‹ Histoire naturelle des insectes (volume 4)Chapitre 6 sur 90 · Her, Col. helvet. 3, p · texte numérisé non relu

Her, Col. helvet. 3, p

Ce genre, élabli sur une espèce fort rare des environs de Genève (S. [usca Heer), ne parait pas mériter d'être séparé des Howazora, dont il ne diffère que par le 3e article des palpes qui est subglobuleux, et ses antennes, dont les arlicles 4-10, au lieu d’êlre transversaux, sont aussi longs que larges et presque carrés, avec le 41e du double plus long que le précédent, cylindrique et obtusément acuminé au bout. Erichson, qui a connu cet insecte (1), l'a laissé parmi les HomaLora, et ne parle pas de la forme du 3° article des palpes. ù

PHYTOSUS.

Run») Cunns, Brit. ent. XV, pl. 718:

= Menton transversal, rétréci et largement échancré en avant, — Languette courte, à peine échancrée au bout ; ses paraglosses assez longues, étroites, acuminées el ciliées au coté interne. — Palpes labiaux de 3 articles : les deux premiers peu distincts, subégaux, le 3° presque aussi long que le 2°, un peu renflé au bout; les maxillaires allongés ; leur 3° article un peu plus long que le 2°, — Mandibules inermes. — Labre tronqué en avant. — Tête sessile, non rétrécie en arrière, de la largeur du prothorax. — Antennes courtes; leurs deux premiers articles allongés, subégaux. — Prothorax un peu plus étroit que les élytres, légèrement rétréci à sa base. — Elytres tronquées enarrière. — Abdomen allongé, linéaire, composé de sept segments. — Palles courtes, les intermédiaires rapprochées à leur base; jambes antérieures munies exlérieurement de cils épineux disposés en séries; tarses courls; les antérieurs de quatre, les autres de cinq articles; le dernier aussi long que les autres réunis; ceux-ci égaux. — Corps allongé, linéaire, sub. déprimé, pubescent.

L'espèce typique (P. spénifer Rudd) est un très-petit insecte trouvé primitivement en Angleterre et depuis sur les côtes du nord de la France et de la Belgique. Une seconde, décrite par M. Chevrolat, sous le nom de Myrmedonia nigriventris (2), vit’ dans des localités analogues en France et sur les bords de la Baltique. Le mâle de la première est aile el a les élytres aussi longues que le prothorax; ces or-

(1) Cest son Homalota rigidicornis, Gen. et Spec. Staph. p. 82. (2) Voyez plus haut, p. 30, note 2. ;

ALÉOCHARDES. +

ganes sont de moitié plus courts chez la femelle qui est en outre aptère. Ces insecles, par leurs jambes antérieures épineuses, se rapprochent un peu des Oxytélides.

OXYPODA.

Manxenx, Brachél. p. 69 (1).

Organes buccaux des Homazora. — Tête subsessile, non ou faible- : ment rétrécie en arrière, souvent penchée. — Articles 2-3 des antennes plus longs que les autres, égaux. — Prothorax {antôt rétréci en avant et un peu convexe, tantôt parallèle sur les côtés. — Elytres obliquement (ronquées en’arrière et sinuées près de leurs angles externes. — Abdomen rétréci en arrière ou linéaire. — Pattes médiocrés , les intermédiaires contiguës à leur base ; tarses de cinq articles, le 4er des pos: térieurs allongé. — Corps atténué à ses deux extrémités on linéaire, ailé, finement pubestent,

Erichson divise ce genre assez nombreux en deux sections, qui sont d'accord avec les habitudes. Les espèces de la première (2) vivent dans les bolets, les débris végétaux, les fourmilières, sous les mousses, les feuilles tombées, et se rapprochent des Tacayporus par leur prothorax plus où moins grand, ef empiélant un peu sur la base de la léte et celle des élytres, leur abdomen alténué en arrière et souvent‘cilié au bout, la ponctuation très-fine de leurs téguments et l'aspect soyeux de la pubescence qui les recouvre. .

Celles de la seconde (5) se trouvent sous les écorces ; leur corps est allongé, linéaire ; leur tête est plus dégagée du prothorax, et la ponctualion, ainsi que la pubescence de leurs Léguments, sont moins fines et moins serrées.

Sauf un très-petit nombre propres à l'Amérique, ces insectes sont européens ; les deux tiers appartiennent à la première section. On en a décrit plus d'une soixantaine (4).

(1) Syn. Srtenoma, Manh. ibid, p. 68; genre fondé sur une espèce du genre actuel (S. abdominale Manh.) , chez laquelle, par suite d’une erreur d’obseration, M: de Mannerheim avait cru voit les articles des tarses postérieurs égaux entre eux. ù

(2) 0, ruficornis Gyllh., opaca, longiuscula, alternans, Grav., etc.

(3) O. analis Gyllh., prolixa Grav., corticina, amicta, gracilis, Er., etc.

(4) Aux 28 esp. mentionnées par Erichson, aj. : Esp. européennes : Q, nitidula, litigiosa, sericea, rufipennis, Heer, Col. helvet. I, p. 319; subflava, varia, p. 589. — formicelicola, myrmecophila, Mærkel in Germar, Zeilschr. MI, p. 213.— spectabilis, vittata, Mærkel, ibid. V, p. 217.— familiaris Kiesenw. Stettin. ent. Zeit. 1843, p. 307. — leporina (prospera Er.), Kiesenw. ibid. : 184%, p. 320. = infuscdta (pellucida Manh.), simitis, Kellner, ibid. 1844, * pe 413. — hospifa, inçulta, Grimm, ibid. 145, p. 131. — myrmecobia, la-

36 STAPHYLINIENS.

OCALEA. Enens. Die Kæf. d. Mark Brand. I, p. 298.

Menton transversal, rétréci et légèrement échancré en avant. — Languette, et les autres organes buccaux, comme chez les Bozxrocmara ; la première seulement dépourvue de paraglosses. — Tête suborbiculaire, munie en arrière d’un col médiocrement grêle, un peu plus étroite que le prothorax. — Antennes peu robustes; leurs 2e et 3° articles subégaux, obconiques, plus longs que les suivants. — Yeux médiocres, peu saillants. — Prothorax àpeine plus étroit que les élytres, transversal, arrondi à sa base et sur les côtés. — Elytres tronquées à leur base et faiblement sinuées près de leur angle apic externe. — Abdomen parallèle, convexe en dessous. — Pattes médiocres; les intermédiaires rapprochées à leur base; tarses allongés, de cinq articles; Jes quatre premiers décroissant graduellement. — Corps allongé, parallèle, ailé, pubescent.

Genre extrémement voisin des BorirocmARA par son facies, mais qui s'en distingue aisément à ses tarses composés de cinq arlicles, en même temps que le prothorax, un peu autrement fait, modifie l'aspect géñéral. Les espèces peu nombreuses qu'on en connait sont toules européennes (1), et ont des habitudes différentes, les unes vivant dans les endroits humides, ies autres dans les fourmilières. L'une d'elles (concolor) a même été trouvée dansles racines de plantes aquatiques. Les mâles ne paraissent pas différer des femelles.

CALODERA.

Maven. Brachél. p. 85,

Menton fortement transversal, rétréci et légèrement échancré en avant. — Languelte courte, bifide; ses paraglosses plus courtes qu'elle, larges, arrondies au bout et giabres. — Palpes labiaux de trois articles :

tiuscula, Manh. Bull. Mosc, 1843, p. 78, — picea, Mæklin, ibid. 1845, no 2, p. 544. — elongatula, Aubé, Ann. d. 1. Soc. ent. Sér. 2, VIIL, p. 309. — africapillu, conviva, advena, assecla, Mæklin, ibid. 1846, n° 1, p. 166. — Esp. de la Russie mér. : O. Stevenii, Kolenati, Melet. ent. ILE, p. 9, — Gofschii, angusticollis, Hochhuth, Bull. Mosc. 1849, I, p. 64. — angusta, fuliginosa, Aube, loc. cit. p. 310. — Esp. de l’Amér. dû Nord : 0. minula, Sachse, Stettin. ent. Zeit. 1852, p. 116.

{1) Erichson en décrit six, toutes inédites avant lui (0. caslanea, badia, spadicea, procera, murina, decumana), plus deux douteuses, les Aleochara prolica Gyllb. et rufilabris Sahlb. — Aj.: O. alpina, oblita, Heer, Col. helvet. 1, p. 348. — concolor, Küster, Die Kæf. Europ. VII, 46, — rivularis, Miller, Verhandi. d. Zool.-Botan, Ver, in Wien, 1, p. 110,

ALÉOCHARIDES, 37

le 2° de moitié plus court que le er, le 3e égalant celui-ci, mais trèsgréle; les maxillaites médiocres ; leurs articles 2-3 subégaux. — Màchoires des HowaLora. — Mandibules inermes. — Labre grand, arrondi sur les côtés, trongné en avant. — Tête arrondie, munie en arrière d'un col en général assez gros. — Yeux médiocres, peu saillants.

— Antennes plus où moins robustes, de onze articles : le 2e et le 3e

subégaux, obconiques, les suivants en général transversaux, le 44e oblongo-ovale. — Prothorax plus étroit que les élytres, subquadrangulaire ou subovale. — Elytres tronquées en arrière, très-distinctement sinuées près de leurs angles externes. — Paites médiocres; les intermédiaires peu distantes à leur base: tarses allongés, de cinq articles: les quatre premiers de ceux-ci décroissant graduellement, — Corps al-

longé, parallèle, ailé, revêtu d’une très-fine pubescence soyeuse chez la plupart.

On en connaît une douzaine d'espèces toutes propres à l'Europe (1). Leur facies se rapproche de celui des TacnyusA, sauf pour ce qui concerne les antennes qui sont plus robustes. Les différences sexuelles sont peu connues et paraissent nulles dans la majorité des cas. La plupart de ces insectes fréquentent de préférence les hords des eaux: quelques uns seulement (nigricollis, rubicunda ) ont été rencontrés en société avec les Formica rubra et rufx.

MICROCERA.

ManNenu. Brachél. p. 72.

Palpes maxillaires allongés; leur pénultième article grand, oblongoovale, le dernier gréle, aciculaire, saillant. — Antennes courtes, brisées, à articles 4 plus long que les autres, 2 grand, globuleux, 3-6 très-pelils, subglobuleux, 7-10 grossissant graduellement, formant une massue avec le dernier qui est grand et arrondi. — Corps atténué en avant, plus large en arrière, avec le dernier segment tronqué. — Tête fléchie. — Prothorax court, très-convexe, beaucoup plus étroit que les élytres, arrondi sur les côtés et à sa base. — Elytres très-convexes. — Pattes médiocres ; le 4°r article des tarses un peu plus long que le suivant.

Tels sont les caractères assignés par M. De Mannerheim, à ce genre fondé sur une espèce (M. inflata) trouvée par lui une seule fois aux ertvirons de Saint-Pétersbourg. Erichson, qui ne l'a pas conuu en nature,

(1) Aux 12 (C. nigricollis Payk., forticornis Lacord., nigrita Manh., etc.) décrites par Erichson, aj. : C. pusilimn, occulta, Heer, Col. lelvet. I, p. 347. — diluta, Hampe, Stettin. ent. Zeit. 1850, p. 346. — Mech, Baudi ; Studi ent. 1, p. 115. — propinqua, sulcicollis, atricollis , picina, Aubé, Ann. d. 1. Soc, ent. Sér, 2, VI, p. 302.

38 STAPHYLINIENS.

doûte qu'il soit distinct des OLraora (1); mais la présence de onze arlicles aux antennes, landis qu'elles n'en comptent que dix dansle genre en düueslion, rend celte opinion très-peu probable. Il reste aussi à savoir si le nombre des articles des arses, dont M, De Mannerheim n'a pas parlé, n’est que de quatre.

PHLOEOPORA.

Eucus. Die Kaf. d. Mark Brand, 1,,p. 311.

Menton transversal, légèrement échancré en avant. — Languete irés-courte, bilobée, sans paraglosses. — Palpes labiaux de trois arlicles : le 2e de moitié plus court que le der, le 3° un peu plus court que , celui-ci et gréle ; les maxillaires assez courts ; leur 3° article un peu moins long que le 2. — Mâchoires des HomaLora. — Mandibules inermes. — Labre court, tronqué en avant. — Tête orbiculaire, munie en arrière d'un col assez étroit. — Antennes assez courtes, peu robustes ; leurs trois premiers articles un peu allongés ; le 2° etle 3° subégaux, obconiques. — Prothorax un peu plus étroit que les élytres, subquadrangulaire. — Elytres obliquement tronquées en arrière, légèrement sinuées près de Jeurs angles externes. — Abdomen allongé, sublinéaire. — Pattes courtes, les intermédiaires contiguës à leur base ; * {ous les tarses de cinq articles ; les quatre premiers courts et subégaux aux antérieurs, le 4er des postérieurs un peu allongé. — Corps allongé, linéaire, déprimé, ailé, finement pubescent.

Genre voisin par son facies des HomarorTA de forme linéaire, mais distinct par ses larses antérieurs composés de cinq articles, et la tête plus dégagée du prothorax. Ses espèces vivent sous les écorces, et en Europe presque exclusivement sous celles des pins. En outre de ce continent, il y en a dans l'Amérique du Nord et celle du Sud. Leurs différences sexuelles paraissent nulles (2). É

HYGRONOMA.

Enous. Die Kœf. d. Mark Brand. J, p. 312 (3).

Ce genre ne difière des PaLororona que par ses antennes plus longes et filiformes, ses tarses tous de quatre articles, dont le 4°° est un peu plus long. que les’autres et déprimé, ainsi que le 4°; enfin par sa forme très-aplalie. :

(1) Gen. et Sp. Staphylin. p. 179. k (21 On n’en à ‘décrit ‘aucune espèce depuis la Monographie d’Erichson, qui en contient six : P. reptans et corticalis Gray:, d'Europe ; latens , de l'Amérique. du Nord;.subtusa, religata, des Antilles; colubrina, du Brésil et de Colombie; ces quatre dernières nommées par Erichson.

(3) Syn. Howazora, Curtis, Brit, Ent, XJ, p. 514,

ALÉOCHARIDES. 39

LR Il ne comprend jusqu'ici qu'une très-pelite espèce (1), qui vit parmi .

les joncs au bord des lacs et des marais; suivant Erichson, elle passe l'hiver dans les capitules de ces plantes; on la trouve dans la majeure partie de l'Europe.

M: Curtis l'a prise.pour type de son genre HowazorA, qui n'a, dès lors rien de commun avec celui fondé sous ce nom par M. De Mannerheim.

OLIGOTA.

Manren. Brachél. p. 72.

Menton transversal, rétréci et faiblement échancré en avant. — Languelle très-petite, bifide, sans paraglosses. — Palpes labiaux de trois articles : les deux prémiers assez gros, égaux, le 3° très-pelit, subulé ; les maxillaires médiocres ; leurs articles 2-3 subégaux , celui-ci assez renflé. — Mâchoïres des Homazora. — Mandibules inermes. — Labre court, tronqué en avant. — Tête plus étroite que le prothorax, non rétrécie en arrière, sessile, penchée. — Antennes courtes, de dix arlicles : 4-2 plus longs et plus gros que les autres, 3-10 petits, les trois ou quatre derniers formant une massue oblongue. = Prothorax court, de la largeur des élytres, un peu bisinué à sa base, médiocrement cofivexe. — Elytres largement et conjointement échancrées en arrière. — Abdomen linéaire ou graduellement rétréci en arrière. — Patles courtes, les intermédiaires écartées à léur base; tarses de quatre articles ; le 1er des postérieurs ün peû allongé. — Corps tantôt allongé et sublinéaire, tantôt subovale, ailé, très-finementpubescent.

Insectes de très-petite taille, aisément reconnaissables dans ,celte tribu à la structure de leurs antennes et de leurs tarses. Ceux de forme suboyale ressemblent, à s'y méprendre au premier coup-d'œil, aux Hvrocyeros de la tribu des Oxytélides. Les uns vivent sous les écorces, les autres à terre, principalement dans les prairies; on en a {rouvé, mais rarement, dans les fourmilières. Sauf unë de l'Amérique du Nord, toutes les espèces décrites sont européennes ; elles se montent à neuf en tout (2).

(1) Aléochara dimidiata Grav.

(2) Dont six d'Europé (0. pusidima Gray. afomaria, Subtilis, granaria, favicornis, apicataæ, Ér.), décrités par Érichson, Aj. : E&p. européennes : ©. punctulata, Heer, Col. helvèt. I, p. 313. — fantila, Manh. Bull. Mosc. 1843, p.81. — Esp. des Etats-Unis : O. pedicularis, Melsheim. Proceëd. of the Acad. of Philad. U, p. 31.

40 BTAPHYLINIENS,

ALEOCHARA.

GravEnm, Col. micr. Brunsv. p. 67 (1).

Menton très-court, rétréci el largement échancré en avant, — Languelte très-courle, assez large, bifide ; ses paraglosses à peine distinctes, trigones, glabres en dedans. — Palpes Jabiaux de quatre articles : 4 plus long que les autres, qui décroissent graduellément, le dernier trèspetit; les maxillaires médiocres : leurs articles 2-3 subégaux. — Màchoires des HomaLora. — Mandibules inermes. — Labre transversal, tronqué en avant. — Tête ovalaire, non rétrécie en arrière, sessile, penchée. — Yeux médiocres, oblongs, peu saillants. — Antennes en général courtes, rigidules ; leurs articles 2-3 allongés, obconiques, les suivants, sauf le dernier, transversaux. — Prothorax transversal, aussi large que les élytres, un peu rétréci en avant, arrondi à sa base et sur les côtés, — Elytres courtes, légèrement arrondies à leur extrémité. — Abdomen tantôt linéaire, tantôt et plus rarement rétrèci en arrière. — Pattes peu allongées, les intermédiaires légèrement écartées à leur base; tarses de cinq articles : le 4er des postérieurs allongé. — Corps oblong , assez large, ailé, revêtu d'une pubescence non soyeuse.

Genre remarquable par le nombre des articles de ses palpes labiaux, qui est sans autre exemple parmi les Coléoptères, comme le fait remarquer Erichson. Ses espèces se trouvent dans le fumier, les cadavres et autres substances analogues, parfois dans les fourmilières. Les mâles se distinguent des femelles par leur dernier arceau ventral de l’abdomen, qui est sinué de chaque côté au bout, avec la portion médiane plus ou moins saillante et un peu triangulaire. Ces insectes sont répandus dans la plupart des régions du globe (2).

(1) Syn: Hopconorus, Schmidt-Gæbel, Stettin. ent. Zeit. 1846, p. 245; genre établi sur le mâle de l’41. ruficornis ; voyez Mærkel, ibid, p. 300. — Pozxsrona, Stephens, Man. of Brit. Col. p. 354.

(2) Aux 40 mentionnées par Erichson, aj. : Esp. européennes : 4. lateralis, biguttata, brevis, sparsa, rufitarsis, alpicola, longula, intractabilis, Heer, Col. hélvet. I, p. 314; morosa, p. 588.— gentilis, inquilina, Mærkel in Germar, Zeitschr. V, p. 222. — monticola, Rosenh. Bcitr. z. Insektenf. Europ, p. 10. — decorala, inconspicua, lugubris, Auhé, Ann. d. 1. Soc, ent. Sér. 2, VI, p. 311. — nigripes, Miller, Verhandl. d. Zool.-Botan. Ver. in Wien, ll, p. 27. — Esp. de la Russie mér. : A. solida, Hochhuth, Bull. Mosc. 1849, I, p. 71. — convexiuscula, Kolenati, Melet. ent. II, p. 10. — Esp. africaines : A. soutellaris, Lucas, Explor. de l’Algér. Ent. p. 103. — rufipes, Bohem. Ins. Caffrar. 1, p. 269. — maura, Sachse, Stettin. ent. Zeit. 1852, p. 117. — Esp. de la Tasmanie: À. speculifera, Exichs. Arch. 1842, I, p. 134. — Esp. de l'Amér, du Nord : À. castaneipennis, sulcicollis, Manh. Bull. Mosc. 1843, p. 224; de Sitkha. — languida, Sachse, loc, cit. p. 117; de Géorgie. — Esp. du Chili :

ALÉOCHARIDES, Hd

DINARDA, (Leacu) Laconn, Faune ent. d, env. d, Paris, J, p. 524 (1).

Menton transversal, rétréci et assez fortement échancré en avant. — Languette courte, grêle, bifide ; ses paraglosses très-courtes, triangulaires et acuminées au bout. — Palpes labiaux de trois articles : 1 assez gros, 2-3 gréles, plus courts, subégaux ; les maxillaires courts, leur 2° article un peu moins long que le 3°. — Lobe interne des mâchoïres membraneux et fortement cilié en dedans, corné en dehors et terminé par un crochet arqué ; l'externe plus court, corné et cilié à son extrémité. — Mandibules inermes. — Labre court, arrondi sur les côtés, trongué en avant, — Tête médiocre, engagée dans le prothorax jusqu'aux yeux. — Ceux-ci petits, arrondis, peu saillants. — Antennes courtes, robustes, fusiformes, à articles 2 de moitié plus court que 3, 5-10 transversaux, serrés, 41 plus long, subacuminé, — Prothorax un peu plus large que les élytres, rétréci et fortement échancré en avant, bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs aigus et saillants, convexe sur le disque, plane latéralement. — Etytres tronquées en arrière, échancrées , près de leurs angles externes, qui sont aigus et saillants. — Abdomen rétréci en arrière, composé de sept segments. — Pattes courtes, les intermédiaires rapprochées à leur base ; tarses ‘antérieurs de quatre, les autres de cinq articles ; les quatre premiers des postérieurs décroissant graduellement. — Corps peu allongé, large, déprimé, ailé, à peine pubescent,.

On n'en connaît que deux espèces très-voisines l’une de l’autre (?), assez rares, mais qui se rencontrent parfois en grand nombre, l'une (dentala) habituellement dans les nids de la Formica rufa, l'autre (Mærkelii) dans ceux de la Formica cunicularia. Les différences sexuelles consistent en une échancrure que présentent les mâles à l'extrémité du pénultième arceau ventral de l'abdomen. Ces insectes relèvent fortement cette partie du corps pendant la vie, et se trouvent dans la plus grande partie de l'Europe.

A. obscura, angustata, obscuripennis, bi-impressa, nitidicollis, transversa, puncticollis, melanocera, luteiventris, pectoralis, Solier in Gay, Hist. de Chile, Zool. IV, p. 351.

(1) Syn. Lowecnusa, Curtis, Brit. Ent. IX, p. 410.

(2) D. dentata Grav. — Meærkelii, Kiesenw. Stettin. ent. Zeit. 1843, p. 308. Pour les caractères différentiels de ces deux espèces, voyez Mærkel in Germar, Zeitschr, V, p. 230. J'ai de nombreux exemplaires de toutes deux sous les Yeux, et, après une comparaison attentive, j'ai peine à croire qu'elles soient réellement distinetes. Le séjour dans des fourmilières différentes est probablement, comme le pense Erichson (Staphyl. p. 201), la cause des légères modifications que l'espèce aura éprouvées.

ABLE ATENNEE

.& A iii LOMECHUSA.

GraveNu. Mon. Col. micr. p.178 (1):

Menton transversal, un peu rétréci et échancré en avant, — Lan: guelte large, arrondie antérieurement, sans paraglosses. — — Les autres organes buccaux comme chez les Dixarpa, si ce n'est que les palpes labiaux sont plus courts et plus robustes, et que le crochet terminal du lobe interne des mächoires est bifide à son extrémité. — Tête et yeux des Dinanÿa. — Antennes allongées, robustes, à articles 1 gros et plus long que les suivants, 3- 10 “+ ou moins moniliformes, 14 plus grand et acuminé au bout, — Prothorax de la largeur des élytres,. rètréci et un peu échancré en avant, bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs aigus, mais peu saillants ; ses bords latéraux plus ou moins relevés. — Elytres sinuées à leur extrémité en dehors. — Abdomen légèrement ovale, de sept segments : le pénullième largement et profondément échancré en dessus ; les trois premiers portant de chaque côté un faisceau de poils. — Pattes longues, robustes, les intermédiaires fortement écartées à leur base; tarses gréles, les antérieurs de quatre, les autres de cinq articles; le 1er des postérieurs médiocrement allongé. — Corps oblongo-ovale, large, assez épais, ailé.

Ces insectes reproduisent, en les éxagérant, les formes déjà singulières des DiwañbA, et s’en distinguent saris peine par lés nombreux caraëtères extérieurs mentionnés dans la formule générique qui précède ; ; leurs habitudes sont également les mêmes. Erichson émet l'opinion in-

énicuse et assez probable que peul- -être les faisceaux de poils de l'ab-

omen, sont le siège d'une sécrétion analogue à celle qui a lieu chez le Claviger Lestaceus, et dont les fourmis, comme on le verra plus loin, recherchent avidement le produit.

Le genre ne comprend que trois espèces européennes décrites depuis longtemps (2).

EURYUSA.

Encns. Die Kœf. d: Mark Brand. 1, p. 371.

Menton légèrement transversal, à peine rétréci et tronqué en avant. — Languette, petite, étroite, linéaire, entière, sans paraglosses. —

(1) Syn. Areweres (Dillw. Gomopes Kirby) Stephens, UL. of Brit. ent. V, p. 107. Stephens comprend dans ce genre les L. paradoæa et strumosa, et réserve 16 nom de LowecnusA pour l'emarginata. Erichson doute que l'espèce décrite sous ce nom par l’auteur anglais soit la, même que celle dès entomologistes dû continent.

(2) L. Strumosa Fab., paradoza Grav., emarginata Fab,

| ALÉOCIARIDES. 43 Palpes labiaux de deux articles égaux en grosseur : le er on peu plus long que le 2e, — Mächoires des Homarora. — Mandibules inermes. — Labre transversal, subarrondi en avant. — Tête assez grande, , sessile, subarrondie en arrière, un peu rétrécie en avant, penchée. — Yeux petits, arrondis, assez saillants. — Antennes courtes, robustes, grossissant à leur extrémité, à articles 1-3 un peu allongés, 4-5 très-petits, 6:10 transversaux, 11 plus grand, su acuminé. — Prothorax transversal, un peu plus large que les élylres, légèrement rétréci en avant, avec ses angles postérieurs aigus. — Elytres tronquées au bout, sinuées près de leurs angles “externes. —, Abdomen légèrement rétréci en arrière. — Pattes assez courtes, les intermédiaires rapprochées à leur base; tarses antérieurs de quatre, les autres de cinq articles ; le 1° des postérieurs .… médiocrement allongé. — Corps oblong, assez large, déprimé en dessus, ailé.

Géüré voisin des DrxAnpA qui précèdent, et dont il est difficile à distinguer par les caractères extérieurs, mais très-différent par les parties de la bouche. Erichson n’en a connu qu’une espèce (sinuala) ; depuis on en a décrit cinq autres (1), Toutes sont d'Europe et vivent dans les fourmilières,

GYROPHÆNA:

Manwenu. Brachél. p. 74 (2).

Menton assez court, légèrement échancré en avant. — Languetle courte, arrondie, entière, sans paraglosses, — Palpes labiaux de deux articles ; le 4er cylindrique, le 2° un peu plus court, grêle, subacuminé ; les maxillaires assez, courts; leurs articles 2-3 subégaux. — Mâchoires des Homarora. — Mandibules inermes , recouvertes par le labre. — Celui-ci transversal, tronqué en avant. — Tête un peu plus étroite que le prothorax, sessile, penchée, — Yeux en général assez grands, médiocrement saillants. — Antennes de longueur variable; leurs articles 1-3 un peu allongés, subégaux, 4-11 grossissant graduellement. — Pro. thorax un peu plus étroit que les élytres, transversal, arrondi à sa base. — Elytres tronquées en arrière. — Abdomen oblong. — Pattes assez courtes, les intermédiaires médiocrement écartées à leur base ; tarses antérieurs de quatre, les autres de cinq articles; le 4er des postérieurs un peu allongé. — Corps médiocrement allongé, assez large, ailé, plus ou moins glabre.

(1) £. acuminala, Mærkelin Germar, Zeitschr. JL, p. 143. —courctata, linearis (Homalota laticollis Hecr), Mærkel, ibid. V, p. 225. — optabilis, Heer, Col. helvet. 1, p. 308.— brachelytra, Kiesenw. Ann. d, 1. Soc. ent. Sér. , IX, p. 412. Es | ü dia

@) Syn. EnceeaAuus, (Kirby); Steph, IL, of Brit, ent. V, p. 163. Voyez aussi pour ce genre, Westwood, Mag. d, Zool. Ins. 1833, pl. 69.

4t STAPHYLINIENS,

Genre bien distinct des précédents, par sa languette entière et ses palpes labiaux de deux articles seulement. Les mâles se reconnaissent aux tubercules ou aux saillies que présente l'un des segments dorsaux de leur abdomen, ordinairement l'avant-dernier. Ces insectes vivent pour la plupart dans les champignons ; une ou deux espèces seulement orit été rencontrées dans les nids de la Formica rufa.

Comme presque toutes celles de cette tribu, elles relèvent plus ou moins en marchant, leur abdomen; cette habitude est portée au point, chez l'une d'elles (complicans Kirby), que cette partie du corps recouvre exactement le prothorax, et comme la tête est en même temps fléchie en dessous, l'insecte a une forme globuleuse et ressemble à certains Acarmimium. C’est sur celte espèce que Kirby a établi son genre Ence- PHALUS, qui ne diffère de celui-ci que par ses antennes grossissant peu à peu et son prothorax rétréci en avant, deux caractères de faible imporlance.

En dehors de l'Europe, les Gyroeaæna n’ont été observées jusqu'ici que dans les deux Amériques. On en a décrit près d'une trentaine (1).

PELIUSA.

Encxs, Gen. et Spec. Staphyl. p.192.

Menton profondément échancré en avant, avec ses angles antérieurs spiniformes. — Languette courte, arrondie, entière, sans paraglosses. — Palpes labiaux de deux articles égaux : le 4er cylindrique, le 2° arqué, à convexité interne; les maxillaires médiocres; leurs articles 2-3 subégaux. — Mâchoires des Homazora. — Mandibules inermes, cachées par le labre. — Celui-ci grand, un peû arrondi sur les côtés, tronqué en avant, — Tête sessile, avec un espacé membraneux sur le Chaperon, et les parties de la bouche saillantes. — Antennes courtes et robustes, à articles { assez gros, 23 allongés, en massue, 4-10 graduellement plus épais, le dernier subitement acuminé au bout, — Prothorax de la largeur des élytres, transversal, arrondi à sa base, un peu convexe. — Elytres tronquées en arrière, sinuées près de leurs angles externes. — Abdomen parallèle, — Pattes courtes, les intermédiaires rapprochées à leur base; tarses antérieurs de quatre, les autres de cinq articles; le 1° des postérieurs un peu allongé. — Corps oblong, ailé, finement pubescent.

Erichson n’en décrit qu’une espèce (P. labiata) de Madagascar. Le

(1) Aux 19 esp. décrites par Erichson, aj. : Esp. européennes : G. pulchella (gentilis? Er.), lœvigata, exigua, Heer, Col. kelvet. I, p. 310. — pilosa, Hampe, Stettin, ent. Zcit. 1850, p. 348. — Esp. des Etats-Unis : G. rufa, flavicornis, lateralis, Melsheim, Proceed. of the Acad, of Philad. IL, p. 31.

Selon Erichson (Arch. 1848, p. 101), la Gyr. glacialis de M. Kolenati (Melet. ent, I, p, 10) n’est pas autre chose que l’Oligata subtilis.

ALÉOCHARIDES. 45

mâle a, sur le milieu du second segment dorsal de l'abdomen, et près du bord postérieur du cinquième, un petit tubercule qui manque chez la femelle.

PLACUSA.

Encns. Die Kæf. d. Mark Brand. I, p. 370.

Menton transversal, rétréci et légèrement échancré en avant. — Languelle large, entière, arrondie; ses paraglosses très-coürtes, acuminées au bout. — Palpes labiaux de deux articles : le 1er gros, le 2e presque aussi long, beaucoup plus grêle; les maxillaires médiocres, leurs articles 2-3 subégaux. —Mächoires des Homazora. — Mandibules inermes. — Labre transversal, tronqué en avant. — Tête triangulaire, sessile, plus étroite que le prothorax. — Antennes grossissant peu à peu à leur extrémité, à articles 1-2 obconiques, le dernier arrondi. — Prothorax transversal, le plus souvent bisinué à sa base. — Elytres tronquées en arrière. — Abdomen parallèle ou légèrement rétréci en arrière. — Pattes courtes, les intermédiaires rapprochées à leur base ; tarses antérieurs de ‘quatre, les autres de cinq articles; le#er des postérieurs légèrement allongé. — Corps Re allongé, assez large, trèsdéprimé, ailé.

La forme très-déprimée et les paltes intermédiaires contiguës, distinguent ce genre des Gyropmæna, dont il présente la plupart des caractères. Ses espèces vivent dans les champignons, et un petit nombre dans les fourmilières. Les mâles se reconnaissent à leur sixième segment abdominal muni d'une épine de chaque côté, et dont le sommet est denticulé ou tuberculé; celui des femélles ne présente rien de particulier. Le genre est peu nombreux en espèces; celles décrites sont européennes, sauf une, découverle à nids et une seconde propre aux Etats-Unis (1).

SILUSA.

Encus. Die Kæf. d. Mark Brand. 1, p. 377.

Menton grand, assez fortement échancré en avant, — Languette gréle, filiforme, entière, sans paraglosses. — Palpes labiaux sétacés, très-longs, de trois articles à peine distincts : les deux premiers subégaux, le 3° très-pelit. — Palpes maxillaires médiocres; leurs articles 2-3 subégaux, le dernier très-petit, subulé. — Lobes des mächoires iné-

(1) Erichson en a décrit six (complanata Er., pumilio Grav., humilis, infima, despecta, adscita Er.), plus une douteuse quant au genre (Bolitochara atrata Sahlb.). Aj. : Esp. européennes : P. depressa, Mæklin, Bull. Mose. 1845, n°2, p. 544, — carbonaria, Hampe, Stettin. ent. Zeit. 1850, p. 348.— Esp, de Ti: P P, scapularis, L, Fairm. Rev. et Mag. d, Zool. 1849, p. 288.

46 STAPHYLINTENS. £

gaux : l'interne très-long, cultriforme, crochu au bout, garni en dedans de petites épines avant son extrémité; l'externe beaucoup plus court,

large, membraneux et fortement: pubéseent au bout. = Maändibules inermes. — Labre très-pelit, semi-orbiculaire. — Tête subglobuleuse, alténuée en avant, sessile, penchée. — Yeux médiocres, planes. — Antennes assez courtes, robustes ; leurs articles 2-3 obconiques, subégaux, 5-10 subtransversaux, 1 oblongo-ovale: — Prothorax transversal, presque aussi large que les élytres, un peu arrondi latéralement, présentant une fossette transversale à sa base. — Elytres tronquées en arrière et fortement échancrées-près de leurs angles externes. — Abdomen linéaire,

— Pattes assez courtes ; les intermédiaires rapprochées à leur base;

tarses antérieurs de quatre, les autres de cinq articles; Lous , sauf le dernier, égaux. — Corps allongé, parallèle, déprimé en dessus, ailé,

Très- petits insectes ayant le facies des AceocrarA de forme linéaire, mais faciles à en distinguer par la structure de leurs tarses. Outre les deux espèces, S. rubigénosa et rubra, décrites par Erichson, deux autres ont été publiées par M. O. Heer {1), mais avec quelques doutes sur Ja question de savoir si elles appartiennent bien au genre. M. Sachse en a depuis fait connaitre un pareil nombre de l'Amérique du Nord (2). La

, rubiginosa a élé trouvée dans les nids de la Rormica rufa, et dans

les plaies des ormes et des hêtres; les habiludes des autres espèces me sont inconnues. Les mâles de ces insectes se reconnaissent à leur pénultième arceau dorsal de l'abdomen qui est caréné.

PRONOMÆA.

Encus. Die Kæf. d. Mark Brand. 1, p. 378.

Menton grand, rétréci en avant, profondément et triangulairement échancré ; ses lobes aigus. — Languelte entièrement cachée par le menton, très-courte, bilobée, sans paraglosses. — Palpes labiaux formés d'un seul article sétacé et très-long ; les maxillaires grands; leurs articles 2-3 égaux, le 4 très-petit, subulé. — Lobes des mâchoires trèsgrèles, allongés, égaux : l'interne corné, crochu au bout, garni de petits cils épineux dans.sa moilié terminale en dedans; l'externe membraneux, finement pubescent au bout. — Mandibules mutiques, frangées au côté interne ; leur sommet libre, formant un crochet aigu. — Labre oblong, recouvrant les mandibules. — Yête sessile, arrondie, terminée par un museau assez long. — Antennes courtes, assez robustes, grossissant peu à peu ; leurs articles 2-3 obconiques, égaux, le dernier ova» Jaire. — Prothorax aussi large que les élytres, transversal, un peu rétréci et tronqué à sa base, presque droit sur les côtés. — Elytres

(1) S, rufa, alpicola, Col. helvet. I, p. 303. (2) S: alternans, gracilis, Stetlin, ent. Zeit, 1852, p. 118; de la Géorgie.

Aufocmanmes. 47

légèrement et conjointément échancrées en arrière, assez fortement sinuées près de leurs angles externes. — Abdomen linéaire. — Pattes assez courtes, les intermédiaires peu écartées à leur base; tarses antérieurs de quatre, les autres de cinq articles ; le der des postérieurs un peu allongé. — Corps allongé, linéaire, allé."

On en connait trois espèces d'Europe et de très-petite taille. Celle (P. rostrata Er.) sur laquelle Erichson a fondé le genre, et la seule qu'il ait connue, se trouve dans les forêts, sous la mousse ct les feuilles tombées (1).

DIGLOSSA.

Hazipay, The entom. Mag. IV, p. 252.

Menton transversal, rétréci et tronqué en te — Languelte cachée par le menton. — Palpes labiaux sétacès, uni-articulés, dépassant les mandibules les maxillaires allongés, de trois articles : 1 frès-pelit, 2-3 grands, égaux, celui-ci un peu en massue. — Lobes des mâchoires très-grêles et très-longs : l’externe sétacé, l'interne erochu au‘bout et garni en dedans de petites épines. — Mandibules allongées, saillantes, grêles, arquées et aiguës au bout. — Labre transversal, sinué en avant. — Tête-plus large que le prothorax, sessile, rétrécie antérieurement en un court museau aigu, assez convexe en dessus. — Yeux très-petits. — Antennes médiocres, peu robustes, à articles 4-2 allongés, 3 plus court, obconique, 4-10 globuleux, 11 plus grand, globoso-ovale. — Prothorax aussi long que large, rétréci en arrière. — Elytres tronquées en arrière. — Abdomen de sept segments, parallèle, atténué seulement à son extrémité. — Palles médiocres; jambes antérieures ayant leur angle apical externe fortement échancré ; tarses de quatre articles : les antérieurs très-courts, les postérieurs un peu plus longs, leur 4 article plus court et plus gros que le 4£r, avec ses crochels robustes et très-

arqués. — Corps allongé, linéaire, aptère.

On n’en connaît qu’une seule et très-petite espèce (2), qui ressemble tout-à-fait à une ProomxaA par sa forme générale, mais qui s'en distingue aisément par ses mandibules saillantes, et la structure de ses tarses. M. Haliday l’a découverte en Trlande, courant sur le sable des bords de la mer qui la recouvre au moment du flux. Depuis, on l'a retrouvée sur les côtes d'Angleterre et du nord de la France.

LE

(1) Aj.: P. picea, Heer, Col. hélvet, I, p. 587. — dalmatina, Sachse, Stettin. ent. Zcit. 1852, p. 119.

(2) D, mersa, Halid. loc. cit.; avec beaucoup de détails. Le nom de Diccossa, imposé au genre par M. Haliday, est peu convenable, en ce qu’il implique que la languette est divisée en deux, et il serait convenable de le changer. Voyez, sur cet insecte, une note de M. Kraatz, Stettin. ent. Zeit. 1853, p. 259; cet entomologiste pense que les exemplaires des côtes de France pourraient bien former une espèce distincte.

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