‹ Histoire naturelle des insectes (volume 5)Chapitre 33 sur 123 · RUE · texte numérisé non relu

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demi-cercle en avant, aminci, arrondi etrebordé surles côtés, bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs arqués et empiétant plus ou moins sur les élytres.— Ecusson en triangle transversal rectiligne. — Elytres aussi larges que le prothorax à leur base, ovalaires ou oblongues, le plus souvent convexes, carénées surles côtés; leurs épipleures assez larges, sans repli. — Pattes médiocres; jambes antérieures trigones, obluses ou tranchantes en dehors, dans leur moitié terminale, avec leur angle apical externe saillant et aigu ; tarses assez longs, leur dernier article plus grand que le 1".—Saillie prosternale large, plane, cunéiforme ou lancéolée en arrière, et dépassant les hanches autérieures. — Mésosternum déclive, plan ou concave. — Epistérnums métathoraciques arrondis au côté interne.

Genre riche en espèces, mais d’une étude difficile, par suite de la grande ressemblance que la plupart ont entre elles, et.des modifications auxquelles elles sont sujettes, sous le rapport de la vestiture et de la sculpture des téguments (1). Sous ce point de vue, elles se partagent en deux sections assez tranchées, les unes étant revêtues d’une pubescence fauve grisâtre, avec les élytres couvertes de lignes saillantes, sinueuses, réticulées ou interrompues, tandis que les autres sont glabres ou peu s’en faut, et présentent sur les élytres des côtes plus ou moins régulières.

C'est à la première de ces catégories qu’appartient l'espèce typique (grisea), insecte commun dans toute l’Europe tempérée. Celles de la seconde sont exclusivement confinées en Espagne et dans le nord de l'Afrique.

Dans l’ancien continent, en dehors de la Faune méditerranéenne, on

(1) Solier (loc. cit. p. 415) en décrit 42 espèces, dont un grand nombre ne sont très-certainement que des variétés; sa synonymie de celles des anciens auteurs est er outre peu exacte. Voyez à ce sujet Erichson in Wiegm. Archiv, 1837, IL, p. 300. En dehors de son travail, les suivantes existent dans les auteurs: Esp. européennes : À. Solieri, Gené, Ins. Sard. fase. I, p. 37, pl. 1, f. 28; glacialis, ruslica, Combæ, fase. 2, p.29, pl. 2, f. 1, 10; Sardaigne. — granulifera, Chevrol. Rev. Zool. 1840, p. 16; Asturies. — setulifera, du Monténégro; lineatocollis,terricolæ, de Dalmatie ; Küster, Die Kæfer Europ. XVI, 25-27.— luvtuosa, inquinata, cincta, marginicollis, pygmæa, hebes, Rosenh. Die Thier. Andalus. p.193; Andalousie. — Esp. d'Algérie : À. miliaris (lœvigata F. ®), serpiginosa, Erichs. in Wagners Reise II, p. 179. — complanata, lapidaria, Lucas, Explor. d. l'Algér.; Entom. p. 322, pl. 29, f. 1,3. — Esp. du Cap : A. caryo- Phullea, Wiedem. Zool. Magaz. IL, 1, p. 32. — holosericea, Germar, Ins. Spec. u0Y, p. 139; patrie douteuse.— Esp. de l'Australie : À. serricollis, Hope, Trans. of the entom. Soc. IV, p. 108 (an huj. gener.?).

Quant aux espèces américaines, outre le Pelecyphorus asidioides de Solier loc. cit. p. 471, pl. 11, f. 17), dont il faudra naturellement changer le nom spécifique, je ne connais que la suivant : Asida opaca, Say, Journ. of the Acad. of Philad. II, p. 254; des Montagnes rocheuses.

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ne connaît, outre la grisea, qu’une espèce de Sibérie (sibirica Sol.) et plusieurs du Cap, pour la plupart TPE Le genre existe aussi dans l'Amérique du nord.

EUSCHIDES.

3, L. Le Conre, Ann. of the Lyc. of New-York, V, p. 127 (1).

Dents latérales du sous-menton larges, échancrées, avec leur angle interne aigu, séparées des mandibules par un intervalle considérable. — Menton laissant à découvert la base des mâchoires, très-évasé et largement échancré en avant, avec ses angles antérieurs arrondis. — Languette à peine saillante, profondément bilobée.— Labre subtransversal, fortement échancré; ses lobes arrondis. — Tète faiblement dilatée au niveau des antennes; épistome court, graduellement rétréci et à peine échancré en demi-cercle. — Antennes médiocres, assez r0bustes et ciliées, déprimées et peu à peu élargies à leur extrémité, à articles 2 court, 3 aussi long que 4-5 réunis, 4-10 carrés, graduellement transversaux, subperfoliés, 11 petit, transversalement ovalaire, à peine engagé dans le 40°.— Prothorax transversal, convexe, marginé , rebordé et régulièrement arrondi sur les côtés, échancré en arc de cerele en avant, largement saillant et arrondi à sa base, avec ses angles postérieurs très-obtus ou arrondis, — Ecusson assez grand, en triangle rectiligne. — Elytres assez convexes, oblongo-ovales, rétrécies et échancrées en arc à leur base, à peine carénées sur les côtés; leurs épipleures assez larges , sans repli. — Pattes assez longues ; jambes hispides; les antérieures faiblement trigones, avec leur angle apical externe saillant ; 4° article des tarses postérieurs plus court que le 4°. — Saillie prosternale recourbée en arrière. — Mésosternum déclive, plan, — Corps glabre, oblong.

Des trois espèces (costata, subpilosa, blapsoides ) que Solier a comprises dans ce genre, je ne connais que la dernière (2), et c’est d’après elle que je donne les caractères qui précèdent. Les deux autres ne pourront lui être associées qu’autant que leurs organes buccaux et leur prothorax présenteront une structure semblable. La même observation s'applique à quelques autres qu’on à récemment rapportées au genre (3).

(1) Syn. Srenomonpna, Solier, Ann, d. 1. Soc, entom. V, p. 487; nom appli-

qué antérieurement par Dejean, avec la désinence masculine, à un genre de»

Carabiques; voyez tome I, p. 365. 11 est aussi mal choisi que celui de ST£NOSIDES qu'on a vu précédemment, ces insectes étant d’un facies massif.

(2) Figurée par Solier, loc. cit. pl. 12, f. 12.

(3) M. J. L. Le Conte y rapporte les Asida opaca et polita de Say (fourn, of the Acad. of Philad. II, p. 254), des plaines à l’est des Montagnes rocheuses; on vient de voir que la première est une Asipa. — Lui-même en a décrit deux

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L'Euschides blapsoides est un assez grand insecte du Mexique, de rme oblongo-ovale, d’un noir légèrement brillant, vaguement et finement pointillé en dessus, avec des rides superficielles sur les élytres. Les autres espèces décrites en diffèrent sensiblement, et si on les laisse dans le genre, celui-ci sera aussi variable sous le rapport des formes et de la sculpture des téguments que les Paioziraus, dont il a la distribution géographique.

CARDIGENIUS.

- Souier, Ann. d. !. Soc. entom. V, p. 492.

Dents latérales du sous-menton échancrées, avec leur angle interne un peu saillant, séparées des mandibules par un vide notable. — Menton transversal, cordiforme, très-fortement rétréci à sa base, bilobé, avec ses lobes arrondis, laissant la base des mâchoires à découvert. — Languette légèrement saillante, profondément échancrée en demicercle. — Dernier article des palpes labiaux ovalaire et tronqué au bout ; célui des maxillaires assez fortement sécuriforme.—Labre un peu échancré en avant.—Tête subverticale; épistome séparé du front parun sillon arqué, très-marqué, brusquement rétréci et sinué en avant. — Antennes courtes, hispides, de dix articles : 2 très-court, 3 aussi long que 4-5 réunis, renflé au bout, 4-5 égaux, obconiques, 6-8 subglobuleux, 9 plus large que long, 40 plus gros, transversalement ovalaire. — Prothorax non contigu aux élytres, transversal, convexe, fortement arrondi et rebordé sur les côtés, médiocrement échancré en avant, largement arrondi à sa base, avec ses angles non saillants. — Ecusson assez grand, en triangle transversal. — Elytres convexes, brièvement ovalaires, un peu plus étroites que le prothorax et échancrées à leur base, carénées latéralement; leurs épipleures étroites, sans repli. — Pattes courtes; cuisses comprimées; jambes fortement ponctuées, denticulées en dehors, triangulaires, terminées par une dent très-

" forte et aiguë aux antérieures, anguleuse aux quatre postérieures; tarses médiocres ou assez longs, hispides, un peu comprimés, leur 4°

| article plus court que le dernier. — Mésosternum déclive. — Saillie prosternale recourbée en arrière. — Corps ovalaire, convexe, glabre.

Ce genre me paraît représenter , dans l'Amérique du Sud, les Eus-

”, GHines de celle du Nord, qui précèdent, et s’en distingue essentiellement par la structure des antennes et celle des pattes, sans parler d’autres points secondaires. Ses espèces sont répandues depuis le Chili

jusque dans le Brésil méridional ; mais jusqu’à présent il n’y a de dé-

espèces nouvelles : Eusch. obavata, Ann. of the Lyc. of New-York, loc. cit., des bords du Rio Gila; et E. lirata, Procced. of the Acad. of Philad. VIE, p. 223 ; du Nouveau-Mexique.

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crites que les deux (1) publiées par Solier. Toutes sont de la taille d AsinA, d’un noir assez brillant, ponctuées sur le prothorax, plus 0 moins âpres sur les élytres, avec des nervures irrégulières sur ces organes.

SCOTINUS.

Kiney, Trans. of the Linn. Soc. XII, p. 415 (2).

Dents latérales du sous-menton larges, échancrées, avec leur angle interne parfois (quadricollis) très-saillant; un vide assez grand entre elles et les mandibules. — Menton transversal, très-fortement évasé et largement échancré en avant, laissant les mâchoires en grande partie libres. — Languette assez saïllante, profondément éçhancrée en demicercle. — Palpes maxillaires robustes, leur dernier article fortement sécuriforme, — Labre saillant, arrondi et plus ou moins échancré en avant. — Tête excavée sur le front, fortement dilatée et relevée audessus des antennes; épistome brusquement rétréci et échancré en arc de cercle. — Yeux assez saillants et fortement granulés. — Antennes courtes, assez robustes, très-hispides, de dix articles : 2 trèscourt, 3 aussi long que les deux suivants réunis, 4-9 devenant graduellement moniliformes, subperfoliés, 10 plus gros et transversal. = Prothorax contigu aux élytres, transversal ou non, plus ou moins ré tréci en arrière, fortement caréné, et parfois rebordé sur les côtés, | profondément échancré en demi-cercle antérieurement, bisinué ou subtronqué à sa base, avec ses angles aigus. — Ecusson trigone. — Elytres régulièrement ovales ou rétrécies à leur base, échancrées et pas plus larges que le prothorax en avant, planes sur le disque, déclives et sinuées de chaque côté en arrière, carénées latéralement ; leurs épipleures très-larges, subverticales, avec un repli subobsolète. — Pattes longues et peu robustes; jambes arrondies, hispides, ainsi que les tarses; le 1° article de ceux-ci aussi long que le dernier, — Saillie prosternale fortement recourbée en arrière. —Mésosternum subvertical, plan (crenicollis) ou excavé (quadricollis). — Corps épais, tomenteux en dessus.

Insectes originaires du Brésil, où ils représentent à la fois Ph cYPHORUS de l'Amérique du Nord, et les Asia d'Europe. On les rencontre dans les endroits sablonneux de ce pays, marchant lentement ou cachés sous les fouilles ou les troncs d'arbres renversés. Leurs espèces décrites s'élèvent à une demi-douzaine en ce moment (3).

(1) C. cicatricosus, Solier, loc. cit, p. 494, pl. 12, f. 18; du Chili; laticollis; patrie non indiquée, mais probablement du Brésil méridional.

(2} Syn. Asia et Oparruw, Perty, Del, anim. art. Brasil. p. 56, 57.

(3) S. crenicollis, Kirby, loc, cit. pl. 21, f. 14. — quadricollis, tuberculatus (brasiliensis, Guérin-Ménev. Icon.; Ins. pl. 29, f. 9), crucifer, Eschsch. Zool.

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