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I. Languette libre en entier: Gyriosomus

IT, totalement ou en grande partie invisible. a Saillie prosternale et mésosternum contigus.

b Jambes antérieures comprimées; leur angle apical ‘externe saillant : Nyctelia. :

bb Jambes antérieures arrondies.

c Élytres carénées latéralement : Epipedonota, cc — arrondies —

Leur repli épipleural distinct : Cerostena...

— nul: Psectrascelis.

aa Saillie prosternale recourbée en arrière.

d Prothorax sans saillies latérales.

Epistome confondu avec le front : Mitragenius.

— séparé du — par un sillon : Awadera.

dd Prothorax muni de saillies latérales: Entomoderes:

: . GYRIOSOMUS.

Guérin-Ménev. Mag. d. Zool.; Ins. 1834; Mélas. p. 6 (3).

Menton transversal, quadrangulaire ou trapéziforme, tronqué, rarement sinué en avant. — Languette bilobée, entièrement à découvert. — Dernier article des palpes maxillaires assez fortement sécuriforme, — Labre fortement échancré, ses lobes arrondis. — Tête lisse; épistome largement échancré. — Antennes médiocres, robustes, très-hispides, à articles 3 un peu plus long que 4, 4-6 ou 4-7 obconiques, dé-

(1) J'ai donné autrefois (Ann. d. Se. nat. XX, p. 277) sur celles d'un assez grand nombre d'espèces des détails auxquels je renvoie le lecteur.

(2) Ann. d. 1, Soc, entom. V, p. 303.

(3) Syn. Bracuyegnius, Solier in Dej. Cat. éd. 2, p. 186, et 3, p. 206; olim. — Nycreura Gray.

NYCTÉLIIDES. : 1407

croissant un peu, 6-10 ou 7-10 subglobuleux, perfoliés, 14 un peu plus petit que 10, ovoïde et acuminé, — Prothorax transversal, plus ou moins convexe sur le disque, rétréci en arrière et en avant, arrondi et assez largement rebordé sur les côtés, fortement bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs très-saillants et embrassant les élytres, profondément échancré en arc antérieurement, — Ecusson distinct, en triangle aigu et transversal. — Elytres le plus souvent largement elliptico-ovales et convexes, fortement déclives en arrière, carénées latéralement ; leurs épipleures larges, avec un repli assez étroit, remontant au niveau des épaules, — Pattes longues; jambes âpres et hispides, arrondies et un peu évasées au bout; tarses hérissés de cils épineux ; le 4° article des quatre postérieurs plus long que le dernier. — Prosternum et mésosternum variables; le 19° tantôt recourbé, tantôt saillant en arrière; le second déclive et plan, parfois excavé.

Solier (:),se basant sur la saïllie de la languette, a, comme je viens de le dire, placé ce genre dans sa tribu des Blapsites. Mais toute l’organisation de ces insectes est celle des Nyctéliides, y compris leur languette elle-même qui, très-probablement, pendant la vie, doit pouvoir se retirer en partie derrière le menton. J'ai sous les yeux des exemplaires de plusieurs espèces chez lesquels elle ne fait qu'une saillie médiocre au-delà de ce dernier. Leurs tarses suffiraient à eux seuls pour démontrer qu’ils sont étrangers au groupe en question.

Les Gyriosomus sont de grands et remarquables insectes, pour la plupart d’un noir assez brillant et glabre, avec des sillons obliques plus ou moins nombreux sur chaque élytre, sillons remplis de poils blancs, courts et couchés. Jusqu'ici ils paraissent être exclusivement propres au Chili (2). Une seule espèce (3) décrite comme originaire du Pérou, semble ne pas appartenir au genre.

NYCTELIA.

Larr. Fam, nat. p. 375 (4).

Menton évasé, subcordiforme, fortement échancré en avant. — Languette invisible. — Dernier article des palpes maxillaires triangulaire,

(1) In Baudi e Truqui, Studi entom. p. 357 et in Gay, Hist. d. Chile; Zool.V, p. 217.

(2) G. Luczotii, Ghevrol. in Guérin-Ménev. Iconogr.; Ins, pl.28, f.5.—Nyctel. Hopei, Gray in Griffith, Anim. Kingd.; Ins. pl. 50, £.6. — G. lœvigatus, impressus, Guérin-Ménev. Mag. d. Zool. loc. cit. p. 6.— Bridgesii, marmoratus, elongatus, Waterh. Ann. and Mag. of nat, Hist. XI, p. 258. — Whifei, Waterh. ibid. XIE, p. 50, — semipunctatus, carinatus, Solier in Baudi e Truqui, Studi entom, p. 364. — incertus, planatus, parvus, Solier in Gay, Hist, d. Chile; Zool. V, p.218. ;

() G. lineatus, Guérin-Ménev.«Mag. d. Zool. loc. cit. p. 7.

(4) Syn. Zornosis, Germar, Ins. Spec. nov. p. 331,

168 TÉNÉBRIONIDES.

fortement échancré en demi-cerele. — Tête lisse; épistome un peu déprimé. — Antennes médiocres, peu robustes, hispides, à articles 3 pas beaucoup plus long que 4, 4-8 obenniques, décroissant et grossissant peu à peu, 9-10 plus gros, subglobuleux, perfoliés, 44 plus petit que 10, ovoïde et obtus où acuminé au bout. — Prothorax transversal, subquadrangulaire ou rétréci en avant, bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs embrassant les élytres, les antérieurs saillants. — Ecusson en triangle rectiligne, parfois nul. — Elytres ovalaires, tantôt peu, tantôt très-convexes, rétrécies et souvent prolongées en arrière, carénées latéralement; leur repli épipleural fortement et brusquement élargi à sa base, effacé en arrière. — Pattes hérissées de quelques longs poils fins; jambes antérieures légèrement trigones, tranchantes et plus ou moins denticulées sur leur bord externe, avec leur angle apical externe saillant et dentiforme; les autres arrondies, évasées au bout, munies de quelques aspérités ; tarses allongés, glabres, épineux en dessous, sur les côtés et au sommet de leurs articles; le 1°° de tous aussi long que le dernier. — Prosternum large, plan, parfois bisillonné, arrondi en arrière et s'appuyant sur le mésosternum; celui-ci plan, tronqué en avant. — Corps glabre.

Ce gonre est essentiellement distinot de tous ceux qui suivent, par la saillie de l’angle apical externe des jambes antérieures et la vestiture des tarses.

Latreille l’a établi uniquement sur le Zophosis nodosa de Germar, et Solier n’a connu également que cette espèce, qui est propre au littoral atlantique do la république Argentine (1). C’est un insecte de taille moyenne pour ce groupe, médiocrement convexe, et dont les élytres, peu dilatées latéralement, sont assez fortement striées, avec les intervalles entre les stries ridés et plus ou moins interrompus. Mais depuis, on à découvert, tant en Patagonie qu’au Chili, un grand nombre d'espèces (2)beaucoup plus grandes, plus larges et plus convexes, lisses

(1) Cet insecte est ordinairement tout noir; mais il y a des variétés à pattes brunes ou d’un jaune ferrugineux, sur l’une desquelles Latreille à établi sa N. brunnipes, dans le Diction. class: d’Hist, nat. XIE, p. 575. Solier indique l’espèce comme se trouvant à Buenos-Ayres et au Chili; mais jamais, que je sache, elle n’a été rencontrée dans ce dernier pays. Je doute même qu’elle se trouve aux environs de Mendoza, comme le dit M. Waterhouse (Procecd. of the Zool. Soc. 1841, p. 116); du moins ne l’y ai-je jamais vue pendant l’assez long séjour que j'ai fait dans cette ville. ;

(2) N. lœvis, transversosulcata, du Chili bor.; plicata, Solieri, Darwinii, Fils-Royi, granulata, puncticollis, de Patagonie ; subsulcata, de Mendoza; Saundersii, rugosa, Westwoodii, Stephensi, Nowportit, Guerinii, sulcicollis, angustata, de Patagonie; Waterh. Proceed. of the Zool. Soc. 1841, p. 105, et Ann. and Mag. of nat. Hist. X, p. 132.—Bremei, Waterh. Ann. and Mag. of nat. Hist. XIIL, p. 48; patrie non indiquée. — caydala, undatipennis, granulata, corrugata (an huj. gener.?), Curtis, Trans. of the Linn, Soc. XIX, p: 462,

re ét ini

NYCTÉLIIDES. 169

ourugueuses, espèces dont quelques-unesressemblent tellement à des GyRiosOmUS, qu'on croirait, au premier coup-d’œil, qu’elles appartiennent à ce genre.

EPIPEDONOTA.

Soien, Ann. d. L. Soc. entom. V, p. 342 (1).

Organes buccaux des Nybrerta. — Tète très-rugueuse ; épistome séparé du front par un sillon assez profond et en arc de cercle. — Antennes des NycreLra. — Prothorax transversal, plan, faiblement ou à peine rétréci à sa base, assez arrondi sur les côtés, légèrement bisiaué à sa base, avec ses angles peu saillants, couvert de rides flexueuses en dessus. — Ecusson nul. — Elytres de la largeur du prothorax à leur base, puis élargies et rétrécies en arrière, planes en avant, déclives en arrière, sillonnées, avec les intervalles plus ou moins costiformes et ridés; leurs épipleures comme chez les Nycrecra. — Pattes longues; jambes arrondies dans les deux sexes; tarses finement ciliés partout ; le 1‘ article des postérieurs à peine aussi long que le dernier. — Prosternum plan, s'appuyant en arrière sur le mésosternum : celui-ci saillant. — Corps glabre.

Ces insectes sont aisément reconnaissables à leur forme générale et à la sculpture de leur prothorax et de leurs élytres. Ils sont de grande taille, et j'en ai rapporté, le premier, quelques espèces des environs de Mendoza. Depuis, on en a découvert plusieurs autres au Chili, au Pérou et aux environs de Buénos-Ayres (1). , =

Le genre CarzyrrA, de Solier, n’en diffère en rien de réellement essentiel. La sculpture des deux parties du corps indiquées plus haut est la même, et les deux seuls caractères distinctifs que lui assigne Solier, à savoir : le dernier article des antennes relativement plus petit, et le prothorax plus rétréci à la base, avec les angles de celle-ci plus saillants, ne sont manifestement que des caractères spécifiques.

pl. 41, f.9-14; Patagonie. — lutissima, plicata, Blanch. in d'Orb. Voy.; Entom. P. 196, pl. 13, £. 9, 105 Patagonie. — mullicostata Blanch. in Hombr. et Jaquin. Voy. au pôle Sud; Entom. p. 143, pl. 10, f. 1; du détroit de Magellan.

(1) Syn. Carcynrra, Solier, ibid. p. 335. —Nycreta Guérin-Ménev.

(2) E. ebenina, erythropus Lac. Solier, loc. cit. p. 343; de Mendoza; la se- Conde n’est qu'une variété à pattes rouges de la première.—Nyclel. macrocosta, Guérin-Ménev. Maÿaz. d. Zool. Ins.; Mélas. p. 4; des Andes du Pérou. — Ep. rugosa, affinis, du Chili; bonariensis, de Buénos-Ayres et de Patagonie; lata, de Patagonie ; Waterh. Proceed. of the Zool: Soc. 1841, p. 117, et Ann. and Mag. of nat. Hist. X, p.143. — senex Lac. (ebenina var. ?), cristallisata Lac., Waterh, Ann. and Mag. of nat. Hist. AU, p.41; de Mendoza. — marginepli- Cala, Curtis, Trans. of the Linn. Soc. XIX, p. 467, pl. 41, f. 16; de Patagonie. —'eliculala, Blanch. in d'Orb. Voy.; Entom. p. 196, pl.14,f.1; même pays.

170 TÉNÉBRIONIDES.

l'y a des espèces qu’on ne sait auquel des deux genres rapporter (1).

CEROSTENA.

Souier, Ann, d, 1. Soc. entom. V, p. 325.

Ce genre ne diffère des PsECTRASCELIS qui suivent, que par les caractères suivants :

Antennes plus grêles, à articles 3-10 allongés, subeylindriques, subégaux, 11 assez brièvement avoïde et un pou irrégulier. — Epipleures des élytres munies d’un repli brusquement et très-fortement dilaté à sa base,

Les caractères sexuels sont de même nature que dans le genre en question ; mais toutes les espèces connues sont d’un noir obscur et recouvertes d’une pubescence plus où moins abondante ; les pattes ne présentent pas non plus ces poils blancs lanugineux qui existent chez la plupart des Psecrrascez1s ; elles sont simplement velues.

Le genre agpour types deux espèces (:) découvertes par moi aux environs de Mendoza, et que Solier indique, à tort, comme du Chili. On en a depuis décrit deux autres de Bolivia et de Patagonie (5).

PSECTRASCELIS.

Sozrer, Ann. d. !, Soc. entom. V, p. 311.

Organes buccaux des Nycrezra. — Tête lisse ou vaguement ponctuée ; épistome confondu avec le front et profondément échancré. — Antennes médiocres, velues, peu robustes, à articles 3 subeylindrique, un peu plus long que les suivants, 4-7 obconiques, déprimés, un peu saillants au côté interne, 9-10 de même forme, mais plus longs et plus gros, 14 un peu plus petit, ovoide. — Prothorax médiocrement transversal, presque plan, légèrement rétréci à ses deux extrémités, rebordé sur les côtés en formé de bourrelet chezla plupart, profondément échancré en arc antérieurement, bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs saillants et aigus.—Elytres subcordiformes, fortement rétrécies en arrière, peu convexes en dessus, très-déclives postérieurement, s’arrondissant pour former leurs épipleures;celles-ci

{1) Nyct. mullicosta, Guérin-Méngv, loc. cit, p.5; du Chili.—wicina, rufipes, du mème pays; Servillei, du Pérou; Solier loc. cit. p. 337.—rugosa, unicosta, Solier in Gay, Hist. d, Ghile; Zool. V, p. 155; du Chili.

(2) N. deplanata, vestita, Lac. Ann, d, Se. nat, XX, p. 280; Solier, loc. cit.

(3) Cer. punctulata, Waterh. Proceed. of the Zool. Soc. 1841, p. 120; el Ann. and Mag. of nat. Hist. X, p. 147; Bolivia. — C. cribrata, Blanch. in d'Orb, Voy:; Entom. p.195, pl. XII, f: 7; Patagonie (Rio-Negro); an huj.gener ?

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NYCTÉLIIDES. LuL

sans repli (1). — Pattes en général longues et robustes ; j rondies, les postérieures flexueuses, brusquement dilatées au côté interne chez les mâles; tarses revêtus de longs poils rigides, villeux en dessous; le 1% article des postérieurs un peu plus petit que le 4°, — Prosternum large, tronqué en arrière, s'appuyant sur le mésosternum ; celui-ci quadrangulaire, plan.

En outre de leurs jambes postérieures flexueuses, mais non dilatées au bout comme celles des mâles, les femelles se distinguent souvent, mais non toujours, de ces derniers, par la présence, sur l'abdomen, de crêtes, tubereules, espaces lisses, où même touffes de poils, qui manquent chez ceux-ci ou sont presque oblitérés. Ces caractères sexuels occupent les 2° et 3°, plus rarement les 3° et 4° segments abdominaux.

Ces insectes sont de taille au moins moyenne, d’un f'acies très-homogène quant à la forme générale, mais à d’autres égards, se présentent sous deux aspects différents, avec des passages intermédiaires,

Les uns, en effet, sont d’un noir assez brillant et glabres, avec leur prothorax en général couvert de plis plus où moins nombreux , les élytres tout-à-fait lisses ou vaguement ridées, et les cuisses ainsi que les jambes revêtues le plus souvent, tant en dessus qu’en dessous, de poils blancs, fins, lanugineux et très-abondants (2).

Les autres sont d’un noir sale ou bronzé mat; leur prothorax ne présente en général que deux sillons flexueux; leurs élytres sont vaguement pointillées et sillonnées; enfin, leur*corps entier est revêtu de poils médiocrement abondants, redressés et de couleur plus ou moins ferrugineuse (3).

(1) Une seule espèce (glabratus) a ces organes obtusément carénés dans leur moitié antérieure. Chez une autre (mamilloneus), leurs épipleures sont pourvues d'un repli pareil à celui des Nyorezta et des Cenostena. Si l'on n’en fait pas un &onre à part, comme le propose Solier, il faudra réunir le genre actuel au précédent, et je croisque ce serait le méilleur parti à prendre.

(2) Nyctel. lævigata, Erichs. Nov. Act. Acad. nat. Cur. XVI, Suppl. I, p. 245, Pl: 37, 1,3; du Pérou. — Nyct. pilipes, Guérin-Ménev. Mag. d. Zool.; Ins. 1834, Mélas. p. 4, pl. 102, f. 1; du Chili. —- P. brevis, Guerini, du Chili; subdepressus; du Mexique?; discicollis, de San-Luis de la Punta (et non du Chili); g1bratus, du Pérou ; mamilloneus, des Andes du Chili; Solier, loc. cit. p. 316.— P. elongatus, plicicollis, sublævicollis, Solier in Gay, Hist. d. Chile, Zool. Y, P: 144; Chili.

(3) Les espèces sont pour la plupart inédites et originaires des Andes de Bolivia et du Pérou; la seule décrite, à .ma connaissance, est le P. pilosus, Solier in Gay, loc. cit, p.147; du Chili. Cette section rattache le genre aux CEnosrena.

C’est entre Je genre actuel et, les Mrrnacenus qui suivent, que me paraissent devoir être placées quelques espèces qui, ainsi que l'a dit M, Waterhouse (Ann. and Magaz, of pat. Hist. XL, p. 44), ne rentrent bien dans aucune des divisions établies par Solier. Toutes sont remarquables par les poils courts, abondants,

"Je Lans

472 TÉNÉBRIONIDES.

Le genre, à une seule espèce près (subdepressus), qu'on dit originaiïre du Mexique, ce dont je doute beaucoup, est propre au Chili, au Tucuman et au Pérou.

MITRAGENIUS.

Sozten, Ann. d. L. Soc. entom. V, p. 328.

Menton presque aussi long que large, un peu rétréci à sa base, angulairement et fortement échancré en avant. — Les autres organes buccaux comme chez les Nycrezra. — Tète ponctuée ou finement rugueuse ; épistome non séparé du front par un sillon. — Antennes médiocres, velues, à articles 3 obconique, un peu plus long que les suivants, 4-8 de même forme, subégaux, 9-10 déprimés, un peu plus gros, 11 ovale, tronqué au hout et déprimé. — Prothorax à peine ou fortement transversal, subrectangulaire ou un peu rétréci en avant, profondément échancré en are à sa partie antérieure, à peine bisinué à sa base, avec les angles de celle-ci saillants. — Ecusson distinct. — Elytres plus larges que le prothorax à leur base, oblongo-ovales, rétrécies et un peu prolongées en arrière, peu convexes, carénées latéralement; leurs épipleures assez larges, avec un repli étroit, Fortement dilaté à sa base. — Pattes longues, pou robustes, velues ; jambes arrondies ; tarses médiocres, ciliés; le 1° article des postérieurs aussi long que le dernier. — Saillie prosternale recourbée en arrière des hanches antérieures. — Mésosternum court, avec une large excavation triangulaire. — Corps oblongo-ovale, presque glabre.

Genre découvert par moi aux environs de San-Luis de la Punta et dans la Sierra de Cordoba (Tucuman), d’où j'en ai rapporté cinq espèces, auxquelles on n’en a depuis ajouté aucune. Solier n’en à connu qu’une seule (Dejeanü), qu’il indique erronément comme du Chili, et M. Watorhouse en a décrit une seconde (1) ; les autres sont encore inédites.

Toutes sont de grande taille, et présentent sur chaque élytre, deux côtes longitudinales, étroites et peu saillantes, dans les intervalles des-

d'un aspect velouté, dont leurs élytres sont revêtues et qui forment cher la plupart un dessin élégant. Le type est la Nyct. decora, Erichs. Nov. Act. Acad: pat. Cur. XVI, Suppl. 1, p. 244, pl. 38, £. 2; figurée aussi par M. Blanchard in d'Orb. Voy.; Entom. pl. 14, f. 4 (N. nebulosa, Waterh. loc. cit.) ; des Andes de Bolivia. — Une seconde espèce est: N. elegans, Blanch. loc. cit. p.197, pl. 14, f. 5; du même pays. — Jecrois en outre qu'il faut y ajouter le Psectrascelis cinereus de Solier in Gay, loc. cit. p.147; du Chili.

(1) M. servus, Waterh. Ann. and Mag. of nat. Hist. XUIL, p. 43.— Les Nyctelia desertorum, serva, caraboides du Catalogue de Dejean (éd. 3, p. 206) appartiennent à ce genre; suivant M. Waterhouse (loc. cit.), elles ne seraient que des variétés d’une seule espèce.

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NYCTÉLIIDES. 173

quelles se trouve parfois une faible ligne élevée. Mais ce que ces organes ont de plus remarquable , c’est d’être revêtus d’une sorte de pellicule de couleur cuivreuse, que le frottement fait disparaître et qui est mouchetée de noir. Le prothorax est, chez toutes également, couvert de plis fins et très-nombreux.

AULADERA.

Sozier, Ann. d. l. Soc. entom. V, p. 331,

Les différences entre ce genre et le précédent se réduisent aux suivantes :

Menton transversal, rectangulaire, faiblement échancré en avant, muni à sa base d’une saillie pénétrant dans l’échancrure du sousmenton. — Dernier article des palpes maxillaires plus sécuriforme. — Epistome séparé du front par un profond sillon. — Prothorax subrectangulaire où subcordiforme, dilaté, arrondi et rire sur les côtés, assez fortement bisinué à sa base.

La sculpture du prothorax et des élytres est la mème que chez les MirraGeNIUS, et chez deux des trois espèces connues (1), on retrouve sur ces dernières cet enduit cuivreux, à taches noires, dont il a été question plus haut. Ces insectes sont du Chili et plus particulièrement des Andes de ce pays.

ENTOMODERES.

Souier, Ann. d. L. Soc. entom. V, p. 346.

Menton transversal, évasé, largement et fortement échancré en avant, — Languette plus ou moins saillante (2). Les autres organes buccaux comme chez les NycreLra. — Tête le plus souvent rugueuse ; épistome assez brusquement rétréci, angulairement échancré, séparé du front par un sillon arqué, plus ou moins distinct, —Antennes assez longues, hispides, filiformes, à articles 3 aussi long que les deux suivants réunis, 4-9 un peu obconiques, décroissant graduellement, 10 turbiné ou subglobuleux, perfolié, 11 un peu plus petit que 40, ovoïde

(1) Nyctel. crenicosta, Guérin-Ménev. Mag. d: Zool.; Ins. 1834; Mélas. p. 5. — À. andicola Lac., Solier, loc. oit. p. 334. — 4. gibbosa, Blanch. in d’Orb. Voy.; Entom. p. 195, pl. 13, f.8; indiquée comme du Brésil, mais, sans aucun doute, à tort.

(2) Solier l'indique comme plus saillante que chez les autres Nyctéliides, mais cela me paraît simplement accidentel. J'ai sous les yeux des exemplaires des trois espèces connues, où elle dépasse à peine le menton, tandis que chez d’autres elle le déborde assez fortement. L’exemplaire sur lequel a travaillé Solier et que j'ai entre les mains, était dans ce dernior cas.

474 TÉNÉBRIONIDES.

etaouminé.—Prothorax transversal, peu convexe, échancré ‘en avant, avec ses angles antérieurs saillants et aigus, prolongé de chaque côté en une forte saillie triangulaire, arquée, aiguë au bout, dirigée en arrière et plus ou moins redressée, tronqué à sa base. — Elytres oblongues, élargies en arrière, puis rétrécies dans leur tiers postérieur, planes en avant, fortement déclives en arrière, carénées latéralement ; leurs épipleures larges, avec un repli étroit dans toute son étendue, — Pattes longues, hispides; jambes arrondies; tarses finement ciliés partout, leur dernier article plus long que le 4%. — Saillie prosternale recourbée en arrière. — Mésosternum plan, déclive, échancré sur son bord postérieur. — Corps très-inégal en dessus, glabre ou à peine villeux.

Les espèces d’ailerons dont le prothorax est muni de chaque côté, font reconnaitre ces insectes au premier coup-d’œil. Is sont de grande taille , d’un noir sale, ordinairement voilé par une sorte d’enduit terreux, et leurs téguments sont raboteux et âpres en dessus. Deux carènes discoïdales se voient chez tous sur le prothorax, et chacune de leurs élytres en présente une voisine du bord latéral, et accompagnée de lignes saillantes ét de tubercules qui forment parfois uné sorte de réseau irrégulier.

On n’a ajouté aucune espèce aux quatre que j'ai rapportées autrefois des environs de Mendoza et de San-Luis de la Punta, dans les Parnpas de Buénos-Ayres (1).

Par suite de la forme de leur prothorax et de la sculpture de leurs téguments, ces insectes ont une analogie assez prononcée avec les SEPIDIUM, qu'ils me paraissent représenter dans l'Amérique du Sud.

TRIBU XX

PIMÉLIIDES.

Sous-menton muni d’un large pédoncule échancré en arc de cercle. — Languette cornée, en totalité ou en très-grande partie cachée parle menton, rarement échancrée; ses palpes insérés latéralement à sa base (2). — Mächoires découvertes; leur lobe interne muni d'un: cro-

(1) Je les ai désignées (Ann. d. Sc, nat. XX, p. 281), sans les décrire, sous les noms de erebi, cellulosus, satanicus, draco, qui leur ont été conservés. S0lier (loc. cit.) n’a connu que la première; M. Waterhouse (Ann. and Magaz. of nât. Hist. XINE, p.45) les a décrites toutes quatre. Suivant ce savant entomologiste, le cellulosus n’est qu’une variété de l’erebi.

(2) Les LasiosroLa sont les seules, à ma connaissance, qui fassent exception à cet égard. J'ai trouvé les palpes labiaux insérés à la face antérieure de la languette chez la L. pubesceñs, la seule de ce génre que j’aie disséquée.

PMÉLIIDES. | 475

chet corné, parfois bifide. — Dernier article des palpes maxillaires 16gèrement lriangulaire. — Mandibules séparées du menton par un vide considérable, — Tète courte, plus ou moins renflée en arrière, obtuse en avant, engagée dans le prothorax jusqu'aux yeux exclusivement; épistome court, laissant à découvert le labre etles mandibules. — Antennes de onze articles, le dernier libre ou non, très-souvent plus petit que le 10°, — Prothorax court et plus étroit que les élytres chez la plupart, non échancré en avant. — Ecusson distinct, transversalement dilaté en arrière (PLaryore excepté). — Epipleures des élytres larges, leur repli étroit dans toute son étendue. — Hanches postérieures médiocrement séparées, transversales, atteignant presque les élytres en dehors; éperons des jambes plus ou moins longs, en général robustes; tarses non canaliculés en dessous, ciliés, épineux ou frangés de longs poils. — Saillie intercoxale parallèle, arrondie ou tronquée en avant. — Episternums métathoraciques larges, arrondis au côté interne; leurs épimères distinctes. — Mésosternum large, parallèle; épimères mésothoraciques assez étroites, enveloppant les épisternums en dehors et en arrière.

Il y à peu à ajouter à la fêrmule qui précède. Le menton varie à peine ; il est toujours assez grand, plan ou très-peu convexe en dehors, plus ou moins suborbiculaire et étroitement échancré en avant. L'épistome n’est jamais séparé du front par un sillon. Les yeux sont moins allongés que dans les deux tribus précédentes, et sujets (SrerNopes, Prarvops) à se rapetisser et à devenir supérieurs. Les deux ou trois derniers articles des antennes sont généralement plus courts que les autres et assez souvent paraissent former une petite massue. Le dernier a une forte tendance à se confondre avec le 40°, soit en partie, soit totalement. Les arêtes latérales, qui séparent le pronotum des parapleures du prothorax, sont fréquemment placées assez bas et en forme d'arc à convexité inférieure. Enfin, les jambes et les tarses sont souvent comprimés et parfois très-fortement. Dans ce cas, ces dexniers, qui sont généralement hérissés de cils épineux, deviennent souvent presque lisses, et, par une sorte de compensation, acquièrent sur Chacun de leurs bords, une frange de longs poils fins.

La plupart de ces insectes figurent parmi les plus grands Ténébrionides ; les plus petits (Prerocoma, quelques LastosroLa) sont de taille moyenne. Le facies de tous, sans exception, est lourd et massif. Les Pimëuia sont les seules sur les mœurs desquelles on trouve des renseignements dans les auteurs, Ils s'accordent à dire que ce sont des isecles agiles et qui cherchent leur nourriture pendant les heures les plus Lrülantes de la journée. Aucune larve de la tribu n’est encore authentiquement connue (1).

(1) M. Mulsant (Col. d. France; Latig. p. 51) a décrit des larves trouvées par lui dans la terre d’une caisse où il avait renfermé diverses espèces, principa-

176 TÉNÉBRIONIDES.

Les Piméliides ont pour habitat le nord de l'Afrique jusqu’au Sénégal inelusivement, le littoral de la Méditerranée, et une zône qui, partant des bords de cette mer, s'étend jusque dans la Mongolie. C'est en Asie que se trouvent leurs formes les plus variées.

J'ai conservé, sauf deux (PonnomaLa, PoLpoGenta), tous les genres que Solier (1) à établis dans ce groupe, bien que la plupart reposent sur des caractères assez légers. Un seul (Srernopes) de ceux qui suivent lui est resté inconnu.

1. Yeux supérieurs. Prosternum et mésosternum contigus : Sternodes. — — distants : Platyope.

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