A NET
6 , PAUSSIDES.
articles, dont le 4% assez épais et court, le 2e plus long, mais grêle et styliforme. Les mächoires se composent de trois pièces : Ja première excessivement courte, la seconde formant la tige, très-épaisse, amincie à sa base et coupée carrément à son extrémité, qui porte le palpe et la troisième pièce; celle-ci consiste en deux articles, dont le dernier est en forme de griffe. Le palpe est formé de trois articles à peu près d'égale grosseur et dont le médian constitue la majeure partie de l'organe, les deux autres étant très-courts. Les mandibules sont robustes, fortement arquées, simples et très-aiguës à leur extrémité.
. De chaque côté de la tête il existe six stemmates placés sur deux rangées transversales, immédiatement au-dessous des antennes, et tous arrondis, Ces dernières se composent de quatre articles, comme dans la majorité des larves des Coléoptères, mais dont les deux derniers sont d'une petitesse extrême. Les deux premiers sont, au contraire, très-épais et cylindriques.
Les segments thoraciques sont peu différents des abdominaux et portent trois paires de pattes assez courtes, hérissées de cils épineux et ayant les hanches dirigées en dedans, les cuisses plus longues que les trochanters, les jambes courtes et le tarse représenté par un crochet aigu et simple. Les segments abdominaux sont au nombre de neuf, trèscourts et, à partir du second, portent chacun en dessous et de chaque côté une petite saillie conique, terminée par un faisceau de longs poils rigides dirigés obliquement en arrière. Le dernier est pourvu de deux appendices bien développés, coniques, garnis de longs poils, et terminés par an petit ongle mobile. Entre eux fait saillie un pelit tube anal dirigé en arrières
Erichson compare cette larve à cellesdes autres Coléoptères, et, après avoir signalé ses analogies avec celles des Carabiques, des Staphyliniens, des Histérides et des Silphales, arrive à cette conclusion qu'elle constitue un {ype spécial.
À l'état parfait les analogies de ces insectes sont également mulliples (1). Cependant, sans partager complètement l'opinion de M. Burmeister, qu'ils font partie des Carnassiers terrestres (2), je pense avec
(1) M. Westwood (Trans. of the Linn. Soc. XVI, p. 610) a donné l’exposé complet des opinions, à cet égard, du petit nombre des anciens auteurs qui 80 sont occupés de ces Inscotes; j'y renvoie le lecteur. Cet habile entomologiste ne s'est pas prononcé sur cette question, et dans un autre écrit (Arcan. ent. II, p. 68), son dernier mot est que « les Paussides forment un groupe isolé et extrèmement anormal, que chaque nouvelle découverte rend plus embarrassant pour les entomologistes, »
(2) "x Observations sut Les affinités naturelles de la famille des: Paussides, » Mag. de Zool. Ins. 1841, pl. 76. Les principales raisons sur lesquelles s'appuie M. Burmeister sont : 19 La structure des mâchoires, qu’il regarde comme construiles sur 16 même plan que celles des Carnässiers. Mais, outre qu’à l'aide de l'argumentation dont il a fait usage, il n’y à pas de müchoires de Coléoptères
mommmdt ai
PAUSSIDES. 7
‘ce savant éntomologiste que leurs affinités les plus prochaines sont avec
les Carabiques. Leur ressemblance avec les Ozæwa est en effet frappante; non-seulement ils ont le même fucies général, mais encore ils possèdent des tubercules latéraux analogues aux élytres et la faculté crépitante; de plus, un autre caractère qui leur est commun avec la famille en question, est la saillie des trochanters au bord interne des cuisses postérieures: Ces analogies avec les Carabiques ne vont pas plus Join, mais elles me paraissent suffire pour que ces insectes soient considérés comme un groupe abetrant, rattaché d'une part aux Ozénides, et se dirigeant d'autre part, mais d’une manière assez vague, vers les Staphyliniens, les Psélaphiens et les Silphales, c'est-à-dire vers ces familles avec les larves desquelles leurs larves ont l’analogie signalée par Erichson.
La distribution géographique des Paussides est très-étendue. Découverts primitivement à Sierra-Leone par Afzelius, ils ont été retrouvés dans différentes parties de l'Afrique, aux Indes orientales et dans l'Australie, On les croyait étrangers à l'Europe et au nouveau continent ; mais dans'ces dernières années on en a découvert une espèce dans la Turquie européenne ; une autre, propre à l'Algérie, étend son habitat dans le midi de l'Espagne; enfin une dernière à été rencontrée aux en virons de Rio-Janciro. ù
Quant à l'histoire scientifique de la famille, les travaux des auteurs anciens el ceux des contemporains (1) ont été effacés parune suite d’excellents mémoires que M.Westwood (2) a publiés sur ces insectes, et dans lesquels il a épuisé tout ce qu’on en peut dire pour le moment, C’est à
qu’on ne puisse ramener à l’un des types quelconques propres à ces organes, M. Westwood jérsne ent. LL, p.76), a,fait yoirsqu'ibascommis plusieurs erreurs matérielles sur Jeur structure ; 20 celle dos ailes inférieures ; je partage complètement l'opinion de M. Westwood (loc. cit. p. 168), qu’elles présentent de notables différences avec celle des Carabiques; 39 la saillie des trochanters des hanches postérieures ; 40 la ressemblance de ces inséctes avec les OZÆNA sur leg points indiqués dans le texte, Ces deux dernières raisons me paraissent seules incontestibles.
(1) Voyez, par ordre de date : Linné, Diss, bigas insectorum sistens, in-40. Upsaliæ, 1775; réimprimé dans les Amænitates academicæ, ed. Schreber, p. 303, — Swedems, Acta Holmiens. IX, 1778, p. 203. — Afzelius, « Observations on the genus Paussus and description of a new Species. » Trans. of the Linn. Soc. IV, p. 243. — Dalman, Analect. ent. p. 103. — Saunders, Trans. of the ent. Soc, I, p. 83. — Mac-Leay in Smith, Ilustr. of the Zool. of South-Africa; An= nul. p. 72. — Benson in Mac-Clejand’s Calcutta Journ. of nat. Hist, 1845,
(2) Trans. of the Linn. Soc. XVI, p. 607, XVIII, p. 581, et XIX, p: 45. — Trans. of the ent, Soc, HU, p. 84. — The ent. Mag. V, p. 500. — Arcan. ent. I, p. 1, 37, 73 ct 161. — Proceed. of the Linn. Soc. Juin 1849.— Trans. of the ent. Soc, 21 Ser, I, p. 84, Ce dernier trayail contient le synopsis de toutes les espèces connues ayec Ja description de plusieurs nouvelles ; depuis qu'il a paru, on n'en à décrit aucune.
»… à SÉRE !
L£ sé"
8 PAUSSIDES,
lui qu'on doit la description de la majeure partie de leurs espèces, qui s'élèvent déjà à plus de 80. L'arrangement qui suit est, à un léger chaugement près, emprunté au dernier travail qu'il a publié, La famille ne comprend que les huit genres suivants (1) :
I. Tête munie d’un col en arrière ; point d’ocelles. Antennes de dix articles : Cerapterus.
— desix — Ceratoderus, Merismoderus, Pentaplatarthrus, Lebioderus, ,
— dedeux — Platyrhopalus, Paussus.
I. Tête sans col en arrière ; deux ocelles sur le vertex : Hylotorus.
CERAPTERUS.
Swever. Act. Holmiens. IX, p. 203.
Labre, mandibules et mâchoires, petits (2). — Palpes allongés; le dernier article des maxillaires long, conique et obtus au bout; celui des
(1) Deux genres établis par M. Westwood, et compris par lui dans la famille, sont maintenant reconnus comme lui étant étrangers. L'un, Trocuorpeus (Linn. Trans. XVI, p. 673), est voisin des Ennowycnus ; l’autre, Mecapeurerus (ibid. p- 678), ayant pour type le Paussus flavicornis de Fabricius, fait partie du groupe des Malachiides, et correspond au genre Cozrops d’Erichson (Entomograph. p. 51).
(2) Les figures que Swederus (loc. cit. pl. VI, £. 2-4) a données des organes buccaux du C. latipes sont peu exactes. M. Westwood ne les à pas fait entrer dans la diagnose générique que je reproduis ; mais il a représenté (Arcan. ent. LE, pl. 50, f. 5 af) très en détail ceux du €. Hopei, appartenant au sous-genre ARTHROPTERUS. D’après ces figures, le labre est un triangle assez long et fortement arrondi en avant. Les mandibules sont très-élargies à leur base en dedans, puis se rétrécissent brusquement en se recourbant un peu? ct se terminent par une pointe simple très-aiguë. Le lobe des mâchoires est large, fortement arrondi à son sommet, et muni en dedans, un peu avant ce dernier, d’une courte dent arquée, accompagnée de quatre autres plus petites (l’appendice palpiforme n'existe pas dans la figure). Le dernier article des palpés labiaux est fait comme il est dit dans le texte et aussi long que les trois autrés réunis ; ceux-ci croissent successivement en longueur. Le menton est transversal, arrondi sur les côtés, et muni, dans son milieu, d’une forte saillie aiguë ; il estflanqué de deux pièces latérales soudées avec lui et posées obliquement, de sorte qu’un de leurs angles est dirigé en ayant; ces pièces recouvrent la base des palpes labiaux, tandis que le menton proprement dit cache en grande partie ia languette, Celle-ci est allongée, large et arrondie sur les côtés à sa base, puis se rétrécit rapidement et se termine en pointe obtuse, Les palpes labiaux sont placés derrière-elle et soudés ensemble par leur base; leur dernier article est très-fortementsécuriforme et arrondi en arrière, — Il est douteux que ces caractères se retrouvent dans tous les sous-genres exposés plus bas, et, dans la négative, quelques-uns d'entre eux devront probablement être élevés au rang de genres,
PAUSSIDES, ]
labiaux plus où moins sécuriforme. — Téte subtrigone, munie postérieurement d'un col éourt et cylindrique. — Yeux globuleux, très- Saillants. — Antennes insérées sur le front entre les yeux, on peu plus longues que la tête et le prothorax réunis, pubescentes, composées de dix articles; Je {er comprimé et sublunulé, les huit suivants larges, déprimés, le 10° dé même forme, arrondi au bout, formant environ le quart de la longueur de l'organe. — Prothorax de forme variable. — Elytres déprimées. — Pattes généralement très-larges el courtes ; tarses courts, recus le plus souvent dans une excavation de l'extrémité des jambes, composés de cinq articles ; ceux de la base plus gros que les autres, garnis de cils en dessous.
Le nombre des articles des antennes constitue le caractère essentiel de ce genre. Ses espèces sont répandues en Afrique, aux Indes orientales, àla Nouvelle-Hollande et au Brésil. On en connait dix-huit que M. Westwood a réparties dans les six sous-genres qui suivent :
Cerarrenus vrais. Antennes très-larges, dentées sur les côtés; leur dernier article très-grand. Prothorax fortement transversal, arrondi sur les côtés. Elytres cachant entièrement l'abdomen. Jambes très-larges, inermes à leur extrémité (C. quadrimaculatus excepté). Les espèces sont indiennes et au nombre de trois (1).
Onrnorrerus Weslw. (2). Antennes médiocrement larges, non dentées latéralement; Jeurs articles contigus. Prothorax et élytres comme dans le groupe précédent ; le premier seulement un peu moins transversal. Jambes larges, munies d’un éperon terminal interne. Les espèces connues sont originaires deJ'Afrique et au nombre de trois (3).
Anraroprerus Mac-Leay (4). Antennes médiocrement larges, non dentées latéralement ; leurs articles assez serrés ; le dernier médiocre. Prothorax. pas plus. large-que-latête,-en carré allongé ou subovalaire. Elytres ne recouvrant pas complètement l'abdomen. Jambes assez larges; leur angle terminal externe saillant et assez aigu; l'interne muni de deux éperons. Corps assez étroit. Groupe particulier à la Nouvelle Hollande et composé de sept espèces (5).
Puymaropterus Westw. (6), Antennes larg, dentées latéralement.
(1) C. latipes, Sweder. loc. cit.; de Ceylan. — Horsfeldii, Westw. Linn. Trans. XVI, p. 672. — quadrimaculatus, Westw. ibid. XVII, p. 583.
(2) Arcan. ent. Il, p. 7.
(3) 0. Smithii, Mac-Leay, loc. cit. p. 74, — concolor, Lafertei, Westw. Proceed. of the Linn. Soc. Juin 1849; le premier de Natal, le second de la Gambie.
(4) In Smith, [lustr. of the Zool. of S.-Africa, p. 75.
(5) A. Mac-Leayi, Donov. Ins. of N.-Holl. pl. 3. — Wälsoni, subsulcatus, deridatus, Westw. Proceed. of the Linn. Soc. Juin 1849. — parallelocerus, brevis, Westw. ibid. Nov. 1850, et Ann. of nat. Hist. 21 Ser. VII, p. 491. — Hopei, Westw. Arcan. ent. Il, p. 8.
(6) The ent, Mag. V, p. 503.
10 PAUSSIDES.
Prothorax cordiforme, un peu plus large que la tête. Elytres laissant une partie du pygidium à découvert. Jambes très-larges ; leur angle apical externe arrondi; l'interne muni de deux éperons. Une espèce également de l'Australie (1).
Howorrenus Westw. (2). Antennes grandes, larges et perfoliées. Prothorax un-peu plus étroit que la tête, au moins aussi long que large et un peu rétréci en arrière. Elytres ne recouvrant pas l'extrémité de l'abdomen. Pattes très-larges ; jambes arrondies à leur extrémité, sans ëéperons. Corps allongé. Un des groupes les plus intéressants de la fa- Mille en ce que la seule espèce qui le compose est brésilienne (5).
PLeuroprenus Westw. (4). Antennes assez larges; leurs articles serrés, le 2 ayant son angle externe épineux. Prothorax fortement transversal, largement rebordé sur les côtés, fortement échancré aux angles postérieurs. Elytres recouvrant en entier l'abdomen, munies, chacune à leur base d'une côte longitudinale. Pattes longues, grêles ; jambes armées de deux éperons à leur angle apical externe ; articles 2-3 des tarses notablement plus larges et plus grands que le 4e et le 4°. Trois espèces d'Afrique et des Indes orientales (5).
CERADOTERUS.
Wesrw, Trans, of the Linn. Soc. XIK, p. 51.
Menton très-court, muni d’une forte dent médiane aiguë. — Languette cornée, entière en ayant, arrivant jusqu’au sommet du 2? article de ses palpes. — Mächoires petites, cornées, arquées; leur pointe aiguë, précédée d'une dent pareille. — Palpes maxillaires à 4€ article petit, 2° très-grand, ovalaire, 3-4 beaucoup plus gréles et plus courts, subégaux et subcylindriques ; le dernier des labiaux un peu plus grand que le pénullième, oyalaire et tronqué au bout. — Mandibules arquées, irès-aiguës au bout, anguleuses dans leur milieu en dedans eten de hors, munies à leur base interne d’un grand lobe coriace à demi-transparent. — Tête en carfé transversal arrondi aux angles, munie d'un col en arrière. — Antennes de six articles : le 4er subcylindrique, les quatre suivants transversaux, serrés, le 6° demi-cireulaire. — Prothorax assez long, de la largeur de la tête, beaucoup plus étroit que les élytres à sa base, un peu rétréci en arrière, comme diyisé en deux par un
(1) P. piceus, Westw. The ent. Mag. V, p. 503.
(2) Arcan. ent. I], p. 9.
(3) H. brasiliensis, Westw. Linn. Trans. XVIII, pl. 98 f. ce. Cet insecte a été découvert par M. Miers sur le mont Corcovado, aux environs de Rio-Janeiro.
(4) Arcan. ent. IE, p. 9.
(5) P. Westermanni, Westw. Arcan. ent. loc. cit.; de Java et Ceylan. alternans, hastatus, Westw. Proceed. of the Linn, 800, Juin 1849 ; do Mozambique.
PAUSSIDES, 11
sillon transversal. = Ecusson très-petit. — Elytres allongées, laissant une pelite portion de l'abdomen À découvert. — Pattes médiocrement robustes ; jambes sans éperons terminaux, ciliées au bout ; tarses de cinq articles, le 4er plus long que le 2e, le 4e plus court que le 3°, — Corps allongé, déprimé, ponctué, glabre et luisant. ;
Genre établi sur le Paussus bifusciatus de M. Kollar (1), insecte originaire des Indes orientales.
MERISMODERUS.
Wesrw. Trans. of the ent. Soc. V, p. 23.
Ce genre ne diffère du précédent qué par les particularités suivantes :
22 article des palpes maxillaires presque arrondi, déprimé. — Prothorax biparti, avec ses côtés anguleux. — Jambes obtusément tronquées à leur extrémité externe. — Corps opaque, avec un espace lui= sant au milieu des élytres.
M, Westwood n'en avait, dans l'origine, fait qu'un sous-genre des Ceraropenus, Il ne contient qu’une espèce du Bengale (2).
PENTAPLATARTHRUS.
Wesrw. Trans. of the Linn. Soc. XVI, p. 616.
Menton petit, en carré transversal, avec ses angles antérieurs un peu saillants. — Languelte retirée dans la cavité buccale, un peu plus longue que le menton, en triangle tronqué au bout. — Palpes labiaux insérés entre le menton et la languelte; leurs supportslibressrà 4er ar: ticle court, 2 deux fois plus long, 3° grand, en massue et tronqué un peu obliquement. — Mâchoires petites ; leur lobe grand, large, arrondi au bout et un peu cilié. — Palpes maxillaires longs ; leurs articles 2 et 4 plus grands que les autres, ce dernier cylindrico-conique. — Mandibules petites, dilatées en dehors à leur base, brusquement recourbées et très-aiguës à leur extrémité. — Labre triangulaire, fortement arrondi en avant, anguleux de chaque côté à sa base. — Tête plus étroite que le prothorax, munie d’un col court en arrière ;,ses angles saillants et aigus derrière les yeux, — Ceux-ci médiocres, ovales. — Antennes. de six articles, insérées sur les angles antérieurs de la tête, à 1% article subeylindrique et un peu arqué, 2 transversal, très-court, 3-5 trèslarges, contigus, 6 plus grand, arrondi et un peu anguleux en dehors. — Prothorax allongé, plus étroit à sa base que les élytres, carré et sub-
(1) Anngl. d, Wiener Mus. 1896, pl. 31, f. 7 ab. Figure copiée d’abord par M. Westwood (Lrans. of the ent, Soc. IL, pl. X, f. 3), qui en a donné plus tard une autre originale dans ses Arcan. ent. pl. 98, f. 1.
(2) M. Bensoni, Westw. loc. cit, pl. LE, f. 2.
142 PAUSSIDES,
cylindrique, formant une sorte de capuchon en avant, avec ses angles antérieurs saillants latéralement. — Elytres recouvrant en entier l'abdomen. — Pattes courtes, très-comprimées, mais médiocrement larges; jambes munies d’un très-petit éperon à leur angle apical interne; tarses courts, de cinq articles; le 4er très-petit. — Corps allongé, déprimé.
On n'en connait qu'une espèce, P. paussoides (1) de l'Afrique austrate,
LEBIODERUS.
Wesrw. Trans. of the ent. Soc. II, p. 93.
Menton soudé avec la base de la tête, ayant ses angles très-saillants el aigus, muni d'one petite dent médiane, — Languette grande, carrée, entière, atteignant l'extrémité du 2 article des palpes labiaux. — Palpes maxillaires grands, à 4e article très-court, 2e très-développé, peu à peu élargi en dedans et terminé par un lobe interne aigu très-saillant, 3-4 beaucoup plus petits, subégaux; le dernier suboyale et obus au bout. — Palpes labiaux insérés entre le menton et la languette; leurs Supports libres ; leur 1er article trés-court, le 2° en massue, plus long et plus gros que le 3e; celui-ci oblongo-ovale. — Mächoires, mandibules et labre inconnus. — Téte beaucoup plus étroite que le prothorax, subtriangulaire, munie d'an col court en arrière, tronquée et subéchancrée en avant, avec ses angles postérieurs prolongés en une saillie aiguë derrière les yeux. — Ceux-ci globuleux. — Antennes très-larges, de six articles ; le 1er ovale, le 2° très-court et un peu moins transversal que les trois suivants qui sont perfoliés et munis chacun d'une épine en dehors ; le 6° très-grand, suborbiculaire, également épineux. — Prothorax composé de deux portions : une antérieure, fortement transversale, aussi large que les élytres, foliacée et arrondie sur les côtés; une postérieure, subeylindrique, de moitié plus étroite que les élytres. — Celles-ci ayant leurs angles antérieurs fortement prolongés en avant, ne recouvrant pas tout#ä-fait l'abdomen en arrière. — Paltes peu robustes, comprimées ; tarses de’ quatre articles (2); les trois premiers égaux. — Dernier segment abdominal acuminé à son extrémité, — Corps assez large. .
Genre singulier, remarquable par la forme extraordinaire de son prothorax, la saillie que forment les angles huméraux de ses élytres qui circonscrivent une profonde échancrure, etc. Il ne comprend qu'une espèce de Java (5).
(1) Westw. Trans. of the Linn. Soc. XVI, pl. 33, f. 1-14.
(2) Suivant M: Westwood, quand on regarde les tarses sous un cemfain aspect, on aperçoit à leur base un cinquième article très-petit.
(3) L. Goryi. M. Westwood a figuré deux fois cet insecte, d’après deux exem-
PAUSSIDES. - 13
PLATYRHOPALUS.
Wesrw. Trans. of the Linn. Soc. XVI, p. 654.
Menton très-court, lobé dans son milieu; ses angles antérieurs trèssaillants et aigus. — Languelte presque carrée, entière, avec ses angles antérieurs arrondis. — Mâchoires petites; leur lobe plus ou moins large, terminé brusquement par un crochet très-arqué et trèsaigu, parfois précédé d'une dent; muni sur sa tranche dorsale d'un appendice styliforme. — Palpes labiaux insérés devant la languette (1), à {er article court et gros, 2-3 subégaux, le dernier conique ; les maxillaires à 4r article court, 2 très-grand, ayant son angle apical interne prolongé en une forte saillie, 3° subquadrangulaire, 4° plus gréle, subovalaire. — Mandibules très-gréles, crochues, terminées en pointe trèsaiguë, uni- ou bidentées en dedans, munie à leur base interne d’un grand lohe membraneux, arrondi et cilié. — Labre demi-cireulaire. — Tête subtriangulaire, plus étroite que le prothorax, munie d'un col court en arrière. — Yeux gros et saillants. — Antennes grandes, de deux articles : le 4er petit, comprimé; le 2° très-grand, ovale ou suborbiculaire, comprimé, tranchant sur ses bords, incisé ou unidenté en dehors près de sa bas@, parfois pluridenté. — Prothorax plane, plus ou moins rétréci en arrière, ayec ses côtés antérieurs arrondis. — Elytres Jaissant l'extrémité de l'abdomen à découvert, conjointement échanerées en avant. — Pattes courtes, assez larges, comprimées ; angle apical externe des jambes aigu, l’interne armé de deux éperons; tarses courts, de 5 articles; le 4° plus petit que les autres.— Corps assez large, déprimé.
Ce genre est propre jusqu'ici aux {ndes orientales et composé de huit espèces (2).
plaires différents ; d’abord dans les Trans. of the ent. Soc. IE, pl. IX, £. 8, puis dans ses Arcan. ent, pl. 58, f. 3. Ces figures sont différentes sur deux points. Dans la première, il existe deux gros tubercules arrondis à la base de la por tion dilatée du frothorax, et les élytres s’arrondissent obliquement à leur ex= trémifé; on ne voit rien de pareil dans la seconde. Si ce ne sont pas des caractères sexuels, le genre comprendrait deux espèces.
(1) Us le sont sur une pièce cornée qui revêt la languette à sa base en avant, et que M. Westwood regarde comme produite par la soudure et la fusion de leurs supports ordinaires,
(2) Paussus denticornis, Donov. Ins. of India, n° 1, Tab. 5, f. 1. — Plat. Westwoodii Saunders, Trans. of the ent, Soc. IL, p. 84, pl. X, £. 5. — PI. angustus, acutidens, unicolor (denticornis Illig. Schiænh. Dalman), sufuralis, Mellü, aplustrifer, Westw. Arcan. ent. IL, p. 77 et 161. Ces deux dernières espèces s’éloignent considérablement des autres : le Mellii, par ses antennes lan-
44 PAUSSIDES
PAUSSES.
Lainné, Diss. bigas insect. sist. Upsal, 1775.
Menton soudé avec la base de la tête; ses angles antérieurs prolongés chacun en une dent plus ou moins aiguë, — Languette fermant la cayité buccale en dessous, cornée, carrée , tantôt plane, tantôt carénée dans son milieu, entière, ayec ses angles arrondis et un peu saillants. — Lobe des mâchoires très-pelit, corné, plus ou moins large à sa base, puis atténué, fortement arqué et terminé par deux dents aiguës. — Palpes labiaux insérés au devant de la languette ; leurs supports tantôt libres, tantôt soudés ensemble ; leurs deux premiers articles trèscourts, le dernier grand, oblong, cylindrique ou subulé; le$ maxillaires à {er article très-petit, 2 très-grand, souvent prolongé à son angle apical interne , 3-4 couris, le dernier subovale ou obconique. — Mandibules petites, élargies à leur base, arquées, aiguës, munies en dedans d'une denf médiane et à la base d'une membrane coriace de forme carrée. — Labre transversal, avec ses angles arrondis, — Têle médiocre, un peu plus étroite que le prothorax, munies d'un col en arrière. — Yeux arrondis, assez saillants. — Antennes de deux articles, tous deux de forme variable, le 2 très-grand, le plfs souvent en forme de bateau renversé. — Prothorax plus long que large, plus étroit à sa base que les élytres, divisé en deux portions plus ou moins distinctes, l'une antérieure plus large, la postérieure subeylindrique. — Elytres laissant 'extrémité de l'abdomen à découvert, — Pattes courtes, comprimées, en général médiocrement larges ; les quatre jambes postérieures Je plus souvent munies de deux éperons à leur angle apical interne; tarses courts, de cinq articles; le 427 en général très-petit.
Genre plus riche en espèces que tous ceux de la famille pris ensemble, et qui ne peut être confondu qu'avec les Praryruopazus, dont il se distingue aisément par ses organes buccaux, son prothorax, ses tarses, elc. Dans Ja plupart des cas, l’article terminal des antennes affecte les formes les plus extraordinaires et dont rien n'approche dans le reste de la famille. Les espèces aujourd'hui connues, au nombre de 54, sont propres aux Indes orientales et à l'Afrique, sauf une seule découverte, il y a quelques années, dans la Turquie d'Europe. M. Westwood les divise en deux sections : la première comprenant celles dont les deux dixisions du prothorax sont fortement indiquées, avec l'antérieure plus
céolées, ses élytres non échancrées à la base, et ses pattes très-larges ; l'aplustifer, par ses antennés bi-épineusés en dehors, sôn prothorax fortement échancré aux angles postérieurs, et ses pattes. M. Westwood, néanmoins, n'a pas jugé ces caractères suflisants pour les séparer du genre àctuel,
tee ct ar on male pe +" Later, “tés le cé 22, ble AT on Li
PAUSSIDES. 15
ou moins relevée (1); la seconde celles chez lesquelles le prothorax est presque sans divisions (2).
HYLOTORUS.
Dar. Anal. ént. p. 103.
Le Paussus bucéphalus de Gyllenhal, insecte que personne n’a revu depuis que cet auteur l’a décrit et figuré (5), est le type et jusqu'ici l'unique espèce de ce genre. Dalman lui-même ne l'a établi que d'après les matériaux fournis par Gyllénhal, qui sont én effet très-suffisants, au pour les parties de la bouche qu'il a passées complètement sous silence.
Tête grande, convexe, arrondie, engagée dans le prothorax, sans col en arrière ; front ayant entre les yeux et les antennes deux grandes excavations destinées à recevoir ces dernières au repos. — Deux ocelles tuberculiformes, disposés transversalement sur la partie supérieure du front. — Yeux petits, oblongs, déprimés. — Antennes à peine-plus lon-
(1) Esp. africaines : P. microcephalus, Linn. loc. cit. — ruber, Thunb. Act. Holmiens. 1781, p. 170, — Klugii, Burmeisteri, cochledrius, Westw. Trans. of the ent Soc. If, p. 83. — granulatus, cucullatus, Westw. Proceed. of the Linn. Soc. Juin 1849, — Latreillei, Westw. Arcan. ent. Il, p. 184. — Parrianus, Westw. Trans. of the ent. Soc. V, p. 29. — Humboldtii, Audouini, Dohrnii, Chevrolatii, Germari, Schaumii, Westw. ibid. Ser. 2, IL, p. 88 sq. — ercavatus, Westw. Linn. Trans. XVI, p. 637.— Esp. asiatiques : 2. Fichtelit, thoracicus, pilicornis, Donov. Ins. of India, pl. 4 et 5. — Jousselinii, Guér.- Ménev. Rev. zool. 1838, p. 20. — rufttarsis, Westw, Linn. Trans. XVI, p. 638. =libialis, fulvus, Stevensianus, Westw. ibid. XIX, p. 47.— sinicus, hystriæ, Bowringii, politus,. Westw. Proceed..of the Linn. Sôe, Juin 1849. — Boysü, denticulatus, Westw. Arcan. ent. II, p. 177.— nauceras, phloiophorus, Benson in Mac-Clelland’s Journ. 1845. — Esp. européenne : P. fwrcicus, Frisvalsk. Act. Hungar. I, pl. 6, £. 5. — Patrie inconnue (Indes or.?) : P. Linnei, Westw. Linn. Trans. XVI, p. 634. :
(2) Esp. africaines : P. sphærocerus, Afzel. Linn. Trans. IV, p. 270. — ineatus, Thunb. Act. Holiniens. 1781, p. 171. — curvicornis, Chevrol. in Silberm. Rev. ent. IV, p. 263. — armatus, dentifrons, lœvifrons, affinis, Westw. Linn. Trans. XVI, p. 661.— spiniconis, cultratus, setasus, Westw. Proceed, of the Linn. Soc, Juin 1849. — cilipes, Shuckardii, Westw. Arcan. ent. IL, p. 185 ot 187. — œthiops, Blanch. Règne anim. illustr. Ins. pl. 61, £. 8. — verticalis, Reiche in Galin. Voy. en Abyssin. Zool. p. 390. — Favieri, L. Fairm. Ann. d. 1. Soc. ent. série 2, X, p. 76; retrouvé dans le midi de l'Espagne par M. Rosenhauer. — Esp. indiennes : P. Hardwickii, Westw. Linn. Trans. XVI, p. 649. — Hearseianus, Westw. Proceed. of the Linn. Soc. Avril 1852. — cognatus, Saundersii, Westw. Arcan. ent. I, p. 189 sq.
(3) Schænh. Syn. Ins. Append. p. 14, Tab. 6, £. 2 et 2 a. M. Westwood # copié ces deux figures dans les Arcan, ent. Il, pl. 58, £. 4 ot 4a.
16 PAUSSIDESs
gues que la tête, de trois articles (1), le {er court, largeient échancré, le 2° globuleux, très-petit, le 3° très-grand, ovale, lancéolé, comprimé, convexe sur son bord postérieur, concave sur l’antérieur, avec son sommet aigu el dirigé en avant. — Prothorax transversal, élargi en avant, embrassant la tête, impressionné transversalement en dessus un peu en arrière de son milieu. — Ecusson triangulaire. — Elytres à peine plus larges que le prothorax, ne recouvrant pas en entier l'abdomen. — Pattes courtes, robustes, très-comprimées ; tarses courts, de quatre articles apparents; les trois premiers très-courts, serrés et ciliés. — Corps assez long, subdéprimé et glabre.
Cet insecte avait élé rapporté de Sicrra-Leone, par Afzelius. Il ést en entier d'un fauve-testacé brillant, M. Mac-Leay (2) a contesté qu'il appartienne à la famille actuelle; mais ilne peut y avoir le plus léger doute à cet égard. C’est seulement un type particulier dont on découvrira sans aucun doute quelque jour, d'autres espèces. M. Westwood l'a intercalé entre les Lesroperus et les PexrapLATARTHRUS ; il me parait, au contraire, devoir être placé tout-à-fait hors ligne.
{1) Y compris ce petit article douteux placé entre le 1er et le 2e, et dont il a été question dans les généralités placées en tête de la famille.
@ Il. of the Zool. of South-Africa, loc. cit. p, 72.