à cet insecte ; il est probablement originaire de l’Indo-Chine.

PLOCIA.

New. The Entomol. p. 292,

Tête assez fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci gros, contigus à leur base; front plus haut que large, légèrement élargi en bas; joues allongées. — Antennes finement pubescentes, faiblement ciliées en dessous, de la longueur du corps, à articles 1 oblongo-ovalaire, beaucoup moins long que 3, celui-ci et 4 subégaux, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux médiocres, leurs lobes inférieurs subéquilatéraux. — Prothorax aussi long que large, cylindrique, légèrement atténué en avant. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres allongées, médiocrement convexes, peu à peu rétrécies en arrière, tronquées au bout avec leurs angles externes épineux, débordant assez fortement le prothorax à leur base. — Pattes assez longues, robustes; cuisses peu à peu en massue fusiforme; les postérieures égales aux trois 4ers segments abdominaux; tarses médiocres. — 5° segment de l'abdomen allongé, à peine rétréci et tronqué en arrière. — Mésosternum assez large, horizontal, tronqué en avant. — Saillie prosternale plus étroite, fléchie en arrière. — Corps allongé, revêtu d'une très-fine pubescence voilant à peine les téguments. — Sexes inconnus.

Des deux espèces décrites par M. Newmann, je n’en connais qu’une seule (notata). Elle est de taille moyenne, d’un brun rufescent, et revêtue d’une pubescence grise avec une huitaine de petites taches blanches sur chaque élytre; ces organes sont régulièrement striésponctués, sauf sur les bords latéraux où la ponctuation est plus dense et confuse. L'autre espèce (mixta) est très-voisine de celle-ci. Ces deux insectes habitent les îles Philippines.

À BEBELIS.

(Der.) J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 110.

Tète assez fortement concave entre ses tubepcules antennifères ;

ceux-ci gros, assez saillants, contigus à leur base; front plus haut que large; joues allongées. — Antennes assez robustes, subfiliformes,

PTÉRICOPTIDES. 611

pubescentes, ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 4 cylindrique, presque égal à 3, celui-ci et 4 égaux, 5-11 un peu plus courts, décroissant graduellement. — Yeux petits, subdivisés; leurs lobes inférieurs trigones. — Prothorax plus long que large, oblongo-ovalaire. — Ecusson carré. — Elytres allongées, cylindriques, un peu déprimées sur le disque, déclives et arrondies en arrière, débordant médiocrement le prothorax à leur base. — Pattes courtes, robustes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures égales aux deux 4° segments abdominaux; tarses courts, déprimés. — 5e segment de l’abdomen transversal, arrondi en arrière. — Saillie mésosternale en triangle aigu; la prosternale étroite, fléchie en arrière. — Corps allongé, finement pubescent.

M. J. Thomson a conservé au petit insecte du Brésil, type de ce genre, le nom (lignosa) que M. Buquet lui avait imposé (1). Sa livrée est jaunât”e avec quatre lignes longitudinales sur le prothorax, une grande tache commune sur les élytres entourant l’écusson, et sur chacune de ces dernières, une autre marginale et médiane, d’un noir brunâtre; ces organes sont densément ponctués, assez régulièrement près de la suture, confusément sur leurs bords latéraux.

ÆSYLACRIS.

Page 1