L. Rentens. Die. Gatt. à. deutsch. Kæferfaun. p
Mâle : Palpes très-courts, les maxillaires un peu plus longs; le dernier article de tous à peine triangulaire. — Tête un peu concave et sillonnée entre les antennes ainsi que sur le front; celui-ci grand, vertical. — Antennes assez robustes, cylindracées, de 1/3 environ plus
(1) M. L. Fairmaire dit, à tort, que les labiaux sont aussi longs que les maxillaires ; leurs proportious relatives sont exactement les mêmes que chez les CALLIDIUM.
(2) Cer. sanguineus, Linné, Syst. nat. Il, p. 636 (Callid. sanguineum Fab., Oliv., Panz., Muls., etc.).
(3) Syn. Cazuruw, Touss.-Charpent, Horæ entom. p, 226.
longues que les élytres, à articles 1 médiocre, subeylindrique, 2-4 trèscourts, obconiques, croissant peu à peu, 5-11 longs, décroissant à peine. — Yeux fortement échancrés, — Prothorax transversal, eylindrique, très-légèrement resserré à ses deux extrémités. — Ecusson arrondi en arrière, — Elytres presque planes, médiosrement aïlongées, parallèles, arrondies postérieurement. — Pattes médiocres; cuisses comprimées, graduellement en massue; les postérieures notablement plus courtes que l'abdomen; les quatre jambes postérieures légèrement arquées. — 3° segment abdominal plus court que 4, un peu sinué au bout. — Saillie mésosternale assez large, en triangle aigu. — Saillie prosternale très-étroite, fléchie en arrière, — Corps médiocrement allongé, densément pubescent.
Femelle : Antennes un peu plus longues que les élytres. — Cuisses postérieures dépassant à peine le 2 segment abdominal, — Dernier segment de l'abdomen largement arrondi en arrière.
Le Callidium barbipes de Toussaint-Charpentier, seule espèce de ce genre, s'éloigne beaucoup des autres espèces &e ce groupe par son facies qui ressemble à celui d’une Saperdide de petite taille, mais lui appartient par tous ses caractères essentiels; la structure singulière de ses antennes le rend facile à reconnaître. Il est d’un noir assez brillant avec les élytres d’un fauve clair uniforme et revêtu d’une pubescence redressée de même couleur; ces organes sont très-finement alutacés et munis chacun de trois lignes saillantes extrêmement fines. Jusqu'ici ce petit insecte paraît propre à l'Autriche.
Note.
Le genre suivant est caractérisé en trop peu de mots pour qu’on puisse s’en faire une idée suffisante. M. Horn ne s'exprime pas sur ses analogies, mais semble le classer parmi les Callidiides. J'ajoute à la formule générique qu'il en donne, quelques détails empruntés à sa description de l'espèce.
EURYOPTERA.
Horw, Proceed. of the Acad. of Philad. XI, 1860, p. 571,
Palpes presque égaux. — Labre non échancré. — Prothorax du double plus long que large, obtusément anguleux sur les côtés, trèsrétréci en arrière, légèrement canaliculé en dessus.— Elytres rétrécies dans leur milieu, élargies en arrière, — Hanches antérieures non contiguës; cuisses fortement en massue, — Mésosternum triangulaire, aigu au bout.
L'espèce typique (1), découverte dans le nord de l'Etat de New- York, est de la taille du Callidiwm violaceum, d'un noir mat, avec le prothorax d'un rouge brillant, et finement granuleux en dessus.
(1) E. sanguinicollis, Horn,ïloc. cit. pi. 8, f. 3.
ù CLYTIDES, 57
Groure XXX, Clytides.
Palpes très-courts, égaux; leur dernier article légèrement triangulaire, — Mandibules très-courtes, arquées dès leur base, simples au bout. — Tête petite, non ou faiblement saillante hors du prothorax, presque toujours verticale en avant; ses tubercules antennifères nuls ou très-courts, entiers; joues rarement très-courtes. — Antennes filiformes ou sétacées, au maximum (et rarement) dépassant un peu le sommet des élytres chez les mâles. — Yeux plus ou moins échancrés en demi-cerele; leur lobe inférieur grand, dépassant fortement en avant les tubercules antennifères. — Prothorax subglobuleux, globosoovalaire, parfois cylindrique, inerme latéralement. — Ecusson petit, presque toujours en triangle curviligne transversal. — Elytres en général médioerement allongées et débordant faiblement le prothorax à leur base, jamais munies de côtes saillantes (1). — Hanches antérieures globuleuses et non saillantes (2); leurs cavités cotyloïdes ouvertes en arrière; celles des intermédiaires ouvertes en dehors; éperons des jambes postérieures presque toujours grands; tarses de la même paire allongés, à article 4 au moins de 4/3, souvent trois ou quatre fois plus grand que 2-3 réunis. — Episternums métathoraciques assez larges, parallèles ou un peu atténués et toujours tronqués en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale variables. — Corps plus où moins allongé, pubescent, très-rarement unicolore.
De tous les groupes de la Section actuelle, celui-ci est, avec les Lepturides, le plus riche en espèces et en même temps l'un de ceux auxquels il est le plus difficile d’assigner des limites tant soit peu précises. Afin d'atteindre ce but, autant que cela est possible, j'ai eru devoir exclure de celles qu'on y comprend en ce moment toutes celles qui ne présentent pas rigoureusement la réunion des trois caractères suivants : des antennes dépassant de très-peu, au maximum, le sommet des élytres, le prothorax inerme sur les côtés et le 1% article des tarses postérieurs au moins d’un tiers plus long que les deux suivants réunis (3). L'absence d'une seule de ces particularités suifit
(1) Ce caractère est ajouté afin d’exelure le genre Oprina, qu'an pluce généralement parmi les Clylides. On l’a vu plus haut dans le groupe des Pythéides.
(2) Un genre très-ambigu (OEnenonenus) fait seul exception à cet égard; ses banches antérieures sont subeylindriques et assez saillantes.
(3) La forme de la tète dont M. J. Thomson (Essai, ete. p. 374, et Syst. Ce= rambye, p. 184) s’est servi pour répartir ces insectes dans deux groupes, les Cyllénites et le Clytites proprement dits, n’a pas la même valeur que ces trois caractères; ses limites sont inappréciables, Îl en est de même du prothorax qui, de plus où moins globuleux qu’il est chez les espèces européennes, finit par devenir parfaitement cylindrique clez un certain nombre d’exotiques (PsiLomEnus, IscuNonora, ete.).
pour qu'une espèce soit étrangère au groupe, quel que soit son facies (1).
Ces insectes ne sont jamais très-grands et souvent assez petits. La plupart sont remarquables par l'élégance de leur livrée qui consiste ordinairement sur le prothorax, les élytres et le dessous du corps en bandes ou en taches de couleurs variables, Presque tous fréquentent exclusivement les fleurs, quelques-uns, en outre, les feuilles ou le trone des arbres; tous sont très-agiles, surtout pendant la chaleur du jour.
Les anciens auteurs ne les avaient pas séparés des Cazzrum dont ils diffèrent essentiellement par leurs hanches antérieures subglobuleuses, et mème depuis la création du genre CLyrus par Laicharting, en 4784, cette opinion a compté des partisans (2). Serville s'est contenté de diviser ce genre en deux (3), et MM. De Castelnau et Gory qui, depuis son travail, en ont publié une Monographie (4), l'ont conservé intact. Les nombreux genres dans lesquels ses espèces se trouvent réparties en ce moment sont dus principalement à MM. Mulsant, Chevrolat (5) et J. Thomson. Ceux exposés plus bas s'élèvent à 25 dont quatre (Pracronorus, CLyrus, CLyranrHus, XYLOTRECHUS) ont des représentants en Europe. Deux caractères inobservés jusqu'ici, à
(1) Conformément à cette triple règle, sur les 40 genres compris par M, J. Thomson dans ses Clytites vrais, trois (Æruecerus, ARIDOEUS, Acnocyrra) en sont exclus par la longueur de leurs antennes ; un (PNEU, qu'on à vu plus haut réuni aux CERESIUM) par ce même caractère et ses yeux fortement granulés; ueuf (Epirenocena, Opripa, ANAGLYPTUS, MYGALOBAS, OLIGOENOPLUS, ApELocEnA, Euperces, TrcLomorpaa, CLYTr£LLUs) par la brièveté relative du 1er article des turses postérieurs. En outre de ces genres, M. Chevrolat (Mém. d. 1. Soc. d. Sc. d. Liège, XVII, p. 255) a admis parmi les Clytides les Carzrcunomopsis et mème les Proruena. On ne sait plus, en effet, où s’arrèter si l'on n’adopte pas quelques règles fixes.
(2) Germar, par exemple, ne les regardait encore, en 1824, que comme une division des Cazzinium (ns. Spec. nov. p. 517 6q.).
(3) Arnopazus et CLymus (Ann. d. 1. Soc. entom. 1834, p. 77 et 83). Serville intercale entre ces deux genres, que rien de précis ne sépare, les ASEMUM, STxo- MATIUM, SAPHANUS, GraciLiA et les CLosrrocera. M. J. L. Le Conte (Journ, of the Acad. of Philad. Ser. 2. IT, ». 16 et 25) a suivi son exemple et a même placé ces deux genres dans des groupes différents.
(4) Elle forme le tome IT de « l’Hisioire naturelle et Iconographie des Insectes coléoptères » de Gory. Les espèces qu’elle contient s'élèvent à 133, toutes figurées sur 19 planches coloriées. Aujourd’hui ce nombre dépasse 300 dans les collections, dont plus des deux tiers sont publiées,
(5) Les travaux spéciaux de M. Chevrolat sur ces insectes, consistent en cinq Mémoires, dans lesquels il & décrit successivement les espèces du Mexiaue (Ann. d, 1. Soc. entom. 1860, p. 461), le la Colombie (ibid. 1861, p. 377), du Brésil (ibid. 1862, p. 49), des autres parties de l'Amérique du Sud et des Antilles (ibid. 1862, p. 517), enfin, de l’Asie et de l'Océanie (Mém. d. J. Soc. d. d. Sc. Liège, XVII, p. 253).
CLYTIDES. 59
savoir la forme de la partie postérieure des élytres et. celle de la saillie intercoxale de l'abdomen, jouent un rôle important dans leur arrangement systématique (1).
I. Elytres sans déclivité postérieure arrondie et verticale (2). a Hanches antér, coniques, assez saillantes : OEdenoderus. aa — — globuleuses, non — b Saillie intercoxale de l'abdomen arrondie au bout, surtout chez les Q®.
c Saillie mésosternale verticale en avant.
Saillie prosternale large, plane, tronquée en arrière : Cyllene.
— arquée en arrière : Trichozys.
ce Saillie mésosternale déclive en avant, large. Saillie prosternale étroit?, arquée en arrière : Saroses= thes.
— — large, tronquée — : Arhopalus.
bd Saillie intercoxale de l'abdomen en triangle aigu dans les deux sexes (3).
d Tarses postér. à art, 1 au plus (ot rarement) du double, en général de 1/, à 1/, plus long que 2-3 réunis. e Saillie mésosteruale verticale et tuberculeuse en avant:
Dexithea.
ee — — inclinée en arrière.
f Corps revêtu d’une épaisse pubescence et pollineux : Ochrestes.
ff — — fine pubescence, non pollineux.
Prothorax transversalement ovalaire; antennes un peu en scie : Plagionotus.
(1) Les larves de ce groupe se distinguent de celles des autres Cérambycides, en ce qu’elles sont apodes comme celles des Lamiides. On connait les deux suivantes : Clytus arielis, Ann. d. 1. Soc. entom. 1847, p. 247, pl. 9, n° IE, f. 1-4; vit dans les branches mortes du mûrier, du sycomore et du merisier.—Arhopalus pictus , Osten-Sacken, Proceed. of the entom. 50e. of Philad. 1, p. 121, pl. 1, f.7; des Etats-Unis; vit sous l'écorce des Grables. — M. J. W. Bond (The cutom. Magaz. IV, p. 222) a donné également quelques détails sur la ponte et larve du Clytus arcuatus, ainsi que sur les combats que se livrent les mâles hour la possession des femelles; cette espèce vit sur le chêne.
(2) Assez souvent (par ex. plusieurs Crvrus et Mecowgropus , les Rarnu- Ma, ete.) elles s'abaissent par une pente graduelle à leur extrémité ; mais il y à loin de là à ce qui existe chez les Sezeranus et surtout chez les Cremys.
(3) Je ne connais pas d’autre exception à cet égard que le Xylotrechus chinensis, insecte fort différent de ses congénères par son facies qui se rapproche de celui des Annoparus et des DExiTnEA.
Prothorax régulièrement globuleux ; antennes filiformes : Clylus.
dd Tarses postér, à art, { au minimum (et rarement) du double, en général trois à quatre fois plus long que 2-3 réunis.
g Tête non arrondie entre les antennes; front formant avec le vertex un angle droit, plus rarement oblique. h Cuisses inermes au bout; forme générale toujours étroite et svelte.
îi Æpipleures des élytres non élargies à leur base. k Prothorax de forme variable, jamais cylindrique, Antennes à art. 3-4 inermes : Clytanthus.
— — épineux : Clylosaurus.
kk Prothorax allongé, cylindrique ou très-légèrement ovalaire. Antennes à art. 3 épineux : Psilomerus.
—- — inerme : Arcyphorus.
ii Epipleures des élytres élargies à leur base, nulles ou trèsfaibles en arrière, 1 Prothorax longitudinalement caréné sur le disque : Grammographus.
ll — uon — — Front sans carènes longitudinales : Zschnodora. — tricaréné : Raphuma.
hh Cuisses interméd. et postér. épiveuses au bout (1) : Amau-
resthes.
m Saillie prosternale plus ou moins large, plane : RAopalopachys.
mm — — étroite, arquée en arrière.
Antennes de 12 art. : Euryscelis.
— 11 — : Neoclytus.
gg Tête arrondie entre les antennes; vertex continu avec le front, Front muni de 1 à 5 carènes longitudinales.
Elytres assez convexes ; leurs épipleures complètes : Xylotrechus.
— planes, sans épipleures, sauf à leur base : Taranodes.
nn Front sans carènes.
Art. 3 des antennes pas plus long que les suivants : Pe- Tissus.
— beaucoup — — : Ca= lanthemis.
(1) Ce caractère est sujet à s’affaiblir et presque à disparaitre chez un petit nombre de Nroccyrus (par ex. capreæ).
CLYTIDES. 61
1. Elytres munies d’une déclivité postérieure verticale. Prothorax très-long, subeylindrique, arqué : Sclethrus. globuleux, fortement rétréci à sa base : Cremys.
Genres incertæ sedis : Amannus, Plagithmysus.
OEDENODERUS. CnevnoL. in J. Taows. Archiv. entom. IL, p. 245.
Mâles : Tète légèrement concave entre les antennes; front en carré plus long que large, légèrement oblique; joues assez allongées. — Antennes grêles, sétacées, un peu plus longues que le corps, à articles 1 médiocre, en massue arquée, 4 plus court que 3 et que 5, ceux-ci et 6 subégaux, 7-41 plus courts. — Yeux médiocres, leur lobe supérieur réduit à un mince filet. — Prothorax subtransversai, fortement et obtusément anguleux un peu en deçà de son milieu sur les côtés, brièvement et très-fortement rétréci à sa base.— Ecusson assez grand, en triangle curviligne allongé et très-aigu. — Elytres minces, planes, subparallèles; leurs épipleures élargies à leur base, nulles en arrière. — Pattes longues, grêles; hanches antérieures globoso-coniques, assez suillantes, séparées, les intermédiaires grosses, globuleuses; les quatre cuisses antérieures pédonculées à leur base, les postérieures en massue allongée, de la longueur des élytres; tarses de la même paire grèles, longs, à article 4 près de trois fois aussi grand que 2-3 réunis. — Abdomen plus étroit que les élytres, en cône allongé. — Saillie mésosternale déclive, triangulaire, large à sa base. — Saillie prosternale enfouie, triangulaire. — Corps allongé, à peine pubescent, — Femelles inconnues.
Genre très-ambigu, joignant à une tête et des yeux de Clytides, le facies et la plupart des caractères des OEmides parmi lesquelles M. J. Thomson l'avait placé dans l'origine (4) et d'où il l'a retiré en dernier lieu (2) pour le comprendre dans le groupe actuel, opinion à laquelle je me conforme non sans répugnance. Malgré ses yeux finement granulés, il serait peut-être mieux à sa place dans le groupe des Achrysonides.
I se compose de deux espèces (3) de la côte de Guinée, de taille médiocre et dont une seule (pupa) m'est connue. Comme la plupart des OŒEmides, elles sont d’un fauve rougeâtre assez vif.
(1) Essai, etc., p. 251.
(2) Syst, Cerambye. p. 194.
(3) OE. pupa, Chevrol. loc. cit, p. 246; Grand-Bassam. — Callidium sphœrivolle, Chevrol. Rev. et Mag. de Zool. 1855, p. 283 ; Vieux-Calabar. Il dilfère du précédent par son prothorax subglobuleux, son écusson moins aigu et ses élytres atténuées en arrière.
CYLLENE, New. The Entomol. p. 7 (1).
Mâles : Tête munie entre les antennes d’un bourrelet déprimé et d’une carène obtuse sur le front; celui-ci subvertical, transversal ; joues très-courtes. — Antennes en général peu robustes, hérissées de quelques cils, atteignant ou dépassant un peu le sommet des élytres, parfois un peu plus courtes, à articles Aassez long, en cône renversé, les suivants subégaux, quelques-uns d’entre eux (par ex. spinifera, spinicornis) parfois légèrement épineux à leur extrémité, — Yeux grands, fortement échancrés. — Prothorax régulièrement convexe, transversal, rétréci en avant, largement échancré aux extrémités de sa base. — Ecusson transversal. — Elytres médiocrement allongées, un peu convexes, munies chacune dans ses 2/3 ou ses 3/4 postérieurs, et à quelque distance de la suture, d’une côte obtuse prolongée postérieurement en une épine. — Pattes assez longues ; cuisses graduellement en massue, les postérieures plus courtes que l'abdomen; tarses de la même paire à article 1 de 1/3 à 4/2 plus long que 2-3 réunis. — Saillie intercoxale de l’abdomen en triangle allongé et obtus au bout; son dernier segment transversal. — Saillie mésosternale transversale, verticale en avant, horizontale-et très-plane en arrière, — Saillie prosternale ur peu moins large, plane, t'onquée postérieurement (2). — Corps subeunéiforme, pubescent.
Femelles : Antennes atteignant seulement, ou peu s’en faut, le milieu des élytres. — Saillie intercoxale plus courte et plus largement arrondie en avant; dernier segment abdominal au moins aussi long que large.
Les espèces sont généralement assez grandes pour le groupe actuel, nombreuses (3) et répandues depuis le Chili et Buenos-Ayres jus-
(1) Syn. Arnorazus pars, J. L. Le Conte.
(2) Chez une espèce du Chili que je possède et qui est très-voisine du C/ytus prozimus Lap. et Gory, cetle saillie rejoint celle du mésosternum et forme avec elle une surface continue. C’est la seule, à ma connäissauce, qui soit dans ce cas,
(3) Esp. de l’Amér. du Sud : Clyf. acutus, Germ. Magaz. d. Entom. IV, p. 170; Brésil. — Cyll. signifera (Clyt. nebulosus L. et G.), Newm. loc. cit. p. 8; Brésil mér., Chili; type du genre.— Clyt. proæimus, rufiges, congener, Brésil; cayennensis, Guyane; castaneus, Brésil; chiliensis, Boryi, Chili; L. et G, Mon. p. 5 sq. — Clyt. insignitus, Perroud, Mélang. entom. M, p. 68; Brésil. — Cyl. melanaspis, elongata, crinicornis, caracusensis, Chevrol. Ann. d. 1. Soc. entom.1861, p. 378; Colombie, — designata, falsa, consimilis, anacantha, patruelis, Mellyi, minuta, Ghevrol. ibid. 1862, p. 50, Brésil; boliviana, Bolivie; exsanguis, Buenos-Ayres; p. 525,— Esp. des Antilles : Cyl. difficilis, Chevrol. ibid. 1862, p. 528; Cuba. — Esp. de l’Amér, du Nord : Clyt.
CLYTIDES. 63
qu'aux Etats-Unis, mais plu$ abondantes qu'ailleurs dans l'Amérique du Sud. Leur livrée, dans l'immense majorité dés cas, consisté en linéoles transversales et en petites taches d'un beau jaune sur un fond d’un noir velouté,
TRICHOXYS.
Cnevroz. Ann. d. 1. Soc. entom. 1860, p. 454.
Mèmes caractères que les CyLLeNE, sauf les particularités suivantes : : Prothorax régulièrement et plus ou moins arrondi sur les côtés, sans échancrure aux angles postérieurs, brusquement et brièvement rétréci à sa base. — Saillie prosternale UE étroie et arquée en arriêre.
Toutes les espèces décrites jusqu'ici sont propres au Mexique (1). Elles ont le facies des CyLLENE, mais leur livrée est plus varice.
SAROSESTHES.
J. Tuows. Burt Cerambyc, p. 185 (2)
Mâle : Tète des précédents, sans carène sur le front; joues trèscourtes, — Antennes peu robustes, subfiliformes, atteignant le sommet des élytres. — Prothoräx subglobuleux, tronqué et finement rebordé à sa base. — Elytres peu convexes, légèrement et peu à peu rétrévies en arrière, avec leur extrémité arrondie et subtronquée, étroitement et faiblement canalieulées sur la suture. — Pattes grèles; cuisses graduellement en massue, les postérieures aussi longues que l'abdomen; tarses de la même paire à.artiele 4 très-long, — Saillie mésosternale large, déclive en avant, horizontale en arrière.— Saillie proslernale étroite, plane, un peu saillante et arquée postérieurement. — Le surplus comme chez les TricHoxys.
erythropus, Chevrol. Col, d. Mexiq. fase. 4; Mexique, — Clyf. mericanus L. et G. Mon: p.. 6. — Cyl: guttata, Chevrol, Ann. d. 1. Soc. entom. 1860, p. 459; Mexique..— Arhop: eurystethus, 3: L. Le Conte, Proceed. of the Acad. of Phihd. X,p. 82; Sonora (An huj. gener.?).
Le Clytus charus de Say (Boston Journ. of nat. Hist. F, p. 493 ; Arhopalus id. 3. L. Le Conte) appartient au genre par ses saillies prosternale et mésostérnale; son prothorax diffère seulement de celui des espèces typiques en ce que son disque est limité en arrière par une ligne courbe plus saillante que chez ces dernières; ses. élytres sont aussi obliquement trorquées et anguleuses en arrière, mais leurs côtes juxta-suturales subsistent.
(1) Clyt. Apelles, Newm. The entom. Mag. V, p. 394 — ©. witticollis, L. et G, Mon, p, 7. — C. Hartwegii, pellitus, melanotelus, À. White, Longic. of the Brit, Mus, p. 252, 272, 273: — T. bilineatus , labyrinthicus , viridicollis, lortunctus, hirtellus, fleæus, atripes, Chevrol. loc. cit. p: 461.
(2) Syn. Anuopazus A. Serv., 3, L. Le Conte. — Cryrus auctor,
Femelle : Antennes dépassant un peu le milieu des élytres.— Cuisses postérieures plus courtes que l'abdomen.
La gracilité plus grande des antennes et des pattes, l'absence de côtes sur le disque et de dépression sur la suture des élytres, celle d'épines à leur extrémité, mais surtout la forme de la saillie prosternale, distinguent ce genre des Tricnoxys. Il ne comprend que le Clytus falminans de Fabricius (1), assez grande espèce de l'Amérique du Nord, ayant le facies de Gertaines CyLLENE, noire et ornée sur les élytres de lignes grises transversales en zigzags.
ARHOPALUS.
J. L. Le Conte, Journ.of the Acad. of Philad. Sér. 2, Il, p. 16 (2).
Tète des deux genres précédents avec la carène frontale parfois (pictus) nulle. — Antennes et yeux des mêmes. — Prothorax assez fortement et régulièrement convexe, transversal, dilaté et largement arrondi sur les côtés, brièvement resserré et rebordé à sa base, — Elytres médiocrement convexes, larges, graduellement rétrécies en arrière avec leur extrémité isolément anguleuse, beaucoup plus larges en avant que la base du prothorax, faiblement (pictus) ou non (speciosus) déprimées sur la suture.— Saillie mésosternale large, longuement déclive en avant, horizontale en arrière. — Saillie prosternale un peu moins large, plane, tronquée en arrière. — Le surplus comme dans les deux genres précédents.
Ce genre n'a pas été adopté par M. Chevrolat ni M. J. Thomson, ais il me paraît peu admissible qu'il disparaisse ainsi dé la nomenclature entomologique. Je lui donne pour type les deux premières des espèces que M. J. L. Le Conte a placées en tête (3). Elles présen-
(1} Syst. EL. IL, p. 346; L. et G. Mon. p. 35 { Var. C. angulatus, Fab, loc. cit. p. 350).
(2) Serville (Ann, d. 1, Soc. entom. 1834, p. 77) est, à proprement parler, l’auteur de ce genre, mais il a placé parmi les CLyrus Jasenle (robintæ, sous le nom de fleæuosus) des deux espèces citées plus bas qu'il ait connue, Il ne comprend non plus, tel que je l’établis, qu'une partie des Armorarus de M. J. L. Le Conte. — Syn. Lepruna Drury, Forster.
(3) Clyt. speciosus, Say, Amer. Entom. I, pl. 53; L. et G. Mon. p. 39; (C. Hayii, G. R. Gray in Grilf, Anim. Kingd. IE, p. 118). — Lept. picta, Drury, JU. 1, p. 91, pl. 41, Ê. 2 (L. robiniæ Forster; Clyt. fleœuosus Fab.; L. et G. Mon. p. 13); le premier a sa saillie intercoxale fléchie, mais nullement arquée, en arriére; celle du second est horizontale comme celle des CyLLene. — Les espèces suivantes appartiennent peut-être au genre : Plagionotus regalis, astecus, Cheyrol. Ann. d. 1. Soc. entom. 1860, p. 488; Mexique. — Le Clyt. nobilis de Harris (Frans. of the nat. Hist. Soc. of Hartford, I, p. 84, pl. 1, f. 7), belie espèce de l'Amérique du Nord, en présente tous les caractères, mais sa saillie prosternale est fortement arquée en arrière.
CLYTIDES. 2 65
tent une combinaison particulière des saillies prosternale et mésosternale qui constitue leur caractère le plus essentiel et qui est l'inverse de celle qui existe chez les Tricæoxys. La forme de leur saillie intercoxale ne permet pas de les comprendre, comme l'a fait M. Chevrolat, parmi les PLaGronorus avec lesquels, du reste, elles ont des rapports assez intimes par leur livrée. Ce sont des insectes de l'Amérique du Nord qui figurent parmi les plus grands Clytides connus.