Point de stemmate frontal
Crochets des tarses dentés en dessous : Byturus, Diodontolobus. —— simples : Dermestes.
I, Un sternmate frontal,
(1) Pour ce genre en particulier, voyez un travail intéressant de Disdeni, dans les Mém. d. l’'Acad. d, Furin, XVI, p. 68 sq.; Mémoires présentés.
(2) Gen. Crust. et Ins. If, p. 30.
(3) Règne anim. éd. 2, IV, p. 508. Latreille, dans cet ouvrage, laisse, d’un autre côté, les TRINODES parmi les Byrrhiens.
(4) Naturg. à. Ins, Deutschl. JL, p. 419;
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DERMESTINS. 59 A Mésosternum très-étroit.
Prosternum sans mentonnière : Atlagenus, Decamerus, — muni d’üne méntonnière : Megatoma, Hadrotoma: p Mésosternum large, échaneré et recovant le prosternum. Des fossetles antotinatres sut les flancs du prothoras : Progoderma, Tire sias, Cryplorhopalum, Anthrénus.
Point de fosséttes antennatés: Trinodes.
& Mésosternum large, entier : Orphilus.
BŸTURUS.
LArR, Préc. à. car. gen. à, Ms. p. 69 (À).
Menton rétréci et fortément échancré en avant.— Languelte assez saillanite, dilatée et arrondie sur les côtés, coupée carrément en avañt. —Lobes des mâchoires cornés, pubescents au bout: l'externe élargi en avant ; l'interne plus étroit, d’égale largeur. — Dernier article des palpes labiaux fusiforme et allongé, plus long que les deux précédents, ceux-ci égaux; les maxillairés à articles À petit, 2 renflé, 3 plus gréle el aussi long, 4 le plus grand de tous, cylindrique. — Mandibules munies d’une dént molaire à leur base et denticulées avant leur extrétnité. — Labre transversal, un peu échancré.— Tête courte, oblüse en avant. —Yeux gros, arrondis et saillants.— Antennes de onze articles : 4 gros, obconique, 2 presque aussi épais, rhais môbis long, 3-8 décroissant peu à peu, 9-11 formant une massue médiocre, assez serrée. — Prothorax transversal, de la largeur des élylres, convexe, avec ses bords latéraux déprimés et amincis , surtout près des angles postérieurs ; ceux-ci aigus. — Ecüsson carré, arrondi en arrière: — Elytres oblongues , assez convexes.— Pattes courtes, peu robustés; jambes linéaires; tarses courts, à articles À trigone, 2-3 bilobés, tous velus en dessous, 4 très-pelit, caché entre les lobes du 3°, 3 aüssi long que tous réunis; $es crochets très-arqués, munis d’une forte dent à leur base.— Corps oblong, assez convexe.
Genre très-embarrassant, placé primitivement par Latreille parmi les Nitidulaites, puis dans les Mélyrides par Erichson (2), en dérnier lieu par M.L. Redtenbachet (5), dans la famille actuelle où je le laisse, faute de savoir où mieux le classer. Il en à, en effet, les principaux caractères, et son fucies est même voisin de celui des ArraGenus et Mrcarona, mais il s’en éloigne fortement par ses tarses qui se rapprochent de ceux
(1) Syn. Sen Linné. — Dénwstes Fab., Gyllh., Payk., Mig. — TiIXAGUS Kugell.
(2) In Agass. Nomenel, z0ol. p. 25.
(3) Faun. Austr.; Die Kæf. p. 216,
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des Nitidulaires, par suite de la brièveté de leur pénullième article, Mais les hanches des pattes sont tout autremént faites que dans cêtte dernière famille et construites sur le même plan que dans celle-ci, sans parler d'autres différences et du facies général. Quant aux Mélyrides, les Bvrunus s'en distinguent par une foule de particularités, notamment par les pattes et les antennes, comme l’a dit M. L. Redteñbacher.
D'un autre côté, sous les premiers états, ces insectes s’éloignent considérablement des autres Dermestins par leurs formes et leurs habitudes. La seule de leurs larves qui soit connue, celle du Byt. lomentosus(1), ne présente plus ces poils caractéristiques des larves de la famille actuelle et ressemble à celles des Cryptophagides et groupes voisins. Elle vit dans les fruits du framboisier et, à l'époque de leur maturité, se con- Slruit, à l’aide d’une substance visqueuse, une cellule elliptique dans laquelle elle se change en nymphe. L'insecte parfait lui-même, à ce que rapportent MM. Kirby et Spence, ronge l'intérieur des pétioles des fleurs de cet arbuste et contribue quelquefois, en même temps que sa larve, à compromettre gravement la récolte des framboises (2).
Le genre ne se compose que de trois espèces dont deux propres à l'Europe, qui ont été regardées comme des variétés l'une de l'autre par beaucoup d'auteurs, mais qui sont réellement distinctes (5); ce sont de pelits insectes revêlus en entier d'une pubescence fine, couchée et assez abondante ; on les trouve communément sur les fleurs. La troisième est de l'Amérique du Nord (4).
DIODONTOLOBUS.
SOLIER in Gay, Hist. d. Chile. Zool. IV, p. 367.
Menton transversal, arrondi et se rétrécissant sur ses côtés antérieurs, subquadrangulairement ééhancré en avant.— Languette évasée et largement échancrée en triangle antérieurement. — Lobe interne des mâchoires étroit, Lerminé par deux dents cornées; l’externe large, barbu en avant. — Dernier article des palpes labiaux ovalaire, plus long que le précédent; celui des maxillaires de la longueur des deux
(1) Elle n'a pas encore été décrite avec des détails suffisants; ce qu’en à dit Bouché (Naturg. d. Ins. p. 189) cst très-incomplet. On en possède deux figures sans description, dues, l’une à M. Westwood (An Introd. to the mod, classif. of Is. I, p. 142), l'autre à M. Hammerschmidt (De Ins. agr, damnos. Tab. HI).
(2) Introd. to the Ent. I, p. 197. Voyez aussi Hammerschmidt, Zeitschr, f. Landw., Forstm. u. Gartn. 1838, p. 189.
(3) B. tomentosus et fumatus. Pour les caractères distinctifs des deux espèees, voyez une note de M. Westerhauser, dans Gistl, Faunus, IL, p. 205 traduit en français dans Silberm. Revue ent. IV, p. 192.
(#) B. unicolor, Say, Journ. of the Acad, of Philad, HE, p. 197 (americanus, Dej. Cat.).
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précédents réunis, fusiforme.— Labre transversal, entier. — Tête petite, courte, enfoncée dans le prothorax jusqu'aux yeux. — Ceux-ci gros, arrondis et saillants. — Antennes de one articles : À gros, subcylindrique, 2 de même forme, plus petit, 3 plus long que les suivants, 4-8 obconiques, décroissant graduellement, 9-10 transversaux, formant avec 11, qui est arrondi, une assez forte massue ovalaire. — Prothorax transversal, convexe sur le disque, rétréci en avant. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres assez courtes, un peu élargies en arrière, convexes. — Dernier article des tarses aussi long que les précédents réunis : ses crochets munis d’une forte dent en dessous. — Corps oblong, ovalaire, convexe.
Je crois que ce genre, placé par Solier immédiatement à la suite des Denmesres, appartient réellement à la famille actuelle. La dent dont sont munis les crochets de ses tarses est une particularité intéressante qui n'existe dans aucun des genres qui suivent, et qui, se retrouvant chez les Bxrunus, pourrait bien prouver que ces insectes sont de véritables Dermestins. :
Le petit insecte (1) du Chili sur lequel Solier a établi le genre, säns rien dire de ses habitudes, n’a pas deux lignes de long, et parait être complètement glabre ; il est testacé, avec des bandes noires transversales, flexueuses et intérrompues, sur les élytres. '