I. Corps plus où moins hérissé de poils fins
À Prothorax très-distinctement tuberculé sur les côtés. a Tète presque plane entre ses tubercules antennifères ; art. 1-4 des antennes fortement villeux : Afelodesmis. aa Tête concave entre ses tubercules antennifères. b Antennes sans touffes de poils.
© Yeux &ssez fortement granulés, distants en dessus. Un sillon aux jambes intermédiaires : Belodera. Point de — — : Amblesthis.
cc Yeux finement granulés.
Elytres sans tubercules hasilaires : Unelcus. — munies de — : Tlepolemus.
bb Antennes à art, 4 muni d’une touffe de poils : Apodasya.
B Prothorax non ou à peine tuberculé latéralement. d Antennes munies d’une touffe de poils : Biasmia. dd — sans —— e Art. 3-4 des antennes plus longs où presque aussi longs réunis que 5-11 pris ensemble.
f Front subtrapéziforme : Esmia.
ff — rectangulaire.
Art. 3 des antennes plus long que 4 : Phidola. — 3-4 — égaux: Eriopsilus.
ee Art. 3-4 des antennes de grandeur relative normale. Tête assez distante des hanches antér.: Æwpogonius. — subrétractile : Sophronica.
Il, Corps non hérissé de poils fins.
Prothorax cylindrique tuberculé latéralement : Oplosia, — — inerme — : Anœsthetis.
— glohoso-ovalaire : Psenocerus.
APODASYIDES. 625
ATELODESMIS.
(D£r.) Buquer in J. Tuows. Archiv. entom. 1, p. 334.
Mûles ? : Tète presque plane entre ses tubercules antennifères, ceuxci très-courts, front transversal; joues médiocres. — Antennes de la longueur du corps, assez robustes, pubescentes, leurs quatre À articles plus-épais que les autres et densément velus; 4 peu à peu en massue dès su base, 3 beaucoup plus grand que lüi et que 4; les suivants plus courts, décroissant. — Yeux médiocres, finement granulés; leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax aussi long que large, cylindriqué; ses tübercules latéraux médiocres, coniques. — Elytres de longueur moyenne, subparallèles, subtronquées en arrière, peu convexes, aplanies sur la suture; leurs épaules obtuses. — Pattes assez courtes et assez robustes ; cuisses graduellement en massue, les postérieures sensiblement plus courtes que le corps; tarses médiocres. — 5e segment de l'abdomen assez long, triangulaire, tronqué au bout. — Saillies mésosternale et prosternale médiocrement larges; la 4re fortement déclive, le 2° arquée en arrière. — Corps médiocrement allongé, pubescent.
Les cinq espèces comprises dans ce genre par M. Buguet ont été réduites à trois (4) par M. J. Thomson (2). La seule (vestita) d'entre elles qui me soit connue est de taille médiocre, d'ur noir brillant, revètue d'une pubescence grise en dessous et sur Jes pattes, blanchâtre en dessus, et formant sur le prothorax deux bandes longitu= dinales, sur les élytres de nombreuses taches irrégulières et cenfluentes. D’après leurs descriptions, les autres espèces ont une livrée analogue. .
” BELODERA.
J. Tuous. Syst. Cerambyc. p. 112 (3).
Mûles : Tôte fortement concave entre ses tubereules antennifères; ceux-ci assez saillants, contigus à leur base; front transversal; joues
(1) 4. hirticornis, vestita, unicolor, Mexique. — Des deux autres espèces, lune (octomaculata) est le type du genre Cnereas Thoms., l’autre (viridescens) une Hasraïis, deux genres qui appartiennent à la Mribu des Phytæz ciides. . .
() Physis, IL, p. 108. |
(3) Syn: Sreninea, Muis. Suppl. aux Longic: 1842 (à la suite des Lamellic.), ét Col. 4, France; Longic. 61. 2, pe 324. — SrEnoso, Muls: Ibid. éd. 1, P. 182 (olim). — BLasinorus, Wollast. Trans: of the entom. Sôt: Ser. 3, F, D. 178; J. Thoms, Essai, etc. p. 348; Schaum, De Mars., Chevrol. (ec Branr- Nous, Wollast. Ins. Maderens. p. 425; ce dernier appartient aux Cérambÿcides; voyez Tome VIII, p. 214. Une note rectificative de la confusion faite entre lui etle genreactuela été publiée par M. Pascoe, Procéed-ôf {he éntom. Soc. 1802,
< Loti
très-courtes. —- Antennes assez robustes, pubescentes, ciliées en dessous, de 1/3 environ plus longues que le corps, à articles 4 atténué à sa base, puis grossissant peu à peu, plus court que 3, celui-ci et 4-41 décroissant lentement, 11 appendiculé au bout. — Yeux fortement granulés, leurs lobes inférieurs médiocres, allongés. — Prothorax subtransversal ou non, cylindrique, muni de deux très-petits tubercules (parfois obsolètes) sur le disque, et, de chaque côté, d’un plus gros, médian et conique. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres assez allongées, peu convexes, déprimées sur le disque, parallèles, obliquement déclives et arrondies ou tronquées en arrière. — Pattes courtes, assez faibles; cuisses peu à peu épaissies, les, posté= rieures égales aux trois 1° segments de l’abdomen:; ua sillon aux jambes intermédiaires.— Le 8° de celui-ci assez long, tronqué ou impressionné au bout. — Saillie mésosternale triangulaire, assez large, la 4° recourbée en arrière, la prosternale fléchie postérieurement, plus étroite. — Corps assez allongé, revêtu d’une fine et assez dense pubescence couchée. / Femelle : Antennes dépassant un peu moins les élytres, non appendiculées au bout. — 5° segmert abdominal creusé au bout d'une excavation en demi-cercle, du moins chez celles que j'ai vues.
Insectes propres à l’Europe méridionale, au nord de l'Afrique, aux îles Canaries et au Cap (1). Les plus grands sont à peine de taille moyenne et leur livrée, dont le fond varie du jaune blanchâtre au brun, est parfois relevée sur les élytres par des lignes longitudinales noirâtres et plus ou moins interrompues; les pattes et les antennes sont annelées de deux couleurs. Les espèces des îles Canaries paraissent, d'après M. Wollaston, rechercher particulièrement les Euphorbes.
AMBLESTHIS.
J. Tuous. Essai, elc., p. 346.
Je ne connais de ce genre que le sexe femelle; il est tellement voisin des Beconers ©, que je ne trouve pour l’en distinguer que les caractères suivants :
p. 88). — Derovzra, Dej. Cat. éd. 3, p. 374; Rosenh. Beitr. z. Insekten-Faun. Europ. p. 59; genre non caractérisé, — Cenameyx (Monocuamus) Brullé, — Sa- PERDA Aragona. .
(1) Esp. européennes : Sap. Genei, Aragon. De quibusd. Col. Ital. noy. p. 25 (Sten. Foudrasi Muls.); Piémont, France mér. (Var, Bordeaux).— Der. obliquetruncata, Rosenh. loc. cit.; Hongrie. — Stenid. Troberti, Muls. Longic. d. France, éd. 2, p.325; Provence, Corse. — Esp, d. iles Canaries : Cer. annur licornis, albidus, Brullé in Webb et Berthel. Casarg Entom. p. 62, pl. 1, 1.3 et 4. — Blabin. pilosus, Wollast. Trans. of the entom. Soc. Ser. 3, 1, p. 181.— Stenid. hesperus, Wollast. The Journ..of entom, J1, p. 110. — Esp. du Cap: Bel, verticalis, J .Thoms, Physis, Il, p. 135.
APODASYIDES, 627
Scape des antennes triquètre, — Yeux plus grands, subfinement granulés ; leurs lobes inférieurs un peu plus allongés, — Jambes intermédiaires sans sillon,
Le 5° segment abdominal est muni, comme chez les BeLODERA ©, d'une excavation terminale en demi-cercle. L'unique espèce (alutaceus J. Thoms.) du genre est originaire du Cap, plus grande que la Bel. annulicornis des îles Canaries et en entier revêtue d'une pubesconce uniforme d’un jaune pâle et mat ayant un léger reflet scyeux.
UNELCUS.
J. Tous. Syst. Cerambyc. p. 109.
Mâle ? : Tète assez fortement concave entre ses tubereules antennifères ; ceux-ci médiocres, contigus à leur base; front subconvexe, plus haut que large; joues très-courtes. — Antennes assez robustes, hérissées de poils fins, surtout en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 4 subcylindrique, un peu plus court que 3, celui-ci et 4-11 décroissant lentement. — Yeux finement granulés, rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs allongés. — Prothorax subtransversal, muni de chaque côté d’une petite épine un peu en, deçà de son milieu, — Ecusson carré, arrondi en arrière. — Elytres assez allongées, oblongo-cylindriques, déelives et arsondies en arrière, débordant fortement le prothorax à leur base. — Pattes courtes; cuisses subfusiformes, les postérieures ne dépassant pas le 3° segment de l'abdomen ; tarses étroits. — 5° segment abdominal en triangle eurviligne transversal. — Saillies mésosternale et prosternale médiocrement larges ; la °° recourbée en arrière, la 2 fléchie postérieurement.— Corps assez allongé, pubescent, hérissé de longs poils fins.
Je ne connais de ce genre que le type (pictus J. Thoms.), insecte du Brésil, de taille moyenne, blanc, avec des bandes longitudinales jaunes sur le prothorax et les élytres; ces dernières sont en outre ornées d’un grand nombre de taches brunes, la plupart alignées régulièrement et parmi lesquelles deux médianes sont plus grandes que les autres, Depuis, M. J. Thomson en a décrit plusieurs autres espèces (1) dont la livrée est plus ou moins analogue.
TLEPOLEMUS.
J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 106 (2).
Tète largement concave entre ses tubereules antennifères ; ceux-ci
(1) U. obliquus, stigmaliferus, rectus, Venezuela, acanthocinoides, Cayenne; J. Thoms. Physis, IL, p. 141.
(2) Syn. Puvmaronsnus, Dej. Cat. éd. 3, p. 368; nom trop voisin de celui de
Puvuarionenus, appliqué par M. Blanchard à un genre de Cérambyvides; Voyez tome VIII, p. 287.
robustes, distants; front transversalsmuni de deux bourrelets longitudinaux partant des tubercules antennifères. — Antennes finement pubescentes, hérissées de longs poils fins, surtout en dessous, à peine plus longues que lé corps, à articles 4 gros, cylindrico-ovalaire, 3 beaucoup plus long qué lui et unspeu plus que #4, 5-41 plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux finement granulés, petits; leurs lobes inférieurs subtransversaux. — Prothorax sübtransversal, cylindrique, légèrement inégal sur le disque, muni de chaque côté "d’un fort tubercule médian, triangulaire et aigu. —Ecusson en triangle rectiligne, — Elytres courtes, déprimées sur le disque, légèrement atténuées et tronquées en arrière, anguleuses aux épaules, munies chacune d'un assez forttubereule tout à fait basilaire. — Pattes très-courtes, cuisses robustes, en mas$ue elliptique ; les. postérieures égales aux deux 1 segments abdominaux. — 5° segment de l’abdomen court, largement arrondi en arrière, — Saillies mésosternale etprosternale de largeur moyenne, arquées sur leurs faces opposées.— Corps court, pubescent, hérissé partout de très-longs poils fins.
On n’en connaît qu'une espèce (puerulus Dej., J. Thoms.) du Cap, de la taille du Pogonocherus hispidus, d'un gris argenté varié de brun, avec le prothorax d’un jaune doré, et les élytres traversées dans leur moitié postérieure par deux assez larges bandes brunâtres et plus ou moins interrompues.
APODASYA.
Pascor, The Journ. of Entom. II, p. 54 (1).
Tête fortement et assez étroitement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-si robustes, subparallèles, non contigus à leur base; front subéquilatéral ; joues longues. — Antennes assez robustes, htrissées de longs poils fins épars, atteignant le quart postérieur des élytres, à articles 1 en massue arquée, 3 beaucoup plus long que lui, 4-5 plus courts, égaux, celui-là occupé par'une touffe de poils, 6-10 décroissant rapidement, 41 plus grand que 410; — Yeux finement gra nulés, petits; leurs lobes inférieurs subtransversaux.— Prothorax allongé, cylindrique, brièvement resserré à sa base, muni immédiatement au-dessus de ce rétrécissement de deux petits tuberoules coniques. — Ecusson curviligne. — Elytres médiocrement allongées, cy= lindriques, un peu déprimées sur le disque, déclives et arrondies en arrière. — Pattes très-courtes, robustes; cuisses en massue elliptique; les postérieures égales aux deux 4°" segments abdominaux. — 5° S08ment abdominal égal à 4, largement tronqué en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale de largeur égale et médiocre : la 4r° trian= gulaire, subverticale ; li 2 arquée postérieurement. — Prosternum as" sez long en avant des hanches antérieures. — Corps allongé, presque glabre, hérissé de quelques longs poils fins.
(1) Syn. Cnærosoma, Dej, Cat. éd, 3, p. 366.
APODASYIDES. 629
L'espèce typique (pilosa Dej. Pasc.) est originaire de Natal, assez petite, noire, avec la tête et la plus grande partie du prothorax d’un rouge sanguin, et les élytres d'un fauve de cannelle ; ces dernières sont criblées de gros points enfoncés, très-serrés et en partie contigus. M. J. Thomson en à décrit une seconde (1) du mème pays, qu'il dit trèsdisinot de 1& précédente et qui, en effet, d'après la description, me paraît appartenir au genre BiasmrA de M. Pascoe.
Le genre est très-distinct de tous ceux qui précèdent et qui suivent par la forme de la tête et la longueur reiative du prosterñum en avant des hanches antérieures. <
De
6 BIASMIA. , Pascor, The Journ.of Entom. II, p.271.
Tète largement et faiblement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci courts, distants; front transversal; joues allongées. — Antennes grêles, à peine pubescentes, hérissées de longs poils fins, un peu plus courtes que le corps, à articles gros, ovalaire, plus court que 3, 2 assez long, 3 plus grand que 4, 5-11 beaucoup plus cuurts, décroissant peu à peu, 5-6 enveloppés par une touffe de poils fins redressés. — Yeux finement granulés, petits; leurs lobes inférieurs équilatéraux. — Prothorax aussi long que large, globoso-ovalaire, très-convexe, brièvement resserré à sa base, muni de chaque côté d'une épine un peu en deçà de son milieu. — Ecusson en triangle rectiligne. — Elytres courtes, parallèles, déprimées dans leurs 2/3 antérieurs, fortement déclives et arrondies en arrière. — Pattes courtes; cuisses robustes, minces à leur base, puis en massue ovalaire, les postérieures dépassant un peu le 2° segment de l'abdomen. — Le D° de celui-ci court, arrondi en arrière. — Saillie mésosternale large, triangulaire, aiguë en arrière, déclive. — Saillie prosternale étroite, enfouie, arquée postérieurement. — Corps médiocrement allongé, hérissé de longs poils fins. — Sexes inconnus.
Genre voisin des AponasyA dont il se distingue par la forme dé la tête, du prothorax et des antennes. Il ne comprend qu'une petite espèce (gutata Pasc.) de Natal, d'un noir marron rufescent par places, avec les antennes et les pattes ferrugineuses ; ses élytres Sont fortement ponctuées en avant et ornées de taches d’un blanc argenté, qui parfois, en se condénsant, forment sur chacune d'elles trois bandes ürégulières ; le sommet de la suture est d’un gris soyeux; les touffes des antennes et les poils dont le corps est hérissé sont noirs.
(1) 4. cleroides, 3, Thoms. Physis, U, p. 116.
ESMIA.
Pascor, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, V, p. 55.
Tête assez fortement échancrée entre’ses tubercules antennifères ; ceux-ci subcontigus à leur base ; front subtransversal, dSsez fortement trapéziforme; joues médiocres. — Antennes robustes, densément hirsutes dans les 3/4 de leur longueur, un peu plus longues que le corps, à articles 4 en cône renversé, de moitié plus court que 3, celui-ciet 4 subégaux, Aus longs réunis que 5-11 pris ensemble; ces derniers courts, décroissant peu à peu. — Yeux médiocres ; leurs lobes inférieurs un peuallongés. — Prothorax plus long que large, cylindrique. — Ecusson carré. — Elytres médiocremont allongées, un peu déprimées sur le disque, parallèles, arrondies en arrière. — Pattes médiocres, peu robustes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures à peine égales aux trois 1°" segments de l'abdomen ; tarses étroits, — 5° segment abdominal grand, subogival. — Saillies sternales de largeur moyenne, déclives sur leurs faces opposées. — Corps médiocrement allongé, partiellement pubescent, hérissé de courts poils fins.
L'unique espèce (1) de ce genre s'éloigne un peu de toutes celles du groupe actuel par son front trapéziforme, qui lui donne des rapports réels avec les Pachypézides parmi lesquelles serait sa place si les crochets de ses tarses n'étaient pas divariqués.
Elle est assez petite (8 mill.), d'un brun noirâtre assez brillant et variée partout de blanc jaunâtre ; le 4° article de ses antennes est de la même couleur dans sa moitié terminale; ses élytres densément et assez fortement ponctuées dans leur moitié basilaire. Elle paraît habiter le Bas- et le Haut-Amazone.
. PHIDOLA.
(Des.) J. Tuoms. Syst. Cerambyc., p. 110.
Tète débordant le prothorax, plane entre les antennes; ses tubercules antennifères nuls; front un peu plus haut que large; joues courtes. — Antennes assez robustes, pubescentes, hérissées de poils fins, .un peu plus longues que le corps, à articles 4 en cône renversé, beaucoup plus court que 3, celui-ci presque de moitié plus grand que 4, tous deux réunis plus grands que 5-11 pris ensemble, ceux-0l décroissant rapidement. — Yeux médiocres; leurs lobes inférieurs Un peu allongés. — Prothorax transversal, cylindrique, muni de chaque côté dans son milieu d'un très-petit tubereule subobsolète. — Elytres médiocrement allongées, subdéprimées, parallèles, déclives et amondies en arrière. — Pattes courtes ; cuisses peu à peu en massuë;
(1) E. turbata, Pascoe, loc, cit. pl, 2, f. 8.
APODASYIDES. 631
tarses très-courts, étroits. — Saillie mésosternale de largeur médiocre, un peu rétrécie en arrière ; la prosternale plus étroite. — Corps oblong, pubescent, hérissé partout de longs poils fins. — Sexes inconnus. vis d
Genre propre à l'île de Cuba, composé en ce moment de deux espèces (1) décrites par M. Chevrolat et dont une seule (maculicornis) m'est connue. Elle est petite (6-7 mill.), d’un noir brunâtre avec la tête, le prothorax et plusieurs taches irrégulières sur les élytres, d'un blane jaunâtre à reflets soyeux; les antennes sont noires avec leur 4e article blanc. La seconde a une livrée analogue. :
ERIOPSILUS. ; H. W. Bates, Contrihut. elc., p. 214.
Tête faiblement concave entre ses tubereules antennifères ; ceux-ci courts, distants; front équilatéral, peu à peu et légèrement évasé en bas; joues très-courtes. — Antennes assez robustes, filiformes, densément hérissées de longs poils fins, un peu plus courtes que le corps (9 ?), à articles 1 en cône renversé, notablement plus coutt que 3, celui-ci et 4 égaux, 5-11 beaucoup plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs assez grands, allongés. — Prothorax subtransversal, cylindrique, arrondi sur les côtés avoc un très-petit tubercule médian. — Ecusson linéaire, transversal. — Elytres oblongues, médiocrement convexes, parallèles, arrondies en arrière. — Pattes médiocres; cuisses assez robustes, en massue ovalaire ; les postérieures beaucoup moins longues que l’abdomen; tarses courts. — 5° segment abdominal grand, ogival. — Saillies mésosternale et prosternale médiocrement larges ; la 4'e triangulaire, la 2° presque plane, fléchie en arrière. — Corps oblong, étroit, hérissé partout de longs poils fins.
L'espèce typique (nigrinus), découverte par M. H. W. Bates dans le Haut-Amazone, est petite (3 millim.) et d’un noir uniforme assez brillant; ses élytres sont assez fortement et densément ponctuées. Par la structure de ses antennes, elle se rapproche des Pipoza, mais est plus svelte que ces dernières.
EUPOGONIUS, d. L. Le Conre, Journ. of the Acad. of Philad. Ser. 2, IL, p. 159 (2).
Tête débordant le prothorax, plane entre ses tubercules antennifères; ceux-ci nuls; front subéquilatéral; joues très-courtes, —
P. maculicornis, lanuginosa, Chevrol. Ann. d. 1. Soc. entom, 1862, p: 254.
(2) Syn. Desmipnona Haldem, — Sarrnpa Say. — Puconocienus Haldem.
tennes robustes, hérissées de poils fins, dépassant à peine les élytres, à articles 4 en cône renversé, beaucoup plus court que 3, celui-ci un peu plus grand que 4, 5-11 beaucoup moins longs, décroissant pou à peu. — Yeux médiocres ; leurs lobes inférieurs subéquilatéraux.— Prothorax aussi long que large, cylindrique, légèrement. arrondi de chaque côté avec-un petit de médian. — Elytres médiocrement convexes, oblongues, parallèles, déclives en arrière.— Pattes courtes; cuisses peu à peu en massue; tarses courts, étroits, les antérieurs faiblement élargis. — Sailliesmésosternale assez large, triangulaire; la prosternale étroite, — Corps oblong, hérissé partout de poils fins.
M. J. L: Le Conte rapporte à ce genre trois espèces (1) des Etats- Unis dont la plus grande (7-8 mill.), du nom de tomentosus, est seule à ma disposition. Les deux exemplaires que j'en ai sous les yeux sont d'un jaune ferrugineux brillant avec quelques mouchetures grisâtres us élytres; mais il paraît qu’elle estsujette à devenir plus ou moins brunâtre, livrée qui est celle des deux autres espèces.
SOPHRONICA.
(Des.) Branou. Hist. nat. d. Ins. 1], p. 160 (2).
Femelles ? : Tète plane entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci presque nuls, déprimés; joues courtes. — Antennes robustes, filiformes, hérissées de poils fins, dépassant un peu le milieu des élytres, à articles 4 en cône renversé, plus long que 3, celui-ci un peu plus grand que #4, 5-11 décroissant rapidement. — Yeux assez petits, subfinement granulés; leurs lobes inférieurs un peu allongés. — Prothorax transversal, médiocrement convexe, fortement et obtusément arrondi sur les côtés. — Ecusson transversal, arrondi en arrière. — Elytres assez courtes, médiocrement convexes, parallèles, déclives et arrondies en arrière, débordant fortement le prothorax. — Pattes courtes, robustes; cuisses fusiformes, les postérieures ne dépassant pas le 2 segment de l'abdomen; tarses très-courts, — 5° segment abdominal transversal, largement arrondi en arrière. — Saillie mésosternale triangulaire, déclive. — Saillie prosternale très-étroite, fléchie en arrière. — Corps oblong, assez large, hérissé de poils fins.
Le type du genre, la S. carbonaria de Dejean (3), est originaire de l'Afrique australe, petite, d'un noir bruuâtre profond et densément
(1) Desm. tomentosa, Haldem. Trans. of the Amer. phil. Soc. X, p. 50. — Sap. vestita, Say, Journ. of (he Acad, of Philad. V, p. 273 (Pogon. id, Haldem. loc. cit.). — Æ. pauper, 3. L. Le Conte, loc. cit. ”
(2) Syn. Dasyo, Pascoe, Trans, of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 253.
(3) Cat. éd. 3, p. 373; décrite par M. Pascoe, The Journ.of Entom. H, p.282. — Aj. : S. calceata, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1855, p. 287; Vieux-Calabar,
APODASYIDES. 633
pointillée en dessus; les points sont encore plus petits sur le prothorax que.sur les élytres. :
Le genre Dasxo de M. Pascoe ne m'est connu que par l’une (4neula) des deux espèces (1) qu'il y a comprises, Je ne lui trouve d'autres différences avec l'espèce précédente que des yeux un peu plus grands, des élytres plus déprimées et une livrée autre. La seconde (ëmproba) a celle de la carbonaria. M. Pascoe (2), du reste, a hésité plus tard à conserver ce genre. Ces déux insectes sont de Natal. . à
OPLOSIA.
Muzs. Col. d. France; Longic. éd. 2, p. 300 (3). . +
lâle : Tête assez fortement conca/e entre ses tubercules antennifères; ceux-ci médiocres, contigus à leur base ; front équilatéral ; joues courtes. — Antennes assez robustes, pubescentes, lâchement ciliées en dessous, de 1/3 environ plus longues que le corps, à articles 1 oblongo-ovalaire, plus court que 3, celui-ci un peu plus long que 4, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux assez grands, leurs lobes inférieurs allongés.— Prothorax transversal, cylindrique, muni de chaque côté d’un fort tubercule conique etsubmédian. — Ecusson subquadrangulaire. — Elytres médiocrement allongées, régulièrement convexes, parallèles, déclives et subisolément arrondies en arrière. — Pattes assez longues, surtout les postérieures ; cuisses subpédonculées; les postérieures un peu plus courtes que l'abdomen; tarses médiocres. — 5° segment abdominal assez long, fortement rétréci et tronqué en arrière. — Saillie mésosternale assez large, la prosternale étroite, toutes deux arquées sur leurs faces opposées. — Corps médiocrement allongé, assez robuste, partiellement pubescent, non hérissé de poils fins.
Femelle : Antennes dépassant faiblement les élytres. — Pattes un peu plus courtes et plus égales entre elles. — 5° segment abdominal plus long.
On n’en connaît qu'une espèce (4) découverte primitivement en Finlande, retrouvée depuis dans les Alpes, les Pyrénées et les parties orientales de la France (Grande-Chartreuse), mais rare partout. Elle
(1) D. lineata, improba, Pascoe, loc. cit. p. 254, avec une figure de la pre mière, pl. 26, £. 8. :
(2) The Journ. of Entom. II, p. 282.
(3) Syn. Horrosra, L. Fairm. Gen. d, Col. d’Eur.; Longic. p. 158; je conserve l'orthographe primitive. — Lerancus, Schiœdte, Ann. a. Mag. of nat. Hist, Ser, 3, XV, p. 208; nem postérieur d’au moins deux ans à celui de M. Mulpee — Laws Gyllenh. — Ceramsyx Payk. — Exocenrnus et Lerorsus Muls. clin).
(4) Cer. fennicus, Payk. Faun, suec. HE, p. 58 (Exoc. cinereus, Muls. loc. cit, éd. I, p. 152).
Ep
ns 0 s
est de taille médiocre (10-12 mill.), d’un noir parfois brunâtre, légàrement brillant et moucheté de fauve, couleur qui occupe fe tiers postérieur des élytres et forme une assez large bande qui les traverse immédiatement après leur milieu; ces organes sont densément pointillés.
ANÆSTHETIS.
Murs. Col. à. France, Longic.; 6. I, p. 171 (1).
Tête à peine concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci presque nuls; front subconvexe, transversal; joues courtes. — Antennes faiblement ciliées en dessous, subfiliformes, un peu plus longues (o’) ou plus courtes (®) quelle corps, à articles 1 subcylindrique, très-brièvement aminci à sa base, un peu plus court que 3, celui-ci et 4 Subégaux, 5-11 décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux allongés. — Prothorax transversal, cylindrique, sans sillon transversal en avant, en aÿant un à peine distinct à sa base. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres allongées, parallèles, régulièrement convexes, déclives et arrondies en arrière, — Pattes courtes ; cuisses en massue fusiforme ; les postérieures à peine plus longues que les deux 49° segments abdominaux. — Saillie mésosternale assez large, parallèle, brièvement subverticale en avant; la prosternale plus étroite, fléchie en arrière, — Corps allongé, pubescent, non hérissé de poils fins.
On place généralement ce genre dans les Saperdides (2) ; mais, outre qu’il n’en a nullement le facies, ses épistérnums métathoraciques sont trop étroits et l’article unguéal de ses tarses trop long pour qu'il puisse être classé dans ce groupe. Sa place naturelle est dans celui-oi.
Son unique espèce (3) est répandue dans toute l’Europe tempéré, de taille médiocre, noire, avec les élytres d'un rouge de brique; ces organes sont densément pointillés et leur pubescence consiste en cils fauves couchés et peu serrés.
PSENOCERUS.
4. L. Le Conve, Journ. of the Acad. of Philad. Ser. 2, I, p. 158 (4).
= Tôte faiblement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-0i très-courts, distants; front subconvexe, transversal; joues longues. — Antennes peu robustes, à peine pubescentes, non ciliées, filiformes,
(1) Syn. Sarenpa Fab., Oliv.
(2) Oatre M. Mulsant (loc. cit. et 6. 2, p. 340), voyez J. Thoms. Syst: Cerambyc. p. 115. M. L. Fairmaire (Gener. d. Col. d’Eur.; Longic. p. 166) en fait le type d’un groupe particulier distinct des Saperdides.
(3) Sap. testacea, Fab. Syst. EL. IL, p. 331; Oliv. Entom. IV, 68, p. 33, pl. 2; f. 15 a b.
(4) Syn Acuariis, Dej. Cat. éd, 3, p. 375, — CLvrus Say, Haldem.
NÉDINIDES. 635
atteignant les 3/4 des élytres, à articles 4 en cône renversé, égal à 3, celui-ci à 4, 5-11 plus courts, décroissant rapidement. — Yeux médiocres; leurs lobes inférieurs équilatéraux. — Prothorax moins long que large, transversalement globuleux, brièvement et tortement vesserré en avant et à sa base. — Ecusson en triangle curviligne, — Elytres médiocrement allongées, parallèles, déprimées sur la suture, déclives et arrondies en arrière, munies chacune d’une faible élévation arrondie à leur base. — Pattes assez courtes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures égales aux trois 42% segments de l'abdomen. — Le 5° de celui-ci assez long, subogival. — Saillie mésosternale assez large, parallèle ; la prosternale plus étroite, fléchie en arrière. — Corps étroit, médiocrement allongé, finement pubescent, sans poils fins redressés. — Sexes inconnus,
On n’en connaï qu’une petite espèce (1) commune dans toute l’6tendue des Etats-Unis atlantiques. Elle est d'un brün marron passant plus où moins au rougeâtre, densément rugoso-ponctuée en dessus, avec les élytres traversées après leur milieu par une étroite bande blanche, accompagnée à la base de ces organes de quelques petites taches de même couleur sujettes à disparaître ; l’écusson est également blanc ou cendré.
GROUPE XLV, Nédinides.
divariqués. — Jambes intermédiaires entières.
Tête rétractile ; front rectangulaire ; joues courtes. — Antennes sétacées, au maximum un peu plus longues que le corps; leur scape en cône renversé. — Yeux finement ou subfinement granulés, échancrés. — Prothorax obtusément renflé sur les côtés en deçà de son milieu. — Elytres le débordant assez fortement à leur base. — Pattes longues, les intermédiaires beaucoup plus que les autres; les antérieures les plus courtes de toutes, leurs hanches grosses, globoso-coniques, anguleuses en dehors, assez saillantes; cuisses postérieures dépassant fortement le sommet des élytres ; tarses longs, à article 4 égal à 2-3 réunis. — Métasternum non lamelliforme, tronqué en avant, — Saillie prosternale arquée en arrière. — Corps oblong.
Je ne connais que le genre Nenine de M. J. Thomson qui présente celte réunion insolite de caractères. Le seul remarquable, du reste, réside dans la structure des pattes; c’est le seul cas, parmi toutes les
Lamiides, où les intermédiaires s'allongent plus que les autres, du ” moins chez les mâles, seul sexe qui me soit connu.
(1) Clyt. supernotatus, Say, Journ. of the Acad. of Philad. IL, p. 425 (4. tunifera Dej.). J, L. Le Conte lui rapporte à tortle Callidium pini d'Olivier, qui est une Tizcomorpia; voyez plus haut p. 91, note 4.
Coléoptères. Tome IX (2). 15
M. J. Thomson a placé ce genre parmi les ACANTHOCINIDES d'où l'exeluent ses hanches antérieures anguleuses, ses cavités cotyloïdes
intermédiaires ouvertes et ses jambes intermédiaires sans sillon, ca .
ractères étrangers au groupe en question. Sous ces trois rapports il se rapproche des Apodasyides à la suite desquelles je crois dès lors
devoir le mettre.
NEDINE.
J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 27.
Mâle : Tête assez fortement concave entre ses tuberceules antenni-
fères; ceux-ci médiocres, subcontigus à leur base; front aussi haut que large, subeonvexe, légèrement évasé en bas. — Antennes peu
robustes, pubescentes, finement ciliées en dessous, un peu plus lon: :
gues que le corps, à articles 1 atteignant le milieu du prothorax, plus long que 3, celui-ci et 4 égaux, 5-41 plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux gros, leurs lobes inférieurs subéquilatéraux. — Prothorax transversal, médiocrement convexe, fortemeñt resserré à sa base, moins en avant, renflé en deçà de son milieu sur les côtés, avec le renflement surmonté d'un petit tubereule conique. — Ecusson en triangle rectiligne allongé. — Elytres de longueur médiocre, convexes, grquées en dessus, fortement rétrécies et tronquées en arrière. — Trochanters des pattes postérieures brièvement épineux; cuisses peu à peu en massue, subpédonculées à leur base; tarses assez étroits, frangés sur leurs bords, — 3e segment abdominal assez long, subtronqué au bout. — Mésosternum inerme. — Saillie prosternale enfouie, arquée et verticale en arrière. — Corps pubescent,.
L'espèce unique (longipes J. Thoms.) est de taille médiocre et a une livrée insignifante d’un gris cendré finement varié de fauve, avec le sommet des jambes hérissé de cils noirs et les tarses de mème couleur; ses élytres sont très-finement pointillées. M. J. Thomson l'in: dique comme originaire de Siam. £
Groupe XLVI. Estolides.
Câvités cotyloïdes intermédiaires fermées. — Crochets des tarses divariqués. — Un sinus où un sillon aux jambes intermédiaires.
Tète non rétractile, très-rarement (Srye) subrétractile; dans le premier cas médiocrement distante des hanches antérieures; front rectangulaire, — Antennes variables sous le rapport de leur longueur et de la forme de leur scape. — Yeux finement ou subfinement gràr
nulés, échancrés. — Prothorax en général tubetculé latéralement, = «
Elytres le débordant à leur base (Srxne excepté). — Pattes au plus médiocres, subégales; hanches antérieures globuleuses, légèrement anguleuses en dehors, au plus médiocrement suillantes; tarses courts ou médiocres, à article 4 plus court que 2-3 réunis. — Saillies ster-
ESTOLIDES. 637
nales lamelliformes (Esroza excepté), arquées sur leurs faces opposées. — Corps de forme variable.
Je réunis dans ce groupe un certain nombre de genres qui ont les crochets des tarses divariqués comme les Desmiphorides, Apodasyides et Nédinides, mais qui ont les jambes intermédiaires sillonnées et par là se distinguent nettement de ces derniers. La taille de leurs espèces est au plus médiocre, leur livrée sans rien de remarquable, leur facies très-varié, enfin leur distribution géographique très-étendue. Elles sont, en effet, disséminées en Amérique, en Afrique, aux Indes orientales et dans l'Australie. La première de ces régions est celle qui en possède le plus. MM. J. Thomson et Pascoe ont placé cèux de ces insectes qu'ils ont connus, le premier dans ses Desmiphorites, le second dans ses « Acanthocinidæ » (1).
Le scape des antennes affecte ici deux formes différentes qui ne me paraissent propres qu'à diviser le groupe en deux sections.
Scape des antennes plus ou moins grèle, en cône renversé ou subcylindrique.
I. Elytres sans Gépression suturale limitée par deux lignes saillantes.
a Prothorax tuberculé latéralement : Sulenus. aa — inerme —— Scape des antennes cicatrisé au hout : Panegyrtes. —— entier — : Sydonia.
IE. Elytres munies d’une dépression sufurale limitée par deux lignes saillantes.
b Saillie mésosternale arquée ou déclive, lamelliforme, € Point de tubercule à sa face antérieure.
Saillie prosternale plane; élytres inermes au bout : Phœapate.
—— arquée; — épineuses — Malthonea.
cé Un tubercule à sa face antérieure.
d Tarses antér. et interméd. fortement dilatés (@°) : Prym-
nopteryæ.
dd —— simples.
Yeux séparés en dessus : Blabia.
— Subcontigus — : Prymnosis.
(1) Ceux de ces insectes qui ont le scepe des intennes en cône renversé sonf, en effet, extrêmement voisins, par leurs caractères essentiels, des Acanthocinides tels qu'ils sont exposés plus loin, Il n’y a même, rigoureusement parlant, rien qui les en distingue. Cependant, leurs hanches antérieures angulouses suffisent pour cela dans la très-grande généralité des cas. Celles des Acanthocinides, sauf quelques rares exceptions, sont globuleuses.
bb Saillie mésosternale non lanelliforme, tronquée en avant : Estola. .
Scape des antennes plus ou moins en massue ou ovalairé.
I. Cuisses antérieures de grosseur normale, nou canaliculées en dessous; corps plus où moins allongé.
a Elytres munies d’une dépression suturale, limitée par 2 . côtes saillantes : Z'œlosilla. 1 ag — sans — b Prothorax plus ou moins débordé à sa base par les élytres; celles-ci ponctuées sans orûre.
c Le même, épineux ou tuberculé latéralement, d Corps svelte; épines prothoraciques à peine distinctes : Hatlothamus.
dd — plus ou moins robuste.
Elytres atténuées et isolément arrondies au bout: tubercules prothoraciques très-forts : Tetrorea.
— oblongues, tronquées en arrière; prothorax finement épineux sur les côtés : Mynonebra.
ce Prothorax inerme sur les côtés, très-régulièrement cylindrique. , Antennes à peine plus longues que le corps : Diboma. — du double —— : Zotale.
bb Prothorax à peine plus étroit à sa base que les élytres; celles-ci striées-ponctuées : S{yne.
II. Cuisses antér, très-grosses, canaliculées en dessous; corps court: Eupromera.
Genre ire, sed. Epactasis.
SULENUS.
Mâle : Tète assez fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci gros, assez saillants, contigus à leur base; front un peu plus haut que large; joues allongées. — Antennes munies de quelques courts cils en dessous, assez robustes, de 1/3 au moins plus longues que le corps, à articles 4 cylindrique, atteignant le tiers postérieur du prothorax, 3 beaucoup plus grand que lui et que 4, celuici et 3-11 décroissant à peine. — Prothorax aussi long que large, Cylindrique, un peu renflé et muni de chaque côté d’un petit tubercule vers son tiers postérieur. — Ecusson carré. — Elytres médiocrement allongées, planes eu dessus, cunéiformes, tronquées en arrière, avec leurs angles externes épineux. — Pattes assez longues; cuisses peu à peu et faiblement en massue; tarses antérieurs et intermédiaires fortement dilatés, surtout ceux-là, les postérieurs un peu déprimés. —
ESTOLIDES. 639
3e segment abdominal assez long, un peu rétréci et largement arrondi en arrière. — Saillie mésosternale de largeur moyenne; la prosterpale plus étroite. — Corps médiocrement allongé, cunéiforme, trèsfinement pubescent.
Genre propre à Madagascar et composé d’une seule espèce (1) intéressante par sa ressemblance avec les BLagra de l'Amérique et la forte dilatation des quatre tarses antérieurs de son mâle.
PANEGYRTES.
J. Taows, Physis, I, p. 133.
Femelle ? : Tète fortement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci robustes, contigus à leur base; front plus haut que large ; joues courtes. — Antennes pubescentes, ciliées en dessous, un peu plus longuës que le corps, à articles À subcylindrique, terminé par une très-étroite cicatrice complète, atteignant à peine le milieu du prothorax, 3-11 décroissant lentement. — Yeux subfortement granulés; leurs lobes inférieurs grands, à peine plus hauts que larges. — Prothorax transversal, cylindrique, faiblement tricalleux sur le disque, un peu renflé dans son milieu sur les côtés. — Ecusson carré. — Elyires médiocrement convexes, peu à peu atténuées, isolément et obliquement tronquées au bout. — Pattes assez longues ; cuisses peu à peu en massue, renflées en dessus; tarses postérieurs à article 4 un peu plus grand que 2-3 réunis. — ÿ° segment abdominal allongé, un peu rétréci et tronqué au bout. — Saillie mésosternale large, parallèle; la prosternale notablement plus étroite. — Corps assez allongé, pubescent.
L'étroite cicatrice du scape des antennes n’a pas échappé à M. J. Thomson; elle est propre à ce genre dans le groupe actuel. Sou unique espèce (lactescens) est de taille moyenne, originaire du Brésil et revètue d'une pubescence uniforme d'un gris cendré, avec les élytres paraissant comme tiquetées de noir par suile des nombreux petits points enfoncés dont elles sont munies et qui sont dénudés.
SYDONIA.
J. Tuoms. Syst. Cerambyc. p. 45.
Femelle? : Tête faiblement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci courts, rapprochés à leur base; front fortement transversal ; joues courtes. — Antennes assez robustes, pubescentes, ciliétes
(1) S. humeralis. Niger opacus, subtus cinereo-pubescens; antennarum articulis 4-6 basi albis; prothorace elytrisque longitudinaliter cinereo-viltatis, hs sat grosse denseque punctatis, humeris fulvis, Long. 10 mill. Coll. de M. le comte Mniszech.
en dessous, à peine plus longues que le corps, à articles 4 subcylindrique, empiétant un peu sur le prothorax, 3 un peu plus courtsque 4, celui-ci et 5-11 décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs ‘des yeux assez grands, transversaux. — Prothorax aussi long que large, cylindrique, traversé par un faible sillon à sa base, renflé dans son milieu sur les côtés. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres assez allongées, parallèles, subeylindriques, faiblement sillonnées le long de la suture, sauf en avant, isolément et obliquement tronquées en arrière. — Pattes courtes, surtout les antérieures, robustes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures ne dépassant pas le 2° segment abdominal; jambes de la même paire à peine plus longues que leurs tarses; ceux-ci étroits. — 5° segment abdominal assez long, muni d'une petite dépression subterminale. — Saillie mésosternale rétrécie en arrière; la prosternale étroite, fortement élargie et fléchie postérieurement. — Corps allongé, subeylindrique, pubeseent.
M. J. Thomson n’en décrit qu'une espèce (apomecynoides) provenant de Singapore. Elle est de taille médiocre et uniformément revêtue d'une pubescence d’un jaune d'ocre; chacune de ses élytres présente trois faibles lignes saïllantes, longitudinales, plus ou moins abrégées en avant et dont l’externe est interrompue.
PHÆAPATE.
Pascoe, The Journ. of Entom. IX, p. 363.
Mâles ? : Tète faiblement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ei courts, distants; front équilatéral; joues médiocres. — Antennes finement pubescentes, assez densément ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles À peu à peu en massue, 3 plus grand que lui et que 4, 5-11 décroissant peu à peu. — Yeux très-rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs médiocres, subtransversaux. — Prothorax transversal, cylindrique, anguleux (albula) où (denticollis) muni d’un petit tubercule épineux de chaque côté. — Ecusson carré, arrondi en arrière. — Elytres médiocrement allongées, subparallèles dans leurs 2/3 antérieurs, rétrécies en arrière, obliquement tronquées et aiguës au bout, largement déprimées sur la suture, la dépression limitée par deux lignes saillantes presque entières, relevées en avant, flanquées chacune en dehors à leur base de deux lignes de même nature.— Pattes médiocres, peu robustes; cuisses subpédonculées à leur base, puis fortement en massue, les postérieures plus longues que les trois 1°"# segments abdominaux; tarses étroits. — Saillies mésosternale et prosternale subhorizontales, assez larges. — Corps médiocrement allongé, pubescent.
Deux espèces (1) composent ce genre intéressant au point de vue
(1) P. albula, Pascoe, loc. cit.; Queensland. — denticollis, Pascoe, Journ. of the Linu, Soc.; Zool. IX, p. 306; Rockhampton.
ESTOLIDES. 641
géographique, en ce qu'il représente en Australie ceux qui précèdent. Sous le rapport de la taille et du facies, elles se rapprochent de la Blabia colobotheoïdes; leur livrée; du reste, est des plus vulgaires. Leur principal caractère générique réside dans la forme des saillies mésosternale et prosternale.
MALTHONEA.
J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 329.
Mâle ? : Tête fortement concave entre ses tubereules antennifères; ceux-ci saillants, contigus à leur base; front plus haut que large; joues très-allongées, concaves, limitées en dedans par une carène arquée, — Antennes glabres, assez densément ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles À subeylindrique, atteignant le tiers basilaire du. prothorax, 3 un peu plus grand que lui et que 4, 5411 décroissant peu à peu, — Yeux médiocres; leurs lobes inférieurs petits, équilatéraux. — Prothorax un peu plus long que large, cylindrique, muni de chaque côté d'un petit tubercule aigu et médian. — Ecusson carré. — Elytres médiocrement allongées, subparallèles, tronquées au bout, avec leurs angles externes fortément épineux, déprimées sur la suture, la dépression limitée dans sa moitié postérieure par deux lignes saillantes. — Pattes assez longues, peu robustes; cuisses en massue fusiforme, les postérieures de la longueur des deux 4er segments abdominaux ; tarses-assez longs, étroits. — Saillie mésosternale de largeur moyenne, triangulaire, déclive. — Saillie prosternale étroite, arquée emarrière. — Corps assez allongé, finement pubescent, muni de quelques cils redressés en dessus.
La seule espèce connue (tigrinata J. Thoms.) est originaire du Brésil, de seconde grandeur pour le groupe actuel, noire avec les cuisses ferrugineuses, et revêtue d’une pubescence grise laissant sur les élytres un grand nombre d'espaces dénudés qui forment une marquer terie élégante; ces organes sont densément pointillés, quoique moins que le prothorax.
PRYMNOPTERYX.
J. Taows. Physis, 1, 130.
Mâle : Mandibules assez saillantes, minces. — Tête fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci médiocres, distants ; front aussi haut que large; joues allongées. — Antennes finement pubescentes, lâchement eiliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 4 en cône renversé, atteignant le tiers postérieur du prothorax, 3 un peu plus grand que lui, beaucoup plus que #4, 5-41 plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux médiocres ; leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax aussi long que large, cylindrique, muni de chaque côté d'un fubereule épineux submédian.
— Ecusson en trapèze renversé. — Elytres allongées, peu convexes, cunéiformes, tronquées au bout avec leurs angles externes spiniformes, déprimées sur la suture, la dépression limitée par deux lignes élevées, assez saillantes en arrière. — Pattes assez longues; cuisses peu à peu en massue; tarses assez longs, les antérieurs et les intermédiaires dilatés; leur 1% article (surtout aux antérieurs) beaucoup plus large que les autres, en triangle allongé. — Saillie mésosternale assez étroite, subverticale et obtusément tuberculeuse en avant; la prosternale un peu plus large qu’elle, peu convexe, fléchie en arrière. — Corps allongé, cunéiforme, pubescent.
Genre remarquable par la structure de sos quatre tarses antérieurs qui disparaît très-probablement chez les femelles. M. J. Thomson en : décrit deux espèces de Venezuela dont une seule (piscoides) m'est connue. Elle est de taille moyenne (13 mill.) et d'un jaune verdâtre marbré de brun, avec trois lignes longitudinales sur le prothorax et l'écusson jaunes ; ses téguments en dessus sont densément pointiliés. L'autre (glaucina) est beaucoup plus petite et a une livrée différente,
BLABIA.
J. Tous. Syst. Cerambyc. p. 109.
Femelle : Tète assez fortement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci médiocres, rapprochés à leur base ; front plus baut que large; joues très-courtes. — Antennes finement pubescentes, l4chement ciliées en-dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 1 en cône renversé, atteignant le tiersbbasilaire du prothorax, 3 un peu plus long que lui, beaucoup plus que 4, 5-14 plus courts, décroissant peu à peu. — Veux assez gros, assez fortement granulés ; leurs lobes inférieurs équilatéraux. — Prothorax cylindrique, subtransversal, 1ouni de chaque côté d’un petit tubereule subépineux.— Ecusson carré. — Elytres plus courtes que celles des PRYMNOPTERYX, du reste pareilles. — Pattes assez longues, peu robustes ; cuisses peu à peu en massue, les postérieures un peu plus courtes que le corpss tarses étroits, à article 4 égal à 2-3 réunis. — Saillies mésosternale et prosternale des PrymNorreryx. — Corps cunéiforme, médiocrement allongé, pubescent, hérissé de quelques poils fins.
L'espèce unique (colobctheoïdes) est d'un bronzé obscur, sauf les pattes qui sont ferrugineuses, avec l'écusson jaune et des marbrures grises, peu apparentes, sur les élytres ; ces dernières, ainsi que le prothorax et la tête, sont densément pointillés. Elle habite la Colombie.
PRYMNOSIS.
H. W. Bares, Contribut. elc.-p. 223.
Le genre BLaBla qui précède a, comme on vient de le voir, été éta-
ESTOLIDES. 643
pli sur le sexe femelle; celui-ci l’a été sur le sexe mâle, Les caractères différentiels qui suivent sont dès lors plutôt sexuels que génériques et se réduisent aux suivants :
Antennes de 4/3 environ plus longues que le corps, leur scape atteignant le quart postérieur du prothorax. — Yeux subcontigus en dessus. — Epaules des élytres surmontées d’un très-petit tubercule à peine distinct. — Corps plus allongé et plus étroit.
L'espèce (bicuspis) décrite par M. H. Bates a été découverte par lui sur les bords de l’Amazone. Sauf la tôte et le prothorax qui sont noirâtres, elle est d’un brun ferrugineux avec l’écusson d’un jaune doré et des mouchetures grises sur les élytres, livrée presque identique avec celle de la Blabia colobotheoïdes. À mon sens, le genre devra être réuni au précédent.
ESTOLA.