‹ Histoire naturelle des insectes (volume 4)Chapitre 39 sur 90 · FAMILLE XII · texte numérisé non relu

FAMILLE XII

ee

TRICHOPTÉRYGIENS.

Mächoires terminées par deux lobes. — Antennes de onze articles,

» longues, capillaires, hérissées de poils, terminées par une massue de

trois articles. — Elytres tantôt abrégées en arrière, tantôt recouvrant en entier l'abdomen. — Ailes très-étroites, composées d'une tige grêle

et d'üne palette lancéolée, parfois rudimentaires. — Pattes médiocres

hanches antérieures globuleusés, saillantes et contiguës; les intermédiaires ovalaires, faiblement distantes; les postérieures transversales, assez fortement séparées; tarses de trois articles ; le dernier très-long, portant entre ses crochets un long cil. — Abdomen composé en dessous de cinq à sept segments.

Cette famille comprend les plus petits Coléoptères connus ; la plupart de ses espèces n'ayant qu'un sixième de ligne, et les plus grandes une demi-ligne de longueur. Celte taille presque microscopique rend leur étude très-diMicile; aussi, bien.que les entomologistes se soient beautoup occupés de leur organisation dans ces derniers temps (1), il reste encore quelque incertitude sur la structure de leurs organes buccaux.

{1) Ce’sont dans l’ordre de date : 0. Heer, Stettin. ent. Zeit. 1843, p. 39, pl. 1 et2. Cet entomologiste ne forme de ces insectes qu'un groupe des Staphylis niens, groupe qu'il nomme P{ilina. — 1. C. Schiædte, dans Kroyer’s Naturhist. Tidskrift, Série 2, I, p. 380; traduit en allemand dans la Stettin. ent. Zeit. 1845, p. 189. C'est une critique assez acerbe ét pas toujours fondée du travail de M. Heer; mais l’auteur a le prermer démontré que les Trichoptérygiens constituent une famille à part. — Erichson, Naturg. d. Ins. Deutsehl. I, p. 13- — Gillmeister, qui a donné une excellente Monographie dé la.famille; élle forme le tome XVIL.des Deutschlands Insekten de Sturm.—L. Redtenbacher, Fauna Austriæ, Die Kæf, p.150. ;

Je ne-cite ici que les ntenrs qui ont exposé plus où moins longuement la

structure de ces insectes, 66 em particulier celle. des organes buccaux. Quelques détails sur ce. sujet ont été donnés aussi par M. Guérin=Méneville dans son Mémoire sur les Acariens, Myriapodes, Insectes et Hélminthes observés dans les pommes de terre malades (Bull. d.1. Soc. roy. eteentr. d'Agricult, V, p. 881),

et par M. Ed. Perris, dans son travail intitulé : « Notes pour servir à l’histoire des Trichopteryæ » (Ann. d. 1. Soc. ent, 1846, p. 465).

TRICHOPTÉRYGIENSe 227

Le corps de ces insectes est tantôt presque déprimé en dessus, tantôt ovalaire et très-convexe. Les espèces qui affectent la première de ces formes, ressemblent singulièrement, au premier coup-d'œil, surtout quand leurs élytres sont tronquées en arrière, aux Omalides de la famille des Staphyliniens , et même à certaines Nilidulaires des groupes des Brachyptérides et des me. Quelquelois le corps est pres-

que glabre et luisant, maïs en règl rale, il est reyétu d’une pubescence d'épaisseur très-variable, et à peu près mat.

La tête est large et forme un triangle eurviligne, à sommet trèsobtus, et dont la base est plus ou moins engagée dans le prothorax; en général, elle est fortement inclinée. Les Yeux sont latéraux, assez gros et fortement granulés ; mais quelquefois ils disparaissent complètement, ct, dans ce cas, on aperçoit à leur place un petit tubercule surmonté d’une soie. Les antennes sont insérées en ayant d'eux, sous un rebord assez prononcé du front : leur 4er article est le plus grand de tous, gros et cylindrique ; le 2 de même forme, mais plus court ; les six suivants sont grêles et subégaux , sauf le 3e qui est ordinairement plus pelit qué les autres: la massue que forment les trois derniers n’est jamais forte et toujours lâche; ses deux 1 articles sont grenus; le 3e qui les surpasse en grosseur, est de même forme ou ovalaire,

Le labre est en général grand, transversal, rétréci et arrondi en avant, ayec une bordure membraneuse antérieure (1). Les mandibules sont comme enfouies dans la cavité buccale, et par conséquent très-courles ; elles sont fortement arquées, et aiguës au bout; en dedans leur base est munie d'une. dent molaire, en avant de laquelle elles paraissent plus ou moins membraneuses. Les mâchoires sont remarquables par le grand développement de leur tige qui est cornée, épaisse, et terminées par deux lobes étroits, dont l’externe est plus grand que Pinterne. Le premier est velu au bout et terminé au côté interne par une dent cornée ; le second présente en dedans une suite de trois à cinq dentelures; quelquefois il en est de même au lobe externe. La üige envoie en dehors un fort prolongement, au sommet ou au côté inlerne duquel s'articule le palpe maxillaire, dont le {er article est trèspelit, le 2e assez long, subeylindrique ou en massue, le 3 très-gros et en formede toupie renversées le 49 est implanté sur son sommet et aci- Culaire (2). Le menton. est en carré équilatéral ou transversal, parfois

(1) Suivant Erichson, cette bordure formerait de chaque côté, à ses extrémités, une saillie.sous laquelle se trouverait un autre petit appendice en forme de languette. M. Le Redtenbacher attribue, au contraire, ces prolongements aux mandibules dont ils occupéfaient le bord externe. M. Gillmeister x’en parle F4 ct, de mon côté, je n’en vois aucune trace chez le Trichonter ya fascicuaris.

(2) Cest ainsi que les décrivent MM. Erichéon ; Gillmeister, L, Rodtonbaz cher, etc., el que je les vois moi-même. Suivant M. Heer, lo 10 article serait

ds

‘ 228 UCHOPTÉRY ENS.

plus long que large, et son bord antérieur est le plus souvent end.

La languette est la partie sur laquelle les auteurs ne sont pas d'accord (1); ce qu'il y a de positif, c’est qu'elle est allongée et composée de

aussi long que le 2, en massue et fortement arqué, le 2° très-gros, en cône renversé, le 3e très-petit, globuleux, enfin le 4 aciculaire. M, Schiœdte a relevé cette erreur qui pourrait bien wên Ôtre pas une, car M. Perris, observateur très-exact, figure (loc. cit. pl: 11, n° Il, £. 12) ces palpes chez la T. intermediæ absolument comme M. Heer. Ce serait alors une différence spécifique ou même générique. ri

(1) Chacun d'eux en donne une description différente. — Suivant M. Heer (loc. cit. p. 40, pl. I, £. IV et N), Ja languette est flanquée par ses paraglosses, qui lui adhèrent et sont allongées, arrondies en avant et un peu ciliées. Son corps les dépasse médiocrement, et une profonde échancrure le divise en deux lobes aigus ét divergents, entre lesquels se trouve un petit corps portant les palpes labiaux, qui sont composés de trois articles : le der cylindrique, le 2° globuleux, le 3° très-grêle, filiforme et velu. Ces palpes seraient par conséquent terminaux et s’avanceraient beaucoup au-delà de la languette. — La description d'Erichson (loc. cit. p.16) est ainsi conçue : «la languette est large, coriace; son milieu porte un petit appendicerun peu corné et hérissé de cils. Parfois (Preniv) il naît de éhaque côté, près des paraglosses, qui sont en forme de la nières, un petit lobe arrondi qui manque chez d’autres espèces (TRICHOPTERYX);

-de sorte que la languetté, y compris les paraglosses, présente dans le premier

cas cinq, et dans le second seulement trois appendices, dont le médian est le plus long. Les supports des palpes labiaux sont libres et prolongés en un lobe coriace, cilié sur ses bords, et muni au côté externe d’un cil robuste ; ils dépassent fortement l’appendice médian de la languette. Les palpes labiaux sont ex= cessivement petits, appliqués contre lc lobe-coriacé de leur support, et triarticulés ; Je Zearticlé est très-petit, globuleux, le 3e sétiforme et très-grêle. » — Selon M. Gillmeister (loc. cit. pl. 320, f. 2, 6 et 7), la languette se compose de quatre segments : le 1°, corné, forme le menton ;.le 2°, également corné, est allongé, un peu rétréci en avant et arrondi sur leseôtés; le 3e, corné aussi, est en forme de croissant transversal et dépasse latéralement le 2e et le 4; celuici, qui est membraneux, constitue la languette proprement dite, il est allongé, et son bord antérieur est uni- ou bisinué ; il a pour paraglosses deux petits corps trigones situés Jatéralement à sa base; les palpes consistent en deux Jongues soies bi-articulées situées près de ses angles antérieurs ; leur der article est beaucoup plus court que le 2°; au-dessous de chacun d'eux se trouve une soie plus courte. — Enfin, d’après M. L. Redtenbacher, la languette présente à sa base une plaque cornée très-courte, ordinairement cachée en grande partie par le menton, et qui est fortement débordée de chaque côté par les angles de son bord antérieur, lequel est largement échancré (oroissant de M. Gillmeister?). Le reste de l'organe est coriace, cilié en avant, et les palpes labiaux lui sont accolés sur les côtés. Ges palpes ne dépassent pas le sommet de la languette et sont composés de trois articles qui vont en diminuant peu à peu de grosseur et de longueur. Du point de jonetion du 2e et du 32 part une longue soie rigide, très-aiguë à son extrémité. Selon M. L. Redtenbacher, ce serait cette soie qu'Erichson aurait décrite comme le support de ces palpes. I ne fait pas mention des paraglosses.

Jo n'ai examiné que Ja Janguette du Trichoplerya fascicularis, Vuno des

S FRICHOPTÉRYEUMNE, 229

deux parties, l'une basilaire, semi-cornée, l'autre terminale, plus ou moins membraneuse, et qu’elle est accompagnée d'appendices et de soies, représentant les paraglosses et les palpes labiaux. Quelle que soit l'interprétation qu'on donne de ces diverses parties, on ne peut méconnaître que cet organe, pris dans son ensemble, a une certaine ressemblance avec la lèvre inférieure des Staphyliniens. y retrouve, en effet, les pièces intermédiaires entre le menton et la anguette.

Le prothorax est assez variable dans sa forme, mais toujours appliqué contre la base des élytres, dont la sienne égale la largeur. L'écusson est bien développé et en triangle rectiligne subéquilatéral. Les élytres sont tronquées en arrière, dans environ la moitié des espèces et Jaissent quelquefois jusqu’à cinq segments de l'abdomen à découvert ; leur troncature est droite ou oblique, maïs ses angles et souvent ses bords externes sont arrondis.

Les ailes inférieures fournissent un des caractères les plus remarquables que présentent ces insectes. La tige gréle et cornée de leur base forme environ le tiers de leur longueur, et la partie membraneuse allongée qu'elle supporte est garnie sur ses bords de très-longs cils contigus, interrompus seulement de chaque côté, à quelque distance de la base. C'est dans cet endroit que se trouve le pli de la membrane, quand l'insecte retire ces organes sous ses élytres ; un second existe à l'extrémité de la lige, de sorte qu'au repos, chaque aile est repliée trois fois sur elle-même. Ces organes sont ordinairement deux fois aussi longs que le corps, mais ils s’atrophient chez quelques espèces de Prr- LIU, et ne consistent plus qu’en une très-pelite tige, portant une palette rudimentaire, dont les bords ne présentent plus que quelques cils. El est digne de remarqueque les espèces presque aptères sont en même temps dépourvues d'yeux. »

Les paltes sont médiocres; les cuisses peu robustes; les jambes droites, à peine élargies à leur. extrémité et légèrement ciliées. Le nombre des articles des tarses est très-diflicile à vérifier et, au premier coup-d'œil, on croirait qu'il n’y en a qu'un seul. Le 4er est assez gros, mais caché sous l'extrémité de la jambe qu’il dépasse à peine ; le 2 est de la même grosseur et un peu plus long; le 3° très-allongé et de la même largeur partout. Ses crochets sont simples, et la soie qui existe entre eux les dépasse assez sensiblement (1).

Le prosternum est assez large d'avant en arrière, mais sa saillie pos-

grandes espèces de Ja famille ; mais, quoique j'aie réitéré cet examen, je n’ai pu parvenir à me faire une idée nette de cet organe ni vérifier dans toute leur étendue les observations de chacun des quatre auteurs qui précèdent.

(1) Deux auteurs seulement, M. V. De Motschoulsky (Bull. Mose. 1845, n° IV, p. 505, ét Stettin, ent. Zeit. 1847, p. 113) et M. E. Perris (loc. cit. £. 13), assignent Cinq articles aux tarses de ces insectes. Je n’en vois, avec tous les autres auteurs, que trois, comme il est dit dans le texte. Il n’est pas probable que la 7, intermedia observée par M. Perris fasse exception à cet égard,

ES I a 7 NS OO VV PME - +

530 » TRICROPTENTEENS. ;

téticure est à peine distincte. Le mésothorax ét 18 métathoras ne ftment chaoüh qu'une seule plaque , ayant réfoblé sûr les côtès leurs épistérnums et leurs épimères qui sont ainsi cachés sous les rebords des élytres. Le prèmièr est court et séparë du métathorax par une ligne transversale, droite ; une très-faible portion de sa surface apparaît entre les hanches intermédiaires, mais assez souverit elle forme üne saillie dirigée en arrière. Le second est, au contraire, très-grand. L'abdomen se rétractant après la mort, comie chez beaucoup de Staphyliniens de petite taille, il y a souvent de l'ifiéertitude sur le us réel de se$ arceaux ventraux. Il varie de cinq à sept, dont tantôt le premier, tantôt le dernier ou l'ävant-dérnier est le plus grandes nn

À l'état parfait, les Trichoptérygiens se trouvéntsous les feuilles tomibées, dans les détritus végétaux, le fumier etftäitrés substances anälogues. Quelques espèces paraissent ne pas sé rencontrer ailleurs que sous les écorces où dans les fourmilières. La plupärt d'entre elles se féunissent en société plus ou moins nombreuses. Ces insectes sont très-agiles et leurs mouvements sont en général brusques et saccadés ; ceux qui sont pourvus d'ailes, volent bien. IL est probable qu'ils sont Carnassiers comme leurs lagves. ” À

Deux de ces dernières sont actuellement connues, celle du Ptliuin témbatum qu'a décrite M. Gillmeister (1), et celle de la Trichoptery® Pntermedia, publiée quelque temps après, par MeEd. Perris (2).

Le corps de cette dernière espèce est allongé, cylindrique, un peu aplati en dessous dans la région thoracique et 4 sé,comme de coutume, de treize segments. La têté est grande, subdiscoïdale, complètement libre et impressionnée en fer à cheval sur le front. Les antennes, situées sur ses angles antérieurs, se composent de quatre articles : le 42 court, en mamelon, le 2 trois fois plus long, en cône tronqué et renversé, le 3° un péu plus court que le 2° et un peu conique, le 4e gréle, renilé à son extrémité, qui est surmontée de deux ou trois soies raides; un article supplémentaire, grêle et filiforme, est placé à la base du 3°. M. Perris n’a pas pu apercevoir d'yeux. Les parties de la bouche se composént d’un labre arrondi ; de deux mandibules longues, acéfées, et dont l'extrémité est précédée d'une-dent; deux mâchoires courtes et épaisses, dont le lobe interne est muni de deux petits crochets; de palpes maxillaires coniques, un peu arqués et formés de trois articles, dont 1 dernier plus long est grêle, comme subulé ; d’une lèvre inférieure, d'apparence cordiforme; enfin de palpes labiaux très-courts, dédéuxsarticles. Les trois segments thoraciques sont subégaux, et chacun d'eux pris isolément est plus long que la tête, Les segments abdominaux sont de moitié plus courts, et le dernier porte deux appendices tubiformes; plus longs que lui et terminés chacun par quatre longues

(1) Loc, cit. p# 19, pl. 320, f. 14.

(2) Loc. cit. pl. XF, n° 2, f, 1-7.

TRICHOPTÉRYGIENS.

éoïed; en dessous, il se prolonge en un gros mamelon anal, concave À son exfrémité. Deux séries de spinules longent le ventre, à partir du quatrième segment, ef les côtés sont parsemés de longs poils roussâtres. Les pattes sont longues, composées de quatre articles, dont le dernier porte un ongle à peine crochu (1). ré 1e

Cette larve est très-agile, brusque dans ses mouvements et se trouvé dans les mêmes conditions que l’insecte parfait. Elle est carnassière et se nourrit de petites Podures, qu’elle saisit à la course et emporte entre

ses mandibules. Quand le moment de sa transformation est Me Pa pe

se fixe solidement au plan de position par son prolongement anal; se fend sur le thorax et finit par Se ramasser à l'extrémité postérieure du corps, en une petite masse chiffonnée qui engaîne le dernier segment de Jlanymphe. L’insecte parfait éclôt dans le court espace de cinq à six jours. Les espèces de Trichoptérÿgiens décrites jusqu’à ce jour, appartiennent, sauf un petit nombre qui sont américaines, à l'Europe et à l'Asie; mais il est lus que probable, que la famille est représentée dans la

LE dés régions du globe.

s insectes ne sont pas restés complètement ignorés des anciens au- » teurs, mais le très-petit nombre des espèces qu'ils ont connues, avaient été placées par eux dans des genres; avec lesquels elles n'ont que peu ou point de rapport (2): Kirby ést le premier qui les ait isolés sous le nom de Tircnorrenyx. Quelque témpsaprès, Gyllenhall publiale genre Prrirow; qui arélé pendant longtemps regarde comme synony du précédent, mais qui en ést aujourd'hui regardé conime distinct. Untroisième établi ensuite par M. Waterhouse, sous le nom d'Axisarrätrra, et publié par Stephens, esL douteux; du moins, il est certain que le caractère principal sur lequel il est fondé, n'existe pas chez la plupart des espèces que ce dernier auteur y comprend (3), C’est à ses dépens qu'Erichson a établi

(1) La description beaucoup moins détaillée que donne M. Gillmeister de la larve du Ptilium limbatum présente plusieurs différencesimportantes avec celleci. Les yeux seraient gros; les antennes composées seulement de deux articles; les pattes courtes et formées deux pièces : une cuisse grosse et conique, une jambe comprimée et terminéé"par un petit crochet très-gyèle; enfinle dernier segment abdominal serait simplement bifurqué, avec un faisceau de soies au sommet de chacune de ses divisions, et sans prolongement anal.

(2) Pour lhistorique de la famille, voyez les généralités placées par M. Gillmister en tête de sa Monographie, lo. cit. Il est à regretter que cet auteur ait cru devoir: conserver dans cé travail les noms qu'il avait dans l’origine donnés aux espèces, au lieu d'adopter ceux qué leur à imposés Erichson, dont l'ouvrage a paru avant le sien. IL donne , il est vrai, la concordance de ces noms avec les siens, ce qui diminue un peu les inconvénients de cette double nomenclature,

(8) D. of Brit. Ent. IN, p. 62, et Man. of Brit. Col. p. 123. Dans ce dernier ouvrage, le genre est caractérisé de la manière suivante : « Antennes de onzù articles : les deux basilaires grands, allongés, lo 109 petit; massue des antennès

932 TRICHOPTÉNYGIENS:

son genre Nossmivw; un autre, Prexmrum, créé par le même auteur, porte à quatre le nombre de ceux qui composent en ce moment Ja famille. Outre les auteurs cités en tête de ces généralités, deux, MM. Allibert (1) et V, de Motschoulsky (2), se sont également occupés de ces insectes.

Page 1