L. Rentens. Die Gatt. d. Deutsch, Kæferf. p
Mâle : Palpes maxillaires notablement plus longs que les labiaux ; le dernier article de tous allongé, à peine dilaté et tronqué au bout. — Tête des RnopaLopus.— Antennes hérissées de poils fins dans leur moitié basilaire, de la longueur du corps, à articles 4 sensiblement plus court que 3 et 5, ceux-ci et 6-10 égaux, 41 plus court, — Yeux fortement échancrés.— Prothorax transversal, légèrement arrondi sur les côtés, un peu rétréci en arrière, muni près de son bord antérieur d'uu sillon transversal, de deux élévations arrondies et lisses sur le disque, d’une callosité médiane à sa base, — Ecusson en triangle subrectiligne.— Elytres peu convexes, allongées, faiblement sinuées dans leur milieu, arrondies en arrière, munies chacune à leur base d’un large sillon disparaissant vers le milieu de leur longueur. — Pattes assez longues; cuisses grêles à leur base, puis renflées en une massue allongée, les postérieures notablement plus courtes que l'abdomen ; 1% article des tarses postérieurs aussi long que 2-3 réunis. — Saillie mésosternale large, en carré long, assez fortement échaucrée au bout. — Saillie prosternale presque nulle. — Corps allongé, pubescent.
Femelle : Antennes de la longueur des 3/4 environ des élytres.
A un mésosternum pareil à celui des deux genres précédents, celuici réunit le prosternum des CazLiprum et des PaymAToDEs qui suivent. Cette combinaison de caractères, qui lui est exclusivement propre, et la forme du dernier article de ses palpes le font aisément reconnaître. Son unique espèce (2) ressemble beaucoup au Phymatodes variubi-
loc. cit. p. 514; Europe or. — Cer. femoratus, Linné, Syst. nat. Il, p. 634 (C. punctatum, Fab. Syst. EL. IL, p.336; Rhop. insubricus, Muls. slim); de la plus grande partie de l'Europe. — R. Ledereri, L: Fairm. Ann. d: 1, Soc. enlon. 1866, p. 296; Asie- Mineure.
(1) M. L. Redtenbacher a écrit Leropengs; l'orthographe que j'adopte est celle £énéralement admise en ce moment,
(2) L. Kollari, L. Redtenb. loc. cit. et Faun. austr. éd. 1, p. 482; pour une figure de la femelle, voyez L, Fairm. Gener. d. Col. d'Ear,; Longic. pl. 39, f. 180.
lis d'Europe. Elle est de taille moyenne, d'un fauve roux uniforme, ponctuée en dessus et revètue d’une fine pubescence redressée. Jusqu'ici elle parait être propre à l'Autriche.
CALLIDIUM.
Fas. Syst. Entom. p. 187.
Ce genre, peu homogène dans les auteurs les plus récents, me parait devoir être restreint, comme l’a fait M. J. L. Le Conte (1), aux espèces qui ressemblent au C. violaceum que M. Mulsant lui à donné pour type. 2
Mûles : Palpes maxällaires un peu plus longs que les labiaux, le dernier article de tous assez fortement sécuriforme.— Tête munie entre les antennes d’un faible bourrelet un peu concave et finement sillonné dans son milieu; front subvertical., transversal. — Antennes assez robustes, faiblement villeuses, un peu plus courtes que le corps, à articles 4 un peu moins long que 3 et 5, les suivants décroissant peu à peu. — Yeux très-fortement échancrés. — Prothorax déprimé, sans tubercules ni callosités en dessus, fortement transversal, très-fortement arrondi sur les côtés, obliquement rétréci en arrière, tronqué et à peine rebordé à ses deux extrémités. — Ecusson rétréci et tronquéen arrière. —- Elytres presque planes, parallèles ou élargies on arrière, arrondies à leur extrémité. — Pattes médiocres, robustes ; cuisses brièvement pédonculées à leur base, fortement en massue au bout, les postérieures dépassant légèrement les élytres; 4° article des tarses de la mème paire aussi long que 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal court, tronqué ou largement arrondi en arrière. — Saillie mésosternale horizontale, triangulaire, assez aiguë au bout.— Saillie prosternale nulle où réduite à une lame très-mince. — Corps oblong, large et déprimé.
Femelles : Antennes un peu plus courtes. — Cuisses postérieures ne dépassant pas l’abdomen.— Dernier segment de celui-ci grand et arrondi au bout.
Ainsi limité, le genre ne comprend plus qu’un petit nombre d'espèces d'Europe et de l'Amérique du Nord (2), de taille au moins
(1) Journ. of the Acad, of Philad. Ser. 2, Il, p. 34.
(2) Esp. européennes : C. dilatatum, Payk. Faun. Suec. UT, p. 91 (variabile pars, Fab. Syst. EL. IL, p. 337). — Cer. violaceus, Linné, Syst. nat. II, p. 635. — castaneum L. Redtenb. Faun. Auetr. éd. I, p. 483 (Deltili, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zooi. 1856, p. 435). — Esp. de l’Amér. du Nord : C. antennatum, Newm. The entom. Mag. V, p. 393. — C, cicatricosum, Mannerh. Bull. Mosce. 1853, U, p. 256; Amér. russe (Kenai). —janthinum, 1. L. Le Conte, Jeurn. of the Acad. of Philad. Ser. 2, I, p. 34.
Outre les espèces nentionuées dans les notes précédentes et celles qui suivent, il existe dans les auteurs un grand nombre de Cazzipiun qui n’appartien-
CALLIDIIDES. 53
moyenne, très-voisines des Raoparopus par leur forme large, déprimée et qui se distinguent de toutes les précédentes par leurs saillies prosternale et mésosternale. Leur livrée varie du bleu verdâtre au violet plus où moins foncé; leurs élytres sont plus ou moins fortement ponctuées, rugueuses ou même (dilatatum) réticulées ; la sculpture de leur prothorax varie, mais sans présenter jamais aucun vestige de callosités, PHYMATODES,.
Murs, Col. d. France; Longic. éd. 1, p. 47 (1).
Je n'adopte qu'en hésitant ce genre auquel on n’a assigné jusqu'ici que des caractères incertains ou illusoires (2). Tel que je l’entends, ceux qui le distinguent des Cazzinrum sont plutôt négatifs que positifs et résident dans le prothorax qui n’est jamais déprimé et fortement transversal comme chez ces derniers, puis dans la forme générale qui est, sauf de rares exceptions, plus étroite et, par suite, moins robuste, enfin dans la livrée qui est très-variable et assez souvent présente un dessin sur les élytres. Dans cet état le genre est à peu près composé comme l’a fait. M. J. L. Le Conte et comprend :
Une partie des Cazzibium de MM. Mulsant et L. Fairmaire, auxquels on ne peut guère assigner d'autre caractère distinctif qu'un prothorax plus ou moins convexe et rétréci en arrière, sans callosités en dessus, ou (unifasciatuwm) n'en ayant que quelques vestiges (3).
nent pas ou que très-dubitativement au groupe actuel. Quelques-uns ont été rapportés à leurs véritables genres dans les pages qui précèdent, ou le serent plus loin; les suivants me sont inconnus : €. morosum, funestum, Boisduv. Faur &. l'Océan. II, p. 480; Australie. — punctatum, affine, Montrouz. Faun. de l’île Woodi. p.57; Nouvelle-Calédonie.
(1) Syn. Merruw, Kirby, Faun. Bor.-Amer. p. 170; le seul caractère altribué par Kirby à ce genre, consistant en ce que les cuisses sont en massue, il ne repose sur rien, tous les Callidiides les ayant ainsi faites. —Porcizium, L. Fairm. Gener. d. Col. d’Eur.; Longic. p. 134. — Cenampyx èt CALLIDIUM auctor. — Cryrus Fab., Haldem. — Leprura Linué. — Ansarramon Küster, — Enrvuus Haldem.
(2) M. Mulsant ne lui en attribue, à proprement parler, qu’un seul, celui d'avair des tubercules ou des callosités sur le prothorax. M. J.L. Le Conte (Journ. of the Acad. of Philad. Ser. 2, IT, p. 32) le distingue uniquement des Car num par ses palpes, dont les maxillaires seraient beaucoup p'us longs que les labianx, au lieu d’être de même grandeur que ces derniers, différence qui n'existe que chez quelques espèces et s’évanouit rapidement. M. L. Fairmaire (loc, cit. p. 133) rejette, avec raison, ce caractère; pour lui le genre est séparé du précedent par les tubercules du prothorax, la saillie prosternale er- Yoyant une pointe mince entre les hanches antérieures et l'égalité des articles 3-4 des antennes, particularités qui, en dehors des espèces européennes, ne sont pas plus stables que celle empruntée aux pulpes.
(6) Esp. européennes : Callid.-unifasciatum, Oliv. Entom. IV, 70, p. 56, pl. 1,
Le genre Porcicium du second de ces auteurs, démembré des Caz- LIDIUM et qui serait bien distinct, s’il était vrai que les yeux sont divisés en deux parties, mais ces organes sont simplement plus échancrés que de coutume. Le prothorax est subeylindrique, resserré à ses deux extrémités et dépourvu de callosités (4).
Enfin les Puymaropes proprement dits, à prothorax plus ou moins convexe, calleux ou tubereuleux en dessus et brusquement resserré en arrière. La plupart ont les élytres minces, flexibles et, par leur facies, rappellent les TELEPHORUS (2).
Le genre est le plus riche en espèces du groupe actuel; parmi les européennes, deux surtout (variabilis, alni) sont très-communes et se rencontrent souvent dans l'intérieur des habitations et les chantiers.
f. 12 (Clyt. id., Fab. Syst. El, II, p. 353). — C. rufipes, Fab. Mantis. Ins. p. 232 et Syst. El. 11, p. 343 (C. amethystinum, Fab. Syst. EL. IL, p. 336). — C. angustum, Kriechbaum. Uebers. d. Cerambyc. Münch (in-80 Munich, 1844), p. 8, etStettin. entom. Zeit. 1846, p. 111.— Esp. de l’Amér, du Nord : Mer. dimidiatum, Kirby, Faun. Bor.-Amer. p. 173 (Clyt. palliatus, Haldem. Trans. of the Amer. Phil. Soc. X, p. 41).
(1) Esp. européenne : Leptlur. alni, Linné, Syst. nat. II, p. 689 (Callid. id. Fab., Oliv., Panz., etc.). -— Esp. de l’Amér. du Nord : Callid. varium, Fab. Syst. EL IL, p. 345. — Phym. lepidus, 3. L. Le Conte, loc. cit. p. 34.
(2) Esp. européennes : Cer. variabilis, Linné, Faun, Suec. p. 669; répandu sur upe partie du globe; pour ses nombreuses variétés et les fausses espèces auxquelles elles ont donné lieu, voyez Muls. loc. cit. éd. 2, p. 92. — Cailid. melancholicum, Fab. Syst. El. 11, p. 342 (C. brevicolle, Schœnh. Syn. Ios. Il; Append. p. 191; thoracicum, Comolli, Ins. prov. Novoc. p. 41).— C. humerale, Como!li, loc. cit. p. 44 (Var. C. barbipes, Charpent. Hor. entom. p. 226; Anis. id., Küster, Die Kæf. Eur. Il, 54). — P. puncticollis, Muls. loc. cit. ed, 2, p. 99. —Esp. de l’Amér, du Nord: C. amænum, Say, Journ. of the Acad, of Philad. IN, p. 413 (Eriph. coccinelloides, Haldem. Trans. of the Amer. Phil. Soc. X, p. #1). — C. œreum, Newm. The entom. Mag. V, p. 393 (C. pallipes, Haïdem. loc. cit. p. 37). — C. collare, Kirby, Faun. Bor.-Amer. p. 471. — Esp. africaine : C. angolense. Erichs. Archiv, 1843, 1, p. 261; Angola.
Je ne sais pas bien dans lesquelles des divisions qui précèdent rentrent les espèces suivantes qui semblentappartenir au genre : Esp. européenne : C. cupripenne, Kricchbaum. Sttetin, entom. Zeit. 1862, p. 208, pl. 1, f. 4 et 4a; Prusse (An Semanorus?).—Esp. de la Sibérie : C.sibiricum, Gebler, Bull. Mosc. 1848, 1, p. 391 (brevicolle, Gebler, ibid, 1843, p. 302; olim).—Esp. de l'Amér. du Nord: C. Mannerheimit (dimidiatum, Mannerh. Bull, Mosc. 1846, 1, p. 515), vulneratum, decussatum, 3. L. Le Conte, Rep. on à railr. to the Pacif. Qc; IX, Append. [, p. 60; Oregon. — C. blandum, obscurum, 3. L. Le Conte, Proc. of the Acad. of Philad, XF, p. 79; infuscatum, p. 285; Californie. — C. Agassisi, J, L. Le Conte, ibid. XILK, p. 357; Californie. — PR. semicireuluris, Bland, Trans. of the entom. Soc. of Philad. 1, p. 275; Pennsylvanie, — Esp. des Antilles : C. biguttalum, Sallé, Ann. d. 1. Soc. entom. 1856, p. 688, pl. 20, I, f.2; Haïty, — Esp. de l'Australie ; C. erosum, Mac-Leay in King's Surv. of the coast. of Austral.; Append. p. 450,—Patrie inconnue (probablement de l'Amér. du Nord) : C. Nicolas, subfascicllum, À. White, Longic, of the Brit. Mus. p. 321.
CALLIDIDES. 55
PYRRHIDIUM. L. Faut. Gener. d. Col. d'Eur.; Longic. p. 133.
Mâle : Palpes des deux genres précédents (1). — Tête un peu concave entre les antennes, avec ses tubercules antennifères bien distincts; front subvertical, fortement transversal. — Antennes grêles, un peu plus longues que le corps, à articles 3-6 subégaux, les suivants plus courts, 6-10 un peu anguleux à leur sommet interne. — Yeax très-fortement ét largement échancerés. — Prothorax transversal, fortement anguleux un peu en deçà de son milieu, obliquement rétréc en avant, échancré en arrière, assez convexe sur le disque, avec une ligne médiane lisse et un gros tubercule arrondi ét subbäsilairé de chaque côté. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres larges, déprinées, arrondies à leur extrémité. — Pattes courtes; cuisses fortement pédonculées, puis brusquement renflées en une grosse massue ; 1° article des tarses postérieurs aussi long que 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal court, largement arrondi en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale des deux genres: qui précèdent. — Corps déprimé, peu allongé, densément pubescent en dessus.
Femelle : Antennes dépassant à peine le milieu des élytres. — Dernier segment abdominal plus long et plus fortement arrondi en ar rière.
Il est singulier, comme le dit M. L. Fairmaire, qu'on ait laissé parmi les Gazuinrum, le C. sanguineum des auteurs (2), insecte certainement plus distinct de ce genre que les Paymaropes, d'après la forme de son prothorax et l'épaisse pubescence d’un beau rouge elair dont il est recouvert en dessus. C'est un des Longicornes les plus communs dans l’Europe tempérée ; il est rare dans les parties horéales et australes de ce continent.
ANISARTHRON.