Yeux arrondis
Jambes inermes : Nemosomu.
— antérieures denticulées sur leur tranche externe : Allæocnemis. U. Yeux réniformes ou transversaux.
a Languette plus ou moins bilobée.
Jambes inermes : Temnochila.
— -épineuses ou tuberculeuses au bord externe : Alindria, Îolambia. !
aa Languette entière; jambes incrmos : Trogosita. n
est le pfémier qui l'ait décrite et figure; Erichson (Naturg. d. Ins. Doutschl. UL, p. 239) en à donné une description plus complète, que MM. Chapuis ct Candèze ont reproduite, loc, cit, p. 414, Ù
et
TROGOSITIDES, 339
NEMOSOMA, Lars, Hist, fat, d, Ins, XL, P: 239 (1):
Menton frès-court, submembraneux, eaché dans l'intérieur de la cavité buccale, ainsi que la languette ; celle-ci courte également et profondément échancrée, — Lobe externe des mâchoires allongé, fortement cilié en dedans; l'interne très-pelit, à peine distinct, — Palpes filiformes. — Mandibules saillantes, recourhées en bas, terminées par une pointe aiguë précédée d'une petite dent, — Labre caché sous l’épistome. — Tête grosse, allongée ; épistome cornu en avant. — Yeux petits, arrondis, peu saillants. — Antennes courtes, de 10 ou 41 articles ; les (rois derniers formant une massue allongée, submoniliforme ; le 4er plus gros et plus long que les intermédiaires, ceux-ci courts et serrés. — Sillons antennaires courts, bien marqués et convergents, — Prothorax allongé, parallèle, peu distant des élytres à sa base, — Celles-ci allongées. — Pattes courtes ; jambes inermes, un peu arquées; l'éperon terminal des antérieures plus long qu'aux autres paires et légèrement arqué; tarses assez longs. — Corps linéaire, cylindrique et glabre.
Petits insectes propres à l'Europe et aux parties voisines de l'Asie.
Le N. clongatum (2), type du genre, est répandu dans la plus grande
partie de la première de ces régions et se trouve principalement sous les écorces des ormes morts où on le rencontre quelquefois en quantité considérable, Il vit en compagnie des Hylesinus varius et villatus, et, d'après quelques observations récentes, il détruirait ces insectes ainsi que leurs larves (5); on le rencontre aussi sous les écorces des hôtres, mais plus rarement, Qutre cette espèce, on n'en connait que deux autres du Caucase, (4).
(1) Syn. Denwesres Linné. — Corvoium, Herbst, Panzer.
(2) Cette espèce a dix articles aux anténnes. Il en existe d'assez nombreuses figures, parmi lesquelles celle publiée par M, Curtis (Brit, Ent. pl. 327) laisse bien loin derrière elle toutes les autres.
(3) Voyez Banse, Krasper et Matz, Stettin. Ent. Zeit. 1842, p. 30. M. West- Wood, qui à aussi observé les habitudes de cet insecte, ne parle pas de l'appétit Carnassier que les trois entomologistes qui précèdent lui attribuent, Voyez son Introd, to the mod. classi£. of Ins. E, p. 146.
(5) N. cornutum, Sturm, Cat. 6d. 1826, p. 77, Tab. IV, n° 32, Sturm n’assigno à celle espèce que dix articles aux antennes ; suivant Erichson (Germar, Zeitsch. V, p, 48), elle en a onze. — caucasicum } Ménétr. Cat. rais. p.224, et Falderm. Faun, ent, Transcauc, U, p. 257.
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340 ROGOSLTATR ES:
ALLÆOCNENIS.
3. L. Le Conre, Procced. of the Acad. of Philad. 1853, p. 232.
Mandibules épaisses, saillantes, aiguës à leur extrémité. — Tête grande, obtuse en avant, très-concave sur le front ; épistome échancré en avant. — Yeux arrondis, saillants. — Antennes un peu plus longues que la tête, grêles, à articles { un peu plus long que #, 3 un peu ,plus court que 2, qui est de moitié plus long que 1, 4-8 égaux, cylindriques, 9-11 comprimés, du double plus gros que les précédents et formant une massue lâche. — Prothorax un peu plus étroit que la tête, pas plus long que large, rétréci en arrière, tronqué à ses deux extrémités, — Ecusson très-petit. — Elytres aussi larges que la tête, allongées, eylindriques. — Jambes antérieures un peu comprimées , denticulées sur leur tranche externe, tronquées obliquement au bout, avec leur éperon terminal assez grand et arqué; les quatre postérieures simples, —
Corps allongé et cylindrique.
Je reproduis ces caractères d'après M. J. Le Conte qui a établi ce genre sur un insecte des environs de San-Francisco en Californie, et l’a placé à côté des Acazawrms. La forme des lobes des mâchoires dont il n’a pas parlé décidera cette question ; s'ils sont tous deux également développés, telle sera en effet sa place. En attendant, ses antennes de onze articles, dont les trois derniers forment une massue, m'engagent à le mettre provisoirement dans la tribu actuelle où il forme, avec les NemosomA, une exception par ses yeux arrondis.
Cet insecte, que M. 3. L. Le Conte nomme A, Sloutii, et qui n'a pas moins de dix lignes de long, est d'un brun de poix; sa tête est couverte de granulations qui la rendent inégale, et présente quelques poils redressés ainsi que le prothorax ; les élytres sont finement ponctuées et rugueuses ; en dessous la poitrine est très-velue,
TEMNOCHILA,
Encre. in Genmar, Zeitsch. N, p. 449 ({),
Menton bisinuë en avant; le lobe médian arrondi; les fatéraux aigus (2). — Languette coriace, divisée en deux lobes médiocres, diver-
(1) M. Westwood (Zool. Journ. V, p. 231) est l'auteur de ce genre; maisil jui a imposé le nom mal composé de TEMNOSCHEILA, qu'Erichson a modifié avec raison. — Tnocosira auctor. — Cest d'après la T. cœrulea que Fabricius, Herbst et Olivier ont exposé les caractères du genre Tnocostra, tandis que Latreille et Sturm les ont empruntés à la Tr'ogosita mauritanica. Voyez Erichson, loc.eit. %
(2) Telle est la forme du menton chez la T, cœrulea d'Europe et la plapart
TROGOSITIDES« au
gents et ciliés. = Lobe externe des mâchoires grand, corné, trèsfortement cilié au côté interne ; le lobe interne très-petit, peu distinct, — Dernier article des palpes déprimé, un peu élargi graduellement et tronqué au bout. — Mandibules très-robustes, assez saillantes, bidentées à leur extrémité, avec une ou deux dents au côté interne, — Labre transversal, tantôt presque entier, tantôt triangulairement échancré., — Tête grosse ; épistome trisinué en avant ; un sillon longitudinal très-marqué sur le front ; sillons antennaires sous-ophthalmiques, profonds, obliques. — Antennes un peu plus longues que la tête, robustes, à {er article gros, obconiques, 2-8 courts, obconiques ou submoniliformes, subégaux, grossissant peu à peu, 9-11 formant une massue allongée, lâche, obtusément dentée au côté interne. — Yeux assez grands, déprimés, transversaux, échancrés en avant. — Prothorax plus long què large, parallèle ou rétréci en arrière, rebordé ou non, avec ses angles postérieurs tantôt distincts, tantôt nuls. — Elytres allongées, parallèles, arrondies au bout. — Pattes médiocres ; jambes sublinéaires, inermes ; l'éperon terminal des antérieures assez robuste et un peu arqué. — Corps allongé, subcylindrique ou déprimé, glabre.
Insectes au moins de moyenne, quelquefois (T. colossus) de trèsgrande taille, souvent ornés de couleurs métalliques éclatantes, Leurs espèces sont nombreuses, surtout en Amérique. L'Europe n’en possède qu'une seule (T, cœrulea) répandue dans toutes ses parties méridionales, à partir de l'Autriche, et les îles Canaries une autre; ce sont les seules de l’ancien continent décrites jusqu'ici (1). Ces insectes se trouvent principalement sous les écorces ; cependant, parmi les espèces américaines, il en est qu’on ne rencontre que dans les plaies humides des arbres, et la cœrulea habite l'intérieur des maisons comme Ja Trogosila maurilanica. Olivier dit l'avoir rencontrée souvent dans le vieux pain, à
des espèces de l'Amérique, mais il en est d'autres de ce dernier pays chez lesquelles le lobe médian disparait, de sorte que l'organe est largement et quadrangulairement échancré. Ces espèces sont inédites.
(1) Esp. des, Canaries : T. pini, Brullé in Webb et Berthel. Canar. Ent. p. 70. — Esp. américaines : T. œnea, virescens, Oliv. Ent. I, n° 19, p.7.— colossus (figuré dans d'Orbig. Voy. Ent. pl. 19, £. 6), festiva, Doumerci, Encycl. méth. Ins. X, p. 719. — splendida, Gory, Mag. d. Zool. Ins. 1831, pl. 38. — polita, Chevr, Col. d. Mex. Cent. I, fase. 1. — chlorodia, viridicyanea, Manb. Bull. Mosc. 1843, p. 301. — ebenina, fulgidivittata, Blanch. in d'Orb. Voy. Ent. P. 205, pl. 19, f, 7-8.—splendens, Gray in Griffith, Anim. Kingd. Ins. I, p.98, Pl. 60, f, 1. — metallica, Percher. Gener. à, Ans. fase. IV. — Jongicollis, variens, Guérin, Icon, Ins. texte, p. 200,
sine di Eu re nr dE EN Se .
512 TROGOSITAINE, ALINDRIA;
Enrons. in Genwan, Zeilsch: V, P. 451 (1).
Menton très-court, fortement transversal, plus où moins échancré. — Languette cornée, petite, cordiforme { ses lobes arrondis, saillants, fortement ciliès en dedans.—Lobe externe des mâchoires corné, assez long, fortément ciliéendedans et à son extrémité; l'interne très-pelit,— Dernier article des palpes ovalaire et un peu arquê. — Mandibules trèsrobustes, obtusément bidentéeæà leur extrémité. — Labre transversal, cilié en avant. — Tête courte, largement et peu profondément impressionnée sur le front épistome trisinué ; sil ons, antentaires profonds, sous-ophthalniques. — Antennes courtes, à 4ef article très-gros, ovalaire, 2-8 courts, égaux, moniliformes, 9-11 formant une massue aplatie et perfoliée. — Yeux grands, peu saillants, perpendiculaires, largement échancrés en arrière. — Prothorax carré, convexe, rétréti ou non en arrière, avec ses angles distincts ou non, notablement distant des élytres. — Celles-ci allongées, cylindriques. — Paltés robustes ; jambes en triangle allongé, munies sur leur tranche externe de dents aiguës plus où moins espacées ; l’éperon terminal des antérieurés ro= buste et arqué. — Corps allongé, régulièrement cylindrique, glabre.
Genre bien distinct du précédent pat ün grand nombre de caractères, surtout par ses jäinbes déntées. On n’en a décrit jusqu'ici qu'un petit nombre d'éspèces, la plupaït propres à l'Afrique; les autres sont des Indes orientales et dé l'Amérique du Nord (2) ; sauf celles de ce detniér pays, ce sont des insécles de grande taille.
MELANBIA.
Encus. in German, Zeitsch. V, p.450.
Menton très-court, replié dans l’intérieur de la cavité buccale, arrondi en avant. — Languelte cornée, divisée en deux petits lobes divergents et ciliés. — Lobe externe des mâchoires corné, allongé, fortement cilié en dedans ; l'interne à peine distinct. — Dernier aïlicle des palpes subeylindrique, — Mandibules médiocrement saillantes, bidentées à leur éxtrémité, — Labré carré, échanceré en avant, — Tête
(1) Syn. Hyroritoeus, Melsieim. Procced. of the Acad. of Phiflad. I, p: 63.
(2) Esp. du Sénégal ét de Guinée: Trog. grändis, Encyel. méth. Ins. x, pe 719. — ajor, elongata, Guérin-Ménev. Toi. Ins. testé, p. 200. — Esp. de Madagascar : Trog. spectabilis, Klug, Ins. voi Madäg. p.116, pl: V, f. 1.— Esp. du Cachemire : Trog. orientalis, Kollar u. L, Redtenb. in Hügels Kashmiy, IV, 2, p. 549. — Esp. de l’Amér. du Nord : Trog. cylindrica, Encycel. méth. loc. cit. — Hypophiœus niger (AL. cylindrica), nigellus, teres, Melshoïm. loc. cit,
TROGOSITIDES, 343
transversale, vaguement impressionnée en avant; épistome échancré, bisinué de chaque côté de l’échancrure; sillons anténnaires profonds, sous-ophthalmiques. — Antennes courtes, à 4" article gros, 2-8 courts, submoniliformes, égaux, 9-11 formant une massue médiocre, perfoliée. — Yeux gros, subovales, largement échancrés en arrière. —Prothorax subtransversal, rétréci en arrière; ses angles antérieurs saillants. — Ecusson transversal, arrondi en arrière. — Elytres allongées, parallèles. — Pattes médiocres ; jambes graduellement élargies, munies sur leur tranche externe de quelques petits tubercules espacés. — Corps allongé, assez large et assez déprimé.
Genre intermédiaire entre les deux précédents et les TrocosrrA qui suivent : il se rapproche beaucoup de ces dernières par sa forme qui est seulement un peu moins aplatie. Il se compose d’un petit nombre d'espèces propres à l'Afrique, de grande taille et d’un noir mat, mais dont deux seulement ont été décrites jusqu'ici (1).
TROGOSITA. * Ouiv. Entom. LE, no 19.
Menton petit, court, à peine échancré en avant. — Languette cornée, entière. = Lobe externe des mâchoires corné, allongé , fortement cilié en dedans; interne à peine distinct. — Dernier article des palpes subovalaire. — Mandibules assez saillantes, bidentées au bout, avec une dent mÉdiane interne. — Labre en carré plus ou moins transversal, faiblement échancré et cilié en avant. — Tête presque carrée, et plane; épistome trisinué en avant ; sillons antennaires courts, profonds, sousophthalmiques. — Yeux assez grands, perpendiculaires, planes et entiers. — Antennes courtes, terminées par une petile massue perfoliée de trois articles, parfois grossissant peu à peu à leur extrémité. — Prothorax et élytres des Mecamnra. — Pattes courtes, assez robustes ; jambes en triangle allongé, inermes ; l’éperon terminal des antérieures obsolète, — Corps allongé, assez large, déprimé et presque plane en dessus,
Réduit aux espèces qui présentent ces caractères, ce genre ne conlient plus que des insectes de taille moyenne ou un peu au dessous, noirs ou brunâtres et sujets seulement à être variés de rouge ferrugineux, La grande ressemblance de forme qui existe entre eux rend leurs espèces assez difficiles à distinguer les unes des autres. La seule que
(1) Trogosita gigas, Fab. Syst. EL I, p. 191. — Tr, striata, Oliv. Ent. IE, 19, p. 7, pl. I, £ 4; toutes deux du Sénégal. Les Trogosita opaca et atra du Catalogue de Dejean rentrent aussi dans ce genre, et peut-être la Tr, crenicolis de M, Guérin-Ménev. Iconogr, Ins. p. 199, pl. 41, f. 12. Si cela est, le genro.existe également au Bengale, d'où cette espèce est originaire; elle est aolablement plus petite que les espèces africaines,
544 TROGOSITAIRES,
possède l'Europe, la mawritanica (1), a été transportée presque partout par le commerce. Les autres sont assez norbreuses et disséminées dans
les diverses parties du globe; une quinzaine ont été décrites jusqu'à présent (2), *
TRIBU II
GYMNOCHILIDES.
Lobe interne des mâchoires bien développé, inerme. — Quatre yeux au moins chez les mâles : deux supérieurs grands, deux inférieurs plus petits, — Antennes de onze articles, les trois derniers en massue. — Front oblique. — Prothorax contigu à sa base avec les êlytres, — Corps oblong, déprimé et écailleux.
Le caractère essentiel de cette tribu réside dans la structure anormale des y£ux. Les inférieurs sont petits, allongés et ne s'aperçoivent que lorsqu'on regarde la tête en dessous; .on voit alors qu'ils ne sont séparés du cadre buccal que par les sillons antennaires qu'ils limitent par conséquent en dehors. L’intervalle qui les sépare des supérieurs est large. Ces derniers sont grands, déprimés, transversaux et se développent parfois (Axacypra) au point de se rejoindre presque sur la ligne médiane. Comme on le verra plus bas, il n’est pas démontré que celle division des yeux ne soit pas simplement un caractère sexuel dans les trois genres qui composent la tribu; on sait déjà qu'il en est ainsi pour l'an d'eux.
Sous le rapport de la forme générale, ces insectes ont un facies qui leur est propre, mais qui se ratlache visiblement à celui de certaines Frogositides, surtout des MeLammra. Toutefois les écailles dont leur corps est couvert constituent un caractère étranger au reste de la fa-
(1) Tenebrio mauritanicus, Linné, Syst. nat. II, p. 674 (Trog. caraboides de Fabricius et de presque fous les auteurs). Elle a été souvent figurée, mais la meilleure figure est celle de Sturm, Deutsch], Ins. IL, Tab. 48, f. aN.
(2) Esp. de l'Amérique : Tr, collaris, Sturm, loc. cit. f. 0 0; indiquée à tort comme européenne par Sturm ; elle est de l'Amérique du Nord et correspond à la Trogosila nigripennis du Catalogue de Dejean, — Tr, bipustulata, Fab. Syst. EL T, p. 152. — marginata, Latr. in Humb. et Bompl. Obs. de Zool. IE, p. 19, pl. 31, f, 7. — mutica, depressior, subnigra, Palis. de Beauv. Ins. d’Afr. et d'Amér. p. 126. — americana, Kirby, Faun. Bor. Amer. p. 166. — pusitlima, Manh. Bull. Mose, 1843, p. 303. — dilatata, Rrichs. Arch. 1847, I, p. 95. — Castanca, cortioalis, limbalis, dubia, nana, bimaculata, Melsheim, Proceed. of the Acad. of Philad. IT, p. 109. — depressa, Guérin, Icon. Ins. texte, p. 201. — Esp. de Ja Nouvelle-Zélande : T. affinis (mauritanica ?), White, Zool. of the Erebus and Terror, Ins. p, 17. — Esp. de Taïti: T, parallela, punctatolineata, L, Fairm, Rev. et Mag. d, Zoo, 1850, p, 55,
GYMNOCHILIDES. 345
# mille. Is sont propres à l'Asie, l'Afrique, Sumatra, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.
L Yeux divisés chez les mâles, simples chez los femelles : Leperina IL, — dans Jes deux sexes (?).
Les supérieurs fortement séparés : Gyfnnoclla, — aybcontigus : Anacypta,
LEPERINA.
Enous. in Genaan, Zeitsch, V, p. 453 (1).
Menton transversal, assez fortement échancré, — Languelte cornée, un peu élargie, coupée carrément et fortement ciliée en avant. — Lobe externe des mâchoires coriace, s'élargissant peu à peu, arrondi et légèrement cilié au bout; l'interne plus petit, aigu et fortement cilié en dedans, — Dernier article des palpes cylindrique, — Mandibules courtes, bidentées à leur extrémité. — Labre carré, cachant en partie les mandibules, — Tête aussi large que longue: front plane, oblique ; épistome trisinué , le sinus médian large, les latéraux très-étroits ; sil- Jons antennaires très-courts et profonds. — Antennes courtes, à 4er article assez gros, 2-8 très-courts, très-serrés ct égaux, 9-11 formant une assez grande massue subperfoliée. — Yeux assez grands, obliques, déprimés, largement échancrés en arrière. — Prothorax transversal, largement et fortement: échancré en avant, arrondi et marginé sur les côtés antérieurs, rétréci à sa base; celle-ci tronquée. — Elytres allongées, parallèles. — Pattes courtes, médiocrement robustes ; jambes incrmes ; les antérieures seulement finement crénelées sur leur tranche externe ; leürs éperons terminaux assez robustes et un peu arqués. 4 Gorps oblong, déprimé, couvert de petites écailles en dessus, de poils peu abondants en dessous.
Erichson a fondé ce genre sur une espèce de Sibérie, le Peltis squamulala de Gebler, et une autre de la Tasmanie, décrite antérieurement par lui sous le nom de Zrogosita decorata. Quoique très-voisin des Gyuvocurza qui, suivent, il en était, à cette époque, très-distinct par l'élat normal de ses yeux; mais depuis, M. De Mannerheim (2) a fait Connaître que, dans l’espèce sibérienne, les mâles, qui sont beaucoup plus petits et infiniment plus rares (5) que les femelles, ont les yeux
(1) Syn. Tnocosrra, Erichs. Arch, 1842, p. 150. — Pers, Gebler in Ledebours Reise II, Ins. p. 97.
(2) Bull, Mose. 1848, IL, p. 82. e
(3) M. De Mannerheim rapporte que sur cent exemplaires pris par M. le docteur Sahlberg dans ung mème localité, il ne se trouvait pas un seul mâle,
346 TROGOSITAIRES:
complètement divisés, dé la méme façon qué ceux des Gymnocmrta, Dès lors il reste à peine quelques caractères pour séparer les deux genres. On ne sait pas encore si les yeux se comportent de même dans l'espèce dé la Fasmanié et quelques autres de l'Australie (1) qui existent dans les collections. Pour ma part, tous les exemplaires que j'ai examinés avaient les yeux simples. +
Ces insectes sont plus larges, plus parallèles que les Trocosrra et ressemblent plutôt à certains Pecris, par exemple P. oblonga. Ils vivent sous les écorces. :
GYMNOCHILA, (KLuc) Enicas. in German, Zeitsch. V, p. 455 (2).
Menton logé à sa base dans uné échancrure du sous-menton, petit, un peü élargi et asséz fortement échancré en avant, — Languette cornée, cordiforme, un peu échancrée et ciliée au bout. — Lobe externe des mâchoires coriace, très-élargi et cilié en avant ; l'interne plus court, atténué au bout, garni de poils et de cils au côté interne. — Der: nier article des palpes labiaux ovalaire, célui des maxillaires cylindrique. = Mandibules courtes, très-robustes, simples à leur extrémité, — Labre carré, atteignant l'extrémité des mandibules, — Front très-oblique, presque perpendiculaire à partir du vertex exclusivement; épistotne trisinué; sillons antennaires courts, profonds et convergents. — Quatre yeux; les supérieurs fortement séparés, — Antennes courtes, terminées par une assez forte massue de trois articles obliques en dedans, le dernier petit; leur funicule comme chez les Lerenina. — Prothorax plus large que long, un peu rétréci à sa base, largement et assez fortement échancré en avant, — Ecusson en triangle curviligne, fortement arrondi à son sommet. — Elytres allongées, parallèles, — Pattes des Levgruna. — Corps allongé, parallèle, couvert d'écailles caduques en dessus, plus serrées en dessous.
Comme on le voit, ces caractères sont à peine distincts de ceux des Lepgnia. Le type du genre est la Zrogosila squamosa de M, Gray, assez grand insecte de l'Afrique australe, figuré, mais non décrit par
S'il en est de même pour les espèces australiennes, cela &xplique l’extrémoe rareté de ce sexe, ou plutôt son absence dans les collections.
(1) Jen possède une espèce inëdite de ce dernier pays. Je pense que c'est à ce genre qu'il faut rapporter deux insectes de la Nouvelle-Zélande décrits par M. A, White (Voy. of the Ereb. and Terror, Ent. p. 17) sous les noms de Gymnocheila nigrosparsu et sobriha, les vraies Gywnocitiza étant propres à l’Afrique.
(2) Syn. Gymnocueus,"Dej. Cat. éd. 3, p. 389, Dejean attribue à tort ce nom à M, Gray; cet auteur n’a établi le genre nulle part, que jo sache, — Lxrworrenvx, Hope, The Gol, Man, IL: p: 1314
PELTIDES, ” 347
cet auteur (1), Deux autres espèces du même pays ont été récemment publiées par M; Bohemann (2) et il y en a dans les collections d'autres inédites de la côte de Guinée.
ANACGYPTA, Iutie. Magaz. V1, p. 538 (0).
Genre voisin du précédent, mäis bien distinét pat lés particularités suivantes !
Front complètement perpendiculaire ; épistome simplement échancrè en avant, avec unëe petile dent äu milieu de l'échaticrüre. — Yeux supérieuté présque conligus. — Prothorax court, né s'appliquant pas exactément contre là base des élytres. — Jambes antérieures sans éperon teriinal. — Corps coütt, large, déprimé, glabre ét brillant en déssus, légèrement pubescent en dessous.
L'unique espèce du genre est la Nitidula punctatà de Fabricius (4); insecte originaire de Sumatra, qui, d'après les caractères qui précèdent, doit ressembler beaucoup à un Permis, Je ne l'ai rencontré dans aucune collection. Sa couleur générale est bronzée avec des taches cuivreuses plus ou moins brillantes, et les cuisses ferrugineuses,
TRIBU IV
PELTIDES,
Lobe interné des mâchoires bien développé, terminé par un crochet corné, — Deux yeux réniformes, — Antennes de onze articles, les trois derniers fürmant une massue, = Epistome échantré en avant. — Prothotax contigu à sa base avec les élytres. — Corps ovale, oblong on subhémisphérique.
A ne considérer que la forme générale, la plupart de ces insectes sont plus voisins que les autres Trogositaires de la famille précédente,
(1) GriMith, anim, Kingd. Ins. pl. 60, f. 3, avec des détails peu exacts, pi. 75, f, 4 aq. C'est la Gymnocheilis vestita du Catalogue de Dejean. -
(2) G. laticollis, adspersa, Bohem. Ins. Caffrar. I, p.578. — La Trogosita varia de Fabricius (Syst. EL. 1, p. 151) et le Peltis rugosa de Thunbetg (in Schænh. Syn. Ins: IL, p.133 note), tous deux de la côte de Guinée, appartiennent probablement au genre.
(3) Syn. Acnors, Dalman, Epliemer, entom. p, 15, — Niriuza, Fab. Syst. EL. I, p. 351.
(4) Cest atssi la Nitidula buprestoides de Weber (Observ. ent. p. 48) et VAcrops metallicus de Dalman, loc, cit.
548 FROGOSITAIRES,
mais le érochet corné qui termine leurs mâchoireg ést un caractère im« portant qui montre qu’en réalité ils en sont plus éloignés et doivent, dès lors, terminer la famille actuelle.
Les premiers élats de ces insectes n’ont été observés que depuis peu, et même ceux des Peuris ne sont connus que par les figures qui ont été publiées, sans aucune description, de la larve et de la nymphe du P. grossa (1). On a, au contraire, sur ceux du Thymalus limbatus, des détails complets dus à MM. Chapuis et Candèze (2).
Sa larve, tout en ayant de nombreux rapports avec celles décrites plus haut, s’en éloigne assez sur d’autres points importants, tels que les parlies de la bouche, le nombre des ocelles, elc., pour qu’on se demande si la tribu actuelle ne devrait pas constituer une famille distincte.
Son corps est en ovale allongé et sa tête demi-circulaire, un peu engagée dans le prothorax, est marquée en dessus de deux profonds sillons croisés. Les organes huccaux se composent : d'un labre médiocre, arrondi en avant; deux mandibules courtes, épaisses, obtuses et faiblement bi-échancrées au bout; deux mächoires soudées en partie au menton et terminées par un seul pelit lobe muni en avant de quelques cils; d'une languette consistant en un tubercule charnu; enfin d'un menton également charnu et tronqué en avant ; les palpes labiaux ont deux articles, les maxillaires trois. Les antennes se composent de quatre articles dont le dernier, très-grêle, est muni en dehors d'un petit article additionnel. Près d'elles se voient cinq ocelles disposés sur deux rangs, l’antérieur de trois, le postérieur de deux. Les segments thoraciques sont plus longs que ceux de l'abdomen et revêtus, comme eux, d'une peau molle, sauf le prothorax qui porte un écusson corné transversal. Chacun des segments abdominaux est divisé en deux par un sillon transversal et porte de chaque côté un tubercule charna terminé par un long poil ; le dernier est muni de deux pointes cornées très-aiguës au bout et hérissées d’aspérités. Les pattes sont gréles, composées de quatre pièces et terminées par un seul crochet. Des neuf paires de stigmales, la première est située sur le mésothorax, les autres sur les huit premiers segments de l'abdomen, au dessus de leurs tubercules latéraux.
Des exemplaires de cette larve, trouvés au mois de janvier sous l’écorce d'un poirier.sauvage, se métamorphosèrent en avril ; la nymphe, est garnie de quelques poils et munie à l'extrémité de l'abdomen de deux petites pointes aiguës.
Les deux genres suivants composent seuls Ja tribu.
Y. Jambes antérieures munies d’un éperon terminal : Peltis. II, —— sans éperon terminal : Thymalus.
(1) Stettin. ent. Zeit. 1852, pl, IL; d’après les observations de M, Assmann, de Breslau.
(2) Mém, d, X, Soc, d, Se, d, Liège, VIII, p, 417, pl, LL , 6
VELTIDÉS, 34)
PELTIS (1).
KuceL. in Some. Magaz. p. 508 (2).
Menton court, transversal, un peu échancré en avant. — Languelte coriace, divisée par une échancrure triangulaire en deux lobes ciliés, — Lobes des mâchoires larges; l’externe cilié en avant, l'interne en dedans et terminé par une sorte de crochet cornè, — Dernier article des palpes labiaux ovalaire, celui des maxillaires subeylindrique, — Mandibules courtes, robustes, bidentées au bout, avec une dent molaire à leur base interne. — Labre transversal, coupé carrément ou un peu arrondi en avant. — Tête médiocre, découverte. — Antennes courtes, robustes, à 4 article grand, triangulaire ou en massue arquée, 2-8 courts, subégaux, grossissant peu à peu, 9-11 formant une assez forte massue allongée, plus ou moins lâche. — Prothorax transversal, foliacé et rebordé sur les côtés, fortement échancré en avant, de la largeur des élytres à sa base, mais ne leur étant contigu qu'au milieu de cette dernière. — Ecusson en triangle curviligne ou oblong et transversal. — Elytres rebordées sur les côtés. — Pattes médiocres ; jambes faiblement élargies de la base à leur sommet, inermes ; l'éperon terminal des antérieures robuste et arqué. — Corps ovale ou oblong, légèrement convexe, parfois plane en dessus.
Insectes de taille et de forme variables, les uns assez grands, les autres médiocres ou très-pelits et ressemblant, pour la plupart, aux Nitidulides à élytres entières. Outre ces différences, il y en a d'autres dans la structure du prosternum, du mésosternum, etc., qui peuvent servir à les grouper en sections (3). On les trouve sous les écorces, et quelques-
(i) Ce nom est de la création de Geoffroy (ns. d. env. d. Paris, I, p. 117), qui l'appliquait aux Siena; Kugelann est le premier qui l'ait employé dans le sens qu'il à actuellement. C’est une de ces atteintes au droit de priorité dont un long usage a rendu la réparation impossible.
(2) Syn. Sirma, Linné, Payk., Herbst, etc. — Hispa Thunberg, — Taxmarus, Latr. Gen. Grust. et Ins. Il, p. 8. — Osroma, Laichart, Tyrol. Ins. IE, p. 102, — Cassipa, Fab., Oliv., Thunb. — Pevrinion, Enc. méth. Ins, X, p. 644.
(2) Les quatre espèces européennes forment à elles seules autant de sections qu'on peut caractériser ‘de la manière suivante, rien que d’après les modifications des segments thoraciques en dessous : 1° Prosternum médiocrement large, saillant et recourbé en arrière des hanches antérieures; mésosternum impressionné à la base de sa saillie pour le recevoir : P. grossa; 2° Prosternum étroit, un peu saillant en arrière et appuyant son extrémité sur un tu= bereule médian du mésostérnum : P. ferruginea; 3° Prosternum étroit, s’arrondissant immédiatement en arrière des hanches antérieures ; saillie méta= sternale presque nulle entre les hanches intermédiaires : P. oblonga; 4° Pro- Sternum très-large, coupé carrément en arrière, absolument çomme chez loÿ Tnocosrra ot gonres voisins : P, dentata,
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uns fréquentent de plus les champignons. L'Europe en possède quatre espèces décrites depuis longtemps ; il y en a quelques autres exotiques parmi lesquelles une (P. Jvanti) qui, d'après ses habitudes, pourrait bien finir par se répandre dans la plupart des pays chauds (1).
THYMALUS (2).
Durrscui. Faun. Austr. UX, p. 126 (3).
Menton Lrès-petit, en trapèze renversé (4). — Languette cornée, un peu élargie, et arrondie en avant. — Lobes des mâchoires cornés ; l'externe allongé, arrondi et muni de cils raides à son extrémité ; l’interne plus large, muni en dedans de quelques cils spiniformes, et à son angle antérieur externe d'un long crochet corné, — Mandibules des PeLris. — Labre recouvrant en grande partie les mandibules, arrondi en ayant. — Tête presque entièrement cachée sous le prothorax; sillons antenpaires bien marqués, sous-ophthalmiques. — Yeux assez gros, perpendiculaires: — Antennes à 1% article assez long, en massue un peu arquée, 2° moins gros et plus court, obconique, 3-8 grêles, subcylindriques, 9-11 formant une grande massue allongée et serrée. — Prothorax transversal, convexe, largement rebordé sur les côtés, rétréci et faiblement échancré en avant, semi-circulaire à sa base, avec ses
(1) Esp. européennes : P. grossa L., ferruginea L., oblonga L., dentataF. — Esp. de la Russie mér. : P. pubescens, Erichs. in Germar, Zcitsch, V, p. 457. — Esp. de Natal : P. africana, Bohem. Ins. Caffrar, I, p. 580. — Esp. de l’Amér, du Nord : P, fraterna, septentrionalis, Randall, Boston Journ, of nat. Hist. J[, p. 17. — 4-ineata, marginata, Melsheïm. Procced. of tho Acad, of Philad. IE, p. 104. — Esp. de Madagascar et du Brésil : P. Jvanit, Allib. Rev. z00], 1847, p. 12; on l’a trouvé en Europe dans des caisses provenant de ces deux pays, et contenant des plantes et des graines desséchées.
Le Pellis brasilica de M. Perty (Del. anim. art, Brasil. p. 34, pl. VI, f. 11) n'appartient très-certainement pas au genre actuel, sans que je puisse dire dans lequel il doit rentrer.
Le Peltis rugosa de Thunberg (in Schœnh, Syn, Ins. I, p. 133 note), originaire de la côte de Guinée, me parait être une Gymocmza.
Enfin le Peltis ovalis de M. Mac-Leay (Annul. javan. p. 39), insecte de Java, doit probablement figurer parmi les Colydiens, dans la tribu des Synchitidos.
(2) Latreille (Gen. Crust. et Ins. I, p. 8) est l'auteur de ce nom, mais le genre auquel il l’appliquait, étant établi sur le Peltis ferruginea, est synonyme du précédent. Duftschmidt a pris ce nom en 1825 pour le donner au geñre actuel.
(3) Syn. Pezus, Fab., Payk., Illig,, Panzer, ete.
(4) Gette étroitesse du menton est due au grand développement de Ja tige des mâchoires, Les figures que 3, Sturm (Deutsch. Ins. XIV, Tab. 285, f. F, 1) à données de ces organes et de la languette sont peu exactes, Erichson (Germar, ZLoitsch, V, p, 458) a releyé ces erreurs ainsi que celles commises par M, Qurtis (Brit, Ent, J, pl. 39). Mes observations sont d'accord ayec les siennes,
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angles postérieurs arrondis, — Ecusson en triangle curviligne.— Elytres courtes, très-convexes, rebordées sur les côtés. — Pattes courtes, assez robustes ; jambes sublinéaires, inermes; les antérieures sans éperon terminal. — Corps subhémisphérique, plat et presque glabre en dessous, velu en dessus.
L'espèce (T. lémbatus), longtemps unique, sur laquelle ce genre a été établi, est répandue dans toute l'Europe et ressemble singulièrement, au premier aspect, à certaines CocaezLa de grande taille et peut-être encore davantage aux Niro de l'Amérique. On la trouve sous les écorcess principalement dans les pays de montagnes. Elle est recouverte pendant la vie, d'une sorte d’efflorescence blanche qui se reproduit après avoir été enlevée. Dans ces derniers temps on en à signalé deux autres efpèces de l'Amérique du Nord (1).
(1) Th. fulgidus, Brichs. in Germar, Zeitsch. V, p. 458. — marginicollis, Chevr. in Guérin, Icon, ns. texte p. 62, pl. 18, 1.2; probablement le même que le précédent,