‹ Histoire naturelle des insectes (volume 3)Chapitre 44 sur 93 · IL. — peu à peu en massue; —— inerme · texte numérisé non relu

IL. — peu à peu en massue; —— inerme

Elytres courtes, larges, ponctuées : Laræsima. — suboblongues, granuleuses : Penessada.

ÆRENEA.

(Des.) J. Tuows. Archiv. entom. I, p. 298.

Mâles : Tête largement et faiblement concave entre ses tubercules antennifères; front ample, transvorsal ; joues assez allongées. — Antennes pubescentes, finement ciliées en dessous, de 4/3 à peine plus longues que le corps, à articles 1 très-robuste, égal à 3, 4 plus long que ce dernier et que les suivants, ceux-ci décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux subéquilatéraux ou transversaux. — Pr0-

(1) Physis, Il, p. 92.

ÆRÉNÉIDES. 663

thorax transversal, subeylindrique, un peu inégal sur le disque ; ses tubereules latéraux assez forts, coniques. — Ecusson transversal, un peu rétréci et tronqué en arrière. — Elytres à peine du double plus longues que larges à leur base, plus ou moins rétrécies et subtronquées où tronquées en arrière, planes en avant, obliquement déclives

ostérieurement, leurs épaules arrondies et plus ou moins saillantes. __ Pattes robustes ; cuisses subpédonculées à leur basegles postérieures aussi longues que l'abdomen; tarses antérieurs dilatés et frangis sur leurs bords. — 5° segment abdominal court, largement arrondi en arrière. — Saillie mésosternale verticale en avant et prolongée en un tuberoule conique. — Saillie prostérnale étroite, carénée, fortement arquée en arrière. — Corps large, pubescent. — Femelles inconnues. ;

M. J. Thomson éh mentionne dix espèces dont une (1) me parait douteuse au point-de vue générique, ses élytres étant fortement sail- Jantes aux épaules et munies chacune d’un grand tubercule près de leur base. Les autres (2) ne présentent rien de pareil et ont tout au plus quelques granulations dans le mème point. La livrée de ces insectes est d’un gris jaunâtre ou verdâtre plus ou moins nuageux, et plusieurs ontles bords latéraux du prothorax d'un noir brunâtre velouté.

LARÆSIMA.

J. Tuoms. Physis, I, p. 96.

Genre ne différant des ÆRENEA que par les caractères suivants :

“Mandibules plus minces. — Tète plane entre ses tubercules antennifères. — Lobes inférieurs des yeux plus petits, transversaux. — Elytres plus courtes, subparallèles et plus rapidement déclives en arrière, rectilignes à leur base avec les épaules obtuses et non saillantes. — Pattes moins robustes; cuisses peu à peu en massue. — Saillie mésosternale inerme, fortement déclive.

L'espèce (scutellaris) que décrit M. J. Thomson est originaire du Brésil, d'un noir bronzé et revêtue d’une très-fine pubescence grisàtre voilant à peine ses téguments, avec l'écusson et de très-petites mouchetures sur les élytres, jaunes; ces derniers organes sont densément porclués et un peu rugueux sur leurs bords latéraux; lo prothorax est finement pointillé.

L’exemplaire que j'ai sous les yeux est une 9; ses tarses antérieurs ne sont pas dilatés.

(1) Æ. hypsiomoides, 3. Thoms. Physis, I, p. 93; Cayenne.

(2) Æ. posticalis, J. Thoms. Archiv. entom. I, p. 299; Brésil. — frigona, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 247; Brésil. — cognata, Pascoe, ibid, Sér. 2, V, p. 36; Para.—albilarvala, H. W. Bates, Gontribut. etc., P. 220; Amazone. — setifera, Brésil; impeliginosa, Colombie; periscelifera, brunnea, pulchella, Brésil; J. Thoms. Physis, Il, p. 94.

= PENESSADA.

ee + . J. Tuous. Physis, IL, p. 97. À

Genre, à son tour, très-voisin des Laræsima dont il ne diffère que par les points qui suivent :

Tête légèrement concave entre ses tubercules antennifères, comme chez les ÆRENEA. — Prothorax distinctement trituberculé sur Je sque. — Elytres moins larges, moins parallèles, munies de p tits granules peu serrés. — Gorps un peu plus allongé. - L'exemplaire qu'a bien voulu me communiquer M. J. Thomsôn est un mâle ; ses pattes et ses tarses antérieurs sont faits comme chez les ÆRENEA du même sexe. À L'espèce typique (hispida J. Thoms.) est brésilienne, d’un brun carmélite foncé, avec l’écusson blanc et des mouchetures jaunes sur la déclivité postérieure des élytres. x

Re à *

GROUPE LI. Phacellides, %

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divariqués. — Jambes intermédiaires’ entières.

Tête rétractile ou subrétractile; front rectangulaire. — Antennes sétacées, un peu plus longues que le corps; leur scäpe allongé, en cône renversé ou subcylindrique. — Yeux finement granulés, échancrés. — Prothorax tuberculé latéralement. — Elytres courtes, naviculaires ou cunéiformes, fortement anguleuses aux épaules, débordant largement le prothorax. — Hanches antérieures globuleuses, fortement anguleuses en dehors, n'atteignant pas le niveau de la saillie prosternale ; tarses médiocres, à article 4 plus court que 2-3 réunis. — Suaillies sternales non lamelliformes ; la mésosternale tronquée en avant; la prosternale tronquée ou prolongée en arrière. — Corps brièvement naviculaire ou triquètre.

Ce groupe a beaucoup de rapports avec les trois précédents, mais en est essentiellement distinct par les crochets des tarses qui sont divariqués. Le scape des antennes le rapproche des Mégabasides et la forme de ses élytres des Ærénéides. Ses espèces, de petite taille et propres à l'Amérique du Sud, constituent les deux genres suivants :

I. Saillie prostern. tronquée en avant et en arrière : Phacellus. Il. —— épiueuse en arrière : Brachychilus.

PHACELLUS.

Buouer, Mag. d. Zool.; Ins. 1839, pl. 5 (1).

Mûles : Tète largement et faiblement concave entre ses tuberoules

1) Syn. Acanraocinus Gory.

PHACELLIDES. 665

antemnifères ; front transversal ; joues médiocres. — Antennes longuement mais peu densément ciliées en dessous, à articles 1 atteignant la base du prothorax, aussi long que 3, celui-ci subégal à 4, 5-41 plus courts, décroissant à peine, 6 occupé par une touffe de longs poils redressés. — Lobes inférieurs des yeux pas plus où un peu plus hauts que larges. — Prothorax fortement transversal, médiocrement convexe, resserré en avant et à sa base, fortement tuberculé sur les côtés; les tübercules coniques et aigus. — Ecusson variable. — Elytres brièvement trigones ou naviculaires, étroitement tronquées en arrière, dilatées et obliquement anguleuses aux épaules. — Cuisses linéaires ou légèrement fusiformes, les postérieures un peu plus courtes a abdomen ; tarses médiocres, — 5° Segment de l'abdomen court, en triangle curviligne. — Mésosternum un peu concave el inerme en avant. — Saillie prosternale tronquée en avant et en arrière. — Corps pubescent, hérissé de quelques poils fins.

Les espèces sont remarquables par leur livrée élégante consistant en taches de couleur variable sur un fond qui n’a lui-même rien de constant sous ce rapport. Trois, de Cayenne ou du Brésil, sont décrites en ce moment (1).

BRACHYCHILUS.

Bcanon. in Gay, Hist.d. Chile; Zool. V, p. 499.

Tète à peine concave entre ses tubercules antennifères ; front transversal; joues courtes. — Antennes pubescentes, faiblement ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 1 un peu plus court que 3, celui-ci subégal à 4, 5-11 décroissant rapidement. — Lobes inférieurs des yeux subéquilatéraux. — Prothorax transversal, subeylindrique, à peine sillonné transversalement en dessus; ses tubercules latéraux assez forts, coniques, très-aigus au bout. — Ecusson assez allongé, arrondi en arrière. — Elytres courtes, peu convexes, cunéiformes, tronquées en arrière, dilatées et anguleuses aux épaules, munies chacune d’une côte voisine de la suture, plus ou moins abrégles en avant, et d'une élévation obtuse à leur base, — Pattes assez longues; cuisses peu à peu en massue. — 5° segment de l'abdomen court, rétréci et sinué en arrière, — Mésosternum inerme en avant. — Saillie prosternale déclive en avant, prolongée postérieurement en une pointe aiguë recouvrant en partie le mésosternum. — Corps pu-

(1) Ac. Boryi, Gory, Mag. d. Zool.; Ins. 1832, pl. 45; Cayenne. — P. Latreillei, Dejeanii, Buquet, loc. cit. f. 1, 2; Brésil.—J'en possède une quatrième espèce tout-à-fait différente de celles qui précèdent par sa livrée sans tache et le sommet du scape de ses antennes dentiforme en dessous.

P.purpureus. Late navicularis, niger, subtus sat nilidus; supra saturate pur- Pureus, certo situ virescens, opacus; elytris basi punctulatis. Long. 12 mill. Hab, Brasilia,

bescent, plus où moins hérissé de poils fins redressés. — Sexes inconnus.

Les espèces, dont on -connaît quatre (1) en ce moment, sont pro. pres au Chili, et plus ou moins maculées de blanc sur les élytres qui sont en général assez fortement ponctuées au moins à leur base j le reste du corps est revêtu d'une pubescence grise plus ou moins abondante. :

GrRouPE LII. Onoidérides. s

divergents. — Un sillon aux jambes intermédiaires. ;

Tète rétractile, rarement un peu distante des hanches ant re$; ses tubercules antennifères très-souvent cornus et anguleux à leur sommet interne; front généralement ample et plus haut que large, rectangulaire. — Antennes sétacées, variables sous le rapport de la forme et sous celui de leur scape. — Granulation des yeux variable; leurs lobes inférieurs en général très-allongés. — Prothorax cylindrique, inerme où non; ses tubercules latéraux, quand ils existent, situés en deçà de son milieu. — Elytres le débordant plus où moin$à leur base; leurs épaules très-souvent anguleuses et saillantes en avant. — Pattes au plus médiocres, subégales; hanches antérieures globoso-coniques, fortement anguleuses en dehors, assez saillantes; cuisses postérieures ne dépassant jamais le 3° segment abdominal et rarement le 2°; tarses courts, à articles 1 moins long que 2-3 réunis, 4 grand. — Saillies sternales lameliiformes, arquées ou déclives sur leurs faces opposées, jamais tuberculées. — Corps en général massif.

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets ee

Groupe établi par M. J. Thomson (2), et ayant pour types les genres Hypsioma, Oncineres et TracHysomus de Serville, tous trois bien connus des entomologistes. Ses caractères fondamentaux le rapprochent de très-près des Apomécynides dont la grande majorité de ses espèces sont néanmoins faciles à distinguer par leur tête rétractile, leur grande taille et leurs formes robustes. Mais quand ces caractères s’affaiblissent, que la tête à cessé d'être rétractile (3) et que le corps est devenu cylindrique et svelte, il n’y a plus de séparation entre les deux groupes, et l'on ne peut plus invoquer, pour les différencier, que leur distribution géographique. Celui-ci est en effet américain,

(1) B. scutellaris, liluratus, Blanch. loc. cit, p. 500, avec une figure du second, pl. 29, f. 9. — irroratus, Chevrolatii, J. Thoms. Physis, loc. cit.

(2) Syst. Cerambye. p. 101; voyez aussi la Révision qu'il a donnée du groupe dans sa « Physis» 11, p. 41. Sauf les Cyrnoscyza mentionnées plus bas, il p’y a introduit aucun élément douteux et j'ai adopté tous Jes genres qu'ila établis,

(3) Les genres qui sont duns ce cas ne sont qu'au nombre de quatre (Aro= coproMA, TRESTONIA, CacosroLa, HEzviNA), comme on le verra plus bas.

ONCIDÉRIDES. 667

tandis que les Apomécynides sont toutes propres à l'ancien continent.

- Ges insectes constituent un des groupes les plus nombreux que l’Amérique possède en fait de Lamiides, et ne forment pas moins de 28 genres dus pour la plupart à M. J. Thomson. Ce savant entomologiste les a répartis dans deux groupes secondaires que j'ai adoptés avec les noms qu'il leur a imposés, mais qui me paraissent devoir être caractérisés autrement qu'il ne l'a fait (1).

Elytres de forme variable, non cylindriques ni linéaires (2). — Tête toujours rétractile, — Lobes inférieurs des yeux toujours très-allongés. HYpsioMIpEs.

I. Tubercules antenniféres verticaux, subcontigus; scape des antennes en cône renversé,

Elytres munies d’une forte crête basilaire : Hypselomus. — sans — — : Jamesia.

II, Tubercules antennifères plus ou mojns distants. a Scape des antennes peu à peu en massue, b Front étroit, du double au moins plus haut que large. Elytres sans carènes latérales à leur base : Tybalmia. — Carénées latéralement — : Plerodia.

db Front plus ou moins large, parfois subéquilatéral. c Elytres carénées latéralement.

Corps hérissé de longs poils fins en dessous : Hypomia. — non — — : Lydipta.

ce Elytres sans carènes latérales.

d Prothorax fortement tuberculé sur les côtés : Hesychotypa. dd non ou à peine —— e Hanches antér. armées d’un crochet chez les og: Front subtransversal : Glypthaga.

— plus haut que large : Zschiocentra.

ee Hanches antér. inermes dans les deux sexes. Yeux grands; front plus haut que large : Apamanta. — petits; — équilatéral : Hesycha.

(1) Iles différencie uniquement en ce que les Hypsiomides auraient les lobes inférieurs des yeux à peine longitudinaux et non séparés du front par deux carènes longitudinales longeant leur bord interne, tandis que chez les Oncidérides vrais ils seraient allongés et separés du front par les carènes en question. Il me parait difficile d'accorder quelque valeur au second de ces caractères. Quant au premier, tous les genres (sauf quelques Hypsioma) que M, J. Thomson Comprend dans ses Hypsiomites, ont les lobes inférieurs très-allongés, tandis que parmi ses Oncidérides vrais il s’en trouve plusieurs (TARIGANUS, LacuÆrus,

MGUYTOXUS, Ecruçea}) qui les ont courts.

(2) Sauf chez une seule espèce : Zschiocentra clavata. Coléoptères. Tome IX (?). 47

aa

Scape des antennes mince à sa base, brusguement renflé au bout.

Elytres sans gibbosité, ayant au plus une crète à leur base : Hypsioma.

— munies de 1 ou 2 fortes gibbosités : Trachysomus.

Elytres cylindriques ou linéaires. — Tâte parfois non rétractile. — Lobes inférieurs des yeux pas toujours très-allongés. — Pattes constamment courtes. ONCIDÉRIDES VRAIES.

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