I. Yeux très-grands, rapprochés : Dendroides
Genre incertæ sedis : Lemodes,
PYROCHROA. ; Georrn. Hist. d. Ins. d. env. d. Paris, I, p. 338 (1).
Menton transversal, arrondi en avant. — Languette divisée en deux lobes membraneux arrondis. — Dernier article des palpes maxillaires cultriforme, étroit et aigu au bout. — Mandibules bifides à leur extrémité. — Labre assez saïllant, subsinué en avant. — Front tronqué en arc de cercle au niveau des antennes ; épistome déprimé, un peu rétréci et tronqué en avant. — Yeux de grosseur variable, allongés, fortement séparés en dessus, largement échancrés. — Antennes notablement plus longues que le prothorax, à articles 1 en cône allongé, 2 court, obconique, 3 à peine ou pas plus long que les suivants, 4-10 où 5-10 émettant au côté interne une dent triangulaire ou un rameau
sont connues : P. coccinea, Ahrens in Silberm. Revue entom. I, p. 247, pl. 14, f.1-9; L. Dufour, Ann. d. Se. nat. Sér. 2, XII, p. 322, pl. 5, . 1 ; avec beaucoup de détails anatomiques; CGhapuis et Candèze, Mém. d. 1. Soc. d. Sc. d. Liège, VIN; pl. 7, €. 3; figure originale, mais sans description; Muls. Col. d. France ; Latipenn. p. 36.— rubens, Westwood, An Introd. etc. I, p. 288, f. 32, n°8 11-12. — pectinicornis, Ghapuis et Candèze, loc. cit, VII, p. 526, pl. 7, f. 4.
Pour une description générale comprenant ces larves et celles des Pyrmo, voyez Erichson, Archiv, 1842, I, 371; reproduite par MM. Chapuis et Candèze, loc cit. p. 525.
(1) Syn. Canrnanis Linné, Scop. — Lawryris Gmel.
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602 PYROCHROÏDES.
filiforme plus long chez les mâles, — Prothorax déprimé, transversal, subquadrangulaire, très-brièvement rétréci à sa bases cellesci rébordée. — Ecusson en triangle curviligne: — Elytres peu convexes et graduellement élargies en arrière. — Pattes longues, peu robustes; cuisses subparallèles ; jambes sans éperons; 12° article des tarses pos= térieurs aussi long que les suivants réunis. — Corps finement pubescent.
. Outre leur sixième segment abdominal et leurs antennes plus fortement pectinées ou flabellées, les mâles diffèrent souvent de leurs femelles par la sculpture de la tôte. Chez les espèces européennes, ce caractère sexuel est absent ou peu prononcé (1), tandis que chez celles de l'Amérique du Nord (2), il donne à la tête de ce sexe des formes bizarres. |
Les Pyrocaroa ont cela de particulier, que le rouge écarlate ou ferrugineux entre au moins pour une partie dans leur livrée. Leurs élytres sont très-finément chagrinées, sans aucune trace de ponctuation. On les trouve principalement dans les bois, sur les feuilles, et quand on les saisit, elles simulent la mort pendant quelques instants, mais sans contracter leurs antennes et leurs pattes. Elles sont disséminées en Europe, en Asie, aux Indes orientales et dans l'Amérique du Nord (3).
SCHIZOTUS.
New. The entom. Mag. V, p. 374.
Genre douteux et que je n’admets que parce que M. J. L. Le Conte(4) en à fait autant et indique, ce que n'avait pas fait M. Newman, que le dernier article de ses palpes maxillaires est ovale et non pas cultriforme.
Pour tout le reste, l’espèce (cervicalis Newm.) des Etats-Unis, sur laquelle il à été établi, paraît être génériquement identique avec la
(1) I n'existe, à ma connaissance, que chez la pectinicornis. On remarque chez cette espèce, à la partie postérieure dé la tête, deux profondes excavations qui envahissent plus de la moitié du cou. C’est un acheminement vers ce qui existe chez les espèces américaines.
(2) P. flabellata, Fab. Syst. EL IL, p. 109; Oliv. Entom. I, 53, pl. 1, £. — femoralis, J. L, Le Conte. Proceed. of the Acad. of Philad. VI, p. 264.
(3), Aux espèces américaines qui précèdent, aj. : Esp, européennes: P. cocz cinea, Linné, Faun. Suec, p. 202 (P.rubra De Géer, purpurata Schrank). — rubens, Fab. Entom. Syst. Il, p, 105 (satrapa Schrank): -— pectinicornis, Linné, Faun. Suec. p. 203 (P. rubra © De Géer). — Kiesenwetteri, L. Faitm: Ann, d. 1. Soc. entom. 1849, p. 424; Sicile, — Esp. de la Sibérie or. : P. fuscicolis, cand'inalis, Manwerh. Bull. Mosc. 1862, IL, p; 301.— Esp. des Indes on: * P. longa, Perty, Col. Ind, or. p. 41.
(4) Proceed. of the Acad. of Philad, VIL p. 274
PYROCHROÏDES. 603
Pyrochroa flabellata du même pays. Comme le mâle de cette dernière, son mâle a les antennes longuement flabellées et la tête fortement fouillée et excavée en dessus, Sous le rapport de la taille et des couleurs, les deux espèces ont la plus intime analogie (1).
DENDROIDES.
Larr. Considér. génér. p.212 (2).
Genre également très-voisin des Pyrocuroa et n’en différant essentiellement que par les caractères qui suivent :
Yeux très-gros, subcontigus ou (festaceus) légèrement séparés chez les mâles, plus ou moins distants chez les femelles. — Antennes grèles, filiformes, finement et densément velues, émettant des rameaux de mème nature, à partir du 32 ou du 4 article; ces rameaux très-longs dans le premier de cessexes, médiocres dans le second.
Latreille a fondé ce genre sur un insecte de l'Amérique du Nord qui n'a été encore que brièvement décrit (3) et auquel sont venues s’ajouter depuis trois autres espèces du même pays (4). Quelque temps après, Fischer de Waldheïm l’a établi sur un rare insecte de la Russie méridionale, dont je nai vu aucun exemplaire, mais qui, d’après la description et la figure qu’il en a données, semble différer par plusieurs caractères essentiels des espèces américaines (5).
(1), M. Newmann comprenait dans le genre, quoique avec quelque hésitation, la Pyrochroa flabellata, plus une Pyr. puncticollis de Say que je ne parviens pas à découvrir dans les écrits de cet auteur, M. J. L. Le Conte n’en fait pas
mention, ni M. Melsheimer dans son Catal. of the describ, Col, of the Unit.- : States. ” (2) Syn. Poconocenus, Fischer d. Waldhi. Mém. d. 1, Soc. imp. d. Nat, d.
Mosc. ILE, p. 281; nom postérieur d'environ deux ans à celui de Latreille.
(3) Latreille ne l’a pas même nommé, et ce n’est que par Lepelletier de Saint-Fargeau et À. Serville (Encycl. méth.; Ins. X, p. 261), qui ne l'ont pas décrit non plus, qu’on sait qu'il l’appelait canadensis. 11 n'a encore été publié
©n peu de mots que par M. Newman (The entom. Mag, V, p. 375), sous le nom
de bicolor, et par M. 5. L. Le Conte (Proceed. of the Acad. of Philad. VI,
D. 275), qui lui a conservé le nom de Latreille; c’est aussi le Pogon. ruficollis
de Dejean, Cat. éd. 3, p. 237,
(f) Pogon. concolor, Newm. loc. cit. (D. concolor, 3. L. Le Conte, loc. cit.). | — Pogon. ephemeroïides, Mannerh. Bull. Mose. 1852, n° 2, p. 348; Sitkha, — | D. testaceus, Y. L, Le Conte, loc. cit.
(5) P. thoracicus, Fischer d. Waldh. loc. cit. pl. 15; et Entomogr. d. ]. Russ. I, frontispice du « Genera des Insectes. » — D'après cos figures, cet insecte n'aurait que dix articles aux antennes, dont le 2s et le 3e très-courts ; les ra- Meaux partiraient du 4, etle dernier en porterait deux. Le corps serait en
même temps parallèle et cylindrique. Peut-être ce genre pourra-t-il être conservé.
PE v.
604 PYROCHROÏDES,
Note.
Le genre suivant s'éloigne beaucoup de ceux qui précèdent, par la forme de ses antennes et de ses tarses. Je doute qu'il appartienne À la famille actuelle, dans laquelle M. Bohemann l’a placé, quoique la livrée de l'espèce qui le compose soit celle d’une Pyrochroïde,
LEMODES.
Bousm. Voy. d. 1. Frégat. Eugénie; Ins. p. 104.
Dernier article des palpes maxillaires grand, subtriangulaire, tronqué au bout. — Tête subtriangulaire, rétrécie en avant. — Yeux petits, arrondis, convexes. — Antennes presque de la longueur de la moitié du corps, submoniliformes, peu à peu et légèrement épaissies; leur 2° article un peu plus court que le 3°, le dernier oblong, acuminé. — Prothorax un peu plus long que large, tronqué à ses deux extrémités, fortement arrondi et dilaté sur les côtés en avant, trèsrétréci et étranglé à sa base, largement impressionné en dessus. —" Ecusson subtriangulaire, arrondi en arrière. — Elytres tronquées à leur base, deux fois plus larges et trois fois plus longues que le prothorax, parallèles, avec les épaules arrondies en arrière, impressionnées entre leur base et leur milieu. — Pattes médiocres, grêèles; cuisses peu épaissies; jambes droites ; tarses étroits, le 1° article des postérieurs aussi long que les suivants réunis. — Corps oblong, densément pubescent.
Le type (1) du genre est un petit insecte de l’Australie, d’un rouge sanguin clair, et revêtu d’une épaisse pubescence orangée entremélée de quelques longs poils redressés, avec les antennes et les pattes noires; le dernier article des premières est blanc.
(1) L. coccinea, Bohem. loc. cit. pl. 2, f. 2 a-f.
FAMILLE LVL à
MORDELLIDES. .
Menton porté par un pédoncule du sous-menton. — Languette saillante, membraneuse, cordiforme. — Deux lobes aux mâchoires, membraneux, ciliés, non soudés à leur base. — Dernier article des palpes maxillaires cultriforme. — Mandibules courtes, munies d’une lame membraneuse au côté interne. — Tête verticale, courte, s'appuyant sur les hanches antérieures, munie d’un col étroit, entièrement engagé dans le prothorax; son vertex contigu à ce dernier, et ne dépassant pas son bord antérieur. — Yeux grands, ovales, déprimés. — Antennes de onze articles, insérées à découvert au-devant des yeux et au-dessus de la base des mandibules, fliformes ou légèrement dentées, — Prothorax incliné, aussi large que les élytres à sa base; ses bords latéraux tranchants. — Elytres planes, graduellement atténuées à découvert, arquées, laissant plus ou moins le pygidium à découvert, — Pattes longues; hanches antérieures robustes, très-saillantes, contiguës, recouvrant les intermédiaires, pourvues de trochantins; leurs cavités cotyluïdes très-largement ouvertes en arrière; les intermédiaires transversales, médiocrement séparées, munies de trochantins ; les postérieures transversales, lamelliformes, contiguës; cuisses postérieures larges, comprimées ; jambes munies d’éperons, les postérieurs tès-longs ; les quatre tarses antérieurs de cinq, les postérieurs de quatre articles; crochets simples ou divisés et pectinés. — Episternums métathoraciques médiocrement larges, parallèles chez la plupart. — Abdomen de cinq segments, tous distincts.
Restreinte à ses éléments naturels, c’est-à-dire aux anciens genres Monoecra et Anaspis, cette famille est la plus homogène qui existe parmi les Hétéromères. Le facies de ses espèces ne s’altère jamais d’une manière un peu notable, et par suite ne donne lieu à aucune incertitude. Ce sont des insectes au plus de taille médiocre, souvent petite, et dont le corps, plus ou moins allongé, est épais, régulière-
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