L. Fan. Rev, et Mag. d. Zool. 1850, p
Mâies : Tète à peine ou non concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci distants, presque nuls; front équilatéral; joues trèscourtes. — Antennes finement pubescentes, ciliées en dessous, attel-
(1) B. bicolor, Pascoe, loc. cit. pl. 40, f. 5. (2) R. pusio, Pascoe, loc. cit. p. 451, pl. 18, f. 6.
PTÉRICOPTIDES. 619
gnant au maximum les 3/4 de la longueur des élytres, à articles 1 médiocre, ovalaire, 3-4 égaux, 5-11 décroissant rapidement. — Lobes inférieurs des yeux assez grands, équilatéraux. — Prothoräx transversal, cylindrique, légèrement arrondi sur les côtés. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres courtes ou médiocrement allongées, assez convexes, rétrécies et déclives dans leur tiers postérieur, obliquement tronquées à leur extrémité, débordant médiocrement le prothorax à leur base. — Pattes courtes ; cuisses robustes, peu à peu en massue, les postérieures notablement plus courtes que l'abdomen. — 3 segment de l'abdomen grand, en triangle curviligne. — Saillies mésosternale et prosternale assez larges, parallèles, fortement arquées sur leurs faces opposées. — Corps ovalaire ou suboblong, finement pubescent.
Femelles : A peine distinctes des mâles et seulement par leurs antennes un tant soit peu plus courtes.
Genre ayant pour type la Lamia nutator de Fabricius (1), assez petit insecte répandu dans l'Australie et la plus grande partie de la Polynésie. Trois autres espèces provenant de cette dernière région du globe ont été décrites par M. L. Fairmaire (2). Toutes n’ont rien de remarquable sous le rapport de la livrée qui consiste en taches fauves sur un fond gris ou brun; leurs élytres sont en partie ponctuées sans ordre, en partie striées-ponctuées.
MEXIMIA.
Pascor, Longic. Malayan. p. 196.
Tête subrétractile, médiocrement convexe entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci courts, distants; front subéquilatéral; joues allougées. — Antennes filiformes, complétement glabres, un peu plus courtes que le corps, à articles 4 ovalaire, beaucoup plus court que 3, celui-ci et 4 subégaux, 5-44 plus courts, décroissant rapidement. — Yeux (3) petits, leurs lobes inférieurs suballongés, — Prothorax transversal, cylindrique, traversé par un sillon en avant et à sa base, arrondi sur les côtés. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres courtes, parallèles et déprimées sur le disque dans leurs 2/3 antérieurs, déclives, rétrécies et obtusément arrondies en arrièrè, débordant fortement le Prothorax en avant. — Pattes médiocres, assez robustes ; cuisses en massue fusiforme, les postérieures sensiblement plus courtes que le
(1) Syst. EI. II, p, 304; Oliv. Entom. IV, 67, pl. 14, f. 102, È (2) 0. dorsivarius, Touga-Tabou; oblongipennis, Duboisi, L. Fairm. loc. cit., aity.
(3) M. Pascoe les indique, par mégarde, comme étant subdivisés ; ils sont échancrés en fer à cheval,
Coléoptères. Tome IX (?). 14
Lt ae, TT
corps ; tarses courts, étroits, — Saillies sternales simples. — Corps court, glabre. À
M. Pascoe place ce genre près des Sygra dont il est en effet voisin par ses caractères ; mais ses deux espèces (4) ont un facies fort différent dû à l'absence complète de toute pubescence sur leurs tégumentts, à Ja forme de leurs élytres et à la ponctuation relativement grosse dont elles sont densément criblées; le prothorax paraît à la loupe couvert de petites aspérités, accompagnées de quelques tuberculés peu apparents. Ces insectes sont très-petits (4 millim.) et d’un testacé tantôt (decolorata) presque uniforme, tantôt (perfusa) varié de brunâtre.
GEMYLUS.
Pascoe, Longic. Malayan. p. 197.
Ce genre re diffère des MeximiA que par les particularités suivantes :
Antennes finement pubescentes, assez longuement ciliées en dessous. — Prothorax plus régulièrement cylindrique, sans sillons transversaux. — Elytres courtes, convexes, oviformes, peu à peu et fortement atténuées en arrière, obtnsément arrondies à leur extrémité. — Pattes un peu plus courtes, du reste pareilles. — Corps partiellement pubescent, avec de courts poils redressés.
La forme des élytres donne à l’espèce unique (2) de ce genre un facies qui rappelle celui de certains Cycromus (par ex. coronalus) de la famille des Cureulionides. Elle est de la taille des Meximra, d'un noir profond et tachetée de blanc sur les pattes, les côtés du prothorax et les élytres; ces dernières sont superficiellement et régulièrement ponctuées.
Groure XLIII, Desmiphorides.
Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divariqués. — Jambes intermédiaires entières.
Labre épais, obliquement tronqué en arc de cerele sur son bord antérieur; épistome indistinet. — Tête rétractile ou très peu s'en faut; front rectangulaire; joues très-courtes. — Antennes assez robustes, au maximum un peu plus longues que le corps; leur scape en cône renversé, ou légèrement en massue. — Yeux fortement granulés, échancrés. — Prothorax tuberculé latéralement.— Elytres le débors dant assez fortement à leur base. — Pattes courtes; hanches antérieures variables; tarses médiocres, à article 1 plus court que 2-3 réunis. — Saillie mésosternale lameiïliforme, inerme ou non; la pro-
(4) M. decolorata, Batchian; perfusa, Nouvelle-Guinée; Pascoe, 100. cit, avéc une figure de la première, pl. 10, f, 2.
{2) G. albipictus, Pascoe, loc. cit. p. 198, pl. 9, £. 1; Île Morty (près Gilolo).
DESMIPHORIDES. 621
sterpale variable. — Corps oblong, hérissé partout de longs poils fins, fasciculé.
Le genre DesmrpHora de Serville a été regardé par M. J. Thomson (1) comme le type d’un groupe très-considérable de Lamiides qu'il a nommé Desmiphorites et qui paraît assz naturel au premier coupd'œil. Mais les nombreux genres qui le composent varient tellement sous le rapport des cavités cotyloïdes intermédiaires, des crochets des tarses et des jambes intermédiaires que, pour rester fidèle à la méthode que je suis, j'ai dû les répartir dans pas moins de neuf groupes différents (2). .
Celui-ci, qui est l'un d'eux, ne comprend plus que les Desurpmora et deux genres que M. J. Thomson en a récemment séparés. Parmi ses principaux caractères, figure la disparition complète de l’épistome. La forme particulière du labre est moins importante, attendu qu'il y on à quelques exemples dans les groupes qui précèdent et ceux qui suivent. ,
Ces insectes sont propres à l'Amérique et au plus de taille moyenne. Leur singulière vestiture, qui ne se retrouve que chez les Cloniocérides de l’Afrique et les TESSARECPHORA (Compsosomides), les fait ressembler au repos, comme l'a dit M. H. W. Bates (3), à des fragments de bois mort couverts de moisissures.
I. Saillie prosternale arrivant au niveau des hanches antérieures, plane , tronquée en avant et en arrière :
Desmiphora.
Il. ee plus ou moins enfouie, arquée en arrière. Tête fortement concave entre ses tuberc. antennif. : Pyrracita.
— presque plane — — Therchœtes.
DESMIPHORA.
A. SERV. Ann. d. 1. Soc. entom. 1835, p. 62 (4).
Mûles : Tète plane, ou peu s’en faut, entre ses tubercules antennifères, ceux-ci courts, déprimés ; front subtransversal, — Antennes de la longueur du corps où un peu plus, à articles 4 peu à peu épaissi,
(1) Syst. Cerambye. p. 104; et « Matériaux pour servir à une Révision des Desmiphorites » Physis, IT, p. 101.
(2) Ge sont, en outre de celui-ci, ceux des Ptéropliides, Agennopsides, Ptéricoptides, Afaxiides, Apodasiides, Estolides, Pogonochérides et Hébestolides; ce dernier, par suite de la structure des crochets des tarses, appartient à la Tribu des Phytæciides,
(3) Contribut. etc., p. 221.
(4) Syn. Lamia Fab, — Cernamyx et Sarenpa Oliv.
plus court que 3, celui-ci plus grand que 4, 5-11 graduellement plus courts. — Lobes inférieurs des yeux grands, subéquilatéraux. — Prothorax transversal ou non, convexe en avant, aplani et déelive d'avant en arrière sur le disque, un peu comprimé et assez fortement tuberculé sur les côtés. — Etusson en triangle curviligne. — Elytres oblongues, parallèles, assez largement déprimées sur le disque, verticalement déclives et arrondies en arrière. — Pattes assez robustes; cuisses peu à.peu en massue, les postérieures un peu plus courtes que l'abdomen. — 5° segment de celui-ci en triangle curviligne fortement transversal. — Saillie mésosternale assez large, déclive, tantôt inerme, tantôt munie d’une petite crète transversale. — Saillie prosternale plus étroite, arrivant au niveau des hanches antérieures, horizontale, tronquée à ses deux extrémités, munie en arrière d’undtubercule plus où moins distinct. — Corps assez robuste, pubescent, hérissé de longs poils fins, fasciculés sur le prothorax et les élytres.
Femelles : Antennes de la longueur des 2/3 ou des 3/4 du corps. — 3e segment abdominal beaucoup plus allongé, plus convexe, en triangle curviligne.
Les espèces sont assez nombreuses (1) et pour la plupart de taille moyenne. Parmi les fascicules de poils dont elles sont munies, les plus constants sont un grand situé à la partie antérieure du prothorax, un ou deux à la base de chaque élytre, et autant avant son extrémité. Le genre est répandu depuis le Brésil méridional jusqu’au Mexique.
PYRRACITA.
J. Tuoms. Physis, IL, p.105.
Mèmes caractères que les DEsmrnonra, avec les différences suivantes :
Tête fortement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci assez saillants, non contigus à leur base. — Antennes de 1 [4 environ plus longues que le corps (æ) ou (9) dépassant un peu les élytres; leur scape un peu plus long et plus en cûne renversé, leurs articles 5-10 et le sommet du 4° aplanis et finement tomenteux en dessous. — Prothorax resserré à sa base. — Hanches antérieures saillantes.— Saillie mésosternale munie d'un assez fort tubercule comprimé. — Saillie prosternale enfouie, très-étroite entre les hanches antérieures, fortement arquée en avant et en arrière.
(1) Lam. fasciculata, Fab. Syst. EL. II, p. 299 (Cer. id. Oliv. Entom. 1V,67, pl. 17,f, 131); Cayenne. — Sup. hirticollis, Oliv. loc. cit. 68, p. 11, pl. 4, f.37; Brésil. — D. cirrosa, Exichs. Avchiv, 1847, E, p. 147; Pérou. — elegantula, Amazone; Servillei, Brésil (Espirilu Santo) ; A. White, Longic. of the Brit. Mus. p. 401; la seconde est figurée pl. 10, f. 7. — gigantea, mexicand; J. Thoms. Essai, etc.,p. 75; Mexique. — senicula, multicristala, Amazon; ornata, venosa, Rio-Janeiro; H. W. Bates, Contribut. cte., p. 221.— cucullala, lateralis, 3. Thoms. Physis, IL, p. 104; Brésil.
APODASYIDES, 623
On en connaît trois espèces (1) de la taille des Desmipmora de seconde et troisièrne grandeurs, à livrée d’un roux assez vif, avec des fascicules et des lignes flexueuses formés par des poils d'un roux pâle. ”
TERCHÆTES.
J. Tuoms. Physis, II, p. 107 (2).
Genre également voisin des Desmipaora, et n'en différant que par les caractères qui suivent : 1
Femelle : Antennes grèles, de la longueur des 3/4 du corps, hérissées partout dé longs poils fins subégaux. — Yeux subfinement granulés; leurs lobes inférieurs plus petits, subarrondis.— Prothorax trèsfaiblement tuberculé sur les côtés. — Pattes*courtes ; hanches antérieures globuleusés, peu saillantes; cuisses postérieures ne dépassant pas le 2° segment abdominal. — Saillies mésosternale et prosternale étroites, inermes; la 4'° triangulaire, la 2 arquée en avant et en arrière. — Corps plus étroit.
L'unique espèce (3) du genre est plus petite et plus svelte qu’aucune des précédentes. Elle est d’un blond testacé, avec la tête, les côtés du prothorax et le sommet des élytres plus ou moins maculés de brun noirâtre, parfois sans taches. L
GRouPE XLIV. Apodasyides.
Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divariqués. — Jambes intermédiaires entières (4).
Tête non rétractile, en général faiblement séparée des hanches antérieures ; front rectangulaire (subtrapéziforme chez Esmia). — Antennes sétacées, au maximum un peu plus longues que le corps, presque toujours hérissées de poils fins.— Yeux finement ou subfinement granulés chez la plupart. — Prothorax tuberculé ou inerme latéralement. — Elytres le débordant plus ou moins fortement à leur base, — Pattes au plus médiocres, subégales; hanches antérieures globuleuses ou globoso-coniques, anguleuses en dehors, peu ou médiocrement saillantes; tarses courts, à article 4 moins long que 2-3
(1) P. apicata, ferruginea, Brésil; infimis, Mexique; J. Thoms. loc. cit.
(2) Syn. Evcuxres, Dej. Cat. éd. 3, p. 366. — Iscunofea, Chevrol. The Journ. of Entom. 1, p. 251. — Lama Germar.
(3) Lam. intonsa, Germar, Ius. Spec. nov. p. 484 (Euchet. crinitus, Dei. loc. cit.; Jschn. ullidipenris, Chevrol. loc. cit.). J'emprunte çette synonymie à M. 3. Thomson, M, Chevrolat regarde comme distincte sou Zschn. pallidipennis de l'Euchœt. crinilus, qu’il décrit également,
(4) Elles sont sillonnées chez les BELODEnA, mais ce genre est si voisin des AubLESTuIS qu'il n’est pas possible de l'en éloigner.
réunis. — Saillies sternales lamelliformes, arquées où déclives sur leurs faces opposées. — Corps de forme variable, très-souvent hérissé de poils fins.
Ces insectes touchent de près les Desmiphorides par leurs caractères essentiels; un de leurs genres ATELODESMIS à même le facies de ces derniers; mais il est le seul qui soit dans ce cas; les autres en ont un différent et même peu homogène. L'épistome distinct de ces insectes, leur labre normal et leur vestiture les séparent nettement des Desmiphorides. "+
Leurs genres sont assez nombreux et répartis à peu près également entre l'Amérique et l'Afrique; un de ces derniers (BELODERA) étend son habitat jusque dans l'Europe méridionale, et deux autres (OrLos1A, ANoRSTHETIS) sont propres à ce continent.