‹ Histoire naturelle des insectes (volume 5)Chapitre 34 sur 123 · EM TE · texte numérisé non relu

EM TE

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NYCTÉLIIDES. 165

TRIBU XIX

,# NYCTÉLIIDES.

Sous-menton muni d’un large pédoneule, peu saillant, échancré ou sinué et presque toujours fendu dans son milieu. — Languette cornée, visible ou non, échancrée en avant; ses palpes insérés latéralement à sa base. — Mächoires découvertes * leur lobe interne muni d’un crochet corné. — Dernier article des palpes maxillaires légèrement triangulaire. — Mandibules séparées du sous-menton par un vide notable. — Labre saïllant, assez petit, étroitement échancré en avant. — Tète courte, déprimée, engagée dans le prothorax au moins jusqu'au bord postérieur des yeux; épistome très-court, laissant le labre etles mandibules à découvert. — Antennes de onze articles, le dernier libre. — Prothorax aussi large que les élytres à sa base, échancré en avant. — Ecusson presque toujours indistinet. — Epipleures des élytres larges; leur repli variable. — Hanches postérieures plus ou moins fortement séparées, rapprochées des élytres en dehors; éperons des jambes médiocres, en général robustes; tarses noncanaliculés en dessous, ciliés ou épineux. — Saillie intercoxale de l’abdomen large et arrondie en avant; les deux pénultièmes segments de celui-ci un peu échancrés en demi-cercle.— Episternums métathoraciques médiocrement larges, arrondis au côté interne ; leurs épimères nulles.—Epimères métathoraciques médiocres, transversales, complétant les cavités cotyloïdes intermédiaires. .

Insectes intermédiaires entre les Asidides et les Piméliides qui suivent. Leurs mâchoires entièrement découvertes et la structure de le antennes ne permettent pas de les confondre avec les premières. Îls se distinguent des secondes par un ensemble de particularités dont les principales sont : la forme de leur labre, leur tête plus petite, nullement renflée en arrière; leurs antennes plus courtes, plus robustes, et qui n’ontaucune tendance à former une massue terminale ; leur prothorax aussi large que les élytres, et presque toujours plan en dessus; leur écusson en général nul et qui, lorsqu'il existe, n’est jamais transversal; enfin le repli épipleural de leurs élytres qui, trèssouvent se dilate brusquement à sa base, comme chez les Praocides.

La tribu est exclusivement propre à l’Amérique du Sud (1), où elle

Atlas, Heft IV, p. 14; le premier est figuré pl. 18, f. 8. — As. platynotos, Picta, Opatr. grammicum (quadricollis ?) Perty, loc. cit. pl. 12, £. 2-4. (1) Une seule espèce (Psectrascelis subdepressus) est indiquée dans les au-

teurs comme originaire du Mexique ; mais cet habitat est très-probablement fautif.

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me paraît remplacer les Piméliides qui n’y ont pas un seul représentant. La Patagonie, le Chili, la république Argentine, Bolivia et le Pérou forment l'aire de sa distribution géographique. Jusqu'ici aucune espèce n’a été découverte en dehors de ces limites. ä

La taille de ces insectes est presque toujours au-dessysde la moyenne et ne descend jamais au-dessous. Mais leurs habitudes sont plus voisines de celles des Piméliides que de celles des Asidides, la plupart étant assez agiles (1). La sculpture et la vestiture de leurs téguments varient beaucoup. 2 À

Je conserve ce groupe tel que Solier l’a établi (2), en y ajoutant seulement les Gyriosomus qu'il avait placés parmi ses Blapsites.

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