L. Fainm. Ann. d. 1, Soc. entom. 1859, p
Je ne connais pas les deux espèces (hirsutd, unicolor L. Fairm.) du Chili sur lesquelles ce genre a été fondé, ni la plupart de celles qu'on leur a, depuis, associées. D'après celles que j'ai sous les yeux, il diffère essentiellement de tous ceux qui précèdent par son mésosternum qui n’est nullement lamelliforme, mais compacte, tronqué en avant et horizontal en arrière (1); ses autres caractères peuvent se formuler de la manière suivante : ;
Tôte plane ou peu s’en faut, entre ses tubereules antennifères ; ceux-ci courts, très-distants ; front transversal; joues médiocres. — Antennes médiocrement robustes, lâchement et brièvement ciliées en dessous, au maximum de la longueur du corps, parfois (par ex. brunnea) sensiblement plus courtes, à articles 4 en cône renversé, atteignant au plus le milieu du prothorax, 3-4 subégaux, 5-11 plus courts, décroissant rapidement. — Yeux médiocres ; leurs lobes inférieurs allongés. — Prothorax subtransversal, cylindrique, sans sillons transversaux, muni de chaque côté d'un petit tubercule submédian. — Écusson carré. — Elytres peu ellongées, plus ou moins convexes, oblongo-elliptiques, déprimées sur la suture, avec la dépression limitée par deux lignes saillantes, déclives et tronquées ou obtuses au bout. — Pattes courtes; cuisses peu à peu.et fortement en massue ; larses déprimés. — Saillie prosternale plus étroite que le mésosternum, fortement arquée en arrière. — Corps oblongo-elliptique, pubescent, avec des poils ou des cils courts redressés et peu apparents.
Les espèces sont répandues dans la plus grande partie de l'Amérique du Sud, au plus de taille médiocre, et n'ontrien de remarquable
(1) Ce caractère a échappé à MM. L. Fairmaire, J, Thomson et H. W. Bates, les seuls auteurs qui se soient occupés du genre.
sous je rapport de la livrée. On n'a encore décrit (4) qu’une partie de celles assez nombreuses qui existent dans les collections.
B TÆLOSILLA.
… 3. Trows. Physis, IL, p. 112.
Femelle ? : Tète largement plane entre ses tubercules antennifères, ceux-ci très-courts, déprimés; front subconvexe, fortement transversal ; joues courtes. — Antennes assez robustes, hérissées de poils fins, surtout en dessous, un peu plus courtes que le corps, à articles À ovalaire, brièvement atténué à sa base, beaucoup plus court que 3, celui-ci et 4 égaux, 5-11 notablement moins longs, décroissant peu à peu. —- Yeux médiocres ; leurs lobos inférieurs transversaux. — Prothorax transversal, cylindrique, déprimé et un peu inégal sur le disque, muni de chaque côté d’un assez fort tubercule conique et médian, — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres assez allongées, parallèles, déclives et tronquées en arrière, déprimées tout le long de la suture, la dépression limitée par deux carènes divergentes et arquées en avant. — Pattes courtes, robustes; cuisses peu à peu et fortement en massue; tarses médiocres, déprimés. — 5° segment abdominal allongé, ogival. — Saillie mésosternale large et brièvement verticale en avant, horizontale en arrière. — Saillie prosternale plus étroite, fléchie postérieurement. — Corps allongé, déprimé, pubescent avec des poils fius, courts et redressés.
Lu La forme des carènes qui limitent la dépression suturale des élytres rend ce genre aisé à reconnaître. Il ne comprend qu’une espèce (lateralis J. Thoms.) du Mexique, de taille moyenne, d'un bronzé obscur assez brillant, et revêtue d’une fine pubescence jaunâtre qui se condense par places et forme sur chaque élytre, au-dessous de son milieu, une assez grande tache marginale, arrondie au côté interne.
HALLOTHAMUS.
J. Taoms. Physis, IE, p. 128.
Mâle : Tête assez fortement concave entre ses tubercules-antennifères, ceux-ci contigus à leur base; front transversal; joues trèscourtes. — Antennes peu robustes, filiformes, hérissées, surtautren dessous, de vils courts, de près de moitié plus longues que letconps; à articles 4 ovalaire, atténué à sa bä$e, plus court que 3, celui-ci moins
(1) Outre les deux du Chili mentionnées dans le texte ont été publiées : E: basinotata, variegatu, lineolata, Amazone; truncatella , acricula, varicornis, Rio-Janeiro; porcula, Amazone; H. W. Bates, Contribut. etc., p. 227. brun nea, obscura, albosparsa, 5. Thoms. Physis, I, p.123; Brésil.
ESTOLIDES. 645
long que 4, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux médioces, leurs lobes inférieurs allongés. — Prothorax plus long que large, cylindrique, un peu inégal sur le disque, muni à sa base d’un faible sillon transversal et de chaque côté d’un très-petit tubercule en deçà de son milieu, — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres allongées, peu convexes, parallèles, déclives et obliquemert tronquées en arrière.— Pattes médiocres; cuisses peu à peu en massue ; tarses courts, étroits. — 3° segment abdominal en triangle curviligne. — Saïllies mésosternale et prosternale très-étroites entre leurs hanches respectives. — Corps allongé, svelte, pubescent, hérissé d'assez longs poils fins.
L'espèce (decorus J. Thoms.) est une des formes les plus grèles du groupe actuel. Elle est originaire de Venezuela, de taille médiocre (8 mill.), brunâtre, avec trois larges bandes obliques d'un beau jaune sur chaque élytre; ces organes'sont finement et densément pointillés.
TETROREA.
À. Wmre, Voy. of the Ereb. a. Terr.; Enfom. p. 21.
le : Tète médiocrement concave entré ses tubereules antennifères, ceux-ci courts, distants; front trahsversal; joues médiocres. — Antennes pubescentes, ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 4 robuste, pyriforme, resserré à sa base, égal à 3, celui-ci notablement plus court que 4, 5-6 Gécroissant peu à peu. — Yeux médiocres ; leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax aussi long’ que large, resserré en avant et à sa base, assez inégal en dessus, renflé et fortement tuberculé latéralement. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres assez convexes, atténuées, un peu prolongées et isolément acuminées en arrière. — Pattes assez longues ; cuisses subpédonculées à leur base, puis en massue ovalaire ; les postérieures beaucoup plus courtes que l'abdomen; tarses assez longs et assez larges. — 3e segment de l'abdomen allongé, subogival. — Saillie mésosternale assez large, recourbée en arrière. — Saillie prosternale plus étroite, arquée postérieurement. — Corps allongé, cunéiforme, finement pubescent.
Femelle : Pareille au mâle, avec les antennes dépassant un peu moins les élytres, celles-ci moins atlénuées et moins prolongées en arrière, enfin le corps plus massif.
Ce genre fait partie de ceux qui ont été placés à tort dans les Tmé- Sisternides (1), probablement par suite de son habitat qui est la Nouvelle-Zélande. Il est tout-à-fait étranger à ces insectes et présente tous les caractères essentiels du groupe actuel.
(1) Voyez J. Thomson, Syst. Cerambyc. p. 35; ce savant entomologiste classe le genre entre les Herenocrvromonpna ét les Homonora.
‘Son unique espèce (4) est de grandeur moyenne avec chaque élytre ornée d’une liture blanche, grêle, en chevron, à sa base et d'une tache oblique de même couleur avant son extrémité; sous la première et dans le voisinage de la suture se voit un tubercule fasciculé de jaune, et en avant de la seconde un autre plus petit, mais du reste pareil; les pattes sont fortement hérissées de poils fins, mais il n'yen à aucune trace sur le dessus du corps.
MYNONEBRA.
Pascor, Longic. Malayan. p.17.
Mûles : Tète légèrement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci distants; front un peu transversal; joues médiocres. — Antennes finement pubescentes, ciliées en dessous, d’un quart environ plus longues que le corps, à articles 1 médiocre, graduellement en massue, 3 notablement plus long que lui et un peu plus que 4, 3-41 décroissant peu à peu. — Yeux médiocres; leurs lobes inférieurs allonc gés. — Prothorax au moins aussi long que large, régulièrement Cylindrique, muni de chaque côté d’un court tubereule médian. — Ecusson arrondi ou tronqué en arrière. — Elytres oblongues, légèrement rétrécies et arrondies (rarement tronquées) en arrière, — Pattes médiocres, peu robustes ; cuisses en massue fusiforme; les postérieures beaucoup plus courtes que l’abdomen; tarses courts. — 5° segment de l'abdomen en triangle curviligne transversal, — Saillies mésosternale et prosternale de largeur médiocre, fortement arquées sur leurs faces opposées. — Corps oblong, finement pubescent. — Femelles inconnues.
Ce genre ne me parait pas appartenir aux Acanthocinides dans lesquels l'a compris M. Pascoe ; ses espèces (2) ont le scape des antennes trop en massue pour cela et rentrent de tous points dans le groupe actuel. Elles sont au plus de taille médiocre et revêtues d’une fine pubescence grisätre, variée ou tachetée le plus souvent de cendré, parfois de blanc. Elles habitent les Moluques et les parages de la Nouvelle-Guinée.
DIBOMA.
J. Tuoms. Syst. Cerambyc. p. 46.
Femelle: Tète fortement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci médiocres, distants; front équilatéral; joues assez allongées. — Antennes finement pubéscentes, faiblement ciliées en-dessous, à
(1) T. cilipes, À. White, loc. cit. pl. 4, £. 9. :
(2) M. diversa, sparsuta, Waigiou; villica, Mysol; consputa, Batehian, Gilolo; angulata, Morty; Pascoe, loc. cit. p. 18; la première est figurée, pl: I, CT
ESTOLIDES, 647
‘ peine de la longueur du corps, à articles 4 gros, court, ovalaire, 3-4 grands, celui-là le plus long, 5-11 beaucoup plus courts, décroissant
eu! à peu. — Yeux assez petits; leurs lobes inférieurs trigones. — Prothorax plus long que large, très-régulièrement cylindrique. — Ecussou en triangle curviligne. — Elytres oblongues, déprimées et parallèles dans leurs 2/3 antérieurs, déclives, peu à peu rétrécies et isolément obtuses en arrière. — Pattes courtes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures égales aux trois 1°" segments abdominaux ; tarses courts, assez larges. — 5° segment abdominal assez long, subogival. — Saillies mésosternale et prosternale médiocrement larges. — Corps allongé, pubescent.
L'espèce typique (éranquilla 3. Thoms.) est de seconde grandeur {41 mill.) pour le groupe actuel et uniformément revêtue d'une pubescence d'un gris verdâtre; son prothorax est légèrement inégal en dessus et finement pointillé; les élytres le sont un peu plus fortement et la plupart des points sont assez régulièrement alignés; eiles présentent chacune trois faibles élévations équidistantes: l'une basilaire, la seconde médiane, la dernière au sommet de leur déclivité postérieure, Get insecte provient des environs de Bombay.
ZOTALE.
Pascor, Longic. Malayan. p. 329.
Mle : Mandibules médiocres, formant un angle ouvert avee le front. — ‘Tête renflée sur le vertex, fortement concave entre ses tubereules antennifères, ceux-ci saillants, non contigus à leur base; front un peu oblique, subéquilatéral, légèrement évasé en bas; joues assez longues. — Antennes pubescentes, finement et deusément frangées en dessous, du double au moins plus longues que le corps, à articles 1 fusiforme, granuleux, de moitié environ plus court que 3, celui-ci et 4-40 décroissant à peine, 41 plus court que 10. — Yeux assez petits; leurs lobes inférieurs trigones. — Prothorax presque du double plus long que large, régulièrement cylindrique. — Ecusson en triangle curviligne, — Elytres allongées, légèrement aplanies sur le disque, peu à peu rétrécies et chacune obliquement tronquée en arrière, débordant médioerement le prothorax à leur base. — Pattes longues, robustes ; cuisses subfusiformes, les postérieures dépassant le 3° segment abdominal; les quatre tarses postérieurs assez longs; leur 4° article plus court que 2-3 réunis. — 5° segment abdominal allongé, à peine rétréci et largement arrondi en arrière, — Saillie mésosternale médiocrement large, subhorizontale, parallèle ; la prosternale presque aussi large, déprimée en arrière. — Corps allongé, pubescent,
… La direction des mandibules et la légère obliquité du front donnent à ce genre quelques rapports avec les Hippopsides; aussi M. Pascou
l'a-t-il régardé comme faisant le passage entre ces derniers et les Sa. perdides en tête desquelles il l’a placé. Mais les Hippopsides ont les crochets des tarses divergents et non divariqués, comme ils le sont ici.
L'unique espèce (1) du genre est assez grande, d’un jaune pâle uni: forme.et criblée de très-petits points enfoncés sur les élytres. Elle habite Sumatra. à
STYNE.
Femelle? : Tête subrétractile, fortement concave entre ses tuberoules antennifères, ceux-ci contigus à leur base; front plus haut que large ; joues allongées. — Antennes grêles, finement ciliées en dessous, de la longueur du corps, à articles À gros, court, ovalaire, 3-4 allongés, subégaux, 3-11 beaucoup plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux petits; leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax du double plus long que large, cylindrique, légèrement atténué à sa base. — Ecusson trausversal, arrondi en arrière, — Elytres allongtes, régulièrement convexes, à peine plus larges que le prothorax à leur base, isolément prolongées à leur extrémité en une saillie obtuse et divergente. — Pattes courtes ; cuisses peu à peu en massue, les postérieures dépassant à peine le 2 segment abdominal; tarses courts, étroits. — 5° segment de l'abdomen allongé, subogival. — Saillies mésosternale et prosternale étroites; 14 4'e recourbée en arrière, la 2° fléchie postérieurement. — Corps allongé, svelte, très-finement pubescent. : f
Sans la forme toute différente du scape des antennes, ce genre devrait être placé à côté des Ononerisus qu’on a vus plus haut; comme chez ces derniers, les élytres, entre autres, sont régulièrement ponttuées en stries. Le petit insecte (2) sur lequel il est établi m'a étécommuniqué par M. le comte Mniszech sans désignation d'habilat ; d'après son facies, il me paraît probable qu'il est originaire de Madagascar.
EUPROMERA.
Wesrw. Trans. of the entom. Soc. IV, p. 224 (3).
Mâles ? : Tète largement et faiblement concave entre ses tubereules antennifères ; ceux-ci très-courts, distants; front subéquilatéral; joues courtes. — Antennes assez grèles, pubescentes, peu à peu épaissies au bout, atteignant les 2/3 des élytres, à articles 4 pyriforme, beaucoup plus court que 3, celui-ci près de trois fois aussi long que 4,
(1) Z. unicolor, Pascoe, loc. cit. p. 330, pl. 15, f. 5.
(2) S. divaricata. Nigra opaca, subtus griseo supra bruuneo pubescens; prothorace subtilissime ac demissime punctulato, elytris confertim striatu-puncotatis, interstitiis vix convexis. Long, 8 mill.
(3) Syn. Puysosnacuvs, Dej. Cat. éd. 3, p. 366.
ESTOLIDES. 649
81 très-courts, subégaux. — Yeux petits ; leurs lobes inférieurs un peu allongés. — Prothorax subtransversal, cylindrique, pluritubereulé sur le disque, muni d'un profond sillon transversal près de sa base et d’un renflement de chaque côté vers son tiers postérieur, — Ecusson carré. — Elytres courtes, parallèles, fortement déclives et arrondies en arrière, planes à leur base, pluricarénées. — Pattes courtes; les quatre cuisses postérieures peu à peu en massue, les antérieures très-grosses, globoso-ovalaires, canaliculées en dessous ; jambes de la même paire fortement arquées, contractiles au repos ; tarses courts, les antérieurs un peu dilatés. — 5° segment abdominal assez grand, convexe, en triangle curviligne. — Saillie mésosternale assez large, parallèle ; la prostérnale plus étroite, arquée en arrière. — Corps court, revêtu d’une sorte d'enduit.
La forme singulière des pattes antérieures est probablement propre aux mâles, mais on ne connait pas, que je sache, d'exemplaires qui les aient autrement faites.
M. Westwood a établi le genre sur une petite espèce (1) du Brésil, d’un jaune terreux tantôt uniforme, tantôt maculé de byun, presque imponctuée, mais ayant sur les bords latéraux des élytres plusieurs fines carènes interrompues, et sur le disque quelques petits tubereules éloignés les uns des autres. M. J. Thomson en a décrit une seconde espèce (2) également brésilienne, encore plus petite, mais ayant une livrée et une sculpture analogues.
Note.
Dans l'ignorance où je suis s’il existe où non un sillon aux jambes intermédiaires, je place provisoirement le genre suivant à la suite du groupe actuel, M. Bates le regardant comme voisin des Esrora. Il est possible qu’il doive rentrer parmi les Apodasyides.
EPECTASIS.
\ H. W. Bates, Contribut. elc., p. 229.
Tête petite, déprimée entre la base des antennes; front convexe. — Antennes de la longueur du corps, filiformes, garnies en dessus et en dessous de poils longs et fins, à articles 1 court et épais, atténué à sa base, 3 beaucoup plus grand que 4, 5-11 graduellement plus courts. — Yeux réniformes, assez écartés en dessus. — Prothorax allongé, cylindrique ; sestubercules latéraux presque obsolètes. — Elytres allongées, cylindriques, obliquement tronquées à leur extrémité. — Pattes courtes ; cuisses à peine.en massue; article 1 des tarses posté rieurs eylindrique, aussi long que 2-3 réunis; crochets semi-diver-
(1) E. spryana, Westw. loc. cit. pl. 13, £. 5 (Phys. latimana Dej.). (2) £. brachialis, 3. Thoms. Physis, IE, p. 109.
gents (1). — Saillies sternales étroites, planes. — Corps très-allongé, étroit, cylindrique, fevètu partout de poils fins redressés.
M. Bates n’en décrit qu’une petite (8 mill.) espèce (attenuata) du Haut-Amazone (Ega), d'un brun marron obscur, avec les antennes rufescentes et le sommet des élytres tacheté de gris cendré ; ces organes sont ponctués fortement et sans ordre.
GrourE XLVII Pogonochérides.
(avités cotyloïdes intermédiaires fermées. — Crochets des tarses divariqués. — Jambes intermédiaires entières.
Ges insectes ne diffèrent des Estolides qui précèdent que par ce dernier caractère et en ce que leur tête est rétractile; et mème sous ce dernier rapport y a-t-il parmi eux deux exceptions {OEraceres, BueyxrHiA). Ce sont de toutes les Lamiides les seules qui présentent la combinaison des trois caractères inscrits dans la courte formule qui précède. La même diversité de formes qui existe chez les Estolides se reproduit parmi celies-ci, de sorte que le nom de Pogonochérides imposé à leur ensemble n'implique aucune ressemblance avec les Poconocnerus, le seul de leurs genres qui soit représenté en Europe et bien connu de tous les entomologistes. Le plus grand nombre des autres est propre à l'Amérique; trois seulement sont répartis entre Madagascar, les Archipels indiens et l'Australie.
I. Scape des antennes en cône renversé ou subeylindrique. a Corps de forme variable, jamais allongé ni cylindrique. b Cuisses pédonculées à leur base, puis en massué ovalaire. ce Tête non rétractile; élytres cunéiformes : Bucynthia. ce — rétractile; élytres parallèles, inégales : Ecyrus. bb Cuisses peu à peu et médivcrement en massue : Obaceres. aa Corps allongé, cylindrique : Lypsimena.
IE. Scape des antennes en massue ou ovalaire,
d Elytres sans dépression sutarale; corps naviculaire ou cunéiforme.
Eiytres pluricarénées : Pogonocherus.
— Sans carènes, parfois munies d’un tubercule basilaire : Aconopterus.
dd Elytres munies d’une dépression suturale.
e Corps cylindrique; “épression suturale des élytres faible : Cœdomea.
ee — déprimé; — très-distincte.
Prothorax cylindrique, bituberculé sur le disque : Colobura. — subcarré, inerme : Solula.
(1) Ces expressions signifient sans doute que les crochets sont à la fois divariqués et verticaux.
POGONOCHÉRIDES. 651
BUCYNTHIA.
Pascor, Journ, of the Linn. Soc.; Zool. IX, p. 83 (1).
Mâle : Tète non rétractile, médiocrement distante des hanches antérieures, faiblement concave entre ses tubercules antennifères; front subconvexe, équilatéral; joues très-allongées. — Antennes médiocrement robustes, pubescentes, assez longuement ciliées en dessous, un peu plus longues que lè corps, à articles 4 beaucoup plus court que 3, égal à 4, 5-11 moins longs que ce dernier, décroissant peu à peu. — Yeux médiocres; leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax transversal, cylindrique, muni d’un sillon transversal à sa base, précédé de chaque côté d’un petit tubereule à peine distinct. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres assez courtes, médiocrement convexes, cunéifoimes, obtusément arrondies en arrière. — Pattes médiocres ; cuisses pédonculées à leur base, puis renflées en une forte massue ovalaire; les postérieures égales aux quatre 4er segments abdominaux; tarses Courts. — Saillie mésosternale assez large, verticale et concave en avant; la prosternale étroite et arquée en arrière. — Corps subelliptique, pubescent.
Genre propre à l’Australie, et paraissant, au premier coup-d'œil, appartenir aux Disternides, abstraction faite de la forme du front qui est rectangulaire et non trapéziforme.
Son unique espèce (2) est de taille médiocre, d'un rufescent bronzé assez brillant, et densément marbrée de jaune clair; en arrière, près des bords latéraux des élytres, cette couleur forme plusieurs taches arrondies dont une, plus grande que les autres, simule un ocelle.
ECYRUS.
JL. Le Conre, Journ. of the Acad. of Philad. Ser. 2, Il, p. 160 (3).
Mûles? : Tète munie de deux courtes carènes sur le vertex, transversalement sillonnée en arrière des yeux, assez fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci assez saillants, rapprochés à leur base; front équilatéral ; joues assez longues. — Antennes grêles, finement pubescentes, assez densément villeuses en dessous, à peine aussi longues que les élytres, à articles 4 assez long, peu à peu en Massue, 3 plus court que 4, celui-ci un peu arqué, les suivants plus Courts, décroissant peu à peu. — Yeux médiocres; leurs lobes infé-
(1) Ce genre a déjà été mentionné plus haut, p. 387. Ne l'ayant pas vu alors en nature, je l'ai placé provisoirement à la suite des Mésosides, auxquelles il est étranger, le scape de ses antennes étant privé de cicatrice terminale, — Syn. Zcocsra Pascoe (olim).
(2 Zygoc. spiloptera, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 3, I, p. 542.
(3) Syn. Lara Say. — Exocenrrus Haldem.
Coléopières. Tome IX (?). 16
652 LONGIGORNES.
rieurs équilatéraux. — Prothorax subtransversal, cylindrique, — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres médiocrement allongées, assez convexes, parallèles, déolives et subtronquées en arrière, munies chacune d’une crête allongée à leur base. — Pattes assez longues; cuisses subpédonculées à leur base, puis en massue ovalaire, les postérieures un peu plus courtes que les élytres; tarses courts, déprimés. = 5° segment abdominal grand, en triangle curviligne.— Saillie mésosternale triangulaire, déclive. — Saillie prosternale plus étroite, fléchie en arrière. — Corps peu allongé, massif, finement pubescent.
Des deux espèces rapportées à ce genre pr M. J. L. Le Conte, une seule, la Lamia dasycera de Say (1) doit y rester. C'est un insecte de taille médiocre, variant du gris-brun au gris noirâtre, finement et assez régulièrement ponctué sur les élytres, avec deux lignes sail- Jantes sur chacun de ces organes, lignes interrompues par de petits tubercules dont quelques-uns sont subfasciculés; le prothorax est à peine rugueux. L'autre espèce (eæiguus) est le type du genre OEra- CERES qui suit :
ŒBACERES.
J. Tuoms. Physis, II, pr 164 (2).
Femelle? : Tète assez distante des hanches antérieures, planegentre ses tubercules antennifères, ceux-ci très-courts, distants; front subéquilatéral; joues très-courtes. — Antennes grèles, finement ciliées, surtout en dessous, de la longueur du corps, à articles 1 en cône renversé, moins long que 3, celui-ci et 4 subégaux, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux assez grands, leurs Jobes inférieurs allongés. — Prothorax transversal, régulièrement cylindrique, muni de chaque côté d’une petite épine médiane. — Ecusson arrondi en arrière, — Elytres peu allongées, parallèles, médiocrement convexes,
déclives et arrondies à leur extrémité. — Pattes médiocres ; cuisses :
peu à peu et assez légèrement en massue; tarses médiocres. — 5° segment abdominal grand, en triangle curviligne. — Saillies mésosternale et prosternale assez larges; la 47e déclive, la 2° arquée en arrière. — Corps peu allongé, pubescent, hérissé de poils fins courts. M. J. Thomson a retiré avec raison des Ecyrus, où M. J. L. Le Conte l'avait placée, la petite espèce (3) des Etats-Unis qui forme lé type de ce genre. Elle a quelques rapports de forme générale avec l'Ec. dasycerus, mais est beaucoup moins convexe et en diffère par
(1} Journ. of the Acad. of Philad. V, p. 270 (var, Eæoc obscurus, Haldem. Traus. of the Amer. Phil. Soc. X, p.50); Etats-Unis moyens et du Sud.
(2) Syn. Ecynus J. L. Le Coute, —ÆExocenrrus Haldem., Dej.
(3) Ec.'exiguus, 3. L. Le Conte, Journ. of the Acad. of Philad. Ser. 2, IE, p. 161 (£æoc. id, Haldem, Trans. of the Amer, Phil. Soc. X, p. 50, sans description; Dej. Cat. éd. 3, p. 365); Géorgie.
ee
POGONOCHÉRIDES. 653
la tête non rétractile, son prothorax épineux latéralement, ses élytres privées d’aspérités et son corps hérissé de poils fins. Elle est d’un noir brunâtre et plus ou moins marbrée de jaune testacé sur les élytres; ces organes et le prothorax sont densément pointillés.
LYPSIMENA. * (Dex) 3. L. Le Conte, Journ. of the Acad. of Philad. Ser, 2, Il, p. 155.
Mâle? : Tète plane entre ses tubercules antennifères; ceux-ci trèscourts, distants; front équilatéral; joues presque nulles. — Antennes grêles, légèrement ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 4 en cône renversé, plus court que 3, celui-ci et 3-11 décroissant à peine, — Yeux grands; leurs lobes inférieurs allongés. — Prothorax transversal, subcylindrique, légèrement attérué à sa base.— Ecusson en triangle curviligñé, — Elytres assez allongées, un peu déprimées sur la suture en avant, subparalièles, faiblement déclives et tronquées en arrière. — Païtes assez longues ; cuisses médiocrement et peu à peu en massue; les quatre tarses postérieurs assez grands, le 4° article de tous presque aussi long que 1-3 réunis. — 5° segment abdominal allongé, rétréci et arrondi en arrière. — Saillie mésosternale large, parallèle, recourbée en arrière; la proster-
nale troite, fortement arquée postérieurement. — Corps allongé, à peine pubestent. è
L'espèce typique (1) est de seconde grandeur pour le groupe actuel, originaire des Etats-Unis, d’un noir brunâtre uniforme, et densément ponctuée sur le prothorax et les élytres. J'en connais une seconde espèce du Brésil qui en diffère à peine.
POGONOCHERUS.
À. SEnv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 57 (2).
Mûles : Tête largement et fortement concave entre ses tubercules äntennifères; ceux-ci courts; front subconvexe, transversal; joues médiocres. — Antennes assez robustes, pubescentes, assez longuement ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 4 graduellement en massue, un peu plus court que 3, celui-ci que 4, 5-11 moins longs, décroissant peu à peu. — Yeux petits; leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax transversal, cylindrique, bituberculé où un peu inégal en dessus, muni de chaque côté d’un petit tubercule conique et sübmédian.— Eeusson variable, — Elytres courtes,
(1) L. fuscata, 3. L. Le Conte, loc. cit.; Duj. Cat, éd. 3, p. 274.
(2) Syn. Pirvmuizus, Muls. Col. d. Frauce; Longic. éd. 2, p. 302; simple Sous-genre destiné à recevoir les espèces dont les élytres sont inermes à leur Oxtrémité, — Cenambyx et LamtA veter, auctor,
naviculaires, carénées latéralement et aplanies à leur base, arquées, peu à peu rétrécies et tronquées en arrière avec leurs angles externes épineux ou non; munies. chacune de trois carènes abrégées dont l'interne bi- ou tri-fasciculée.— Pattes médiocres; cuisses fortement en massue, atténuées à leur base; les postérieures un peu plus courtes que le corps; turses médiocres. — 5° segment de l'abdomen plus grand que 4, un peu rétréci et tronqué en arrière. — Saillie mésosternale de largeur moyenne, recourbée en arrière. — Saillie prosterpale étroite, fléchie postérieurement. — Corps pubescent, presque dépourvu de cils redressés.
Femelles : Antennes dé la longueur du corps ou peu s'en faut, — 5° segment abdominal plus long.
Petits insectes assez remarquables par la forme et la sculpture de leurs élytres. Leur livrée, plus ou moins sombre, présente presque constamment à la base de ces organes une bande transversale, plus ou moins large, droite ou arquée, et dont la couleur varie du gris blanchâtre au fauve clair. Le-genre est propre à l'hémisphère boréal dans les deux continents, et se divise en deux sections naturelles selon que les angles externes du sommet des élytres sont dentiformes (4) ou inermes (2).
ACONOPTERUS.
Brancu. in Gay, Hist. d. Chile; Zool. V, p. 504.
Mûles : Tête assez concave entre ses tubereules antennifères; ceux-ci distants; front équilatéral; joues allongées. — ‘Antennes grèles, finement pubescentes, à peine ciliées, un peu plus longues que les ély-
(1) Esp. européennes : Cer. hispidus, Fab. Syst. El. IL, p. 278; Oliv. Entom. IV, 67, pl. 11, f. 77. — Cer. pilosus, Fab. loc. cit. p. 278, pl. 9, f. 60 (Cer. hispidus Panz.; Cer. dentatus Fourcr.; Pogon. id. Muls.). — P. Perroudi, Muls. Col. d. France; Longic. éd. 1, p. 458; éd. 2, p. 311; France mér. —Caroli, Muls.ibid. éd. 2, p. 313; France mér. (Gironde).—Esp. de l’Amér. du Nord : P. penicillatus, J. L. Le Conte in Agass. Lake Super. p. 234, Lac Supérieur. — mixtus, Haldem. Trans. of the Amer. Phil. Soc. X, p. 50; Pennsylvanie. — parvulus, 3. L. Le Conte, Jeurn, of the Acad. of Philad. Ser. 2,1, p. 460; Mississipi, Missouri.
(2) Esp. européennes : Cer. ovaiis, Linné ed. Gmel, IV, p. 1863; Lam. id. Gyllenh. Ins. suec. IV, p. 65 (Cer. ovatus Fourer.). — Cer. fasciculatus, De Geër, Mém. V,p. 71, pl. 8, f. 17; Fab. Syst. El. IH, p. 277 (Lam. fascicularis Panz., Gyllenh.). — P, multipunctatus, W. Georg, Stettin entom. Zeit. 1897, p. 64; Allemagne (Lunebourg). — scutéllaris, Muls. et Rey in Muls. Col. d. France; Sulcicol. et Sécurip.; Supplém.; France (Rhône). — decoratus, L. Fairm. Ann. d, |, Soc. eutom. 1855, p. 320; Pyrénées {Cauterets).
Les espèces suivantes me paraissent douteuses au point dé vue générique : P. setifer, A. Serv. loc. cit. p. 59; Brésil, — Lam. crista, Fab. Syst. El, Il, p. 282; Cer. id. Oliv. Entom. IV, 67, p. 113, pl. 14, f. 101; rapporté au genre actuel par M. A. White (Longic. of the Brit. Mus, p. 398), el aux Exocentrides par M, Pascoc.
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tres, à articles À médiocre, en massue, atténué à sa base, 3-4 subégaux ou celui-là un peu plus grand, plus longs que les suivants, ceux-ci graduellement plus courts. — Yeux petits; leurs lobes inférieurs allongés. — Prothorax un peu plus long que large, cylindrique, tantôt (cristatipennis) muni de deux petits tubercules écartés en dessus et d’un autre de chaque coûté, tantôt (lœævipennis) inerme partout. — Ecusson petit, variable. — Elytres peu convexes, médiocrement allongées, peu à peu et fortement rétrécies en arrière, avec leur extrémité isolément échancrée (cristatipennis) ou acuminée (lœvipenis), carénées latéralement (cristatipennis) ou non (lœvipennis) à leur base, débordant fortement le prothorax, avec leurs épaules anguleuses et munies d’un tubercule ou d’une crête. — Pattes médiocres; cuisses subpédonculées, terminées par une forte massue ovalaire; les postérieures notablement plus courtes que l'abdomen ; tarses médiocres. — 3° segment abdominal assez grand, arrondi en arrière. — Métasternum court. — Saillie mésosternale de largeur variable, la prosternale étroite. — Corps cunéiforme, aigu en arrière, partiellement pubescent.
Femelles : Antennes dépassant faiblement les élytres ; pour le surplus pareilles aux mâles.
__ Comme on le voit par cette formule, les deux espèces (1) du Chili qui composent ce genre diffèrent entre elles sur plusieurs points importants, Néanmoins je ne crois pas qu'il y ait lieu de les répartir dans des genres distincts et leur place me paraît être, comme à M. J. Thomson (2), immédiatement à côté des Poconocmerus. La brièveté de leur métasternum, qui n’a pas encore été signalée, m'avait un moment ineliné à les comprendre dans les Dorcadionides.
Ïs sont un peu plus grands que les Poconocaenus, d'un bronzé obseur et plus ou moins mouchetés de fauve; leurs élytres sont densément ponctuées, ainsi que le prothorax.
CŒDOMÆA.
J. Tuous. Physis, IT, p. 163.
Femelle ? : Tète largement et médiocrement concave entre ses tubereules antennifères, ceux-ci assez longs, distants; front subéquilatéral; joues très-courtes. — Antennes subfiliformes, hérissées de quelques cils courts, en dessous, de la longueur du corps, à articles 1 faiblement subovalaire, beaucoup plus court que 3, celui-ci et 4allongés, subégaux, 44 plus court, décroissant peu à peu. — Yeux médiocres ; leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax presque aussi long
(1) 4. cristatipennis, lœvipennis, Blanch. loc, cit. p. 505, avec une figure du 1er, pl. 30, f. 2; voyez aussi L, Fairin. et Germ. Ann. d. 1. Soc. entom. 1859, p. 515,
(2) Syst. Cerambye. p. 113.
que large, régulièrement cylindrique. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres mnédiocrement allongées, cylindriques, déclives et. subtronquées en arrière, munies dans leur tiers postérieur d’une dépression suturale limitée par deux faibles lignes saillantes. — Pattes courtes ; cuisses peu à peu en massue, les postérieures dépassant”à peine lé 2 segment abdominal ; tarses courts, assez larges. — Saillie mésosternale assez étroite, subverticale, obtusément tuberculeuse ; la prosternale encore moins large, très-fortement arquée en arrière. — Corps cylindrique, faiblement pubescent. *
Genre propre à Madagascar, étaoli sur une espèce (madagascarien: sis J. Thoms.) de taille moyenne, d’un noir brunâtre, avec une tache commune d’un blanc sale au sommet des élytres; ces organes sont assez fortement et densément ponctués; le prothorax est finement rugueux, avec quelques faibles callosités sur le disque.
Cet insecte a le facies des ArImurA (Ptéricoptides) à la suite desquelles M. J. Thomson l’a immédiatement placé, mais chez ces dernières lés crochets des tarses sont divergents.
COLOBURA.
BLancu. iniGay, Hist. d, Chile; Zool. V, p. 511.
Mâle ? : Tète à peine concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci courts; front subtrausversal ; joues courtes. — Antennes grèles, finement pubescentes, munies de quelques cils courts en dessous, de la longueur du corps, à articles À en massue pyriforme, 8 beaucoup plus long que lui, égal à 4, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux assez fortement granulés ; leurs lobes inférieurs allongés. — Prothorax aussi long que large, cylindrique, resserré à sa base, moins en avant, bituberculé sur le disque, renflé et inerme sur les côtés (1). — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres allongées, légèrement atténuées, déclives et tronquées en arrière, avec leurs angles externes dentiformes, anguleuses aux épaules, munies chacune d’une crête obtuse, basilaire et déprimées sur la suture; la dépression lünitée par deux côtes obtuses très-distinctes. — Pattes assez longues; cuisses pédonculées à leur base, puis fortement en massue, les postérieures presque égales aux trois 42" seginents abdominaux ; tarses assez longs, à article 4 égal à 2-3 réunis; les quatre antérieurs assez larges, les postérieurs étroits. — 5° segment abdominal plus long que 4, un peu rétréci et tronqué en arrière. — Saillie mésosternale assez large, déclive et faiblement tuberculée en avant. — Saillie prosternale plus étroite, arquée postérieurement. — Corps allongé, pubescent.
(1) M. Blanchard lui assigne des tubercules latéraux, mais je n’en Vois aucun vestige.
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Genre propre au Chili et ne comprenant qu’une assez grande (16- 90 mil.) et belle espèce (4) d’un gris verdätre uniforme, avec le sommet des élytres et une grande tache marginale, post-médiane, sur chacune d’elles, d’un jaune ocracé ; quelques mouchetures un peu plus claires se voient à la base de ces organes.
SOLUTA.
Femelle ? : Tête largement plane entre ses tubercules antennifères, ceux-ci presque nuls; front fortement transversal; joues très-courtes. — Antennes grêles, filiformes, pubescentes, hérissées de quelques cils très-courts, dépassant à peine le milieu des élytres, à articles 1 en
massue, atténué à sa base, égal à 3, celui-ci et 4-5 croissant peu à peu +
et légèrement, 6-11 plus courts, subégaux.— Yeux assez grands; leurs lobes inférieurs transversaux, — Prothorax transversal, subcarré, médiocrerment convexe, faiblement arrondi sur les côtés. — Elytres oblongues, peu convexes, munies d’une dépression suturale limitée par deux côtes obtuses, abrégées en avant et en arrière, coupées carrément à leur extrémité. — Pattes médiocres; cuisses peu à peu en massue ; tarses postérieurs filiformes, médiocres, les antérieurs plus courts et plus larges. — 5° segment de l'abdomen assez long, ogival. — Saillie mésosternale large, parallèle ; la prosternale plus étroite, horizontale, à peine fléchie en arrière. — Corps subcunéiforme, pubescent, hérissé de quelques poils fins peu apparents.
Le petit insecte (2) sur lequel ce genre est établi ressemble tellement aux GRAMINEA (groupe des Calliides, tribu des Phytæciides), qu’on lo prendrait au premier coup-d’œil pour une espèce de ce genre; mais il appartient en réalité à un tout autre groupe, ses jambes antérieures étant sans sillon et Les crochets de ses tarses simples.
Groure XLVIII. Mégabasides.
Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divergents, — Jambes intermédiaires entières. =
Tête rétractile; front rectangulaire. — Antennes sétacées, plus longues que le corps dans les deux sexes; leur scape très-allongé, en cône renversé. — Yeux fortement granulés, échancrés. — Prothorax longuement épineux sur les côtés. — Elytres le débordant fortement à leur base, triquètres, longuement épineuses aux épaules. — Pattes
L2 (1) C: alboplagiata, Blanch. loc. cit. p. 512; Col. pl. 30, f. 5; cette figure à probablement été faite d’après une femelle ; les antennes y sont représentées comme n'ayant que la longueur des 3/4 du corps. (2) S. gramineoides. Nigra sat uitida, pedibus rufescentibus, impunctata, ubique pube flavo-virescente in elytris plagiatim digesta, obtecta. Long. 9 mill. Hab, Brasilia. Coll. de M. le comte Mniszech. 4