I. Antennes de structure normale
A Saillie prosternale très-large, plane, ni arquée ni verticale en arrière ; Hylotrupes.
B —— de largeur médiocre, jamais comprimée et lamelliforme, a Art. 3-4 des antennes égaux.
D Des callosités sur le disque du prothorux.
Prothorax très-fortement dilaté et arrondi latéralement : Sympiezocera.
— médiocrement dilaté et arrondi latéralement: Semanotus.
bb Point de callosités sur le prothorax : Calydon. aa Art. 3 des antennes beaucoup plus long que 4; prothorax sans callosités.
Elytres munies de lignes éburnées saillantes : Dularius.
— sans lignes éburnées saillantes : Rhopalopus.
(1) Syst. Cerambyc. p. 263.
(2) Gener. d. Col. d'Eur.; Longic. p. 131.
(3) Ils sont peu nombreux et se bornent aux genres AzLorsra et Ternorrum, Le premier, ayant les cavités cotyloïdes intermédiaires fermées en dehors, appartient à un tout autre groupe que celui-ci; on à vu précédemment le second parmi les Asémides, Je crois, avec M. J. Thomson, que le genre Anisan- THRON doit être placé ici, bien qu’il s'éloigne un peu des autres espèces par ses hanches antérieures plus saillantes et dont les cavités cotyloïdes sont moins ouvertes en arrière, M. L. Fairmaire (loc. cit, p. 124) a établi sur lui seul un groupe particulier.
(4) Les larves des espèces suivantes sont connues : Callid. luridum, Ratzeb.
CALLIDIIDES. 15
G Saillie prosternale nulle ou réduite à une Jamelle verticale. ec Saillie mésosternale en carré allongé : Lioderes. cc — — triangulaire.
d Corps glabre ou finement pubescent; prothorax non anguleux sur ses côtés.
Prothorax déprimé, non calleux en dessus : Callidium. — plus ou moins convexe, très-souvent calleux en dessus : Phymatodes.
dd Corps densément pubescent; prothorax anguleux latéralement : Pyrrhidium.
II. Antennes à art, 2-4 courts, subégaux, les suivants très-longs : Anisarthrôn.
Genre incertæ sedis : Euryoptera.
HYLOTRUPES, A. Senv. Ann. d. l. Soc. entom. 1834, p. 77 (1).
Mâle : Palpes subégaux, lour dernier article en triangle allongé. — ‘Tête presque plane entre les antennes; front subverlical, transversal. — Antennes peu robustes, finement pubescentes, atteignant à peine le milieu des élytres, à articles 4 assez long, cn massue arquée, 3 du double plus long que 4, celui-ci plus court que 5, ce dernier et les suivants subégaux, 41 obtus au bout. — Yeux fortement échancrés. — Prothorax transversal, cordiforme, dilaté et arrondi sur les côtés, peu convexe et muni de deux callosités luisantes sur le disque. — Ecusson arrondi en arrière.— Elytres peu convexes, médiocrement alongées, parallèles, arrondies à leur extrémité. — Pattes assez courtes, les postérieures seules assez longues; cuisses pédonculées, fortement en massue au bout, les postérieures ne dépassant pas le 3° segment abdominal; jambes grèles, les éperons des quatre postérieures longs ; 1e article des tarses au moins aussi grand que 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal étroit, en carré subtransversal. — Saillies mésosternale et prosternale très-larges, transversales, planes; la {re subparallèle, la 2° tronquée et à peine déprimée en arrière, — Corps médiocrement allongé, large, villeux.
Die Forstinsekt. I, p.257, pl. 17, f. 2. — C. violaceum, Kirby, Trans. of the Lino. Soc. V, p. 246, pl. 12, f. 1-14. — C. sanguineum, Goureau, Ann. d. 1, Soc. entom, 1843, p. 99, pl. 4, n° IV, f. 1-4. — C, dilatatum, Heeger, Sitzunsber 4, Wien. Akad. XI, p. 935, pl. 4. — Hylotrupes bajulus, Heeger, ibid. XXIV, p. 323, pl. 4; Ed. Perris, Ann. d. 1. Soc. entom. 1856, p. 454, pl. 6, f. 369-375, — Anisarthron barbipes, Schmidt, Stettin. entom. Zeil. 1843, p. 107. — Sauf celle du Callid. dilatatum observée sous l'écorce du Fagus sylvestris, ces larves vivent dans le bois mort et souvent dans l’intérieur des habitations.
(1) Syn. Cenausyx Linné, De Gecr, — Cazzipiux veter. auctor.
Femelle : Antennes atteignant à peine le tiers de la base des élytres. — Dernier segment abdominal beaucoup plus long que large, rétréci et arrondi en arrière. — Corps plus court et plus large.
Ce genre est le seul du groupe actuel dont les saillies mésosternale et prosternale soient toutes deux très-larges. Ce caractère, réuni aux callosités du prothorax et à la villosité dont le corps est partout revêtu, le rend facile à reconnaître. Il a pour type un insecte (1) d'assez grande taille pour un Callidiide, commun dans toute l’Europe, d’où il a été importé sur une partie du globe. Il est très-sujet à varier. Los exemplaires normaux sont d’un brun noirätre en dessous, d’un noir bronzé en dessus, tous deux brillants. Le prothorax est densément pointillé sur le disque, plus fortement sur les côtés; les élytres sont assez fortement rugueuses, et présentent dans leur moitié basilaire plusieurs dépressions corradées et remplies d’une villosité plus dense que celle qui recouvre leur surface. Dans certaines variétés, cette villosité est presque absente, et la livrée générale est d'un fauve plus ou moins pâle. Il y en a une seconde espèce (2) dans l'Australie.
SYMPIEZOCERA.
H. Lucas, Ann. d. l. Soc. entom. 1851; Bullet. p. CVI (3).
Femelle : Palpes maxillaires notablement plus longs que les labiaux ; leur dernier article en fer de hache oblique, celui des labiaux en tiangle presque régulier. — Tête presque plane entre les yeux; front subvertical. — Antennes robustes, hérissées de quelques longs poils fins, déprimées, rapidement atténuées, dépassant un peu le milieu des élytres, à articles 4 médiocre, 3-5 égaux, un peu plus longs que les suivants, ceux-ci décroissant graduellement. — Yeux profondément et largement échancrés (4), fortement séparés en dessus. — Prothorax transversal, très-fartement rétréci en arrière, avec ses côtés antérieurs fortement arrondis, peu convexe et pluri-calleux en dessus, muni d’un faible sillon transversal, près de son bord antérieur et à sa base. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres médiocrement allongées, planes sur le disque, parallèles, arrondies en arrière, beaucoup plus
(1) Cer. bajulus, Linné, Syst. nat. II, p. 636 (Callid. id. Fab., Oliv., Panzer, etc.).L’Hyl. bullatus de M. J. L. Le Conte, (Journ. of the Arod. of Philad. Ser. 2, IL, p. 31), décrit d’après un exemplaire des environs de New-York, parait n’en être qu'une variété accidentelle, à callosités du prothorax plus fortes que de coutume, et dont les élytres étaient atténuées en arrière.
(2) Cailid. asemoides, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Sér. 3, I, p. 563.
(3) Syn. Xexonoruw, De Marseul, Rev. et Mag. de Zool. 1856, p. 48; genre non caractérisé.
(4) M. L. Fairmaire (Gener. d. Col. d'Europe; Longic. p. 190) les indique, à tort, comme étant complétement séparés en deux parties; ils sont échancrés: à la façon de ceux, par exemple, du Æhopalopus clavipes.
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larges en avant que la base du prothorax. — Pattes médiocres, robustes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures sensiblement plus courtes que les élytres; tarses de la même paire à article 1 égal à 2-3 réunis. — Saillie mésosternale horizontale, transversale, à peine échancrée en arrière. — Saillie prosternale assez large, parallèle, fortement arquée postérieurement. — Corps large, hérissé de poils fins partout, sauf sur les élytres; celles-ci revètues de cils couchés peu abondants.
Je-n’ai pas vu de mâles de l'unique espèce (1) du genre, et les auteurs, en très-petit nombre, qui ont parlé du genre, me paraissent avoir été dans le même cas. Mais j'ai sous les yeux celui d’une espèce nouvelle (2) originaire du Japon, qui, au point de vue générique, ne diffère de la précédente que par sa saillie mésosternale en carré plus long que large, comme ceïle des Raopazopus. Ce mâle a les antennes et les cuisses postérieures un peu plus longues que les élytres; mais, du reste, ces parties, comme le surplus de son organisation, sont à l'état normal.
Le genre me paraît ètre intermédiaire entre le précédent et les SEMANOTUS. Au facies du premier, il réunit les antennes et les pattes des seconds; la livrée de ses espèces a même beaucoup d’analogie avec celle du Seman. undatus. Elles figurent parmi les plus grandes du groupe et sont propres à l’ancien continent.
SEMANOTUS.
Mus. Col. d. France; Longic. 64. 1, p. 54 (3).
Mèmes caractères que les SymprezocerA, sauf les différences suivantes : h
Antennes un peu plus longues que le corps chez les &, plus courtes que lui chez les &, du reste pareilles. — Prothorax notablement moins
(1) S. Laurasi, Lucas, loc. cit. (Xenod. Bonvouloirii, De Marseul, loc. cit.); figuré par M. L. Fairmaire, loc. cit. pl. 59, f. 281; découvert primitivement en Algérie, puis retrouvé en Corse; on l’a même pris à Paris où il avait été apporté avec des bois provenant du premier de tes pays. ‘
(2) S. japonica. S. Laurasi major, præsertim longior; nigro-brunnea, nitida, antennis, pedibus abdomneque (partim) obseure rufis; capite prothoraceque rugosis, hoc dorso confluenter pluri-cailoso ae nitidissimo ; elytris à basi ultra medium fortiter punelatis, apice potius rugosis, singulo maculis duabus transversis (altera ante, altera pone medium) fulvis. Long. 22 millim. Q”. Hab. Japonià.
L’unique exemplaire de la collection de M. le comte Mniszech, sur lequel celte espèce est établie, a évidemment séjourné dans l'alcool et sa pubescence a en grande partie disparu; mais, par le peu qui en veste, on voit qu'elle ne doit pas différer de celle de la S. Laurasi.
(3) Syn. Cerampvx Linné.— Cazuipiun cœter, auctor.
PL
Se à
rétréci en arrière, ses côtés antérieurs médiocrement arrondis. — Les quatre cuisses antérieures subpédonculées à leur base, les postérieures des & tantôt (par ex. coriaceus) plus longues, tantôt (par ex. undatus) de la même longueur que les élytres. — Corps plus étroit, beaucoup moins villeux. k
Les espèces sont considérablement plus petites que les Symprezocer, et leur livrée n’a rien de constant. Elles sont peu nombreuses et habitent plus spécialement les parties froides de l'Europe (1).
CALYDON, J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 263.
Mâle : Palpes maxillaires plus longs et plus grèles que les labiaux, le dernier article de tous assez fortement triangulaire. — Antennes finement pubescentes, non atténuées au bout, un peu plus courtes que le corps, à articles 1 médiocre, 3-10 subégaux, 11 un peu plus court que 10, obtus au bout. — Yeux très-fortement échancrés. — Prothorax transversal, convexe, arrondi sur les côtés, brusquement et étroitement rétréci en avant, — Ecusson en carré long. — Elytres planes, médiocrement allongées, peu à peu rétrécies et arrondies en arrière, munies chacune d'une carène obtuse, oblique, partant des épaules et fortement abrégée en arrière. — Pattes médiocres; cuisses subpédonculées à leur base, fortement en massue au bout; les postérieures plus courtes que les élytres; tarses postérieurs étroits, à article 4 plus long que 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal allongé, un peu rétréci et arrondi en arrière. — Saillie mésosternale en carré transversal, légèrement échancrée au bout. — Saillie prosternale assez étroite, brusquement arrondie en arrière. — Corps large, faiblement pubescent en dessous.
Femelle : Elle ne diffère du mâle que par sa taille plus forte, ses antennes n’atteignant guère que les 2/3 des élytres, et ses cuisses plus faibles.
Genre établi sur le Callidium submetallicum de M. Blanchard (2),
(1) Callid. coriaceum, Payk. Faun. Suec. I, p. 91. — Cer. undalus, Lioné, Syst. nat. II, p. 636. — C. russicum, Fab. Syst. EL, II, p. 336; Kollar (Verhandi. d. Zool.-Bot, Ver. in Wien, VIF, p. 185) a publié une notice intéressanto sur cet insecte. — S, œneipennis, Muls, loc. cit, p. 102; L. Fairm. Gener. d. Col. d’Eur.; Longic. pl. 41, f. 187; cette espèce, dont le nom spécifique est attribué à M. Kriechbaumer, n’est mentionnée, à ma connaissance, dans aucun des peu nombreux écrits de cet auteur.
Les espèces suivantes de l'Amérique du Nord, placées par M. J. L. Le Conte (Journ. of the Acad. of Philad. Sor. 2, IE, p. 32) dans le genre Puysocnemum de M. Haldeman, appartiennent probablement à celui-ci : Callid. ligneum, Fab. Syst. EL. I, p. 341. — C. Proteus, simile, Kirby, Faun. Bor.-Amer. p. 172.
(2) In Gay, Hist. d. Chile; Zool. V,p. 497; Col. pl. 29, f. 8, avec des détails.
CALLIDIIDES 49
élégant insecte du Chili, de la taille des exemplaires moyens du Rhopalopus clavipes d'Europe et remarquable par sa livrée qui est d'un bleu brillant en dessous, d'un noir bleuâtre mat en dessus et velouté sur les élytres; ces organes sont ornés de deux étroites bandes jaunes transversales, l'une basilaire, l’autre médiane et irrégulière, reliées entre elles sur la suture et les bords latéraux par deux bandes longitudinales pareilles. Le prothorax est uniformément criblé de points enfoncés subconfluents, Cet insecte paraît être commun au Chili et l'est devenu dans les collections.
DULARIUS.