‹ Histoire naturelle des insectes (volume 5)Chapitre 84 sur 123 · FAMILLE XLIX · texte numérisé non relu

FAMILLE XLIX

N ILIONIDES.

Menton allongé, non porté par un pédoncule du sous-ment 1. guette saillante. — Lobe des mâchoires lamelliformes, cilié. — Mandibules courtes. — Tête verticale, engagée dans le prothorax jusqu'aux yeux inclusivement, appuyée au repos sur les hanchés antérieures, — Yeux transversaux. — Antennes de onze articles, insérées à découvert au-devant des yeux.— Prothorax engagé dans une échancrure desélytres, lunulé, largement féliacé sur les côtés. — Pattes courtes; hanches antérieures et intermédiaires transversales; les antérieures saillantes au côté interne, contiguës, avec leurs cavités cotyloïdes ouvertes en arrière ; les secondes sans trochantins ; les postérieures fortement transversales ; tarses filiformes, les quatre antérieurs de cinq, les postérieurs de quatre articles, le pénultième échancré; leurs crochets simples. — Episternums métathoraciques parallèles ; leurs épimères distinctes. — Epimères mésothoraciques très-grandes, triangulaires. — Abdomen composé de cinq arceaux, tous distincts. — Corps hémisphérique.

Le genre Niro de Latreille ne peut rester parmi les Ténébrionides où il est classé depuis longtemps (1); ses hanches antérieures contiguës et dont les cavités cotyloïdes sont ouvertes, l’excluent absolument de cette famille. L'ensemble de ses autres caractères ne permet pas davantage de le faire entrer dans aucune-de celles qui suivent. J'ai examiné si, malgré leurs tarses hétéromères, ses espèces ne pourraient pas être classées parmi les Fongicoles de Latreille qui ont un genre de vie semblable et dont plusieurs (par ex. CorynomaLus) sont également hémisphériques; mais j'ai trouvé cette mesure impraticable. Il ne reste plus, dès-lors, qu’à les constituer en une famille à part.

(1) Latreille ne l’a presque jamais laissé deux fois de suite à la même place dans le cours de sa longue carrière entomologique. Après lavoir d’abord (Hist. nat. d. Crust. et d. Ins. X, p. 333) mis à la suite des Pyryo, il l’a successive ment placé immédiatement après les LagniA (Gen. Crust. et Ins. I, p- 198; et Considér. génér. p.211), les Hecors (Règne anim. éd. 1, HILL, p. 306), les CNoy DALON (Fam. nat. p. 378), puis enfin (Règne anim. éd. 2, V, p. 32) les HELæÆus où il est en ce moment. M. De Castelnau seul (Hist, nat. d. Col. I, p. 227) l'a placé avant ce genre à la fin de sa tribu des Diapérides, ce qui revient à peu près au même.

NiLIONIDES. 519

Ces insectes sont propres aux parties chaudes de l'Amérique. On les tronve immobiles ou marchant lente ur les bolets ou les troncs des arbres; quand on les touche, il mulent la mort, mais sans se laisser tomber. Ils exhalent à un haut degré l'odeur propre aux Hétéromères bolétophages.

NILIO.

Larn. Hist, nat. d. Crust. et d. Ins. X, p. 333 (1).

Menton au moins aussi long que large, quadrangulaire ou arrondi en avant. — Languette arrondie antérieurement. — Dernier article des-palpes labiaux ovalaire et obtus au bout, celui des maxillaires en triangle allongé. — Mandibules arquées, entières au bout. — Labro saillant, un peu arrondi en avant. — Tête courte, peu convexe, terminée par un court museau transversal. — Yeux médiocres, entiers. — Antennes assez robustes, médiocres, grossissant très-légèrement, à aticles 3 plus long que 2 et que les suivants; ceux-ci obconiques, devenant peu à peu moniliformess 41 suhorbiculaire. — Prothorax petit, déclive, convexe &ur le disque, coupé obliquement et sinué de chaque côté en arrière. — Ecusson en triangle allongé. — Elytres régulièrement hémisphériques ; leur repli épipleural large, horizontal, tanchant sur son bord externe. — Pattes assez courtes, pêu robustes ; jambes arrondies, sans éperons ; tarses villeux, le 1" article des pos-

rs assez allongé. — Saillie intercoxale de l’abdomen assez longue ebaiguë. — Mésosternum court, caréné, muni en avant @’une saillie plus ou moins longue.

Ces insectes ressemblent à des CoccneLLA et à certain Æciraus de la famille des Érotylides, au point que Fabricius s’y est trompé et'a placé à la fois dans ces deux genres la seule espèce qu'il ait connue. IL sont de taille médiocre et le plus souvent d’un fauve rougeâtre ou testacé, avec les élytres sujettes à devenir noires. Une pubescence d'aspect lanugineux, tantôt très-courte et uniforme, tantôt disposée en touffes sur les élytres, les revêt en dessus. Ils sont répandus depuis le Mexique jusque dans le Brésil méridional, et pour la plupart assez communs. On n’en a encore décrit que cinq espèces (2).

(1) Syn. Cocenverra, Fab. Entom. Syst. I, p. 286 et Syst. EL. I, p. 378.

(2) Coccin. villosa, Fab. Entom. Syst. et Syst. EL. loc. cit.; de Cayenne et du Brésil, On lui rapporte ordinairement, mais à tort, l'Ægithus marginalus de Fabricius et l'Erotylus cinctus de Herbst; le premier est un Eumorphide du geure Convnowazus, le second est un Érotylide du genre Zoxamus; Voyez Lacord, Mon, d. Érotyl. p. 278 et 473.— N. lanatus, maculatus, fascicularts, Germar, Ins. Spec. nov: p. 161; Brésil. — marginellus, Érichs. Archiv. 1847, 1, p. 120; Pérou.

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