‹ Histoire naturelle des insectes (volume 4)Chapitre 72 sur 90 · DERMESTES · texte numérisé non relu

DERMESTES

Lanné, Syst. nat. ed, 12, Il, p. 561,

Menton plus long que large, rétréci en avant, avec son bord antérieur arrondi ou un peu échancré. — Languette membraneuse, transversale, tronquée ou légèrement échancrée, et fortement ciliée en avant. — Lobes des mâchoires coriaces : l’externe plus large et plus grand, tronqué obliquement au bout; l'interne terminé par une dent robuste ; tous deux fortement ciliés. — Dernier article des palpes maxillaires cylindrique et tronqué au bout; celui des labiaux ovalaire et obtus. — Mandibules courtes, robustes, arquées au bout, munies à leur base, en dedans, d'une bordure membraneuse ciliée. — Labre fortement transversal, faiblement échancré. — Tête petite, en partie engagée dans le prothorax, penchée, libre en dessous. — Yeux assez gros, subglobuleux. — Point de stemmate frontal. — Antennes courtes, de onze articles : À assez gros, ovalaire, 2-3 obconiques, 4-8 très-courts et très-serrés, 9-11 formant une grosse massue plus ou moins lâche. — Protherax un peu transversal, voûté, avec son bord antérieur cintré, sa base lobée dans son milieu, et ses angles postérieurs aigus, mais non saillants ; ses flancs présentant en dessous, de chaque côté, une

(1) D, punctipennis, loc, cit. pl. 8, £. 4 a-f.

s'adodite LT A = D} “ RS les Lite OR Dee uv = Mn ee in ne dE ñ Lo. :

, Rs -

462 DERMESTINS.

grande fossette antennaire. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres oblongues. — Pattes courtes ; cuisses fortes ; jambes plus ou ie denticulées ou épineuses sur leur tranche externe; les quatre 4° articles des tarses égaux. — Prosternum très-court en avant : sa saillie intercoxale très-courte et très-grêle ; mésosternum souvent cunéiforme en avant, — Corps oblong, assez convexe.

Ces insectes, les plus grands de la famille, sont à peine de moyenne taille, et revêtus de poils plus abondants et plus serrés en dessous qu’en dessus, “poils dont la coloration assez variée sert plus que leurs autres caractères à distinguer les espèces entre elles. Sous tous leurs états, ils vivent principalement de substances animales, en paraissant donner la préférence à celles qui sont en partie desséchées; mais, du reste, leur goût est si peu exclusif, qu'on peut dire qu'au besoin, ils sont omnivores (1), Placés dans des circonstances favorables, ils se multiplient en nombre infini et deviennent alors très-nuisibles.

Les mâles se distinguent des femelles en ce qu'ils ont, tantôt sur le 3e et le 49, tantôt seulement sur le 4e segment de l'abdomen, une petite fosselte arrondie, lisse et luisante, d'où sort un faisceau de petits poils rides, dirigés en arrière. La véritable nature et l'usage de ces fossettes ne sont pas encore bien connus (2).

La plupart de ces insectes ont une distribution géographique trèsétendue, au point qu'il est parfois difficile de déterminer leur véritable patrie ; quelques-uns sont même cosmopolites dans toute l’acception du mot. Cette circonstance a beaucoup contribué à faire établir parmi eux des espèces nominales, et à embrouiller leur synonymie. Celles réelle ment dignes de ce nom, qui ont été décrites jusqu'ici, s'élèvent à une

vingtaine (5).

(1) Un des plus remarquables exemples est celui rapporté par M. Westwood {An Introd. to the mod, classif. of Ins, [, p. 158), d’une cargaison de liège complètement détruite par le D. vulpinus, qui avait même attaqué le bois du navire qui la portait, Cet auteur mentionne plusieurs autres cas analogues pour lesquels je renvoie à son excellent ouvrage.

(2) M. E. Rousseau (Rev. z0ol. 1838, p. 79, et Ann. d, 1. Soc. ent. VIT, Bull. p. LIT, avec une fig.) les a signalées le premier, mais il s’est trompé sur leur structure en les prenant pour des pores et en regardant comme un corps érectile le faisceau de poils dont elles sont munies dans leur centre. M. De Siebold (Stettin. ent. Zeit. 1840, p. 137) a découvert qu'à chacune de ces fossettes correspond, dans l’intérieur de l'abdomen, un petit corps d’une mature parlieulière, mais il est resté dans lincertitude sur la question de savoir s’il était musculeux ou glanduleux.

(3) Je ne puis mieux faire que de reproduire ici la liste qu'Erichson (Nat. d. Jos. Deutsebl. IT, p. 426 sq.) a donné des espèces, tant exotiques qu’indigènes, du genre. Il les répartit dans deux divisions.

1° Une fossette sur le 4° scgment abdominal des mâles : D, vulpinus, Fab. Sp. Ins. I, p.64 (D. maculatus De Géer; senex Dahl, Germ.; lupinus Age

DERMESTINS. 463

ATTAGENUS.

Larn. Hist. nat. @. Ins, WU, p. 121 (1).

Menton un peu rétréci et arrondi en avant. — Languette coriace, légèrement échancrée antérieurement, ciliée latéralement. — Lobes des mächoires de grandeur variable : l'interne plus petit que l’externe, ter-

Dej., Manh.); d'Europe et de la plupart des parties du globe. — Frischii, Kügel. in Schneid. Mag. p. 478 (vulpinus Illig., Herbst, Oliv., Duftschm.) ; Europe. — dimnidiatus, Stev. in Schœnh. Syn. Ins. LL, p. 89; Caucase. — sibiricus, Manh. nov. sp.; Sibérie occid. — peruvianus, Casteln. Hist. nat, d. Col. IL, p. 83; Chili, Pérou, Mexique, Cap.

A cette division appartientencore le D. pollinotus, trouvé dans des momies égyptiennes, et décrit sous ce nom par M. Hope, dans l'ouvrage de M. Petigrew, sur les Momies, ouvrage qui m'est inconnu. Erichson pense qu’il est identique avec le D. Frischii.

20 Une fossette sur le 8e et le 4 segment abdominal des mâles: D. muvinus, Linné, Syst. nat. II, p. 563 (nebulosus De Géer; catta Panz., Herbst ; roseiventris Peirol., Casteln.); Europe. — carnivorus, Fab. Syst. El. 1, p. 312 {versicolor Casteln.); Amérique, Australie, Nouvelle-Zélande. — hirticollis, Fab, Syst. EL. L p. 314 (éhoracicus Géné) ; Europe austr., Algérie. — talpinus, Eschs., Manh, Bull. Mosc, 1843, p. 257 ; Californie.— pardalis, Schœnh. Syn, Ins. IL, p. 90 (fhoracicus Dej.) ; France mér. —marmoralus, Say, Trans. Amer. Phil, Soc. I, p. 197 (caninus Germ.; tesselatus Herbst); Amérique du Nord. — coronatus, Stev. in Schh. Syn. {ns. IE, p. 85; Russie mér. et Caucase. — cadaverinus, Fab., Schh. Syn. Ins. If, p. 80; Amérique du Sud, Mexique, Indes orient., Arabie. — Les espèces suivantes se trouvent on Europe, ot quelques-unes probablement sont répandues au loin: D. undulatus, Brahm. Insekten-Kal, 1, p. 114 (fesselatus Ulig., Herbst; murinus Oliv.). — atomarius, Ziegl. Erichs, loc, cit. p: 431, — tesselatus, Fab. Syst. El, E, p. 315, — mustelinus, Erichs. loc. cit. p. 433 (murinus Dej,; tesselatus Oliv., Casteln.). — laniarius, Iig. Mag. [, p. 85 (macellarius Herbst ; murinus Herbst; affinis Gyllh., Heen, Casteln.; Schœnh ; catta Duftschm.). — ater, Oliv. Ent. II, 9. — fuliginosus, Rossi, Faun. Etrusc. Mant. p. 17 (ater Duftsch.). — lardarius, Linné, Syst. nat. IL, p, 561. — bicolor, Fab. Syst. El. 1, p. 314.

Pour d'excellentes figures de la plupart des espèces européennes, voyez Sturm, Deutschl. Ins. XIX, pl, 349-358.

Les espèces suivantes ont été publiées depuis ce travail d’Erichson : Esp. d'Europe : D. sardous, aurichalceus, Küster, Die Kæf. Europ. VI, 49, 50; de Sardaigne ; Aæmorrhoidalis, XXV, 64; du midi de la France. — latissimus, Bielz, Verhandi. d, Hermanst, Ver. I, p. 180; de Transylvanie. — Esp. du Caucase : D. striatus, Kolenati, Melet. ent. V, p. 58 (bicolor K.). — Esp. de Natal : D. semistriatus, Bohem. Ins. Caffrar. I, p. 583. — Esp. du Chili : D. oblongus, rufofuscus, Solier in Gay, Hist. de Chile, Zool. 1V, p. 365.

(1) Sy. Teuorss, L, Redtenb. in Russegers Reise, L, p. 954, — DERMESTES .

ot MEcaToMA auct. Ld

ÂG4 DENMESTINS.

miné par une dent cornée ; tous deux ciliés. — Dernier article de tous : les palpes fusiforme, plus grand que les précédents. — Mandibules courtes, assez robustes, bidentées au bout. — Labre assez saillant, en. tier. — Tête petite, penchée, libre en dessous. — Yeux médiocres, arrondis. — Un stemmate frontal. — Antennes à 49 article gros, ova- Jaire, 2-5 courts, serrés, subégaux, 6-8 plus larges, cupuliformes, trèsserrés, 9-11 formant une grosse massue plus où moins lâche. — Pro: thorax des Denmesres, mais sans fossettes en dessous pour la réception des antennes, et recouvrant un peu la base des élytres. — Pattes courtes ; hanches antérieures un peu séparées ; les intermédiaires trèsrapprochées ; jambes terminées par un éperon tantôt presque nul, tantôt assez distinct, surtout aux antérieures; {tr article des tarses très-court, le 2 plus long que les suivants. — Mésosternum très-étroit. — Corps tantôt oblong, tantôt brièvement ovalaire.

Les mâles se distinguent des femelles par l'allongement du dernier article de leurs antennes, qui est quelquefois du double plus long que Je reste de l'organe, et de forme variable selon les espèces.

Celles-ci présentent entre elles des différences assez prononcées sous le rapport de la forme générale et de quelques autres caractères, ce qui pourrait servir à les partager en deux divisions, s’il n'y avait pas des passages de l’une à l’autre.

Les unes (1) sont assez allongées et peu convexes, avec les màchoires et leurs palpes courts, les jambes assez gréles, faiblement épi= neuses sur leur tranche externe, et terminées par de courts éperons.

Chez les autres, pour la plupart propres à l'Europe australe et à la Faune méditerranéenne, le corps est court et convexe ; les mâchoires et leurs palpes allongés ; les bords latéraux du prothorax parfois trèsciliés; les jambes robustes, fortement denticulées en dehors, et terminées par des éperons robustes et arqués. C'est sur l’une d'elles (2), découverte en Syrie, que M. L. Redtenbacher a établi son genre Te- LOPES, qui n'a pas été admis par Erichson,.

(1) ei viennent les espèces d'Europe anciennement connues : À. pellio Linné, Schæfferi Herbst, megatoma K., 20-guttatus E., trifasciatus Oliv., bifasciatus Rossi, pantherinus Ahrens; figurées pour la plupart dans Sturm, Deutsch]. ns. XX, pl. 354-355, — Aj. : Esp. d'Europe : À. sordidus, Heer, Col. helvet, I, p. 438.— dalmatinus, Küster, Die Kæf, Europ. X, 44; mMarginicollis, XIL, 76.— Esp. de Sibérie : A. fuscus, Gebler, Bull. Mose. 1841, p. 585. — Esp. du Caucause : À. pulcher, brunneus, Fald. Faun. ent. Transce. Il, p. 226. — Esp, africaines : Megaloma sericeum, hotlentotum, Guérin-Ménev. Icon, Ins. texte, p. 65. — Esp. de l’Amér. du Nord : 4. cylindricus, Kirby, Faun. Bor, Amer. p. 113. — Aft. cylindricornis, Megat. ornata, Say, Journ, of the Acad. of Philad, V, p. 185.

(2) Tel dispar, L. Redtenb. loc. cit. Tab. À, f. 15. — Aj. : Dermestes obtusus, Gyllh. in Schœnh. Syn. Ins. I, p. 88; du Portugal, — L’Anthrenus gloriosæ de Fabricius (Syst. El. I, p. 107), insecte des Indes orientales, appar= tient peut-être aussi à ce genre, selon Erichson,

° 2. "t RL te in nt mt ER LE Er, en

DERMESTINS. 465

Ces insectes Soht plüs petits ue les Densésres, ét oh des habitudes

ün peu différentes, là plupart se trotivant à la fois êur les flcurs ét dans

l'intérieur des maisons, ù ils recherchent Surtout lés fourrures et les

pellelétiés. Uné de leurs éspèces (4. pellio) esl très-Commune dans tüte l'Europe,

DECAMERUS (1).

SOLIER in GAY, His. d. Chile, Zoo!, IV, p. 269.

Les caractères que Soliér assigne À ce genre Correspondent exacteinent à ceux des AïïAcents, sauf les déux points suivants :

Arlénnes de dix articles : très-gros, en massüe, 2 moins épais, plus Court ét subovalaire, 3-4 ün peu allongés, coniques et subégaux, 5-7 courts, nonililorines, 8-9 lränsVérsaux, cüpuliformes, formant avec 10, qui est'ovalaire et subaigu au bout, une grosse massue oblongue, —

Jambes antérieures munies sur leur tranche extérne de dehts évartées et tubereuliformes,

Il réste À savoir s’il existe un ocelle frontal: Solier ne parle pas de cet organe, dont il ignorait probablement l'existence dans la famille actüelle. I né comprénd dans le genre qu'une pelite espèce, D. hæmorrhoëdalis (2), d'üne ligne de long, d'un noir-verdâtre, avec la bouche, les antennes, ainsi que les bords latéraux et la suture des élytres, rougeûtres. Elle paraît exister dans la plus grande partie du Chili. Solier se tait sur ses habitudes.

MEGATOMA .

Hensr, Dié Kæfer, IV, p.92 (3).

Menton corné À sa base, coriace, rélréci et arrondi en avant. — Languette horizontale, large, en carré transversal, avec son bord antérieur

(1) Cé nom devra être changé, M. Mulsant (Col. d, France ; Lamell. p. 503) ayant déjà établi un genre Décamena dans la famille des Lamellicornes.

(2) PL8,f.5af.

() Syn. Dennesres Linné, Fab, Herbst, Oliv., ete. — ]1 ÿ à une grande Confusion dans l'emploi des mots ATTAGENUS et MecAromÀ; Ainsi, dahs 16 Gén. Crust. ct ns. IL, p. 32, Latreille compose ces deux genres COthine ils lé sont ici, en donnant pour types, au premier le Dermestes pellio; et au second le D. wndatus, qu'il fait suivre des D. serra et nigripes Fab., lesquels appartiennent à des genres différents, tandis que dans le Règne anim, éd, 2, IV, p. 510, le D. pellio devient ie type di géüre Mecaroua, et le D, sepra Fab., qui est un Tinesas, celui du genre Arragenus. Une transposition de noms analogue se Yoit dans l'ouvrage de M. Brullé (Hist, nat. d, Ins. V, p. 386) ; ses MEcarowa soit deg ATTAGENUS, ct bice dersd. Quant à Dejean (Cat. 64. 3, p. 139), son genre Mecaron correspond au genre Tingsras, et il confond les vrais Mucaroïa et

Coléoptères, Tome L, 30

466 DERMESTINS :

faiblement échancré. — Lobes des mâchoires soudés ensemble, trés barbus; l'interne plus petit, terminé par une dent cornée. — Palpes courts ; le dernier article des maxillaires subeylindrique et oblus au bout: celui des labiaux un peu acuminé. — Mandibules et labre des ArraGEnus. — Tête petite, reçue au repos dans une mentonnière du prosternum qui cache alors la bouche, ayant en dessous deux larges sillons pour la réception des antennes. — Yeux grands, arrondis. — Un stemmate frontal. — Antennes courtes, de onze articles, terminées par une grosse massue de trois, dont le 2° plus petit que les autres. — Prothorax transversal, subcylindrique, ayant en dessous deux larges fosseltes antennaires. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres allongées, subcylindriques. — Pattes courtes; hanches antérieures un peu séparées ainsi que les intermédiaires ; jambes non denticulées en dehors; leurs éperons terminaux à peine distincls ; les quatre 45 articles des tarses égaux.

Le type du genre, M. undata L. (1), est un insecte de petite taille, de forme allongée, subcylindrique, et qui est assez commun dans toute l'Europe. Le mäle a, comme ceux des Arracenvs, le dernier article de a massue des antennes très-allongé ; le 3 article de ces organes est de

Ja longueur des deux suivants réunis. Cet insecte vit, ainsi que Sa larve, dans le vieux bois ; cependant on le rencontre aussi sur les fleurs. Une seconde espèce de la Tasmanie a été décrite par Erichson (2),

HADROTOMA.

L2 Énrcus. Naturg. d. Ins. Deutsch, I, p. 444 (3).

Mémes caractères que les Mecaroma, sauf les différences suivantes : Languette membraneuse, redressée, perpendiculaire au menton et fortement transversale. — Lobes des mâchoires non soudés, subégaux;

Jes Hannoroma avec les Afracenus. Enfin M. Guérin-Méneville (Icon. Ins. p.35), fait des Mecaroma et des ATTAGENUS un genre unique, auquel il conserve le premier de ces noms, et donne celui d'Arracenus aux Tinesras. Herbst, le créateur du genre Mecaroma, l'avait composé de quelques mâles d'ATTAGENUS, dont il avait reporté les femelles parmi les Denmestes, el du Dermestes undatus de Linné. Le seul moyen de sortir de cette confusion presque inextricable, est de regarder cette dernière espèce comme le type du genre, ainsi que Latreille l'avait fait dans l’origine,

(1) Figuré dans Sturm, loc. cit. pl. 356.

(2) M. morio, Erichs. Arch. 1842, 1, p. 152.

Le Megatoma adspersa de Bolivia, décrit par M. Blanchard dans lo voyage de M. d'Orbigny (Ent. p. 61), me paraît ètre un ArTrAGENUs:

(2) Syn. Denwesres Fab., Payk., Panz., Gyllh., ete. — Mecaroma, Latr. Gen. Crust. et Ins. I, p. 35, — Arracenus Heer. — GLopiconns, Lai. Fam, pat. p. 102,

DERMESTINS, 467 nterne sans crochet terminal. — Palpes courts; le 16 article des

ïi maxillaires très-petit, les trois suivants presque confondus ensemble et formant une petite massue en ovale allongé; les deux 1ers des labiaux

très-petits, le dernier ovalaire, — Les deux 4crs articles de la massue des antennes égaux. — Corps oblong.

On n’en connaît que deux espèces européennes, qui ont assez le facies des Arracenus de forme allongée. Toutes deux sont assez rares et se trouvent dans les bois sur les troncs d'arbres, ce qui rend probable que Jeurs mœurs sont les mêmes que celles de la Megatoma undata. Les mäles ont le dernier article de leur massue antennaire très-grand, mais dans l’une (1) il est allongé, tandis que dans l'autre (2) il est subglobuleux. C’est sur le mâle de cette dernière que Latreille a établi son genre GLoprconnis.

TROGODERMA.

Lan. Règn. anim. éd. 2, IV, p. 511 (3).

Menton très-court, coriace. — Languelte membraneuse, horizontale, :

transversale, un peu échancrée en avant. — Lobes des mâchoires membraneux, contigus, barbus au bout ; l’interne inerme. — Palpes maxillaires à dernier article du double plus long que les précédents réunis, tronqué au bout ; le 4er et le 3e très-courts; les Jabiaux très-courts, à 3° article plus petit que le 2, un peu acuminé et obtus au bout. — Mandibules courtes, arquées, simples à leur extrémité. — Labre petit, trans-

(1) Dermestes marginatus, Payk. Faun. Suec, I, p. 280 ; figuré dans Sturm, Deutsch]. Ins. XIX, pl. 357.

(2) Dermestes nigripes, Fab. Syst. EL I, p. 318. La femelle est figurée par Panzer, dans, sa Faun. Ins. Germ., sous les noms de rufitarsis, Fasc, 35, 6 {éd. 1), et do nigripes, Fase. 97, 5.

M. Guérin-Méneville, dans une note sur le genre GLoricomns de Latreille (Rev. zool. 1838, p: 135), à oru que le G. rufitarsis de ectauteur (Gen. Crust. et lus. Il, p. 35, et Règne anim. éd. 2, IV, p. 911) était différent de l'espèce de Fabricius et de Panzer, dont il n’est que le mäle, et l'a décrit comme nouveau en lui conservant ce nom de rufitarsis. La forme arrondie du dernier article des antennes de ce mâle n’est manifestement qu'un caractère spécifique insufisant pour fonder un genre. D’ur autre côté, on ne peut pas conserver à celui-c$ le nom de GLoriconns, qui ne peut s'appliquer qu’à l’une des deux espèces qui le composent. J'ai cru, d'après cela, devoir adopter celui de Haproroma, quoique très-postérieur en date.

Le Globicornis fulvipes de M. Guérin-Méneville (loc. cit, p, 138) est, selon Erichson, un TrocopEnMA,

(@) Syn. Denmesres Illig. — Anranenus Tab. Herbst, Creutz., Duftschm., ete. — Nacropniow, Hope, The Col. Man. IL, p. 109 ; genre simplement indiqué, sans exposition de caractères.— GLomiconns, Guérin-Ménev. Rev. zool, 1898, p. 138, x Éunuorazus, Solier in Gay, Hist, d, Chile, Zool, IV, p. 372,

; El

- 268 DERMESTINS. * à

versal et arrondi en avant. — Tête petite, penchéé, récue äu repos dahé tune mentonnière du prosternum, qui laisse à découvert les mandibulés

’ et le labre. = Veux ovalairés, assez souvent un peu échanctés. — Un stemimate frontal, — Antennes courtes, de otize articles, terminées par une massue variable sous le rappôñt dé là forme et du nombre de ses articles. — Prothorax transversal, ayant de chaque eôté en dessous une large fossette antennaire. — Pattes courtes, en parties contractiles ; bars ches antérieures un peu séparées ; les intermédiaires plus fortement ; cuisses canaliculées en dessous ; les quatre 195 articles des tarses égaux, — Saillie prosternale distincte, étroite, reçue dans une échancrure du mésosternum ; celui-ci court et large: — Corps oblong ou ovale, pu= bescent.

Ces insectes sont de forme assez variable, les uns étant encore assez allongés, tandis que les autres, par la brièveté de leur corps, se rapprochent des Axrarenus, genre dûxis lequel là plupart des anciens auteurs avaient placé les espèces à eux connues. La massue des antennes pré sente des différetices plus fortes éncore ét qui permettent d'établir cinq divisions dans le genre (1). Les espèces d'Europe vivent sur les fleurs; en dehors de ce continënt les espèces décrites sont américaines, sauf une dé la Tasmanie.

({) Exichson (Deutschl. Ins. Hi, p. 447) en établit quatre, mais il en faut une de plus. On peut caractériser ces sections de la manière suivante :

4. Massue dés antennes allongée, cylindrique, perfohée, composée de cinq articles; plus où moins dentée chez les les. Elle correspond au genré Micnopron de M. Hope, et comprend les deux espèces suivantes, de l'Amérique du Sud: Anthrenus Seralicorhis, denticornis, Fab. Syst. EL E, p: 108.

2. Massue allongée, cylindrique, perfoliée, composée de six articles, dont los deux derniers presque confondus entre eux, de sorte que les antennes paraissent n'avoir qué dix articles. Elle correspond au gente Evrnoraius de Solier, qui en décrit quatre espèces du Chili : Z. variegatus; rubiginosus, vicinus, an= gustus, loc. cit.

3. Massue fusiforme eb composée de quatre ou cinq aftièles serrés dans los deux sexés. Les espèces sont européennes : 1. versicolor Greutz., elongatüla F:, nigra Herbst; pour la synonymie, voyez Erichéon, loc. eit.; pour des figures, Sturm, Deutschl: Ans, pl. 358-359.

4: Massue de trois articles assez serrés, dont lo derhier allongé, subeylindrique, plus long chez les mâles que chez les femellés, Une espèce d'Europe : Anthrénus villosulus, Duftschm. Faûün, Austr, If, p. 28, ét Sturm, lüc: cit. pl: 359.

5, Massue de trois articles serrés, dont le dernier gubglobuleux: Ici s0 rapporte le Globicornis fulvipes de M. Guérin-Méneville, loc. cit. Get insecte cest du Brésil ; j'en ai vu quelques autres espèces inédites du même paÿs.

J'ignore datis lesquelles de ces sections doivent rentrer 188 cspèces suivantes : Esp. de J'Amér, du Nord: T:#ürsale, Melshoim, Proceed. of the Atad. of Philad. IL, p. 116, — pallipes, Zioglér, ibid, p, 209, — Hspe de Lo Tusranie 5 T, riguum, Érichs, Arch, 1842, I, pi, 452.

DERMESTINS4 469

TMRESIAS, (Srer, 20. of Brit. Entom. V, p. 410 (1).

Ce genre mérite à peine d’être séparé des Troconerma, dont il ne diffère que par un seul caractère essentiel emprunté à la languette qui est verticale et perpendiculaire au menton comme chez.les HannoromaA. La massue des antennes est composée de trois articles, perfoliée dans les deux sexes, très-grande et dentée chez les mâles.

Il ne comprend qu'une seule espèce (2) assez commune dans la plus grande partie de l'Europe, et qui se trouve principalement sur les plantes; sa forme est courte et ovale.

CRYPTORHOPALUM.

GuÉRIN-MÉNEV. con. d. Règne anim. Ens. p. 67.

Menton petit, carré, un peu rétréci et arrondi en avant. — Languette très-courte, perpendiculaire au menton. — Lobes des mächoires gréles, réunis, ciliés au bout; l'interne inerme. — Dernier article des palpes maxillaires assez fortement sécuriforme ; celui des labiaux subcylindrique, obus au bout. = Mandibules courtes, bidentées à leur extrémité. — Labre transversal, un peu arrondi en avant. — Tête reçue au repos dans une mentonnière du menton cachant toute la bouche, sauf le labre. — Yeux ovalaires, médiocrement saillants. — Un stemmate frontal. — Antennes courtes, de onze articles, terminées par une grosse massue de deux subégaux ; leurs articles 1-2 gros, presque semblables, les autres très-courts. — Prothorax rétréci en avant, lobé en arrière, ayant près de ses angles antérieurs, en dessous, deux grandes fossettes antennaires. — Saillie prosternale reçue dans une échancrure du mésosternum; celui-ci court et large. — Pattes contracliles ; cuisses et jambes comprimées; les quatre 475 articles des tarses égaux, — Corps trèscourt, épais, couvert de petits poils serrés.

Genre très-voisin des Anrurenus qui suivent, dont il se distingue principalement par les palpes maxillaires, la situation des fossettes antennaires du prothorax et en ce que le corps est couvert de poils et non

(1) Syn. Cresras,fSteph. loc. cit. LE, p. 124; olim.— Anvacenus, Latr. Règn. anim, 6d. 2, IV, p. 510, — Mecaroma, Latr. Gen, Crust. et Ins. I, p. 35, et Dej. Cat. 64. 3, p. 139. — Denuesres Fab., Payk., Gylh., ete. — AnruneNus Hexbst.

(2) T. serra, Fab. Syst. El. I, p. 319 (Anthremus viennensis Herbst) 3! figuré dans Sturm, Deutschl. Ins, XIX, pl. 360,

VU T'ON. 1e '., des... hs À. Dis « Le

470 DENMESTINS. s

d'écailles, Ce sont de petits insectes vivement colorés comme les An: THRENUS qu'ils paraissent représenter dans l'Amérique du Sud. Leurs espèces sont assez nombreuses, mais deux seulement ont été décrites jusqu'ici (1).

ANTHRENUS.

GEofrn, Jns, d. env, d. Paris, L, p. 113 (2):

Menton en carré transversal.— Languette membraneuse, courte, horizontale, faiblement échancrée en ayant. — Lobes des mâchoires confondus en un seul, grêle, arrondi au bout, cilié, avec une saillie (lobe interne) dans son milieu en dedans, — Palpes courts, assez épais ; leur dernier article subovalaire et obtus. — Mandibules courtes, arquées et obtuses au bout. — Labre transversal, arrondi en avant. — Tête petite, enfoncée au repos dans la mentonnière du prothorax : le labre alors seul visible. — Yeux ovales ou légèrement réniformes. — Un stemmate frontal. — Antennes courtes, variables sous le rapport du nombre de leurs articles et de la forme de leur massue terminale. — Prothorax ré-

tréci en avant, avec un lobe médian basilaire, assez aigu et recouvrant

plus ou moins l’écusson ; ses flancs largement creusés dans toute leur étendue pour recevoir les antennes. — Elytres ovales. — Pattes grêles, courtes, contractiles, parfois recues dans des dépressions du premier segment abdominal; hanches antérieures un peu séparées, les intermédiaires assez largement ; cuisses peu robustes, canaliculées en dessous, jambes gréles; les quatre 1°.articles des tarses égaux. — Saillie prosternale grêle, reçue dans une échancrure du mésosternum; celui-ci assez large. — Corps court, brièvement ovale, épais, bombé en dessous, couvert de petites écailles très-serrées et très-caduques.

Les antennes varient plus dans ce genre que chez les précédents, et leurs modifications ne sont pas sexuelles, mais spécifiques. Elles portent non-seulement sur la forme de la massue qui termine ces organes, mais sur le nombre des articles qui les composent (5). Ainsi les antennés en comptent onze, avec une massue de trois chez certaines

(1) C. quadripunctatum, Cleryi, Guérin, loc. cit., et Mag, d. Zool, Ins, 1838, Voy. d. 1. Favorite, p. 42 sq. pl. 231, f. 2, 3.

(2) Syn. Denwestes Linné, De Géer. — Bynnuus Linné.

(3) Erichson (Deutschl. Insekt, IT, p. 453) est le premier qui ait signalé cette dernière particularité. Jusque-là, on n'avait fait attention qu'aux variations de la massue antennaire, dont Latreille (Gen. Crust. et Ins. IT, p. 38) s'était servi, il y a longtemps, pour partager le genre en sections. M. Brullé a dit à tort que ces variations étaient sexuelles (Ann. d. 1. Soc. ent. VI, Bull, p. LXXX). Cette erreur à été relevéo par MM. Aubé (ibid. VIT, Bull. p. LV) et Guérin-Méneville (Rev. zool, 1838, p. 170, pl. LE, f, 1-5, et Icon, Ins. p. 67).

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espèces (1); huit avec une massue de deux chez d’autres (2) ; enfin cinq seulement dans une troisième division, mais avec le dernier très-allongé et grossissant pea à peu en forme de massue (5). Le premier trois groupes possède seul des sillons abdominaux pour la réception des pattes aurepos.

Ces petits insectes vivent principalement sur les fleurs, mais la plupart pénètrent aussi dans les habitations et ne sont que trop connus des entomologistes par les ravages qu'ils font dans les collections dont ils sont le plus grand fléau. La facilité avec laquelle s’enlèvent les écailles qui recouvrent leur corps, rend très-difficile de bien déterminer leurs espèces et est en partie cause de la confusion qui règne dans leur synonymie. La distribution géographique du genre paraît très-étendue, mais les espèces exoliques sont encore mal connues et un petit nombre seulement ont été décrites (4).

TRINODES:

(Mecente) Larn. Règne anim. éd. 2, IV, p, 513 (5).

Menton coriace, aussi long que large, un peu rétréci en avant, — Languette membraneuse, horizontale, un peu élargie et arrondie en avant.—Lobes des màchoires séparés, l’externe coriace, l'interne corné,

(1) À. scrophulariæ, Linné, Syst. nat. II, p. 568 (var. À. histrio F., verbasci Herbst). — pimpinelle , Fab. Syst. EI. I, p. 106. — varius, Fab. Syst. El. I, p. 108 (verbasci Oliv., Payk., Gylh., Steph., Heer; éricolor Herbst, piclus Germ.). — signatus, Erichs. Deutsch. Ins, IX, p. 456,

(2) À. musæorum, Linné, Syst. nat. IT, p. 568, Fab., Syst. EL I, p. 107 (verbasoi Fab., Panz., Sturm, Duftschm,, fuscus Oliv., obscurus Schh., varius Steph.). s

(3) A. claviger, Brichs. loc. cit. p. 458 (fuscus Latr.).

La synonymie de toutes ces espèces européennes est empruntée à Erichson. Elle me parait plus satisfaisante que celle donnée par M. Reiche dans une note sur LA. musæorum (Ann. Soc. ent. Série 2, 1, Bull. p. XXVIN). Depuis, les espèces européennes suivantes ont été décrites : A. nitidulus, apicalis, Küster, Die Kæf. Europ. X, 47, 48; gravidus, isabellinus, ibid. XIE, 37, 38 ; le premier des environs de Raguse, le second dé ceux de Carthagène. — molitor, Aubé, Ann. d. 1. Soc. ent. Série 2, VIN, p. 335 ; de Candie. — delicatus, Kiesenw. ibid. IX, p. 579; des Pyrénées. ‘

(4) Esp. du Cap : A. capensis, Guérin, Icon. Ins. p. 66. — Esp. de l’Australie : À. australis, Hope, Trans. of the ent. Soc. IV, p. 105.— Esp. de l'Amérique du Nord : A. adspersus, Herbst, Die Kæfer, VII, p. 332, — apicalis, Manb. Bull. Mosc. 1843, p. 268.— destructor, castaneæ, thoracicus, Melsheim. Proceed. of the. Acad. of Philad. I, p. 116: hæmorrhoidalis, 3. L. Le Conte, Ann, of the Lyc. of New-York, I, p.170. — Esp. de Taïti: A. pacificus, Spar= sutus, L. Fairm. Rev. et Mag. d. Zool. 1850, p. 183.

. 6) Syn. Anrumenus Fab., Illig., Panz., Gyllh., Sturm, otc. — SYNCALYPTA, Melsheim. Proceed. of the Acad, of Philad. M, p. 117.

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472 DERMESTINS.

plus court; tous deux barbus à leur extrémité. = Palpes courts : leur dernier artiele un peu aminci et obtus au bout. — Mandibules courtes, arquées et bidentées à leur sommet. — Labre coriace, peu saillant, faiblement échancré. — Tête reçue au repos dans une mentonnière du prosternum; la bouche alors entièrement cachée.—Yeux subglobuleux, entiers. — Un stemmate frontal. — Antennes assez longues et grêles, de onze articles : 1 gros et assez long, en massue, 2 plus court, obconique, 3-5 cylindriques, allongés, égaux, 6-8 courts, cupuliformes, 9-14 formant une massue lâche, à % article beaucoup plus grand que les deux 4ers. — Prothorax un peu plus étroit que les élytres, voûté, rétréci en avant, fortement bi-échancré à sa base ; sans fossettes antennaires sur ses flancs. — Elytres brièvement ovales. — Pattes médiocres; hanches antérieures faiblement , les postérieures plus fortement séparées ; cuisses peu robustes ; jambes grêles ainsi que les tarses ; les quatre 4075 articles de ceux-ci égaux. — Saillie prosternale gréle, recue dans une échancrure du mésosternum. — Corps brièvement ovalaire, convexe.

Ce genre a pour type un très-petit insecte (1) plus commun dans les rég'ons orientales et boréales de l'Europe que dans ses autres parties, et qui se trouve surles troncs d'arbre, les feuilles et les fleurs. Au premier aspect, il ressemble assez à un petit ANramenus, mais son corps est couvert de longs poils redressés. Le mâle a le dernier article des antennes notablement plus long que la femelle. Il y en a une seconde espèce dans l'Amérique du Nord (2).

Latreille et d’autrés auteurs ont placé ce genre dans la famille des Byrrhiens, probablement à cause de la forme de ses antennes. La présence d'un ocelle sur le, front suflit pour montrer qu'il appartient à celle-ci.

ORPHILUS.

Enicns. Deutschl. Ins. IH, p. 463 (3).

Menton un peu plus long que large.— Languette membrançeuse, horizontale, un peu élargie et faiblement échancrée en avant. — Lobes des mâchoires submenbraneux; l'interne plus court, acuminé, l’externe barbu au bout. = Palpes maxillaires assez longs, leurs 2° et 3 articles allongés, le 4° cylindrique et tronqué; les labiaux à dernier article fusiforme, plus long que les deux précédents réunis. — Mandibules courtes. — Labre assez saillant, arrondi antérieurement.— Tête petite ; bouche recouverte au repos par les pattes antérieures. — Yeux ovales,

(1) T: hintus, Fab. Syst. El. J, p. 108. M. Guérin-Méneville (con. Ins. pl. 19, f. 10), et M. Schuckhard (Brit. Col. delln. pl. 36, f. 1) en ont donné chacun une figure.

(2) Syncalypta hispida, Melsheim. loc, cit, (3) Syn. Aninrexus Fab., Sturm, Duftschm., Panz., ote, — Bynnnus Rossi

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très-largement échancrés, — Un stemmate frontal, — Antennes courtes, terminées par une massue de trois articles. — Prothorax transversal, rétréci en avant, lobé au milieu de sa base, sans fossettes antennaires en dessous. — Elytres brièvement ovales. — Pattes courtes, contractiles ; hanches antérieures contiguës, les intermédiaires assez fortement séparées; cuisses antérieures comprimées, élargies à leur base, puis se rétrécissant peu à peu; toutes canaliculées en dessous ; jambes antérieures plus larges que les autres et sillonnées au côté interne pour recevoir les tarses; ces derniers assez longs; leurs quatre 461$ articles subégaux. — Prosternum sans saillie intercoxale; mésosternum en carré transversal, entier.—Forme générale des ANTaRENuS, avec le corps glabre.

Le type du genre est un petit insecte (Anthrenus glabratus Fab.: Byrrhus niger Rossi) propre à l'Europe méridionale, mais assez rare partout, et qui vit sur les fleurs à la manière des Anrmrenus dont il reproduit complètement les formes générales, en s'en distinguant toutefois au premier coup-d'œil par l’absence de poils et d’écailles sur ses téguments. Ses caractères le rapprochent des Byrraus auxquels il rattache la famille actuelle, L'Amérique du Nord en possède une seconde espèce (1).

(1) O. ater, Erichs. Deutsch. Ins. IE, p. 463. C’est, selon Erichson, l'Anlhrenus ater de Knoch, qui ne l’a décrit nulle part, que je sache.

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