NECROPHORUS
Fas. Syst. Entom. p. 71 (1).
Menton transversal, arrondi ou un peu échancré en avant. — Languette bifide; ses lobes linéaires, allongés, divergents. -- Lobe interne des mâchoires inerme, l'externe terminé par un bouquet de poils. — Palpes petits ; leur dernier article subcylindrique, un peu acuminé au bout. — Mandibules robustes, saillantes, simples et arquées à leur extrémité. — Labre très-court, échancré ou bilobé, — Tête carrée, munie d'un col brusquement formé en arrière, penchée. —Yeux grands, oblongs, obliques, non saillants. — Antennes de 10 articles, brisées, courtes, robustes , à articles 1 allongé, 2 de forme variable, 3-6 submoniliformes, 7-10 formant une grosse massue courte, ovalaire, fortement perfoliée. — Prothorax suborbiculaire, tronqué en avant, foliacé sur ses côlés et à sa base. — Elytres plus courtes que l'abdomen, tronquéés au bout, — Pattes robustes ; hanches antérieures et postérieures sail- Jantes, contiguës ; les intermédiaires très-écartées, séparées par un large prolongement du métathorax ; jambes élargies à leur extrémité, épineuses, carénées, terminéés par deux épines; les quatre tarses antérieurs des mâles fortement dilatés, triangulaires, garhis de longs poils serrés en dessous. — Corps plus où moins ‘allongé, Carré, épais et
robuste, ailè.
(1) Syn. Cynrosceurs, Hope, The Col. Man. HI, p. 149; genre établi sur les espèces, telles que le vespillo, qui ont les jambes intermédiaires et postérieures arquées. — Sivna Linné. — Drnmesres Geoffroy. — Kirby (Fauna Bor. Amer, p. 95) fait de ces insectes, sous le nom de Æntaphia, une famille” à part qu'il regarde comme équivalant à celles des Carabiques, Staphyliniens, ele, opinion peu soutenable,
SILPHIDESe 199
Un des genres les plus naturels et Jes plus homogènes qui existent parmi les Coléoptères. Ces insecles sont au moins de taille moyenne, souvent velus en dessous et sur le prothorax, et leur couleur est tantôt d’un noir uniforme, tantôt noire, avec la massue des antennes, le pourtour du prothorax, et des bandes ou des taches d'un rouge fauve sur les élytres. Tous font entendre un bruit aigu produit par le frottement de deux lignes parallèles, dont est muni le premier arceau dorsal de leur abdomen, contre la face interne des élytres, et exhalent une odeur mus: quée. L'instinct qui les porte à enterrer les cadavres des pelils animaux, pour y déposer leurs œufs, les a rendus célèbres depuis longtemps (1) ; quelques-uns, tels que le morluorum, se trouvent aussi dans les champignons à demi-décomposés (2).
Leurs larves (5) ont la plus grande analogie avec celles des Sicrxa; elles en diffèrent par leur labre court, leur forme allongée, allénuée à ses deux extrémilés et en ce que chacun de leurs segments, sans compter Ja tête, porte dans son milieu une plaque cornée qui ne le recouvre pas à beaucoup près. Le bord postérieur de ces plaques se termine par plusieurs épines, qui peuyent servir à l'animal à se glisser dans la Lerre ou les matières dont il se nourrit. Ces larwess'enfoncent dans le sol pour y subir leur métamorphose et s’y construisent une cellule lisse à l'intérieur, dans laquelle elles: peuvent se mouvoir à l’aide de deux fortes épines dont leur dernier segment est armé. L'inscete parfait étlot au bout d'une quinzaine de jours.
Ces insectes sont, encore plus que les Srcona, parliculièrement propres à l'hémisphère boréal, et le nouveau continent en possède autant que l'ancien. Deux ou trois seblément ont été jusqu'ici découverts dans les régions intertropicales de l'Amérique. Les espèces publiées s'élèvent à près de 40, mais avec d'assez nombreux doubles emplois (4). s jé |
(1) Le Mémoire le plus intéressant sur les habitudes de ces insectes est toujours celui” publié par Gleditsch dans les Schrift. d. Acad. d. Wissensch. zu Berlin, 1742, p. 29. Voyez aussi Rœsel, Insekten-Belust. IV, p. 3 sq. Les détails à ce sujet ont été reproduits dans une foule d'ouvrages. c
(2) D'après une double observation de M. Klingelhæffer et de feu Schmidt (Stettin. ent. Zeit. 1843, p. 88), le N. germanieus vivrait aussi dans les excréments des animaux herbivores et altaqueraït quelquefois le Geotrupes stercorarius. :
(3) Voyez Rœsel Insekten-Belust. IV, pl. 1, £. 8, 9 (Larve et nymphe du N. humator); copiées dans Westwood, An Introd. to the mod. classif, of Ins. E, p. 135, f. 10, nos 8-9, et dans Sturm, Deutschl. Ins. XII, pl. 165, £. gr.
(4) Esp. européennes : N. germanicus, humator, mortuorum, Fab. Syst. El. 1, p. 333. — westigator, Herschel in Illig. Mag. VI, p.274. — fossor, ruspator, obrutor, Erichs. Die Kæf, d. Mark Brand. I, p. 221. —corsicus, Casteln. Ann. d. 1. Soc. ent. I, p. 390, — funereus, Géné, Ins. Sard . fasc. I, p. 18, pl. 1, £. 12, 13 (corsicus? Casteln.). — sepulcralis, Heer, Col. helvet. L p. 388, —
200 SILPHALES, ;-