‹ Histoire naturelle des insectes (volume 5)Chapitre 36 sur 123 · II. Yeux latéraux, transversaux · texte numérisé non relu

II. Yeux latéraux, transversaux

a Article 11 des antennes plus long que 10 : Diesia.

aa — plus petit —

b Les quatre jambes postérieures non ou obsolètement quadrangulaires.

€ Les antérieures triangulaires, tranchantes ou dentées en dehors: Trigonoscelis.

ce Les antérieures linéaires ou légèrement trigones. d Les quatre postérieures comprimées : Lasiostola. dd — arrondies, e Epistome brusquement rétréci, Corps ovalaire.

Carène latérale des élytres non épineuse: Plerocoma. — épineuse : Prionotheca, ff Corps allongé : Ocnera.

ee Epistome graduellement rétréci : Thriptera, Pachyscelis. bb Les quatre jambes postérieures quadrangulaires, g Mandibules entières à leur extrémité : Gedeon. gg — bifides — Angle apical des jambes antérieures saillant : Pimelia. — — non — Pierolasia.

lement des Pimelia bipunctata, Scaurus tristis et Elenophorus collaris. Ces larves différaient notablement de celle de cette dernière espèce, qui est aujourd’hui connue; mais les conditions dans lesquelles eiles ont été observées n8 permettant pas de décider à laquelle des deux premières elles appartenaient, la science ne peut tirer aucun parti de cette description.

(1) Ann. d. 1. Soc. entom. V, p. 6.

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PIMÉLIIDES. 177

STERNODES.

Fiscuen DE WaLDi. Builet. à. Mosc. 1837, n° 4, p. 10 (1).

Menton subtransversal, étroitement et fortement échancré en avant; ses lobes arrondis. — Palpes grêles; le dernier article des maxillaires allongé et à peine sécuriforme.— Labre presque entier. — Epistome graduellement rétréci en avant. — Yeux supérieurs, médiocres, ovales, assez larges, entiers et transversaux. — Antennes assez longues, grèles, un peu déprimées, à articles subeylindriques : 1 épais, 3 cinq fois au moins plus long que 2, 4-8 allongés, subégaux, 9-10 plus courts et plus larges, en cône renversé, 11 aussi grand que 10, libre, ova-

Jaire, spongieux et acuminé en avant. — Prothorax fortement transversal, convexe, droit sur les côtés, avec ses angles antérieurs saillants, largement échancré et cilié à sa base. — Elytres amples, larges, seutiformes, déclives et fortement rétrécies en arrière, avec leurs angles huméraux saillants, carénées latéralement; leurs épipleures assez larges. — Pattes longues et grèles; jamhes'garnies de longs poils fins ; les antérieures faiblement trigones, les autres arrondies ; les éperons de toutes très-grands, un peu flexueux; tayses grêles, frangés de chaque côté de très-longs poils ; les articles des postérieurs fortement comprimés : le 17 beaucoup plus long que le 4; crochets très-longs et rès-grêles. — Prosternum plan, atteignant en arrière le mésosternum. — Celui-ci fortement déclive, un peu convexe.

Genre établi sur un grand et superbe insecte (2) originaire des régions à l’est de la mer Caspienne, découvert, il y a long-temps, par Pallas, et retrouvé, il y a une vingtaine d'années, par M. Karéline, puis par Lehmann, qui l’a rencontré très-communément aux environs de Bockhara (:). Il est lisse, d’un noir médiocrement brillant, avec une assez large bordure d’un beau blanc et deux bandes longitudinales, basilaires, de même couleur, sur chaque élytre. Ces bandes ainsi que la bordure ne sont pas dues à des poils, mais à une substance ayant complètement l'aspect de la gomme arabique desséchée, et qui est, sans aucun doute, le produit d’une sécrétion particulière. Elles sont le

(1) Syn. Tenepnio, Pallas, leon. Ins. p. 47.

(2) Tenebr. caspicus, Palas, loc. cit. Tab. C, f. 13; figure médiocre, faite d'après un exemplaire privé de son dessin. Fischer de-Waldheim en à donné une meilleure, loc. cit. pl. FE, f. 1a-f; mais il a eu le tort de changer le nom de l'espèce en celui de Karelini, tout en citant Pallas. — Depuis (Bull. Mose. 1844, I, p. 125), ce savant entomologiste a décrit, sous le nom de Sfernodes Mannerheimii, un insecte de la collection d’Eschscholtz, doni la patrie n'était pas indiquée. C’est, à n’en pas douter, un insecte américain du genre Praocis,

(3) Voyez Ménétriés, Ins. rec. p. Lehm. part. 2, p.10.

Coléoptéres. Tome V. 12

118 TÉNÉBRIONIDES.

plus souvent effacées chez les rares exemplaires qui existent dans les collections de l’Europe occidentale.

Ce remarquable insecte a une ressemblance prononcée avec les Nyc- TELIA à élytres cordiformes, et me paraît les représenter en Asie ; c’est ce qui m'a engagé à le placer en tête de la tribu.

PLATYOPE.

Fiscuen pe Wau. Entomogr. d. 4, Russ.}, p. 160 (1).

Organes buccaux des Dresra qui suivent, avec la languette fortement échancrée. — Tête très-courte, fortement déclive sur le front; épistome court, brusquement rétréci et échancré. — Yeux supérieurs, médiocres, suborbiculaires. — Antennes médiocres, grossissant un peu au bout, à articles obconiques : 2 transversal, 3 très-long, 4-8 graduellement plus courts, 9-10 plus larges, transversaux, 11 petit, tronqué au bout. — Prothorax très-court, médiocrement convexe, avec.ses côtés antérieurs rabattus, fortement dilatés, arrondis et carénés, rétréei en arrière, tronqué et transversalement impressionné de chaque côté à sa base. — Ecusson en triangle ourviligne. — Elytres courtes, triangulaires, planes, fortement déclives en arrière, carénées sur les côtés; leurs épipleures très-larges, subverticales. — Pattes médiocres; jambés comprimées; les antérieures en général très-larges, arquées et oré+ nelées en dehors; tarses antérieurs courts; les autres fortement comprimés, frangés de longs poils sur leur bord externe : leur 1° article pas plus long que le dernier. — Prosternum recourbé en arrière des hanches antérieures.

La forme des yeux distingue ces insectes de toutes les autres Piméliides, et en particulier des Dresra dont ils sont voisins. Avec une forme analogue à celle de ces dernières, leur corps est plus court; sa sculpture consiste également en petits tubereules âpres, maïs qui forment sur les élytres des bandes plus ou moins larges, et dont l’une remplace, sur les épipleures des élytres, la carène flexueuse qu’on 0bserve dans le genre en question. Les élytres sont en outre revêtues d’une fine pubescence blanche formant des bandes longitudinales, plus rarement une couche uniforme.

Les Pratyore sont répandues depuis la Russie méridionale jusque Me Mongolie. Les espèces connues s'élèvent, en ce moment, à huït (2).

(1) Syn. Tenepnio Pallas. — Pimera Fab., Herbst, Oliv. — Axis Fab.

(2) P, leucographa, Pallas, Icon. Ins. p. 54, pl. C, £, 20 (ÿ' leucogramma Eschsch.; Bassii Solier). — lineata, Fab. Syst. El, I, p.136 (dichotoma Fisch. d. Waldh.).— granulata, proctoleuca, Fischer d, Waldh. Entomogr. d. 1. Russie, 1, p. 161, pl. 15, £. 1 et 3.—unicolor Eschsch., Zoubkolf, Bull. Mosc. 1829,

PIMÉLUDES. 179

PIESIA.

Fiscren pe Waupu, Enfomogr. d, L Russ. L, p. 166.

Menton subtransversal, arrondi en avant, avec une échancrure étroite et profonde. — Dernier article des palpes en triangle allongé, — Labre tantôt en trapèze renversé, tantôt en carré transversal. — Epistome très-court, assez brusquement rétréci. — Yeux médiocres, transversaux, un peu saillants. — Antennes assez longues, grêlés, velues, à articles obconiques : 3 très-long, 4-8 décroissant peu à peu, 9 plus épais et plus long, en cône renversé, 10 de même forme, plus court, 11 au moins aussi grand que 10, ovalaire ou fusiforme, spongieux et acuminé au bout (1). — Prothorax transversal, assez convexe, rétréci à sa base; celle-ci largement échancrée et étroitement déprimée. — Elytres un peu plus larges que le prothorax, planes ou peu convexes, fortement déclives en arrière, carénées latéralement, avec les épaules plus ou moins distinctes : leurs épipleures très-larges, subverticales, munies d’une carène médiane partant des épaules, crénelée et flexueuse. — Pattes assez longues, villeuses; jambes antérieures plus où moins trigones, munies en dehors de fortes épines perpendiculaires à leur axe; tarses antérieurs courts, les autres longs, frangés de longs poils de chaque côté : leur 4* article un peu comprimé, égal au dernier. — Prosternum plus ou moins saillant en arrière, ne rejoignant pas le mésosternum. — Celui-ci déclive, un peu bombé.

Insectes asiatiques comme les précédents, et qui paraissent confinés dans les pays qui environnent au nord et à l’est la mer Caspienne. Leur prothorax et leurs élytres sont couverts de petits tubercules aigus, plus nombreux sur les côtés que sur la ligne médiane, et qui, sur les dernières, sont disposés en rangées plus ou moins régulières. La carène qui limite latéralement les élytres, est elle-même crénelée, et parmi les espèces connues il en est une (Karelini) où elle fait une Saillie notable au-devant des angles huméraux.

On en connaît en ce moment quatre espèces, toutes peu communes ailleurs que dans les collections russes (2).

P: 150, pi. 19, 1.7 (Karelini, Krynicki, ibid. FE, p. 193).— obliterata, collaris, Fisch, d, Waldh. ibid. 1844, 1, p. 60 sq. — mongolicagFalderm. Col. ab ill, Bungio, ete., p, 52,

(1) Jai sous les yeux un exemplaire de la Karelini, chez lequel ce dernier article est très-allongé. J'ignore si ce caractère est spécifique ou sexuel.

(2) D. sexdentata, quadridentata, Fischer d. Waldh. loc. cit. p.167, pl. 14, f. 8 et 7. — Karelini, Fischer d. Waldh, Bull. Mosc. 1844, I, p.63.— Fischeri, Ménétr. Ins, rec, p. Lehm. part. 2, p. 9, pl. 8, f. 11. Solier n’a connu que la Quadridentata.

La Karelini est inscrite dans quelques collections sous lo. nom de Lefeburei que lui avait imposé M. Karéline. M, de Motschoulsky (Bull. Mosc, 1845, I, p. 63)

180 TÉNÉBRIONIDES.

TRIGONOSCELIS.

Sourer, Ann, d. !. Soc, entom. V, p.21 (1).

Menton transversal, le plus souvent arrondi et échancré étroitement ou largement sur son bord antérieur, parfois tronqué, avec une fissure médiane très-étroite. — Dernier article des palpes en triangle allongé. — Labre rectangulaire, à peine ééhancré. — Epistome graduellement rétréci, largement échancré. — Yeux transversaux, subréniformes. — Antennes assez longues, grêles, à articles obconiques : 2 court, 3 trèsloûg, 4-8 décroissant graduellement, 9-10 plus épais, en cône renversé, celui-ci beaucoup plus petit que l’autre, 41 plus petit que 10, bien dégagé, ovalaire et fortement acuminé au bout. — Prothorax transversal, médiocrement convexe, légèrement rétréci à sa base; celle-ci un peu sinuée dans son milieu ; ses angles antérieurs saillants. — Elÿtres oblongues, subparallèles, peu convexes sur le disque, rétrécies et fortement déclives en arrière, arrondies aux épaules ; leurs épipleures assez larges, limitées supérieurement par une carène flexueuse, — Pattes longues; jambesantérieures fortementtriangulaires, tranchantes, arquées et crénelées sur leur bord externe; les autres subarrondies ou comprimées, velues et hérissées d'épines; les postérieures souventflexueuses; tarses antérieurs courts, les autres médiocres, à peine comprimés, frangés de longs poils de chaque côté. — Prosternum recourbé en arrière des hanches antérieures, souvent sillonné longitudinalement. — Mésosternum déclive, plan.

Ce genre se distingue sans peine de tous ceux qui suivent, par la forme des jambes antérieures. Toutes ses espèces sont de grande taille et glabres. Leur prothorax est couvert de tubercules plus où moins petits; d’autres beaucoup plus gros et disposés en rangées Jongitudinales, assez régulières, recouvrent les élytres. Une rangée d’autres très-petits et espacés se voit sur chacune des épipleures de ces organes.

Cette forme de Piméliides est également asiatique. Solier n’en a connu que deux espèces (nodosa, deplanata), mais il y en a bien davantage dans les auteurs (2).

exprimé l'opinion qu’elle appartient plutôt aux PLaTYoPE; mais la forme du dernier article de ses antennes, ses yeux et les épines de ses jambes antérieures, montrent que c’est bien une Diesra, quoique M. Ménétriés ([ns. rec. p.Lehm. part. 2, p.10) ait adopté l'opinion de M. de Motschoulsky.

La Platyope grandis de Faldermann (Col. ab ill. Bungio, ete. p. 51), belle espèce de la Mongolie, est plus ambiguë. Ses jambes antérieures sont faites comme celles des PLaryore, mais pour tout le reste elle appartient aux Diesta, où je crois qu’elle doit entrer en formant une section à part.

(1) Syn. Ocnena pars, Fischer d. Waldh. Entomogr. d. 1. Russie, I, p.169.

(2) Pim. nodosa, Fischer d, Waldh. Lettre à Pander, p.12,'et Entomogr. d.

PIMÉLIIDES. ' 181

LASIOSTOLA.

(Des) Souier, Ann. d.!. Soc. entom. V, p. 27.

Menton aussi long que large, arrondi sur les côtés, rétréci en avant, avec une étroite échancrure plus ou moins profonde, — Dernier article des palpes, surtout celui des maxillaires, trigone. — Labre saillant, en trapèze renversé. — Epistome extrèmement court, subitement rétréci et échancré en demi-cercle. — Yeux médiocres, assez saillants, transversaux, réniformes. — Antennes longues et grêles, à articles cylindriques : 3 très-long, 4-8 cylindriques, subégaux, 9 aussi long, obconique, 10 en cône renversé, 41 très-petit, brièvement ovoïde, libre. — Prothorax transversal, peu convexe, légèrement arrondi et caréné sur les côtés, tronqué en avant et à sa base, sinué au milieu de celle-ci. — Elytres ovalaires, peu convexes, fortement déclives et rétrécies en arrière, un peu plus larges que le prothorax à leur base, avec les épaules obtuses, carénées latéralement; leurs épipleures assez larges. — Pattes longues et peu robustes; jambes étroites, parallèles, comprimées, âpres et hispides; tarses longs, le 1®° article des postérieurs très-allongé. — Saillie prosternale plane, dépassant un peu les hanches antérieures: — Mésosternum déclive, légèrement bombé.

Genre aussi aisé à reconnaitre que le précédent, par suite de la forme des quatre jambes postérieures. Ses espèces peuvent se diviser en deux sections.

Le Tenebrio pubescens do Pallas (1), qui forme à lui seul la première, touche de très-près les Prerocoma qui suivent, par la pubescence assez longue dont il est revêtu, et la sculpture de ses élytres qui présentent chacune, outre leur carène latérale, trois fortes côtes granuleuses. Il est de moyenne taille, comme ces insectes, mais plus oblong.

La seconde se compose de trois espèces (2), les plus petites du

1. Russ. I, p. 14, pl. 14, f. 3; du pays des Kirguises; type du genre. — Ocnera deplanata, Krynicki, Bull. Mosc. 1832, p. 130 (Pim. Perevostchikovii, Zoubkoff, ibid. 1833, p. 326); même pays. — T. mirabilis, Falderm. ïbid. 1836, p. 380, pl. 7, f. 5; mème pays. — echinata, Fischer 4. Waldh. ibid. 18#4, I, p.57; Turcoménie. — Schrenchii, Gebler, Bull. d. l'Acad. d, St-Pétersb. JE, p.102; Sibérie, — armeniaca, Falderm. Faun. entom. Transe. IL, p. 21, pl. 2, f.3; Arménie, — gemmulala, seriata, pygmæa, Ménétr. Ins. rec. p. Lehm. part. 2, p, 5, pl. 3, f. 6,7; Turcoménie.

(1) Icon. Ins. p. 53, tab. C, f. 19.

(2) Pim. hirta, Fischer d. Waldh. Entomogr. d. 1. Russ. 1, p. 152, pl. 14, f.5,— Las. minima, Ménétr. Ans. rec. p. Lehm. part. 2, p. 7, pl. 3, f. 8. — Las. heterogena, Fischer d. Waldh. Bull. Mosc. 1844, I, p. 58.

M. Ménétriés (loc. cit. p. 4) fait de la première de ces espèces une PTEROGOMA ; mais je crois, avec Fischer de Waldheim, Dejean et Solier, qu’elle appartient au genre actuel.

182 TÉNÉBRIONIDES.

groupe actuel, revêtues d’une pubescence presque nulle ou médiocrement apparente, et dont les élytres sont couvertes de petits tubercules où plutôt d’aspérités parmi lesquelles on distingue deux où trois côtes peu saillantes.

Ces quatre espèces sont originaires de la Turcoménie et pays voisins.

PTEROCOMA.

SoLiEn, Ann, dl. Soc. entom. NV, p. 42.

Menton transversal, arrondi ou tronqué en avant, avec une trèspetite échancrure médiane. — Dernier article des palpes allongé et triangulaire. — Labre en trapèze renversé. — Orbites antennaires plus ou moins dilatées au-dessus des antennes ; épistome brusquement rétréci, échancré en demi-cercle (1). — Yeux assez petits, transversaux, subréniformes.— Antennes médiocres (graoilicornis excepté), peu robustes, hispides, à articles obconiques : 3 très-long, 4-8 décroissant peu à peu, 9 conique, plus long que 10, qui est de même forme, 11 très-petit, mais bien distinct, transversal ou subturbiné. — Prothorax très-court, convexe, un peu rétréci à sa base, arrondi et caréné latéralement.—Elytres plus larges que lui, brièvement ovalaires, carénées latéralement, échancrées en arc à leur base, avec leurs épaules obtuses; leurs épipleures assez larges. — Pattes de longueur variable, velues; cuisses arrondies ou faiblement comprimées ; jambes arrondies, granuleuses et hérissées de piquants, surtout les quatre premières; les antérieures ayant souvent leur angle apical externe un peu saillant (2); tarses médiocres, hispides. — Prosternum plan, dépassant un peu les hanches antérieures. — Mésosternum large, déclive, légèrement bombé.

Ce genre comprend quelques espèces asiatiques, dont le Tenebrio costatus de Pallas est le type, et qui, avec des formes très-voisines de celles des Prmeura les plus courtes, sont de taille moyenne et ont un aspect particulier dû à la villosité longue et molle qui les revêt de toutes parts, surtout en dessus, et à la sculpture de leurs téguments, qui consiste sur chaque élytre, outre la carène latérale, en deux côtes plus ou moins saillantes, crénelées, et dont les intervalles sont granuleux et parfois garnis de poils couchés. Une seule (punctata) fait

(1) Solier donne une fausse idée de la tête en disant qu’elle est trilobée antérieurement; les orbites des cavités antennaires, qu'il appelle des lobes, ne méritent pas ce nom. Il y a des espèces (par ex. piligera) chez lesquelles leur dilatation est à peine sensible.

(2) Je ne comprends pas ces expressions de Solier : « Tibias antérieurs courts, brusquement épaissis dès leur base; » elles ne s'appliquent à aucune des espèces à moi connues.

PIMÉLUDES, 183

exception sous ce double rapport, ses téguments étant glabres et ses élytres couvertes de nombreux points enfoncés, disposés sans ordre.

L’habitat de ces insectes s'étend depuis la Mongolie au nord, jusque dans la Turcoménie et la Buchatie au sud. On en connaît en ce moment six espèces (1).

PRIONOTHECA.

Souier, Ann. d. 1. Soc. entom. V, p. 89.

Menton transversalement suborbiculaire, avec une échancrure assez étroite et profonde au milieu de son bord antérieur. — Dernier article des palpes en triangle allongé, sensiblement plus court que le précédent. — Labre rectangulaire, transversal, entier. — Epistome brusquement et fortement rétréci en une saillie transversalement rectangulaire, séparée des joues par deséchancrures assez profondes.—Yeux transversaux, subréniformes.—Antennes très-longues, grêles, hispides, à articles 3 très-long, noueux à son sommet, ainsi que 4-8, ceux-ci décroissant peu à peu, 9-10 en cône renversé, inégaux, 41 petit, ovoïde et libre. — Prothorax très-court, convexe, arrondi latéralement, largement échancré en avant, tronqué à sa base. — Elytres amples, ovales, beaucoup plus larges que le prothorax, peu convexes sur le disque, carénées latéralement, avec la carène garnie de fortes épines : leurs épipleures larges. — Pattes longues; cuisses et jambes arrondies : celles-ci très-Apres, velues; tarses médiocres, hérissés de poilswigides, très-longs en dessous. — Saillie prosternale concave, recourbée en arrière des hanches antérieures.

La Pimelia coronata d'Olivier (2) forme à elle seule ce genre qui tient à la fois des Prerocoma par la forme générale du corps, et des OcnerA par celle des antennes et des pattes, mais que son épistome distingue nettement des unes et des autres. Ce bel insecte est lisse en dessus, avec quelques petits tubercules le long des bords latéraux et sur les épipleures de ces organes. Il est répandu depuis la Haute- Egypte jusqu’à l'extrémité méridionale de l’Abyssinie.

(1) Tenebrio costatus, Pallas, Icon. Ins. p. 52, tab. C, f. 18 (sarpæ Sol.). — Pim. denticulata, piligera, Gebler in Ledeb. Reise, Ias. p. 114.— Pler. gracilicornis Sol. loc. cit. p. 47 (sarpæ Fischer d. Waïldh.; inédit). — Per. tuberculata, Motsch. Bull. Mosc. 1845, I, p. 62. — Per. brevicollis, Ménétr, Ins. rec. p. Lehm. part. 2, p. 4, pl. 8, 1.5.

(2) Entom. I, 59, p.4, pl.2, f. 17; figure médiocre, ainsi que celle de Herbst, Die Kæfer, pl. 121, f. 5; la seule bonne qui existe, est celle donnée par Klug, Symb. phys. LL, pl. 12, f. 7.

+ ht sul

184 TÉNÉBRIONIDES.

OCNERA.

Fiseuer ne Wazou. Entomogr. d.l. Russ. I, p. 169 (1).

Menton transversal, tantôt quadrangulaire, tantôt arrondi aux angles, avec une petite entaille médiane. — Dernier article des palpes allongé, légèrement triangulaire. — Labre transversal, légèrement échancré en demi-cerele. — Orbites antennaires un peu dilatées, arrondies et un peu relevées; épistome brusquement rétréci et faiblement échaneré en are. — Antennes longues, grêles, hispides, à articles obconiques : 3 très-long, 4-8 décroissant graduellement, 9-10 en cône renversé, plus épais, inégaux, 41 petit, libre, ovalaire et acuminé au bout.—Prothorax transversal, convexe, arrondi sur ses côtés, tronqué à ses deux extrémités. — Elytres allongées, guère plus larges que le prothorax à leur base, et arrondies aux épaules, un peu déprimées sur le disque, non caréntes latéralement; leurs épipleures assez larges. — Pattes longues : jambes arrondies, tuberculeuses et hispides; tarses fortement ciliés et velus. — Saillie prosternale recourbée en arrière des hanches antérieures, plus rarement (angustata, Genei) saillante et acuminée.

Quoique le nom de Tracaynerma de Latreille soit généralement adopté pour ce genre, le droit de priorité exige qu'il porte celui d’OcxEra qui est antérieur de dix années (>).

Ses eBpèces sont les plus allongées des Piméliides vraies, et facilement reconnaissables à ce caractère ainsi qu'à la longueur de leurs antennes et de leurs pattes. À une seule exception près (Genci), elles sont de grande taille; toutes sont hispides et munies en dessus de petits tubercules très-nombreux et disposés en séries plus ou moins régulières sur les élytros; chez plusieurs ces organes sont en même temps légèrement sillonnés. Elles sont répandues depuis le Sénégal jusques au nord de la mer Caspienne (5).

(1) Syn. Tracuyognma, Letr. Règne anim. éd. 2, V, p.7.—Pixezta Fab., Herbst, Oliv. — Bracuysceuis; Fischer d. Waldh. olim.

(2) En fondant ce genre Ocnera, Fischer de Waldheim y a compris quatre espèces, dont la première (cephalotes) est une vraie Pimera, et la dernière (nodosa) une Tnicooscess ; les deux autres (muricata, imbricata) y rentrent seules. C'est à tort qu’on argücrait de cette circonstance pour donner la préférence au nom proposé par Latreille, car ce dernier n'avait pas mieux composé son genre Tracuyperma. Des quatre espèces qu'il cite à l'appui, une seule (hispida) y rentre réellement; les trois autres (longipes, morbillosa, anomala) sont des ADESMIA.

(3) Esp. africaines : Pim. hispida Forskæl, Fab., Herbst, Oliv. King (Symb. phys. Il, pl. 12, f. 8) en à donné une belle figure; elle sé trouve aussi dans l'Arabie et en Syrio. — Trach. Latreillei, du Sénégal; angustata, d'Algérie; Genei, d'Egypte; Solier, Anh. d. [, Soc, entom. V, p. 36; ces quatre espèces sont

FT. 1. me . + n rie. + à. LUS A ER ER? ©

PIMÉLIIDES. 188

THRIPTERA.

SoLiEn, Ann. d. 1. Soc, entom, V, p. 48.

Genre à peine distinct des Pacysceuis qui suivent, et que je n'adopte qu’en hésitant. Ses caractères différentiels portent sur les points suivants :

Antennes moins robustes; leurs articles 4-8 plus allongés. — Angles huméraux des élytres plus arrondis, et débordant moins la base des élytres.—Jamhes antérieures non ou légèrement (willosa) trigones; tarses plus grêles.

Les espèces ont la taille, la forme générale et la sculpture des PacHYSCELIS ; seulement toutes sont hispides en dessus. Elles sont africaines, à l'exception d’une seule que Solier n’a pas connue. Klug en a décrit, sous le nom de Pèm. crinita (\) une de l'Egypte, qui peut être considérée comme le type du genre.

Le genre est, jusqu'à un certain point, intermédiaire entre les Ocera et les PACHYSCELIS.

PACHYSCELIS.

SoLier, Ann. d. l. Soc. entom. V, p. 54 (2).

Menton de forme variable. — Dernier article des palpes subeylindrique et tronqué au bout. — Labre rectangulaire, transversal, sinué en avant, avec ses angles arrondis.— Epistome graduellement rétréci et légèrement échancré en demi-cercle. — Veux étroits, transversaux, subréniformes.— Antennes courtes, assez robustes, hispides, à articles 3 très-long, 4-9 de forme variable, mais toujours très-courts, suboyiindriques ou moniliformes, 10 plus court qu’eux, transversal, 41 trèspetit, conique, peu distinct du 10°. — Prothorax transversal, arrondi

les seules que Solier ait connues. — Esp. asiatiques : Pim. imbricata, Fischer d, Waldh. Entom. d. 1. Russ. I, p. 150, pl. 14, f. 4; du pays des Kirguises. — Trach. pilicollis, Faläerm. Bull. Mosc. 1836, p. 378, pl. 7, f. 6; mème pays. — Brachysc. muricatu, Fischer d. Waldh. ibid. 1837, n° 4, p. 15, pl. 2, £. 5 (Trach. asperula Dej., Ménétr. Ins. rec. p. Lehm. part. 2, p. 5); Turcoménie, — Ocn. lepidacantha, granulata, Fischer d. Waldb. ibid. 1844, I, p.55; même pays. — Pim. seiosa, Ménétr. Cat. rais. p. 192; Russie mér. — Trach. philistina, gomorrhana, Reiche et Sauley, Ann. d. 1, Soc. entom. 1857, p. 214; Syrie et Palestine. 7

(1) Symb. phys. IE, pl. 12, f. 9; outre cette espèce qu'il a eue entre les mains, Solier en à publié trois espèces nouvelles: T, Maillei, de la Haute-Egypte; Varvast, villosa, de l'Algérie, — Aj.: T. persicu, L. Redtenb, Denskrift, d. Wien. Acad. I; de la Perse mér.

(2) Syn. Bracuysceus, Solier in Dej. Cat. éd, 2, p. 179; olim.

186 TÉNÉBATONIDES.

sur les côtés, plus ou moins rétréci en arrière, tronqué en avant et à sa base; celle-ci faiblement sinuée dans son milieu, — Elytres oblongoovales, un peu plus larges que le prothorax et échancrées en arc à leur base, avec les épaules obtuses, sans carènes latérales, déprimées sur le disque; leurs épipleures arrondies, médiocrement larges. — Pattes courtes, hispides; jambes antérieures trigones, arrondies et crénelées sur leur tranche interne, leur angle apical externe dentiferme : les autres cylindriques ou un peu comprimées; tarses filiformes, médiocres, âpres ou pauci-épineux.

Avecce genre commencent les Piméliides qui, à des formes toujours robustes et massives, réunissent des pattes plus ou moins courtes. Toutes ses espèces sont d’assez grande taille, d’un noir mat et même sale, et couvertes sur toute leur surface supérieure de tubercules de grosseur variable, le plus souvent petits, très-serrés et disposés sans ordre sur les élytres, mais parfois moins nombreux, plus gros etformant sur ees organes, des rangées plus ou moins régulières; sculpture qui donne à ces insectes quelque ressemblance avec les Trico- NosceLis. La plupart sont glabres : un petit nombre (par ex. crinita, hirtella) sont revètues de poils courts et redressés.

Le genre est propre à l'Asie et à la Faune méditerranéenne. Solier qui en a décrit dix espèces, les a réparties dans deux sections :

Les Pacayscerts vraies, dont le menton rectangulaire est sinué ou entier en avant, et qui ont les articles 4-9 des antennes rarement moniliformes (1 );

Etles PHYMATRIOTIS, chez lesquelles le menton arrondi en avant est largement, mais peu profondément sinué, et qui ont les articles 4-9 des antennes constamment moniliformes (a). Elles sont, en outre, de forme plus courte et plus ovalaires que les précédentes.

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