‹ Histoire naturelle des insectes (volume 5)Chapitre 37 sur 123 · GEDEON · texte numérisé non relu

GEDEON

Retcne et Sauccy, Ann. d. l. Soc.entom. Sér. 3, V, p. 219 (3).

Monton fortement transversal, arrondi sur les côtés, médiocrement et subtriangulairement échancré. — Languette assoz fortement échan-

(1) P. depressa, ordinata Sol., clavaria Fald.; de la Perse et pays voisins; granulosa Latr., tenebrosa Sol., ’ Grèce; nina Sol., de l'Algérie ; hirtella Sol., de l'Orient. —La clavaria a Eté nomthée ainsi par M. Ménétriés, et non par Faldermann, comme le dit Solier; c’est la Pach. leprosa de ce dernier auteur,

(2) P. quadricollis Brullé ; obscura, poryphyrea Sol., de Morée.

Aj. aux deux sections précédentes : Pim. metopotapha, musiva, Ménétr. Cat.

rais. p.193; Russie mér.—Pach. granifera (metopotapha Ménétr.), gastridua, Mäñillata, Falderm. Faun. entom. Transc. Ï, p.13 sq.; même pays.—P. Karelini, Fischer d. Waldh. Bull. Mosc. 1844, I, p. 54; Turcoménie.

(3) Syn. MerAnosroza, Dej. Cat. 64. 3, p. 198. — Pimerra Solier.

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crée. — Dernier article des palpes triangulaire et beaucoup plus court que lepénultième, surtout aux labiaux. —Mandibules entières à leur extrémité.—Labre très-saillant, quadrangulaire et échancré en avant. — Tête fortement transversale, voütées; épistome très-court, brusquement rétréci, triangulairement échanéré. — Antennes plus courtes que le prothorax, hispides, à article 3 très-long, 4-10 obconiques, 44 très-petit, conique, peu distinct du 10°, — Prothorax transversal, convexe, rétréci en arrière, tronqué en avant et à sa base. — Elytres un peu plus larges que le prothorax, sblongo-ovales, convexes, déclives en arrière, sans vestige d’épaules ni de carènes latérales; leurs épipleures assez larges. — Pattes médiocres, âpres : jambes antérieures triangulaires, avec leur angle apical externe assez saillant, mais non dentiforme; iles quatre postérieures quadrangulaires; tarses médiocres, filiformes, presque glabres.

Dejean avait déjà établi ce genre sous lo norn de MEraNosroLA, tandis que Solier, qui én a décrit deux espèces, a cru devoir les laisser parmi les Prmezia. Elles sont en effet très-voisines de ces dernières et n’en diffèrent essentiellement que par la brièveté relative du dernier article de leurs palpes (r), la plus forte saillie de leur labre, l'intégrité de leurs mandibules et la grosseur de leur tête. Bien que ces caractères soient assez légers, ces insectes ont un factes assez différent de celui des PrmerrA, pour mériter d'en être séparés génériquement.

La Pimelia arabica de Solier (2) est le type du genre. Elle est de grande taille, d’un noir peu brillant, et parfaitement lisse sur la tête et le prothorax, tandis que ses élytres sont couvertes dé petits tuberoules d'autant plus saillants qu’ils sont plus postérieurs. Elle habite la Palestine, l'Arabie et l'Egypte.

PIMELIA. Fav, Syst. Entom. p. 251 (3).

Menton transversal, anguleux latéralement, plus où moins rétréci et en général fortement et angulairement échancré en avant. — Dernier article des palpes légèrement triangulaire ou subeylindrique et

(1) Ce caractère se retrouve presque aussi prononcé chez quelques Pimezta, telles que senegalensis, ruida et surtout angulosa, etc.

. (2) Ann, d. 1. Soc. éntom. V, p. 126 (G. hierichonticus, Reiche et Sauley, loc. cit, p- 221, pl.5,f. 8; Melan. oblonga Dej.) — La seconde espèce du genre est la Pin. simpleæ Sol. loc. cit, p. 123, et peut-être faut-il aussi y rapporter ses Pim. Cylindrica et parallelu; (la première est la Pirn. bajula d'Olivier, figurée par Klug, Symb, phys. IL, pl. 11, f. 8).— La Melanostola blapsoïdes de Dejean m'est inconnue.

(3) Syn. Pornowaza, Solier, Ann, d. 1. Soc, entom. V, p.72.

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fortement tronqué. — Labre saillant, le plus souvent rectangulaire et sinué en avant, avec ses angles arrondis. — Epistome tantôt graduellement, tantôt brusquement rétréci, échancré en demi-cercle. — Yeux transversaux, réniformes. — Antennes de longueur et de grosseur variables, à articles 3 très-long, 4-10 variables, 11 plus petit que le 106, peu ou non libre, tronqué obliquement chez.la plupart. — Prothorax court, plus ou moins convexe, parfois rétréci à sa base, arrondi et muni . sur les côtés d’une carène arquée, placée très-bas. — Elytres amples, ovalaires ou subglobuleuses, plus larges que le prothorax, ayant leurs épaules complètement effacées ou distinctes et abtuses, carénées latéralement; leurs épipleures larges. — Pattes de longueur variable ; jambes antérieures trigones et crénelées en dehors ; leur angle apical externe dentiforme et saillant; les quatre postérieures comprimées, quadrangulaires; tarses filiformes et pauci-épineux chez la plupart, comprimés chez les autres et dans ce cas frangés de longs poils en dessus et en dessous. — Prosternum presque toujours recourbé en arrière des hanches antérieures.

De tous ces caractères, le plus important est la forme quadrangulaire des quatre jambes postérieures. On ne la retrouve aussi régulière que chez les Grpron et les PrERoLASIA, mais associée à des jambes antérieures autrement faites. En y regardant de près, on voit qu’elle existe également, quoique affaiblie, dans le genre PonnomaLa de Solier, établi sur la Pim. suturatis de Fischer de Waldheim (1), et qui dèslors doit être réuni à celui-ci, comme Solier lui-même inelinait à le faire.

Les PimeLra sont généralement grandes, et aucune d’entre elles ne descend au-dessous de la taille moyenne. Mais elles présentent des différences assez sensibles sous le rapport de la forme générale (2), et la sculpture de leurs élytres varie tellement qu'il est impossible d’en rien dire de général. Leur tête et leur prothorax sont, au contraire, généralement lisses. Ce sont peut-être, avec les BracaycErus de la famille des Curculionides, les Coléoptères chez lesquels cette sculpture varie le plus sous l’influence des localités. Aussi a-t-on multiplié leurs espèces outre mesure, surtout Solier, qui n’a guère connu que celle de la Faune méditerranéenne (3).

(1) Je ne trouve aucune trace de cette espèce dans les écrits de Fischer de Waldheim; il l'avait sans doute répandue simplement sous ce nom, et dès-lors Solier (loc. cit. p. 74) l'a décrite le premier.

(2) C’est sur ces différences, plutôt que sur des caractères positifs, que Solier (loc, cit. p. 195, note) s’est fondé pour proposer de diviser le genre en quatre : 10 Pimena : Types : P. angulata F, sericea O1. bipunctata F. etc.; 20 Cawenonora : Type : 2, subglobosa L. etc. ; "80 Ampuyprena : Types : P.50abrosa, crassipes, obesa Sol. ele. ; 40 Ecrnonoma : P. hemisphærica, capillata Sol. Mais le genre, tel que Solier l’a restreint, est déjà trop faiblement caractérisé pour se prèter à une nouvelle subdivision. ;

(3) De tous les genres de sa Monographie, c’est celui-ci, avec les BLaps, quia

PIMÉLAIDES. s 489

C’est en effet à cette faune qu’appartient la grande majorité de ces insectes. En Afrique il ne paraît plus en exister au sud de la Haute- Egypte et du Sénégal, et en Asie au-delà du pays des Kirguises, au nord de la mer Caspienne.

PTEROLASIA.

SouiEr, Ann. d. l. Soc. entom. V, p. 66 (1).

Ce sont des Pmecra du Sénégal, dont le facies s'éloigne un peu de celui des espèces de ce genre, mais qui n’en diffèrent en réalité qu’en ce que leurs jambes antérieures sont moins triangulaires et n’ont pas leur angle apical externe saillant.

le plus besoin de révision, quant aux espèces dont il mentionne 84. Erichson (in Wiegm. Archiv, 1837, Il, p. 298; et Silberm. Revue entom. V, p. 27) a fait observer à ce sujet qu’il existe, dans l'Europe méridionale, une espèce, la rugulosa de Germar (Ins. Spec. nov. p. 134), qui varie à l'infini, et il exprime l’opinion qu'il faut y rapporter pas moins de 16 des espèces de Solier, à savoir : P.sublœvigata, rugulosa, bifurcata, Payrraudii, rugata, subscabra, undulata, Goryi, angusticollis, incerta, hesperica, lineata, gadium, bœtica et distincta. Îl ajoute que les P. Latreillei et denliculata ne diffèrent pas, à son avis, de la sericea d'Olivier.

Les espèces de ses prédécesseurs, dont Solier ne fait pas mention, sont les suivantes : Esp. africaines : P, subquadrata, J. Sturm, Catal. éd. 1826, p. 68, pl. 3, f. 19; Egypte (an Pacuyscenis?) — interpunctata, canescens, spinulosa, derasa, bajula, urticata, tuberosa, exanthematica, agregata, miliaris, aculeata, Klug, Symbol. phys. LE, pl. XI et XIE. — velutina, Klug in Ermann, Naturhist, atlas, p.39; Sénégal. — valida, Erichs. in Wagners Reise in Alger. HE, p.176; Algérie. — Esp. asiatiques : P. coriacea (chrysomeloides Herbst, Oliv.) ;

. de Syrie; arubica, de l'Arabie pétrée; Klug. Symb. phys. loc, cit.— gigantea, verrucosa, Fischer de Waldh. Entomogr. d. 1. Russ. I, p. 147, pl: 14; du pays des Kirguises. — cursor, tuberculata, neglecta, Ménétr. Cat. rais. p. 192; Rus- Sio mér, — capito, lucidula, Krynicki, Bull. Mose. 1832, p. 131; du pays des Kirguises, — sericata, affinis, Zoubkoff, ibid. 1833, p. 326; Turcuménie.

Postérieurement à son travail ont été publiées : Esp. européennes: P.costata, Walt, Rise n. Span. IL, p.69; Andalousie. —integra, monticola, Rosenh. Die Thier. Andalus. p. 190; même pays. — Esp. d. iles Canaries : P. lœvigata, SParsa, verrucosa, canariensis, lusoria, Brullé in Webb et Berthel, Canar. ; Entom p. 67.— Esp. de l'Algérie : P. Claudia, Buquet, Revue Zool. 1840, p.242. — Mulsanti, Levrat, Ann, d. 1. Soc. Linn. d. Lyon, Sér. 2, 1, p. 1. — Esp. asiatiques : P.'intermedia, interstincta, coordinata, plinthota, inæqualis, Fischer d. Waldh, Bull, Mosc. 1837, n° 4, p. 13; Turcoménie.—ventricosa, dubia, per- Sica, Schænherri, Falderm. Faun, entom. Trausc. Il, p. 7; Russie mér. — Puñclala, Gebler, Bull. d. l'Acad. d. St-Pétersb. JL, p. 102; Sibér. mér. — Marginata, Fischer d. Waldh. Bull. Mosc. 1844, I, p. 53; Turcoménie. — Minos, Lucas, Rev. et Mag. d. Zool. 1853; p. 575; Candie. — Solieri, Muls. et Wachanr. Mém. d. l'Acad. d. Lyon, Sér. 2, Sc. II, p. 8; Caramanie,

(1) Syn. Posrocena, Solier, ibid. p. 70. Ù

190 TÉNÉBRIONIDES.

Les deux espècesconnues ont l'épistome très-court et brusquement rétrédi, le prothorax presque aussi large: que les élytrés, et celles-ci plus ow moins déprimées en dessus et échancrées en arc à leur base, avec leurs angles huméraux distincts.

Solier en à fait deux genres que je crois devoir réunir en un seul, à l'exemple de Dejean. Il ne leur assigne, en effet, que des caractères différentiels de trop peu de valeur. Le plus important réside dans le menton, qui est rectangulaire et faiblement échancré chez les Prero- ASIA (1), un peu plus grand, anguleux sur les côtés et assez fortement échancré chez les POLPOGENIA (2). »

TRIBU XXI

MOLURIDES.

Sous-menton muni d’un pédoncule en général peu distinct. — Languette saillante, échancrée ; ses palpes insérés latéralement près de sa base (3). — Mächoires découvertes, leur lobe interne muni d’un crochet corné (4). — Dernier article des palpes maxillaires triangulaire: — Tôte tantôt libre, tantôt engagée: dans Je prothorax, mais jamais jusqu'aux yeux inelusivement ; épistome presque toujours séparé du front, laissant le labre et en partie les mandibules à découvert.—An-

(1) P.squalida, Sol. loc. cit. p. 68; Solier a fait une espèce distincte de la femelle sous le nom de P. distincta. Get insecte ressemble un peu à certaines Pacuvsceuis (par ex. obsoura, porphyrea); sa pubescence est assez fine et ses élytres ont chacune trois côtes régulières.

(2) P. asidioides, Sol, loc. cit. p. 71; elle est plus massive que la précédente, revêtue d’uue pubescence épaisse, et ses élytres présentent, comme chez beaucoup d’Asipa, un réseau saillant et irrégulier, variable selon les individus.

(3) Souvent, notamment chez les Mozunis, ces palpes paraissent insérés im= médiatement au-dessous des angles antérieurs de la languette. J'avais cru d'a= bord qu’il y avait 1à un caractère particulier à la tribu actuelle, Mais un examen plus attentif m'a fait voir que cette apparence vient de ce que les supponts de ces organes sont moins distincts que dans les tribus précédentes et se con= fondent parfois avec le corps de la languette, au point de n'être plus visibles. La même chose a lieu chez plusieurs Physogastérides et Praocides.

(4) Solier, dans son travail sur ces insectes (Mém. d. l'Acad. d, Turin, Sér. 2, VE, p. 213), a passé complètement sous silence la structure de ces organes. De son côté, M. Westwood (Trans, of the Zool. Soc. MI, p.227) assigne à ceux des Occousoma (Amaroes Dej., Sol.) deux lobes membraneux et ciliés. J'ai examiné les mâchoires de tous les genres de la tribu, sauf celles des Purcna, OX, GunocramôN, et partout (y compris les Occoosowa) j'ai trouvé leur lobe interne muni d'un crochet plus où moins développé. L’analogie autorise à admet tre qu’il en est demême dans lès trois genres ci-dessüs, en attendant qu'on ait vérifié ce qui en est.

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