‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 12 sur 62 · Tous. Essai, etc. p · texte numérisé non relu

Tous. Essai, etc. p

Mâles : Palpes maxillaires plus longs que les labiaux ; le dernier article de tous triangulaire, — Tête un peu concave et finement sillonnée entre les antennes ; front subvertical, en carré subéquilatéral. — Antennes dépassant légèrement les élytres, à articles 3 un peu plus long que les suivants, les trois derniers plus courts que les autres, 11 obtus au bout. — Yeux très-fortement échancrés, leur lobe inférieur acuminé. — Prothorax transversal, subglobuleux, un peu déprimé sur le disque, uni-tubereulé de chaque côté de celui-ci, près de la base qui est brusquement et très-fortement resserrée, mais sur une petite étendue, muni d'un sillon anguleux le long de son bord antérieur, — Ecusson en triangle curviligne, — Elytres un peu convexes, aplanies sur lo disque, légèrement atténuées et subisolément arrondies en arrière, munies de linéoles éburnées et calleuses. — Pattes robustes; cuisses fortement pédonculées et très-fortement en massue au bout; les postérieures dépassant assez longuement les élytres; 1er article des tarses postérieurs plus long que 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal transversal, tronqué au bout.— Saillie mésosternale très-large, transversale, échancrée en arrière. — Saillie prosternale étroite, verticale en arrière avec son angle inférieur saillant.— Corps oblong, robuste, faiblement pubescent en dessous.

Femelles : Antennes un peu plus courtes que le corps. — Cuisses postérieures dépassant moins les élytres. — Dernier segment abdominal plus long, arrondi en arrière.

— Le Callid. globithoraæ de MM. L. Fairmaire et Germain (Ann. d. l: Soc. entom. 1861, p. 408) est très-probablement une seconde espèce du genre.

(1) Syn. Puysocnemum, Haldem. Trans, of the Amer. Phil, Soc. X, p. 38; M. Burmeister (Handb. d. Entom. IV, 1, p. 64) ayant imposé le nom de Puy- SocNEMA seulement à l’une des sections du genre PacuyeNema ( Voyez tome LU, P. 183), peut-être celui appliqué au genre actuel par M. Haïdeman aurait-il pu 0tre conservé, — Carinium Say.

Coléoplères. Tome IX. 4

On n'en connaît que deux belles espèces (1) des Etats-Unis dont la livrée varie, mais qui ont en commun des linéoles éburnées et sail- Jantes sur les élytres. Chez l’une d'elles (Andrew), elles forment une sorte de grande croix de Saint-André sur un fond d'un rouge sanguin foncé et maculé de noir, chez l’autre (brevilineum), une bande maculaire et transversale sur un fond violet.

RHOPALOPUS.

Murs. Col. d. France; Longic. éd. 1, p. 42 (2).

Mâles : Palpes maxillaires un peu plus longs que les labiaux ; le dernier article de tous assez fortement triangulaire.—- Tète à peine concave et finement sillonnéé entre les antennes; front oblique, transversal. — Antennes assez robustes, hérissées de poils fins em dessous, tantôt (elavipes) un peu plus, tantôt (hungaricuwm) pas plus longues que le corps, à articles 1 médiocre, en massue, 8 notablement plus long que les suivants, 4-40 subégaux, 41 un péu plus court, appeondiculé et 6btus au bout, 3-8 brièvement épineux à leur sommet interne hez quelques-uns (par ex. clavipes). — Yeux très-fortement échanerés.— Prothorax transversal, peu convexe et sans callosités sur le disque, fortement et parfois subanguleusement arrondi sur les côtés, rétrééi en arrière. — Ecusson en triangle curviligne.— Elytres presque’planés, médiocrement allongées, parallèles, arrondies en arrière. — Pattésomédiocres; cuisses pédonculées à leur base, fortement en massue aû bout, les postérieures dépassant plus'ou moins l'abdonien; Aerarticlé des tarses postérieurs aussi long que 2-3 réunis. — Dernier ségment abdominal largement arrondi en arrière. — Saillie mésosternale large, en carré long, étroitement échancrée: au bout. — Saillie prosternale étroite, brusquement arquée en l'arrière, — Corps oblong, faiblement pubescent.

Femelles : Antennes-au maximum aussi tot que les élytres. — Cuisses postérieures un peu plus courtes que ces dernières. — Dernier segment abdominal plus long.

Le facies est presqué le mème que celui des Cazzibium, tels qu'ils sont restreints plus loin, mais ces insectes sont essentiellement distincts de cés derniers par la forme de leurs saillies mésosternale et prosternale. Leurs espèces, médiocrement nombreuses (3), sont plus

(1) Callid. brevilineum, Say, Journ. of the Acad, of Philad. HI, p: 413. — Physocn. Andreæ (Dej.) 3. L. Le Conte; ibid. Sor.2, IT, p. 32.

(2) Syn. Cauciiumauctor. — Cenawnyx Linné:

(3) Callid. ungaricum, Herbst. in Fuesslys Archiv, IV, p. 96, pl. 26, f. 17 (C: cognatum, Laïchart, Tyrol, us. II, p. 58; insubricum, Germ. Ins. Spec. nov.p4.514; Fischer, Krynicki, Bull. Mosc. 1829, p. 487); principalement de l'Europe or, — €. clavipes, Fab. Syst, El. II, p.335. C. macropus, Gérm.

CALLIDIIDES. 51

particulièrement propres aux parties froides ou montagneuses de l’Europe. Les unes sont d’un noir mat en dessus, avec les jambes parfois (femoratus) fauves, les autres ont les élytres ornées de couleurs métalliques. Chez toutes, ces organes sont finement rugueux ; le prothorax l'est plus fortement, ou criblé de points enfoncés en partie confluents.

Avec ce genre finissent les Callidiides pourvus d’une saillie prosternale plus ou moins large.

LIODERES.

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