‹ Histoire naturelle des insectes (volume 4)Chapitre 40 sur 90 · I. Slot abdominaux au nombre de sept · texte numérisé non relu

I. Slot abdominaux au nombre de sept

Hanches postérieures élargies en forme de plaques : Trichopteryæ, simples : Pilium, Y, Segments abdominaux au nombre de cinq.

Hanches postérieures simples : Péenidium.

— élargies : Nossidium.

de trois articles; corps large, un peu ovale et convexe ; thorax entier sur les côtés ; tarses de cinq articles, »

11 serait presque impossible de deviner à quels insectes ces caractères s’appliquent, si MM. Spry et Schuckard n’avaient pas figuré (Brit. Col. delineat. pl. 31, f. 2) une des espèces, l’Asmitida, avec une des antennes très-grogsie. Or, quoique les tarses soient représentés avec cinq articles, on netpeut métonnaître dans cette figure une espèce du genre Prenbiux, et ce qu'il y a de remarquable, c’est que dans l’antenne grossie on n’aperçoit nullement le caractère auquelle nom du genre a été emprunté, c’est-à-dire la petitesse duŸeurticle de la massue ; cette dernière est faite absolument comme dans les autres espèces de la famille, D’après cela, il est probable, comme le pense Erichson (Ins. Deutschl. LI, p. 34), que ce genre n’est qu’un mélange d'espèces de Premium et de Nossiniuw. Stephensy comprend huit espèces : À. punctula, minutissima, perpusilla, melas, nitida, pilosella, nitidula et brunnea, la plupart déjà précédemment décrites par Marsham.

(1) Un an environ avant l'apparition de la Monographie de M. Gillmeister, et dans le but de prendre date, M. Allibert a publié (Rev. z00l. 184%, p. 51 et 133) des descriptions sommaires de 29 espèces ; quelques-uns de ses noms sont cités èn synonymie pär l’auteur allemand. — ‘Trois ans plus tard (ibid. 1847, p. 187), il a fait paraître une note historique sur la famille, suivie d’un catalogue synonymique de toutes les espèces connues alors, au nombre de 84. Les genres sont les mêmes que ceux d’Erichson.

(2) Presque au même moment que M. Gillmeister publiait son travail, M. De Motschoulsky donnait au public (Bull. Mosc. 1845, II, p. 504, pl. 9 et 10) un Mémoire sur les Trichoptérygiens de la Russie, dans lequel 43 espèces sont décrites et réparties dans trois genres : Prinerra, Tricnoprenyx et Prrum. Voyez à ce sujet Schaum, Stettin. ent. Zeit. 1846, p. 267. — En 1848, M. De Motschoulsky (ibid. 1848, n° 2, p. 566) a donné une nouvelle classification de la famille résumée dans un tableau synoptique, et une table de toutes les espèces à lui connues au nombre de 93 ; il s’y trouve deux genres nouveaux : Acnorrtours et Mrcnus, Une suite de ce travail a paru dans le même recueil, année 1850, n° 1, p. 196.

M. Haldeman (Journ. of the Acad, of Philad. New. Ser. I, p. 109), a donné le nom générique de Prxioza à la quatrième section des Trienoprenyx de M. Gillmeister, mais sans entrer dans aucune explication à cet égard.

TRICHOPTÉAYGIENS, 233

TRICHOPTERYX.

Kinpy, 4n Infrod. to Entom. WI, p. 90, note.

Tête forte, penchée. — Des yeux. — Prothorax grand, de la largeur des élytres à sa base; ses angles postérieurs distincts, embrassant Jes épaules de ces dernières. — Ecusson grand. — Elytres parallèles ou un peu rétrécies en arrière, médiocrement abrégées et tronquées à leur extrémité, — Hanches postérieures élargies en une lame recouvrant au repos les cuisses de la même paire. — Mésosternum caréné, prolongé en une saillie postérieurement. — Abdomen composé en dessous

de six segments; le 2 un peu plus grand que les autres ; ceux-ci subégaux.

Le corps est assez large, médiocrement allongé, peu convexe, en général parallèle et recouvert d'une fine pubescence soyeuse, peu épaisse. Les élytres ne laissent à découvert que les trois derniers segments abdominaux au plus, et souvent que les deux derniers. Chez les mâles, le dernier arceau ventral est ordinairement échancré et laisse apercevoir des vestiges d’un seplième arceau. Les espèces vivent particulièrement dans les détritus végétaux et le fumier (1).

PTILIUM. (ScaugpreL) GYLLENH. Jns. Suec. IV, p. 292.

Ce genre ne diffère essentiellement du précédent, que par l'absence de carène au mésosternum, et la simplicité de ses hanches postérieures qui ne sont que très-peu ou nullement dilatées. Pour tout le reste, même sous le rapport des‘habitudes , il présente des différences qui obligent de le partager en deux groupes.

Dans le premier, le corps est allongé, parallèle et déprimé; le prothorax un peu rétréci en arrière, avec ses angles postérieurs distincts, mais très-courts ; les élytres sont, au maximum, deux fois aussi longues

(1) Ge genre correspond à la première section de M. Gillmeister, moins le T. suturalis, qui est un Puriun, et comprend les espèces suivantes : T. fascicularis Herbst (grandicoltis Er.), intermedia Gillm. (fascicularis Er.), atomaria De Géer, thoracica Gillm.., attenuata Gillm., clavipes Gillm. (brevipennis Er.), de- Pressa Gillm, (sericans Er.), sericans Gillm. (pumila Er.), Similis Gillm, parallelogramma Gillm. (pygmæa Er), curta Gillm. (abbreviatella Er.), d'Europe ; fenestrata Gillm., de Colombie,

Aj. : Esp. européennes: T. flavicornis, Mæklin, Bull. Mosc. 1846, I, p. 181. — Esp. asiatique : Pélium caucasicum, Kolenati, Melet. ent. V, p.56 (rich. atomaria). — Esp. de lAmér, du Nord : T. fuscipennis, rotundata, discolor, ubrupla, aspera, Haldem. Journ, of the Acad, of Philad, New. Series, L, p. 108,

53% TRTÉNOPTÉNVEENS.

que lui et laissent à découvert les ‘quatre ou cinq derniers arceaux supérieurs de l'abdomen ; celui-ci ést an peu acuminé à son extrémité, Toutes les espèces sont d'un fauve testacé, finement pubescentes, et vivent sous les écorces, ou dans les nids de fourmis. Elles se partagent en deux sections ; les” unes ayant des yeux et des ailes bien développées, les autres étant aveuglés et n ayant. que des ailes rudimentaires (1).

Le second se distingue du précédent par ses élytres entières, recou=

vrant complètement l'abdomen, atrondies à leur extrémité, subparallèles ou légèrement élargies dans leur milieu; le corps en général a Ja forme large de celui des Tricuopreryx, mais il est plus convexe, èt sa pubescence ainsi que sa ponctuation varient; le prothorax est carré où faiblement rétréci en arrière, avec ses angles postérieurs faits comme dans le groupe précédent. Les unes vivent exclusivement sous les écors ces, les autres dans les détritus de végétaux, quelques-unes dans les nids de fourmis? Toutes ont des yeux bien développés el des re inférieures complètes (2).

PTENIDIUM:

Enteus. Naturg. d. Insekt. Deutscnt. U, p: 34.

te grosse. — Prothorax carré où à peine rétréci en arrière, conexe ; sa base égalant en largeur celle des élytres. — Ecusson: trèsgrand. — Elytres entières, convëxes, rénflées dans leur milieu, plus ou moins obtusément acuminées en arrière. = Hanches postérieures non dilatées. — Mésosterhum faiblement saillant en avant, prolongé postérieurement en une très-petite pointe. — Abdomen composé en dessous de sept segments ; le 4er beaucoup plus grand que les autres.

Le corps est ovalaire où obloñg, pris dans son ensemble, convexe, brillant et garni de poils {rès-fins, peu serrés et parfois. peine distincts. Les deux derniers arliclés de la massue des antennes sont uñ peu plüs

(1) Les espèces du second groupe de M. Gillmeister. Esp. ailées et pourvues d’ÿeux : imbata Meer (PE. testaceum Erichs), ratisbonensis Gillm., gracilis Gilltts — Esp. aptères et privées d’yeux : Pé. aptera Guérin (PE pallidum Erichs.), microscopica Gillm. (Pt. tenellum Erichs.), angustula Gillm.

(2) Les espèces des troisième et quatrième groupes de M. Gillmeister: T. Minutissima Wébeéret Mohr (PL. trisulcatum Aubé6), canaliculata Mærkel (ntinutissima Heer), tata Gil. (PE. cœsum Erichs.), discoidea Gillm., ecavala, Merkel, transversatis Gill, fusca Waltl, oblonga Mærkel (PF. angustatuin Erichs.), Kunzei Meer (longicornis Manh.), saæonica Gillm., énquilina Mærkel. Les Zrich: suturalis et pulchella de Gillmeister, par leurs élytres légèrement abrégées en arrière, semblent fairé le passage entre les espèces qui précèdent et lès Tricnoptenyx.

Aj. : Esp. européennes : P. Ferrarit, L. Redtenb. Faun. Austr. p. 151. — fuscipenne, Fœrster, Verhahdl, d. nat. Ver. d. Preuss. Rheïnl. VI, p. 38, — Margindtum, Aubé, Añm, d. 1. Soc: ent. Série 2, VIE, p. 327:

TRICHOPTÉRY GENS. 935

gros, surtout le dernier, que dans les genres précédents, ce qui fait paraitre le premier plus prés Les jambes sont un peu plus grosses à

Jeur extrémité. Toutes Jes espèces on des yeuxet vivent pour la plupart dans les détritus végétaux et le fumier (4).

Li NOSSIDIUN.

Erticus. Naturg. d. Insekt. Deutsch]. In, p. 17, notes

Ce genre, que je ne connais pas, se distingue des Preninruw , selon ê Erichson, par sa forme plus cdüfte ét plüs arrondie, son prothorax ré- . ‘tréci en avant, sa surface supérieure plus pubescente, ses hanches postérieures élargies en une lame recouvrant les trochanters et les cuisses, enfin son abdomen ne en dessous de cinq segments, dont les quatte prerniers sont courts et le défnier plus allongé. Le facies général

| est celui d'une petite Cuoteva (2).

{1} Toi se rapportent les espèces dé la cinquième section de M. Gillmeïster : :

- F. alutacea Gill. (Séaphidium punctatum? Gyllh.), apicalis Gillm.spusille Gylh. (nitida Heer); lævigata Gillm., Gressneri Erichs.

… AÀj.: Esp. européennes : P. fuscicorne, Erichs. Ins. Deutschl: IL, p. 37. — formicetorum, Kräatz, Stettin. ent. Zeit. 1851, p. 167. — Esp. de l'Algérie P. corpulentum, Lucas, Explor, d, 'Algér. Ent. p. 549. — Esp. des Etats-Unis : P. terminale, Haldem. Journ. of the Acad. of Philad. New Series, E, p. 109.

(2) Le type du genre est l'Anisarthria ptloselle Stephens, Il. of Brit. Ent. UE, p: 63. — Erichson pense que les An. nitidula et brurinea du même auteur lüi appartiennent peut-être aussi.

re

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