‹ Histoire naturelle des insectes (volume 3)Chapitre 43 sur 93 · UT · texte numérisé non relu

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longues, surtout les antérieures chez les o'; cuisses antérieures médiocrement saillantes ; cuisses épineuses à leur extrémité ; tarse ourts, assez larges, à article 4 moins long que 2-3 réunis. — piste métathoraciques larges, triangulaires. — Saillie mésosternale verticale et tuberculeuse en avant; la prosternale arquée en errière, — Corps court, triquètre, massif.

Le genre Mecasasis de Serville est le seul qui présente cetensemble de caractères. L'un des plus intéressants est la présence d’épines au sommet des cuisses, attendu que c’est le seul cas de ce genre qui existe chez les Lamiides. Les longues épines dont le prothorax et les épaules des élytres sont armées, ainsi que la grandeur du scape des antennes, sont des particularités également remarquables. C'est sans . doute cette dernière qui a engagé M. J. Thomson à classer le genre dans les Acanthocinides. Mais ses hanches antérieures anguleuses en dehors, ses jambes intermédiaires sans sillon et sés crochets des tarses divergents montrent qu'il n’a rien de commun avec ces derniers. C'est près des Compsosomides qu'est sans aucun doute sa place naturelle, Il est propre au Brésil.

MEGABASIS.

A. SERV. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 53.

Mâle : Front subtransversal; joues assez longues. — Antennes pubescentes, hérissées de longs poils fins en dessous, presque deux fois aussi longues que le corps, à articles 1 empiétant un peu sur les élytres, plus long que 3, celui-ci beaucoup plus que 4, 3-10 décroissant peu à peu, 11 plus grand que 10, crochu au bout. — Lobes inférieurs des yeux (1) plus hauts que larges. — Prothcrax transversal, bisinué à sa base, muni sur le disque de trois petits tubercules reliés entre eux par des lignes élevées, et de chaque côté d’une épine très-longue, lrès-aiguë et redressée. — Ecusson en carré transversal; ses bords latéraux carénés. — Elytres convexes, fortement rétrécies et tronquées en arrière, avec leurs angles externes épineux, trisinuées et beaucoup plus larges que le prothorax à leur base, avec les épaules arrondies et un peu saillantes en avant, munies chacune de deux longues épines pareilles à celles du prothorax : l’une sur l'épaule, l'autre médiane à quelque distance de la base. — Quisses linéaires, Les postérieures aussi longues que les élytres. — 5° segment de l'abdomen transversal, rétréci et tronqué en arrière, — Corps pubescent.

Femelle : Antennes de 1/4 environ plus courtes que le corps, à article 11 plus court que 10, droit. — Pattes plus courtes et plus égales entre elles. — 5° segment abdominal plus long, en triangle curviligne.

(1) Serville indique ces organes comme étant entiers, erreur difficile à com= prendre; ils sont, au contraire, très-fortement et largement échancrés.

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Genre établi sur la Lamia speculifera de Kirby (1), belle espèce du Brésil, d’un gris uniforme et portent sur chaque élytre, immédiatement après son milieu, un grand espace allongé, glabre, très-lisse, d'un brun rougeâtre éclatant et ayant l'aspect d'un miroir, particularité sans autre exemple parmi les Lamiides. Cet insecte remarquable est d'assez grande taille et nullement rare dans les collections,

Gnoure XLIX. Compsosomides,

Cavités cotyloïdes inférmédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divergents. — Jambes intermédiaires nt res.

Mandibules robustes, assez saillantes, brusquement arquées au bout. — Tête rétractile, plus ou moins convexe sur le vertex, largement plane entre ses tubercules antennifères; ceux-ci presque nuls ; front rectangulaire. — Antennes subfliformes, un peu plus longues que le corps dans les deux sexes; leur scape robuste, peu à peu en massue. — Granulation et forme des yeux variables. — Prothorax tuberculé latéralement. — Elytres très-courtes, très-convexes, naviculaires, dilatées et anguleuses aux épaules, débordant fortement le prothorax. — Pattes assez longues, subégales; hanches antérieures fortement transversales, débordant la saillie prosternale ; tarses médiocres, assez larges, à articles 4 plus court que 2-3 réunis, 4 très-grand. — Métasternum court; ses épisternums larges, triangulaires. — Saillies sternales variables. — Corps très-massif, hérissé de longs poils fins.

Groupe très-naturel, établi par M. J. Thomson (2) et remarquable par la forme générale et la livrée de ses espèces. Parmi les caractères qui précèdent, on remarquera la brièveté du métasternum et la largeur de ses épimères qui ne le cèdent pas sous ce rapport à celles des Saperdides. Ces insectes sont, à quelques exceptions près, assez grands, paur la plupart peu communs dans les collections et tous propres à l'Amérique du Sud. :

1. Elytres du double plus longues que larges à leur base. Saillie mésostern. tuberculeuse; yeux subdivisés : Pyfhais. — — inerme; — échancrés : Compsosoma.

I — à peine aussi longues que larges à leur base. Elytres sans tubercules basilaires : £Zusphœærium. — munies de — : Tessarecphora.

(1) Lion. Trans. XII, p. 439. Serville l’a décrit sous le même nom, mais sans citer Kirby.

(2) Voyez son travail intitulé : « Essai synoptique sur les Compsosomites » Archiv. entom. I, p. 68; avec de belles figures de la plupart des espèces. Plus lard (Syst. Cerambye. p. 105) il a ajouté à ces insectes le genre BracuycmiLus

de M. Blanchard qui leur est étranger et qu'on trouvera plus bas formant le iype du groupe deg Brachychilides,

: 4 ba PYTHAIS.

J. Taows. Archiv. entom. I, p. 71.

Tête très-convexe sur le vertex ; joues allongées. — Antennes glabres, peudensément ciliées en dessous, à articles 3-4 égaux, M (y) plus long que 40, crochu et pénicillé au bout. — Yeux petits, finement granulés, subdivisés; leurs lobes subégaux, l’inférieur transversel. — Pattes très-robustes. — Saillie ae munie d'un tubercule conique subvertical, — Corps faiblement pubescent, avec des cils redressés très-courtsêt peu apparents en dessus. — Le surplus comme chez les Compsosoma.

Genre très-distinct, établi sur la Lamia scutigera de Vigors (4). En outre des caractères qui précèdent, elle se distingue des Compsosoma par sa livrée d’un fauve uniforme mat avec les antennes noires (sauf les deux 1% articles) et trois bandes étroites de poils d’un jaune duré soyeux sur les élytres: une marginale entourant ces organes jusqu'au-dessous des épaules, la 2 suturale, s’arrêtant en avant au même niveau ; la dernière transversale, en arc de cercle, allant d’une épaule à l’autre et reliant les précédentes entre elles. Get insecte est du Brésil.

COMPSOSOMA.

A. SERV. Ann. d. 1. Soc. entoim. 1835, p. 55 (2).

Tète convexe sur le vertex; front fortement transversal; joues presque nulles. — Antennes pubescentes, hérissées de longs poils fins, surtout en dessous, à articles 3 un peu plus long que 4, 11 droit, subégal à 10. — Yeux fortement granulés, échancrés; leurs lobes inférieurs très-grands, subéquilatéraux. — Prothorax transversal, subcylindrique, muni de deux sillons transversaux flexueux, l’un basilaire, l'autre moins apparent, loin de son bord antérieur; ses tubercules latéraux un peu rapprochés de sa base, coniques. — Ecusson plus ou moins allongé, arrondi en arrière. — Elytres deux fois aussi longues que larges à leur base, arrondies en arrière. — Pattes assez robustes; cuisses légèrement et peu à peu épaissies, les postérieures atteignant le sommet des élytres. — 5° segment de l'abdomen en triangle curviligne fortement transversal. — Saillie mésosternale assez large, parallèle, déclive, bilobée en arrière. — Saillie prosternale plus étroite, arquée postérieurement, — Corps pubescent, hérissé partout de longs poils fins plus ou moins abondants.

On connaît en ce moment neuf espèces (3) de ce beau genre, toutes: (1) Zool. Journ. IL, p. 239, pl. 9, f. 5.

(2) Syn. Laura Klug, Vigors. — ÆreneA Pascoe. (3) Lam. multillaria, King, Nov. Act. Acad. nat, Cur. XI, p. 463, pl. 43,

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d'assez grande taille et remarquables par leur livrée, mais cette dernière appartient au moins à quatre types différents et ne se prête HS à une description générale.

. EUSPHÆRIUM.

Newn, The entom. Magaz. Y, p. 498 (4).

M. J. Thomson n’a pas admis ce genre qui est, en effet, très-voisin des Compsosoma, mais tout aussi distinct que le suivant. Ses carac- {ères différentiel portent sur les points que voici :

Joues assez allongées. —Yeux petits, finement granulés; leurs lobes inférieurs un peu plus hauts que larges. — Elytres à peine plus longues que larges à leur base. — Corps beaucoup plus court, n'ayant pour toute vestiture que de longs poils fins redressés et abondants.

À quoi il faut ajouter que la taille est quatre ou cinq fois plns petite et la livrée d’un bleu éclatant à reflets pourprés, ce qui ne se voit jamais chez les Compsosoma. L'espèce typique (2) est brésilienne.

TESSARECPHORA.

J. Tuows. Archiv, entom. 1, p. 477.

Tète peu convexe sur le vertex, faiblement concave entre ses tubercules antennifères, pareille, du reste, à celle des précédents. — Articles 3-4 des antennes subégaux, plus épais et plus densément ciliés en dessous que les suivants. — Yeux subfñinement granulés, leurs lobes inférieurs allongés. — Elytres des Euspnxrium avec les épaules fortement dilatées, obliquement tronquées et dentiformes en arrière ; ayant en outre chacune à leur base un très-gros tubercule conique. — Saillie mésosternale non bilobée en arrière. — Le surplus comme dans le genre en question.

L'espèce unique (3) du genre est un peu plus petite et un tant soit

f. 6; Brésil. — Lam. 5-notata (C. niveosignatum Dej., Serv.), perpulchra (C. posticum Dej.), Vigors, Zool. Jour. I, p. 417, pl. 15, £. 8, 9; Brésil. — C. variegata, Serv, loc. cit. p. 57; Brésil. — C. phaleratum (indiqué à tort comme décrit par Klug), Brésil; Mnissechii, Amazone; Chabrillacii, Franciscum, 3. Thoms, Archiv. entom. I, p. 74 sq. pl. 9. — Mannerheimii, J. Thoms, Syst. Cer. p. 557; Cayenne. — Æren. terrena, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, V,p. 36; Para; rapportée au genre actuel d’après M. H. W. Bates, Contribut, ete. p, 219. — C. albigena, Burm. Stettin. entom. Zeit. 1865, p. 179; Bueuos-Ayres (an potius EusPHÆRIUM ?).

(1) Syn. Compsosoma J. Thoms., Dej.

(2) E. purpureum, Newm. loc. cit. (C. violaceum Dej.) figuré par M. J. Thoms. Archiv. entom. I, pl. 9, f. 8.

() T. arachnoïdes, J. Thoms. loc. cit. pl. 9, f. 40 a à.

peu moins large que l'Eusphærium purpureum. Sa livrée est égulement bleue, mais moins brillante et variée çà et là de blanc tanten dessus qu'en dessous. Elle habite la Guyane et le Brésil. nn

GROUPE L, Ærénéides,

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. = Crochets des tarses divergents. — Jambes intermédiaires entières.

Tête rétractile ou subrétractile; front rectangulaire. — Antennes sétacées, un peu plus lohgues que le corps dans les deux sexes; leur scape court, fortement renflé au bout, pyriforme. — Yeux assez fortement granulés, échancrés. — Prothorax tuberculé sur les côtés. — Elytres le débordant fortement à leur base, courtes. — Pattes médiocres, les antérieures un peu allongées chez'les 4; hanches de la mème paire peu saillantes, globuleuses, anguleuses en dehôrs $ tarses courts, à article 4 moins long que 2-3 réunis. — Métasternum court, ses épisternums plus où moins larges, triangulaires, — Saillies ‘sternales lamelliformes, arquées sur leurs faces opposées; la mésosternale parfois tuberculeuse. — Corps court, peu convexe, souvent trigone.

Cette formule, voisine de celle des Compsosomides, en diffère par plusieurs points essentiels portant sur la forme générale du corps, celle du scape des antennes, la faible convexité des élytres ; à quoi il faut ajouter la nature de la livrée qui est aussi vulgaire que celle des Compsosomides est remarquable. Ces insectes sont donc très-distincts de ces derniers ; comme eux ils habitent l'Amérique du Sud. Leur érection en un groupe à part est également due à M. J, Thomson (1) qui les a répartis dans les trois genres suivants : b

I Cuisses pédonculées à leur base; saillie mésost. tuberculeuse : Ærenea.

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