‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 15 sur 62 · DEXITHEA · texte numérisé non relu

DEXITHEA

J. Tuous. Syst. Cerambyc. p. 185 (1).

Mâle : Tète munie de tubercules antennifères un peu saillants, convergeant en avant et prolongés en une courte carène sur le front; celui-ci grand, subvertical; joues assez allongées. — Antennes robustes, densément pubescentes et hérissées, surtout à leur base, de longs cils, atténuées au bout, à articles 3-11 subégaux, — Prothorax trèsconvexe, transversalement subglobuleux, tronqué et finement rebordé à sa base. — Elyÿtres médiocrement convexes, légèrement aplanies le long de la suture, subparallèles, un peu obliquement tronquées à leur extrémité. — Pattes robustes; cuisses graduellement en massue, les postérieures aussi longues que l'abdomen; tarses de la même paire à article 4 de 1/3 plus long que 2-3 réunis. — Saillie intercoxale en triangle très-aigu (2). — Saillie mésosternale large, verticale et renfée en avant, horizontale et un peu rétrécie en arrière. — Saillie prosternale très-étroite, fortement arquée postérieurement. — Corps médiocrement allongé, massif. — Le surplus comme chez les précédents. — Femelle inconnue. -

Par la forme de ses saillies mésosternale et prosternale, ce genre se rapproche des TricHoxys, mais par la structure de ses antennes, celle de la saillie intercoxale de l'abdomen, et son facies général, il a une analogie assez étroite avec les PLagionorts de M. Mulsant. Il a pour type une belle espèce (3) du Mexique dont la livrée fauve présente trois assez larges bandes noires, transversales et communes sur les élytres.

OCHRESTES.

Cnevroz. Ann. d. 1. Soc. entom. 1860, p. 455 (4). Mâle : Tète munie d’un mince bourrelet intra-antennaire plus ou

() Syn. Pcacionorus, Chevrol. Ann. d, 1. Soc. entom. 1860, p. 456.

(2) Ce caractère subsistant dans tous les genres qui suivent, pour plus de brièveté il n’en sera plus fait mention désormais.

(3) Clyt. Klugiï, L. et G. Mon. p. 51, pl. 10, f.59. — Plagion. Fabricii, Chevrol. loc. cit. p. 490; Mexique.

(4) M. Chevrolat écrit le nom du genre OcurÆsTHES où OCHRORSTHES; d’après

Coléoptères. Tome IX. Ci

moins divisé dans son milieu; front vertical, plan, subéquilatémal ; joues au plus médiocres.— Antennes dépassant à peine le milieu des élytres, à article 3 de très-peu plus long que les suivants, ceux-ci décroissant et plus épais graduellement. — Yeux assez gros ef assez fortement échancrés.— Prothorax transversal ou non, globuleux, brièvement rétréei ettronqué en arrière.— Elytres médiocrement allongées; légèrement rétrécies, tronquées obliquement et subépineuses ou subarrondies en arrière; leur suture légèrement canaliculée dans ses 2/3 postérieurs.— Pattes peu robustes ; cuisses graduellement en massue, les postérieures atteignant au plus le sommet des élytres ; tarses de la même paire à article 4 de 1/3 à 1/2 plus long que 2-3 réunis. — Episternums métathoraciques, saillies mésosternale et prosternale comme chez les Cryrus.— Corps médiocrement allongé, recouvert d’une efflorescence pollineuse abondante.

Femeiles : Pareilles aux mâles, sauf les antennes et les cuisses postérieures un peu plus courtes.

Ces caractères sont extrêmement voisins de ceux des CLyrus et sans la forme des élytres et l’efflorescence dont ses espèces sont recouvertes, le genre mériterait à peine d’être conservé. Elles sont, pour la plupart, d'assez petite taille et jusqu'ici paraissent propres au Mexique (1). Le dessin de leurs élytres consiste ordinairement en linéoles transversales brunes ou noires sur un fond d'un jaune d’ocre ou verdâtre.

PLAGIONOTUS.

Mrs. Col. d. France; Lamellic.; Supplém. (2).

Genre également très-voisin des CLyrus qui suivent et à peine admissible ; les différences qui l'en distinguent portent sur les points suivas :

Antennes plus robustes, peu à peu déprimées et légèrement dentées en scie à partir du 3° ou du 5° article, les derniers décroissant moins rapidement. — Prothorax convexe, transversalement ovalaire. — Elytres non cylindriques, peu à peu et légèrement atténuées en arrière. — Pattes relativement plus robustes, du reste pareilles.

l’étymologie (oyow, ocre, ecûñc, vêtement) que lui-même lui assigne, il doit l'être comme je le fais.

(1) Clyt. Sommeri, Chevrol. Col. d. Mexiq. Cent. I, fase. 4; L. et G. Mon. p. 72, @ (tibialis, L. et G. Mon. p. 71, @). — C. pollinosus, L. et G. Mon. p.73. — C. rubripes, À. White. Longic. of the Brit. Mus. p. 273. — O. obliquus, z-litlera, Cristoforii, tomentosus, viridiventris, brevicornis, virescens, Chevrol. loc. cit. p. 473.

(2) Syn. Prarvnorus, Muls. Col. d. France; Longic, éd. 1, p. 71 (olim); nom déjà employé par Fabricius pour des Ténébrionides du groupe des Pédinides. — CLvyrus, Chevrol. Mém. d. 1. Soc. d, Se. d, Liège, XVIII, p. 309.

CLYTIDES. 67

Je ne connais que des espèces de l’ancien continent qui appartiennent autheutiquement au genre (1). Elles sont généralement plus grandes que les Czvrus de la même partie du globe, mais ont une livrée analogue ; sur un fond d’un noir velouté leur prothorax et leurs élytres sont ornés de bandes transversales d’un beau jaune.

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