CLYTUS
LaicuarT, Tyrol. Insekt. IL, p. 88 (2).
Mâles : Tète munie d’un très-faible bourrelet intra-antennaire ; front grand, vertical, plan; joues au plus médiocrement longues. — Antennes assez robustes, au maximum dépassant un peu les 2/3 des élytres, filiformes ou faiblement épaissies au bout, à article 3 plus long que les suivants, ceux-ci décroissant rapidement à partir du 7° ou du 8°, — Yeux médiocres, assez largement et fortement échancerés. — Prothorax aussi long que large ou un peu transversal, régulièrement subglobuleux. — Elytres médiocrement allongées, parallèles, subeylindriques, obliquement tronquées à leur extrémité. — Pattes peu robustes, les postérieures très-longues ; cuisses graduellement en massue, les intermédiaires et les postérieures un peu arquées, celles-ci dépassant légèrement ou atteignant le sommet des élytres; tarses de la même paire à article 4 très-allongé. — Saillie intercoxale de l’abdomen en triangle aigu. — Saillie mésosternale assez larges inclinée en arrière. — Saillie prosternale étroite, arquée postérieurement. — Corps médiocrement allongé, subeylindrique, pubescent.
Femelles : Antennes atteignant à peine le milieu des élytres. — Cuisses postérieures pas plus longues que l'abdomen.
Dans son état actuel, ce genre ne comprend plus que les espèces qui présentent les mêmes caractères que la Leptura arietis de Linné que Laicharting, en l’établissant, avait placée en première ligne (3). Ainsi restreint, il est médiocrement nombreux (4) et composé prinei-
() Clyt. detritus, arcuatus. Linn. L. et G. Mon. p. 40 et 42; de la plus grande partie de l’Europe. — Callid. speciosum, Adams, Mém. d. 1. Soc. d. Nat. d. Mose. V, p. 309 (Clyt. Bobelayei Brullé; Var. C. siculus L. et G. Mon. p. 45); Europe mér, — C. scaluris, Brullé, Expéd. d. Morée; Entom. p. 254; L. et G. Mon. p. 47 (var. præced.?); Grèce. — C. lugubris, Ménétr. Cat. rais. p. 229; Caucase. — P. Reicheï, T. Thoms. Essai, ete. p. 220; Algérie.
(2) Syn. Eurora, J. Thoms. Essai, ete., p. 221, et, par correction, GLyrumnus, ibid. p. 404. — Srnegcesres, Chevrol. Mém. d. 1. Soc. d. Sc. d. Liège, XVIIL, p.333, — Leprura et CALLIDIUM veler. auct.
(3) On n’est d'accord à ce sujet que depuis que M. Mulsant (Col. d. France; Longie. éd. 2, p. 138) a rappelé que Laicharting et non Fabricius, comme on le répétait sans cesse, était le créateur du genre. La synonymie qui précède est l'expression des divergences d'opinion qui se sont produites à cet égard.
(4) Esp. européennes (pour la plupart en même temps asiatiques ou aigé=
palement d'espèces européennes. Les plus grandes sont de moyénne taille et quelques-unes (par ex. rhamni) fort petites. Dans presque toutes, la livrée est de même nature que chez les PLAGIONOTUS.
CLYTANTHUS.
J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 190 (1).
L'un des plus grands genres du groupe actuel, mais auquel on ne peut guère assigner que les caractères suivants pour les distinguer des Czyrus qui précèdent.
Antennes plus grêles, légèrement atténuées à leur extrémité; leurs articles terminaux décroissant moins rapidement. — Prothorax plus long que large, oblongo-ovalaire, ou plus court et plus convexe, mais alors plus ou moins rétréci en avant. — Angle externe de la troncature du sommet des élytres brièvement épineux. — Cuisses intermédiaires et postérieures non ou faiblement arquées; 1° article des tarses postérieurs au moins du double (mais jamais quatre fois) plus long que 2-3 réunis. — Corps plus svelte.
De ces caractères, l’un des meilleurs est la longueur relative du 4er article des tarses postérieurs qui persiste jusqu’à la fin du groupe, sauf chez les SCLETHRUS.
La distribution géographique de ces insectes est plus étendue que celle des Czyrus; il y en a dans la plupart des régions du globe.
riennes) : C. arietis, Linn.; L. et G. Mon. p. 58 (gazella Fab.). — tropicus, Pauz. Faun. ins. Germ. CXV, 5 (mucronatus L. et G. Mon. p. 52; Kelchit Bach.).— capra, Germ. Ins. Spec. nov. p. 518; L. et G. Mon. p. 61.—rhamni, Germ. Reis. n. Dalmat. ed. 2, p. 223 (gazella L. et G. Mon. p. 62). — C. 5ebra, Dalm. in Schœnh. Syn. Jos. III; Append. p. 194; Crimée, Caucase. — lama, Muls. Mém. €. l’Acad. d. Sc. d. Lyon, II, 1850, p. 621.— crassicornis, Reiche, Ann. d. 3. Soc. entom. 1860, p. 734; Sicile. —cinereus, L. et G. Mon. p. 68. — nigripes, Brullé, Expéd. d. Morée; Entom. p. 255; Grèce. — Esp. algériennes : C. 6-guttatus, Lucas, Explor. d. l’Algér.; Entom. p. 493. — Esp. asiatiques : Spheg. ciliciensis, Chevrol. loc. cit. p. 334; Caramanie. — C. insignitus, L. Fairm. Ann. d. 1. Soc. entom. 1866, p. 269; Asie-Min. — Esp. d. V’Anér. du Nord : C. marginicollis, L. et G. Mon. p. 41; Etats-Unis. — hamatus, Say, Journ. of the Acad, of Philad. IL, p.423; même pays. — C. Montesuma, L. et G. Mon. p. 42; Mexique. — C. dimidiaticornis, Ghevrol. Ann. d.1. Soc. entom. 1860, p. 487; Mexique.
(1) Syn. Anruososcus, Chevrol. Ann. d. 1. Soc. entom. 1860, p. 455; nom déjà appliqué à des Hyménoptères, avec la désinence féminine, par M. Guérin Méneville. — Isoromus, Muls. Col. d. France; Longic. éd. 2, p. 143; il y avait déjà un gerre Isoroma de Dejean et de M. Blanchard dans la famille des Lagriides. — Cazoczyrus (Isoromus), L. Fairm. Gener, d, Col. d'Eur.; Longic. p. 145. — Ecumnocenus, Muls. loc. cit. — CaLonoruonus, Chevrol. Mém. d, 1. Soc. d, Sc. d, Liège, XVILT, p. 290.
CLYTIDES. 69
Leur livrée est également plus variée et ne se prête pas à une description générale (1).
Deux des genres cités en synonymie se confondent si insensiblement avec les espèces typiques, qu'on ne saurait signaler ce qui les en sépare. L'un (Isoromus où Caroczvrus), établi sur deux espèces européennes (2), a des antennes plus grêles, un peu plus longues que de coutume, et le prothorax globuleux; or, ces deux caractères sont les seuls que M. Chevrolat assigne à l’autre (Cazoropmonus) établi sur quelques espèces des Indes orientales (3).
(1) Esp. européennes : Clyt. trifasciatus, Fab. Syst. El. II, p. 351; L. et G. Mon. p. 63 (Var. C. œgyptiacus Fab.). — Lept. verbasci, Linné, Syst. nat. ed. 12, L, p. 640 (C. ornatus, Fab.; L. et G. Mon. p. 76). — C. sulfureus (Schaum), Muls. loc. cit. éd, 2, p. 170 (C. verbasci, Fab.; L. et G. Mon. p. 78). — C: quadripunctatus, Fab. Entom. Syst. 1L, p. 352; L. et G. Mon. p. 79 (Var. C: glaucus, Fab. L. et G. Mon. p. 81; Webbüi, L. et G. Mon. p. 80; griseus, L. et G. Mon. p. 81). — C. plebejus, Fab. Syst. EI. IL, p. 349; L. et G. Mon. p. 99. — C. angusticollis, Muls. Mém. d. l’Acad. d. Lyon, I, p. 123. — Callid. ruficorne, Oliv. Entom. IV, 70, p. 53, pl. 6, f. 73; L. et G, Mon. p. 67. — C. Pellelierii, L. et G. Mon. p. 93. — Lept. massiliensis, Linné, Syst. nat. ed, 12, I, p. 1067; Clyt. id. L. et G. Mon. p. 94. — Esp. asiatiques : C. Faldermanni, Falderm. Faun. entom. transe. III, p.269; Perse occ. — C. gracilipes, Falderm. Mém. d. l’Acad. d. St.-Pétersb.; Sav. étr, IL, p. 100; Altaï. — C. latefasciatus, Fischer d. Waldh. Bull, Mosc. IV, p. 438; Asie-Min.-— dumascenus, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1854, p. 483; Syrie. — A4. Oltii, Chevrol. Mém. d. 1. Soc. d. Sc. d. Liège, XVII, p. 306; Asic-Miu. — Esp. de Chine, des Indes or. et de la Polynésie: C. lituratus, Bengale ?; sumatrensis, îles de la Sonde; 5-fascialus, Java, Japon; signaticollis, Archipels ind. L. et G. Mon. p. 77 sq. —- C. Sapho, Pascoo, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 289, Bornéo. — macausnensis, Chevrol. Rev. zool. 1845, p. 98; Chine (Macao). — A. Douei, Cochinchine; 14-maculatus, Nielgherries; marginalis, Batchian; austerus, Nouv.-Guinée; japonicus, Japon ?; meluncholicus , Ceylan; mœstus, Pondichéry ; nigerrimus, Îles Philippines; opposilus, Chine bor.; Durviller, Nouv.-Guinée; 13-maculatus, Chine bor.; alhoscutellatus, Nielgherries; alphabeticus, Japon; Ghevrol. Mém. d. 1, Sos. d. Se. d. Liège, XVII, p. 294. —Esp. de l'Australie : €. Curtisii, L. et G. Mon. p. 49.— Esp. du Mexique : C, tricolor, Chevrol. Col. d. Moxiq. fase. 4; L. et G. Mon. p. 89. — A. clathratus, Truquit, anthophilus, nigropunctatus, Chevrol. Ann. d, 1. Soc. entom. 1860, p. 483. — Esp. d. Antilles : €. insularis, L. et G. Mon. p. 74; Haïty.
Au genre appartiennent probablement encore : C. albicinctus, Hope in Gray, Zool. Miscell. 1, p. 28 (C. fiformis, L. et G. Mon. p. 95), Népaul. — ©. maculicollis, Dalm. io Schœnh. Syn. Ins. II; Append. p. 195; Indes or. — C. ru- Uricollis, L. etG. Mon. p. 88; Java.
(2) Clyt. semipunctatus, Fab. Syst. El. IE, p. 346; L. et G. Mon. p. 75; Europe or. — C. comptus, Mannerh. in Humamel, Essais entom. IV, p. 36 (C. perspicillum Kisch. d. Waldh.; pubicollis, L. et G. Mon. p. 73); Russie mér.
(3) Clyt. annularis, Fab. Syst. El. If, p. 352; L. et G. Mon. p, 102; Archi pels indiens. — C. bidens, Fab. loc. cit. p. 351 (C. Pr'otogenes Newm.); Java, Sumatra. = Chlor, cognatus, Sylhet; agnatus, Nielgherries ; nepos, Indes or.; Chevrol. Mém. d, 1. Soc. d, Se. d. Liège, XVII, p. 291.
Quant au genre Ecawocerus de M. Muilsant, deux caractères, non signalés par ce savant entomologiste, permettraient peut-être de le conserver, à savoir ses hanches antérieures contiguës et sa saillie mésosternale formant un triangle étroit, allongé et très-aigu en arrière, Il ne comprend qu'une petite espèce européenne (1).
CLYTOSAURUS.
TI. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 190.
Mâle : Tête un peu saillante, munie d'un bourrelet intra-antennaire assez prononcé, concave et sillonné; front vertical, plus haut que large, plan; joues allongées.— Antennes assez robustes, hérissées de poils fins en dessous, dépassant un peu le milieu des élytres, à articles déprimés : 3 plus long que les suivants, épineux à son sommet externe ainsi que 4, celui-ci et 5-7 subégaux, 8-11 plus courts, décroissant peu à peu, 41 crochu. — Prothorax plus long que large, très-convexe, ovalaire, atténué en avant, muni sur la ligne médiane d'aspérités transversales en avant et à sa base. — Elytres subparallèles, chacune obliquement tronquée à son sommet.— Pattes longues; cuisses peu à peu en massue, les postérieures notablement plus longues que l'abdomen; tarses de la même paire à article 4 plus de deux fois plus long que 2-3 réunis. — Saillie prosternale large, brusquement recourbée en arrière. — Le surplus comme chez les CLyranraus. — Femelle inconnue.
Le facies général est le même que chez les CLyranraus, mais les caractères sont très-différents et le prothorax en particulier ressemble à celui des XyLorRecHus par les aspérités dont il est muni en dessus. Le genre ne comprend qu’une belle espèce (Priapus J. Thoms.) de Malacca égalant, sous le rapport de la taille, les plus grands exemplaires du Clytanthus semipunciatus d'Europe.
PSILOMERUS.
(Brancu.) Cuevroz. Mém. d. l. Soc. d. Sc. d. Liège, XNIII, p. 257.
Mâles : Tête plane entre les antennes; front subyertical, plus long que large, plan, sans carènes ; joues allongées. — Antennes très-gréles, dépassant légèrement le sommet des élytres, filiformes, à articles 3 de moitié plus court que 4, muni à son sommet externe d’une fine et longue épine, 4-11 graduellement plus courts. — Yeux petits, faiblement échancrés, débordant un peu le prothorax. — Celui-ci près de trois fois aussi long que large, régulièrement cylindrique, sans sillon transversal à sa base. — Pattes longues et grèles; cuisses gra-
(1) C. floralis (Pallas), Fab. Syst. EL. I, p.346; L. et G. Mon. p.47 (Callid fasciatun, Herbst; Clyl. aulicus Laichart,).
CLYTIDES. 71
duellement en massue, les postérieures dépassant notablement le sommet des élytres; tarses de la même paire à article 1 du double plus long que 2-3 réunis. — Saillie mésosternale étroite, triangulaire. — Saillie prosternale très-étroite, fléchie postérieurement. — Corps trèsallongé.
Femelles : Antennes un peu plus courtes que les élytres, leur 3° article moins longuement épineux.— Guisses postérieures ne dépassant pas les élytres.
Ce genre contient les formes les plus grêles qui existent parmi les Clytides. Ses espèces (1) sont également propres aux Indes-Orientales,
ARCYPHORUS.
Cuevroz. Mém. d. 1. Soc. d. Sc. d. Liège, XVI, p. 287.
Ce genre ne diffère des PsiLomerus que par les particularités qui suivent :
Front oblique, muni de trois fines carènes longitudinales, une médiane, deux latérales. — Antennes à 3° article sensiblement plus long que les suivants, inerme à son extrémité.— Elytres obliquement tronquées en arrière.
Les deux espèces (2) que décrit M. Chevrolat ont le même facies que les Parzomerus et une livrée analogue ; elles sont seulement un peu plus grandes. Les Indes-Orientales sont également leur patrie.
GRAMMOGRAPHUS.
Cuevror. Mém. d. L. Soc. d. Sc. d. Liège, XVII, p. 285.
Mâles : Tète munie d'un faible bourrelet intra-antennaire échancré dans son milieu; front vertical, plan, pius long que large, finement caréné sur ses bords latéraux et sur la ligne médiane. — Antennes peu robustes, atteignant le sommet des élytres, à articles 4 un peu plus court que 3 et que 5, celui-ci et 6-11 décroissant lentement. — Yeux médiocres, largement échancrés au côté interne. — Prcthorax allongé, cylindrique, un peu atténué en avant, muni d’un sillon transversal à sa base, obtusément caréné et granuleux sur la ligne médiane. — Ecusson en triangle subrectiligne. — Elytres presque planes, allongées, légèrement atténuées et tronquées en arrière ; leurs épipleures élargies dans leur tiers antérieur, presque nullesen arrière. — Pattes longues; œuisses médiocrement robustes, les postérieures dépassant un peu le sommet des élytres; tarses de la même paire à
(1) P. angustus (Psil. gracilicornis A. White; sans description), Nilghervies; brachialis, iles Philippines; Chevrol. loc. cit. {2} A. histrio, Java; semiclathratus, Îles Philippises; Chevrol. loc. cit.
72 LONGICURNES.
article 4 du double plus long que 2-3 réunis. — Saillie mésosternale large, inclinée et subparallèle en arrière. — Saillie prosternale assez ‘étroite, fléchie postérieurement. — Corps allongé, assez robuste. — Femelles inconnues.
Un des principaux caractères de ce genre, caractère omis par M. Chevrolat, réside dans la forme des parapleures des élytres qui se reproduit dans les deux genres suivants. Il se compose de deux assez grandes espèces (1) des Indes-Orientales, remarquables par leur livrée qui consiste sur les élytres en lignes longitudinales brunes sur un fond d’un jaune variable ; quand il n’en existe pas de pareilles sur le prothorax elles sont remplacées par des ares de même couleur.
ISCHNODORA.
CHevroL. Mém, d. 1. Suc. d. Sc. d. Liège, XVIII, p. 332.
Tête à peine concave entre les antennes, finement sillonnée à sa base ainsi que sur le front; celui-ci un peu plus long que large, vertical, sans arènes ; joues assez allongées, — Antennes grêles, atteignant le milieu des élytres, peu à peu et faiblement épaisses à leur extrémité, à article 3 un peu plus court que 4 et que 5, ceux-ci égaux, les suivants décroissant peu à peu.— Yeux médiocres, fortement échancrés. — Prothorax plus de deux fois aussi long que large, cylindrique, brièvement resserré en arrière. — Ecusson en triangle subrectiligne. — Elytres planes, très-allongées, parallèles, largement tronquées en arrière; leurs épipleures élargies à leur base, presque nulles postérieurement. — Pattes longues et grèles ; les quatre cuisses postérieures minces, peu à peu en massue, les postérieures pas plus longues que les élytres ; tarses de la même paire à artiele 4 trois fois aussi long que 2-3 réunis. — Les autres caractères comme chez les Gra- MOGRAPHUS, avec le corps beaucoup plus grêle.
On n’en connaît qu'une espèce (macra Chevrol.) des Indes-Orientales, de taille moyenne, noire, avec des bandes grises transversales sur les élytres. J’ignore le sexe des exemplaires que j'en ai sous les yeux.
RHAPHUMA.
(Pascos) J. Tous. Essai, etc., p. 221 (2).
Mâles : Tête munie d’un mince bourrelet intra-antennaire plus ou
(1) Clyt. Horsfieldii, A. White, Longic. of the Brit, Mus. p. 284; Java. — G. lineatus, Chevrol. loc. cit. p. 286; Indes or,
(2) Selon M. Pascoe (Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 240)-et M. J. Thomson (loc. cii.), le genre auraitété proposé par Dejean, sous le nom de Rapuiuw déjà employé par Meigen pour des Diptéres. Dans son uSystema Cerambycidarum (p, 192)» M. J. Thomson indique même ce genre Rapniun comme
CLYTIDES, 73
moins échancré; front vertical, beaucoup plus long que large, plan et même parfois un peu concave, muui de trois fines carènes : une médiane, deux latérales ; joues allongées. — Antennes peu robustes, grossissant légèrement à leur extrémité, de la longueur de la moitié ou des 2/3 des élytres, à article 3 plus long que les suivants, ceux-ci décroissant un peu à partir des quatre ou cinq derniers.— Yeux assez grands, débordant un peu le prothorax, faiblement échancrés en dessus. — Prothorax plus ou moins allongé, variant de la forme subeylindrique à la forme globoso-ovalaire, très-brièvement resserré à sa base, finement rebordé en avant. — Elytres médiocrement allongées, subeylindriques, tronquées en arrière, leurs épipleures un peu diatées à leur base. — Pattes longues et grèles; cuisses graduellement en massue, les postérieures dépassant un peu le sommet des élytres; tarses de la même paire à artiele 1 du double au moins s plus long qué 9-3 réunis. — Le surplus comme chez les GRAmMoGRAPHUS, avec le corps médiocrement allongé et plus ou moins cylindrique.
Femelles : Antennes un peu plus courtes. — Cuisses postérieures pas plus longues que les élytres.
Ces insectes se distinguent des trois genres précédents par leurs corps moins allongé, plus robuste, et, à peu de chose près, cylindrique. Ils habitent les Indes-Orientales et la plupart d’entre eux sont remarquables par leur livrée dont le fond est d’un rouge miniacé (1),
AMAURESTHES.
… Cnevroz. Mém. d. l. Soc. d. Sc. d. Liège, XVII, p. 327.
Mûles : Tète munie d'un très-faible bourrelet intra-antennaire ; front vertical, transversal, plan; joues assez allongées. — Antennes peu robustes, légèrement épaissies à leur extrémité, atteignant le milieu des élytres, à article 4 plus court que 3 et que 5, ceux-ci subégaux, les suivants décroissant rapidement.— Yeux médiocres, assez fortement échancrés. — Prothorax plus long que large, cylindrique, brièvement et médiocrement resserré à sa base, couvert d’aspérités
existant à la page 104 de la Monographie des Clytides de MM. De Castelnau et Gory. Mais, ni dans cet ouvrage ni dans le Catalogue de Dejean il n'existe un genre de ce nom. Dejean l’avait peut-être élabli dans sa collection.
(1) Clyt. quadricolor, L. et G. Mon. p. 104; fles Philippines; type du genre. — Callid. glaucum, Fab. Syst. El. IL, p. 351; L, et G. Mon. p. 81; Indes or.— C. Wiedemanni, L. ct G. Mon. p. 82; Indes or. — C. leucoscutellatus, Hope in Gray, Zool. Miscell. 1, p. 28; Hindostan bor. — R. placida, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 240; Macassar. — C. distinguendus, Perroud, Mélang. entom. I, p. 11; Coromandel. — C. dominula, A. White, Longic. of the Brit. Mus. p. 261; Chine bor.—R. fallax, Bengale; præcane, Cochinchine; quinquenolata, sexnotata, dimidiala, geniculata, Indes vr.; trimaculata, russicollis, Nielgherries; Chevrol. Mém, d, 1. Soc. d, Sc. à. Liège, XVIII, p. 276.
en dessus. — Ecusson en triangle curviligne transversal. — Elytres assez convexes, parfois subdéprimées, assez courtes, parallèles, largement arrondies ou subtronquées au bout. — Pattes grêles; cuisses en massue allongée, les postérieures dépassant un peu les élytres ; tarses de la même paire à article 4 quatre fois au moins aussi long que 2-3 réunis. —— Episternums métathoraciques larges, un peu atténués en arrière. — Saillie mésosternale large, horizontale. — Saillie prosternale beaucoup plus étroite, fléchie en arrière.— Corps médiocrement allongé.
Femelles : Antennes un peu plus courtes et plus épaisses au bout. — Cuisses postérieures neo dépassant pas les 6lytres.
Los espèces (1) sont de taille médiocre, et se rapprochent des Rao- PALOPACHYS qui suivent par leur livrée obscure sur laquelle se détachent faiblement quelques linéoles grises. Elles sont propres aux Indes-Orientales et à la Chine.
RHOPALOPACHYS.
CuevroL. Ann. d. l. Soc. entom. 1860, p. 457.
Mâles : Tête et yeux des Eurvsceus'et des Neoczyrus qui suivent. — Antennes un peu plus longues que le prothorax, assez fortement épaissies à leur extrémité, à articles 3 notablement plus long que 4, celui-ci plus que 5, 5-7 décroissant peu à peu, 8-11 courts et serrés. — Prothorax un peu plus long'que large, arrondi sur les côtés, convexe, avec le disque déprimé, couvert d’aspérkés et muni d’une carène longitudinale obtuse. — Elytres médiocrement allongées, légèrement convexes, parallèles, isolément acuminées et épineuses au bout. — Pattes longues, grèles; cuisses pédonculées, puis brusquement renflées en une assez courte massue comprimée, les quatre postérieures fortement bi-épineuses au bout, les postérieures dépassant médiocrement les élytres ; tarses de la même paire à article 4 trois fois au moins aussi long que 2-3 réunis. — Saillies mésosternale et prosternale, surtout celle-ci, plus larges que chez les NrocLyrus, du reste pareilles. — Corps médiocrement allongé, robuste.
Femelles : Antennes encore plus courtes, parfois ne dépassant pas le prothorax. — Cuisses de mème longueur que chez les mâles, ou peu s’en faut.
Les caractères essentiels de ce genre, très-voisins des NEOCLYTUS, résident moins dans les antennes que dans la forme des cuisses et la plus grande largeur des saillies prosternale et mésosternale. Ses espèces ont en outre un facies particulier dû à leurs téguments d’un brun noirâtre et saupoudré sur les élytres de très-petits poils blancs qui,
(1) À. fuliginosus, Thibet; subdepressus, Sylhet; arciferus, Indes or.; êncurvatus, Chine; Chevrol, loc. cit, p. 328.
CLYTIDES, 75
en se condensant, forment sur le milieu de la suture une petite tache qu'accompagnent quelques fines litures flexueuses, souvent peu distinctes. De là le nom de morosus (1) imposé à l'unique espèce du genre décrite jusqu'ici. Elle est américaine et paraît répandue depuis Guatimala jusqu'au Texas inclusivement. 11 y en a à Montevideo une espèce inédite qui en est très-voisine.
EURYSCELIS.
(Des.) Cnevroz. Ann. d. !, Soc, entom. 1862, p. 530.
Mèmes caractères que les Nroczyrus qui suivent, avec les différences suivantes :
Mâle : Antennes assez robustes, presque glabres, finement ciliées en dessous, présque de la longueur du corps, de 42 articles : 3-4 noueux au bout, celui-ci un peu plus court, 3-11 déprimés, décroissant peu à peu, 7-11 anguleux à leur extrémité, 12 petit, atténué au bout. — Les deux dernières paires de pattes extrêmement longues ; leurs cuisses grêles et subpétiolées à leur base, puis renflées en une massue elliptique, comprimées et couvertes d'aspérités; les postérieures dépassant les élytres de toute la longueur de leur massue ; jambes de la même paire plus larges, frangées au côté interne. — Episternums métathoraciques beaucoup plus larges. — Femelle inconnue.
Ces jasectes sont, à proprement parler, des NrocLyrus pourvus de pattes &’une longueur démesurée et d'antennes différentes. Ils ont, à part ces deux points, la ressemblance la plus complète avec les espè- . ces de ce genre et, en particulier, avec le N. devastator. Comme ce dernier leur livrée varie du ferrugineux au brun rougeâtre, et leurs élytres sont munies d'une bande suturale grise, irrégulière sur ses bords. Les deux espèces connues (2) habitent Haïty.
NEOCLYTUS.
JT. Taous. Musée scientiÿ. p. 67 (3).
Genre riche en espèces, mais peu homogène dans sa composition actuelle, surtout sous le rapport de la forme générale et de la livrée. Il est néanmoins assez tranché et peut se reconnaître aux caractères suivants :
(1) Chevrol. loc, cit, p. 501.
(2) Catlid. suturate, Oliv. Entom. IV, 70, p. 62; ©. sutur.. L. et G. Mon. p. 15; Haïty et Amér, du Nord. — Æ, Dejeanii, Chevroi. loc. cit. +
(3) Syn. Ruopazomenus, Chevrol. Ann. d.1. Soc. entom, 1860, p. 457; nom déjà appliqué à des Diptères, avec la désinence fémivane, par Wieéemann, — Mecomerorus, J, Thoms. Essai, etc., p. 222,
Mâles : Tète munie d’un faible bourrelet intra-antennaire divisé dens son milieu; front vertical, plau, sans carènes, en carré un peu plus long que large; joues assez allongées. — Antennes atteignant au maximum le milieu des élytres, peu robustes, en général un peu épaissies à leur extrémité, parfois filiformes ou sétacées, à articles 3 de grandeur relative variable, 4-5 ou 4-7 subégaux, les suivants décroissantrapidement, 7-10 parfois (par ex. devastator) anguleux à leur sommet. — Yeux assez grands et assez fortement échancrés, — Prothorax oblongo-ovalaire, globuleux, ou globoso-transversal, muni en dessus d'aspérités rarement (par ex. magicus) absentes, présentant trèssouvent une carène longitudinale obtuse sur le disque.— Elytres planes ou légèrement convexes, tantôt (par ex. erythrocephalus, devastator) atténuées en arrière, tantôt (par ex. magicus) parallèles, tronquées obliquement et en général épineuses, très-rarement (capræa) arrondies et inermes à leur extrémité. — Pattes longues ; cuisses de grosseur variable, graduellement en massue ou subpédoneulées à leur base ; les postérieures dépassant plus ou moins les élytres, biépineuses ou bidentées au bout ainsi que les intermédiaires ; jambes souvent comprimées ; 14 article des tarses postérieurs au moins du double plus long que 2-3 réunis. — Episternums métathoraciques le plus souvent médioerement larges, parallèles. — Saillie mésosternale large, inclinée en arrière.— Saillie prosternale assez étroite, horizontale ou fléchie postérieurement.
Femelles : Antennes n’atteignant pas le milieu des élytres.— Cuisses pas plus longues que le sommet de ces dernières.
Comme on le voit par cette formule, toutes les parties, sauf la tête, éprouvent des modifications notables. Le genre est propre à l'Amérique et répandu dans la plus grande partie de ce continent (1).
(1) Esp. de l’Amér. du Sud: Clyl. curvatus, Germ. Mag. d. Entom. IV, p. 171; L. et G. Mon. p. 25 (Var. C. dorsalis, L. et G. p. 23). — C. impar, Germ. Ins. Spec. nov. p. 517; L. ct G. Mon. p. 21. — C. magicus, Perty, Del. anim. art, Brasil. p. 25; L. et G. Mon.p. 25.—C, pusillus, L. et G. Mon. p. 22. — C. sobrinus, L. et G. Mon. p. 29. — C. olivaceus, L. et G. Mon. p. 30. — C. Spiæii, L. et G. Mon. p. 92. — C. Latreillei, L. et G. Mon. p. 91. — N. Burmeisteri, Hilarii, Chevrol. Aun. d. 1. Soc. eutom. 1862, p. 57; du Brésil ainsi que les précédente; plusieurs se retrouvent dans les régions suivantes. — C. Batesii, À. White, Longic. of the Bril. Mus. p. 257; Amazone, — C. Jelrelii, A. White, Longic. of the Brit. Mus. p. 254 (longipes, L. et G. Mon. p. 16); Chili, — C. unicolor, L. et G. Mon. p. 34; Péron. — ©, rufus, Oliv. Entom. IV, 70, p. 28; L. et G. Mon. p. 19; de la Colombie ainsi que les neuf suivants. — N. Moritsii, J. Thoms. Essai, ete., p. 225. — N. scenicus, Pascoc, The Journ. of Entom. 11, p. 294. — N. Lebasii, Justini, cristalus, basais, regularis, quadrifasciatus, clavatus, Chevrol. Ann. d. 1. Soc. entom. 1861, p. 381. —Esp. des Antilles : Callid. araneiforme, Oliv. Entom. IV, 70, p. 61; Clyt. id. L. et G. Mon. p. 28; Haïly. — C. angulatus, Fab. Syst. EL. IT, p. 350 (r1ombifer, L. et G. Mon. p. 17); Jamaïque. — C. devastator, L. et G. Mon. p. 17
CLYTIDES. 77
Je ne parviens pas à saisir, en dehors du facies, rien de précis qui puisse en faire distinguer celui que M. J. Thomson a établi, sous le nom de MEcomEropus, et qui a été adopté par M. Chevrolat. Ses espèces, généralement de petite taille, sont de forme cylindrique, plus ou moins courtes; chez plusieurs (par ex. rhinotragoïides) la tète s’al- Jonge en un museau plus long que d'ordinaire; chez d’autres (par ex. polygenus, globulicollis, etc.), les deux derniers articles des antennes sont rapprochés au point que ces organes paraissent n'en avoir que dix en tout; enfin, chez la plupart, la livrée consiste en quelques taches d’un beau jaune de chrome dont deux basilaires, assez grandes, et une autre commune, triangulaire et située sous ces dernières, sont les plus constantes. Ces insectes ont un habilal un peu moins étendu que les précédents, étant tous confinés dans l'Amérique du Sud (1).
XYLOTRECHUS.
Cuevror. Ann. d.l. Soc. entom. 1860, p. 456.
Mâles : Tète plus ou moins grosse (2), s'arrondissant entre les an-
(Var. C. rufescens, L. et G. Mon. p. 16); Cuba.—C. Chevrolatii, L. et G. Mon. p. 26; Cuba. — C. podagricus, A. White, Longic. of the Brit. Mus. p. 254; Haïty.— Esp. de l’Amér. du Nord : C. Augusti, Chevrol. Col. d. Mex. fase. 4; L. et G. Mon. p. 30; du Mexique ainsi que les sept suivants. — Rhop. cacicus, rufilarsis, clavipes, lon, curtulus, mundus, Actæon, Chevrol. Ann. d. |. Soc. entom. 1860, p. 493. — Callid. scutellare, Oliv. Entom. IV, 70, p. 52; Clyt. sout. L. et G. p. 53; Etats-Unis atlantiques. — C. luscus, Fab. Syst. EI. IL, p. 347 (C. humeralis Newm.); même pays. — Callid. erylhrocephalum, Oliv. Eutom. IV, 70, p. 47; C. id. L. et G. Mon. p. 20 (Callid. acuminatum, Fab.; Clytus aspericollis Germ.); même pays. — C. capræa, Say, Journ. of the Acad. of Philad, If, p. 424 (C. gibbicollis et elevatus, L. et G. Mon. p. 24 ot 32); même pays. — C. conjunctus, 3. L. Le Conte, Rep. on a railr. to the Pacif. Oc. IX; Append, I, p. 61; Californie. — C. irroratus, 3. L. Le Conte, Journ. of the Acad. of Philad, Ser. 2, IV, p.27; Texas. — approæimatus, J. L. Le Conte, Proceed. of the Acad. of Philad. XIV, p. 42; Kansas.
(1) Callid. palmatum, Oliv. Entom. IV, p. 29; Clyt. id. L. et G. Mon. p. 84; Brésil. — C. festivus, Fab. Syst. El. II, p. 348; L. et G. Mon. p. 85; Cayenne. — C. lœtus, Fab. ibid.; Brésil et Guyane. — C. triangularis, L. et G. Mon. p..31; Guyane, ainsi que les trois suivants, — C. glohulicollis, L. et G. Mon. p. 32.— C. troglodytes, L. et G. Mon. p. 33. — C. curtus, L. et G. Mon. p. 34. — C. Leprieurii, L. et G. Mon. p. 29; Guyane. — C. Wallacei, A. White, Longie. of the Brit, Mus. p. 259; Amazone (Ega). — M. polygenus, Amazone; rhinotragoides, Guyane; J. Thoms. Essai, cte., p. 223. — M. Amaryllis, Chevrol. Ann. d. 1. Soc. entom. 1861, p. 387; Colombie. — Y. centurio, accensus, Chevrol. ibid. p. 58; Brésil; placens, Mnissechii, insignis ; ibid. p. 64; Brésil; crassicornis, amabilis, maronensis, consanguineus, funereus; Guyane; ibid. p. 519.
(2) Elle se présente dans deux conditions différentes. En général, elle se comporte comme chez les autres Clytides, c’est-à-dire est un peu saillante en
tennes et munie de une à cinq carènes longitudinales descendant sur le front, ainsi que d’un rebord déprimé, latéral; front en général un peu convexe; joues courtes. — Antennes peu robustes, atténuées, plus rarement un peu épaissies au bout, parfois filiformes, n’atteignant pas le milieu des élytres, à article 3 plus long que les suivants, les derniers décroissant plus où moins rapidement. — Yeux grands, échancrés au côté interne. — Prothorax de longueur et de forme variable, muni en dessus d'aspérités plus ou moins nombreuses, rarement peu distinctes. — Elytres en général peu convexes et médiocrement allongées, faiblement rétrécies et largement tronquées en arrière. — Pattes pou robustes, longues; cuisses peu à peu en massue, les postérieures dépassant un peu les élytres; tarses de la même paire à article 1 du double au moins aussi long que 2-3 réunis. — Episternums métathoraciques larges, parallèles. — Saillie mésosternale longuement horizontale en arrière et parallèle, déclive en avant. — Saillie prosternale étroite, arrondie postérieurement. — Corps en général peu allongé.
Femelles : Antennes un peu plus courtes. — Cuisses postérieures atteignant, sans le dépasser, le sommet des élytres.
Ces insectes sont peu homogènes sous le double rapport du facies et de la livrée, mais toujours facilement reconnaissables à la forme particulière de leur tête. Ils sont nombreux, surtout en Asie ; l'Europe en possède quelques-uns ; en Amérique, il n’y en a jusqu'ici que dans celle du Nord (1).
arrière et embrassée de près par le prothorax. Mais quelquefois (par ex. arvicola) elle est reçue, y compris une partie des yeux, dans ce dernier, dont l’ouverture antérieure s’est agrandie.
(1) Esp. européennes : Cer. liciatus, Linné; Clyt. lic. L. et G. Mon. p. 36 (Callid. hafniense, Fab.; Clyt. rusticus L. Redtenb.). — Cullid. arvicola, Oliv. Entom. IV, 70, p. 29; Clyt. arv. L. et G. Mon. p. 54. — Clyt. antilope, Li. Mag. IV, p.119; L. et G. Mon. p. 60 (C. arietis Fab.). — C. Heydeni, Stierlin, Berlin. entom. Zeitschr. VIH, p. 152; Sicile.—Esp. asiatiques et de Chine: C. altaicus, Gebler, Bull. Mosc. 1836, p. 282 (C. Popovri Mannh.); Sibérie or. — C. chinensis, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 18952, p. 417; Chine, Japon. — Ibex, Gebler in Humm, Ess. entom. IV, p. 53; Oural, Altaï. — C. pantherinus, Gebler, ibid. p. 66; Daourie. — €. adspersus, Gebler in Ledeb. Reise; Insekt. p. 181; Sibérie. — capricornis, Gebler, ibid. p. 182; Oural. — hireus, Gebler in Humm. loc. cit. p. 54; L. et G. Mon. p. 60; Sibérie, — C. Grayi, À. White, Longic. of the Brit, Mus. p. 261; Chine bor. — X. brevicillus, Chevrol. Mém. d. 1, Soc. d. Sc. d. Liège, XVIII, p. 323; Chine. — Esp. des Indes or. et de la Polynésie : C. Smci, L. et G. Mon. p. 37; Indes or. — C, vicinus, L. et G. Mon. p. 38; Decan. — C. javanious, L. et G. Mon. p. 60; Java. — ocellatus, L: et G. Mon. p. 64; Indes or. — C. carinifrons, L. et G. Mon. p. 65 ; Ceylan. — C. Buqueti, L. et G. Mon. p. 87; Java. — C, australis, L. et G. Mon. p. 99; Nouvelle-Guinée, Australie. — X. imperfectus, Bornco; subditus, Cachemire; quadripes, Indes or.; subscutellatus, Ceylan ; siamensis , Siam ; crucicollis,
CLYTIDES, 79
THRANODES.
PAscoE, Ann. a. Mag: of nat. Hist. Ser. 3, XIX, p. 314.
Femelle : Tète des XyLoTREGHUS, avec une seule carène frontale, — Antennes des mêmes, graduellement épaissies à leur extrémité. — Prothorax plus long que large, convexe, oblongo-ovalaire. — Ecusson petit, en triangle allongé. — Elytres assez courtes, planes, graduellemout rétrécies et largement tronquées en arrière, avec l'angle externe de la troncature subépineux, sans 6pipleures, sauf un rebord étroit à leur base. — Le surplus comme chez les XyLorREcHUs.
Le facies est fort différent de celui de ces derniers par suite de la forme des élytres qui laissent également le pygidium à découvert, comme cela se voit graduellement chez beaucoup de Clytides. L'6eusson n'est guère moins anormal qu'elles. Le genre ne comprend qu'une petite espèce des Moluques (Batchian), décrite primitivement par M. Pascoe sous le nom de Clytus stenothyreus (1).
PERISSUS.
Cuevroz. Mém. d.l. Soc. d. Sc. à. Liège, XV, p. 262.
Mûles : Tête finement sillonnée et légèrement arrondie entre les antennes; front vertical, transversal ; joues courtes. — Antennes peu robustes, atteignant au moins les 2/3 et parfois ie sommet des élytres, à articles 3-10 subégaux ou décroissant faiblement, 5-10 ou 6-10 légèrement déprimés et anguleux à leur sommet interne, 11 appendiculé. — Youx médiocres, faiblement échanerés en dessus. — Prothorax régulièrement oblongo-ovalaire, muni en dessus de petites aspérités transversales ou aiguës, parfois simplement ponctué. — Ecusson transversal, arrondi en arrière. — Elytres médiocrement allongées, planes, subparallèles, tronquées et épineuses en dehors à leur extrémité. — Pattes longues; cuisses robustes, obtusément carénées sur leur face externe, graduellement en massue, les postérieures dépas-
Amboine; Putseysi, Ceylan; insipiens, Ceylan; fuscipennis, Batchian; aper, Nilgherries; Chevrol. Mém, d. 1, Soc. d, Se. d. Liège, XVIII, p. 313. — Esp. de l’Amér. du Nord : Callid. campestre, Oliv. Entom, IV, 70, p. 65 (Clyt. ter- Mminans, Fab. L. et G. Mon. p. 83; Var.? Cullid. colonumi, Fab. Oliv.). — C. undulatus, Say, Amer. Entomn, IL, p. 53 (C. undatus, Kirby; Var, C. Sayi, interruptus, L. et G. Mon. p. 55, 57). — C, fuscus, Kirby, Faun. Bor.-Amer. p. 176 (undulatus, var.?). — C. Hopei, L. et G. Mon. p. 18. — C. pubescens, gramineus, Haldem. Trans. of the Amer. phil. Soc. X, p. 40; des Etats-Unis atlantiques ainsi que les précédents. — C. mormonum, 4. L. Le Conte, Procecd. of the Acad, of Philad, XL, p. 357; Utah, —C, Sartorii, Chevrol. Ann, d. 1. Soc. entom. 1860, p. 492; Mexique.
(1) The Journ. of Entom. I, p. 359.
sant plus ou moins l'abdomen; tarses de la même paire à article 1 du double plus long que 2-3 réunis. — Le surplus comme chez les XyLo- TRECHUS, sauf le corps qui est moins allongé.
Femelles : Antennes atteignant au maximum le milieu des élytres. — Cuisses ne dépassant pas l'abdomen.
Ces insectes sont de taille médiocre, peu nombreux (1) et répandus dans les Archipels indiens et l'Australie.
CALANTHEMIS.
J. Tuous. Syst. Cerambyc. p. 194.
Femelle? : Tète de la largeur du prothorax, s'arrondissant entre les antennes pour former le front; celui-ci vertical, en carré subéquilatéral, sans traces de carènes ; joues assez longues. — Antennes peu robustes, dépassant un peu le milieu des élytres, légèrement épaissies à leur extrémité, à article 3 beaucoup plus long que les suivants, ceux-ci décroissant graduellement, cylindracés. — Prothorax plus long que large, cylindrique, brièvement resserré à sa base, finement àpre en dessus. — Elytres peu allongées, parallèles, largement tronquées en arrière. — Pattes grèles, longues; cuisses graduellement en massue, les postérieures atteignant à peine le sommet des élytres; tarses de la même paire à article 1 trois fois au moins aussi long que 2-3 réunis. — Le surplus comme chez les XYLOTRECHUS.
Le genre a pour type une petite espèce (myops J. Thoms.) du Cap ayant, à part sa taille plus petite et sa forme plus svelte, beaucoup d’analogie avec l’'Amauresthes fuliginosus des Indes orientales. La structure de sa tête est le caractère essentiel qui ne permet pas de la comprendre parmi les XyLorrecuus. C’est le dernier genre de Clytides où cette partie du corps est arrondie entre les antennes.
SCLETHRUS.
New. The Entomol. p. 247 (2).
Mâle : Tète assez concave entre les yeux, sans bourrelet intra-antennaire; front subvertical, plus long que large, finement sillonné, muni près de son bord inférieur d’une plaque triangulaire ; joues allongées. — Antennes peu robustes, dépassant un peu la base des élytres, filiformes, déprimées, à article 3 beaucoup plus long que les suivants, ceux-ci subégaux. — Yeux gros, saillants, débordant le pro-
(1) P. x-littera, femoralis,lles Arou; Andreæ, Borneo ; myops, Ceylan ; scutellatus, es Philippines; Chevrol, loc. cit. — Clyt. glaucinus, Boisduv. Faun. d, Océan. U, p. 483, L. et G. Mon. p.98; Australie. —C. trizonatus, Blanch: Voy. au Pôle Sud; Eutom. p. 270; Nouvelle-Guinée.
(2) Syn. Isiniow, Gory, Mag. d. Zool.; Ins. 1833, pl. 58,
CLYTIDÉS. 81
thorax, arrondis, faiblement échancrés en dessus. — Prothorax trèsallongé, cylindrique, arqué, formant un angle très-ouvert avec les élytres, muni d’un sillon transversal à sa base. — Ecusson petit, en triangle rectiligne allongé. — Elytres cylindriques, s'arrondissant pour former une déclivité postérieure, tronquées à leur extrémité, — Pattes longues; cuisses graduellement en massue, les postérieures dépassant assez fortement les élytres; tarses de la même paire à article 4 d'un tiers environ plus long que 2-3 réunis. — Episternums métathoraciques étroits, parallèles. — Saillie mésosternale étroite, longuement horizontale. — Saillie prosternale beaucoup moins large qu’elle, arrondie postérieurement. — Ccrps allongé, partiellement pubescent, en majeure partie glabre, hérissé en dessus de longs poils fins.
Femelle : Antennes dépassant à peine la base du prothorax. — Cuisses pas plus longues que les élytres.
Genre établi sur une très-jolie espèce décrite, il y à longtemps, par Gory, sous le nom d'Jbidion amænum, et remarquable par la ressemblance qu’elle a avec les Triconpx1A de la famille des Cicindélides, tant par sa forme générale que par sa livrée. Elle est propre aux Indes orientales où elle a un habitat très-étendu (1).
La présence d'une déclivité postérieure arrondie aux élytres est propre à ce genre et au suivant. [ls se rapprochent par là du groupe suivant dans lequel cette déclivité est constante et doivent par conséquent être placés à la fin de celui-ci.
CREMYS.
Pascog, Ann. a. Mag. of nat. Hist, Ser. 3, XIX, p. 316 (2).
Mâle : Tète munie d'un large bourrelet intre-antennaire déprimé et sillonné sur la ligne médiane; front oblique, transversal ; joues beaucoup plus hautes que longues. — Antennes de la lorgueur du corps, assez robustes, presque glabres, hérissées de quelques longs poils, à articles 1 assez long, en massue arquée, 4 de moitié plus court que 3 et que 5, celui-ci et 6-11 peu à peu plus courts. — Yeux assez gros et fortement échancrés. — Prothorax aussi long que large, globuleux, très-fortement resserré et muni d’un sillon transversal à sa base. — Ecusson en triangle rectiligne allongé. — Elytres à peine du double plus longues que le prothorax, planes en dessus, parallèles, munies d’une déclivité postérieure arrondie et chacune à sa base d'une élévation médiocre allongée, avec les épaules calleuses et for-
(1) L’exemplaire décrit par Gory provenait de la côte de Malabar, ceux de M. Newman, des iles Philippines; les deux qui existent dans la collection de M. le comte Mniszech ont été recueillis à Malacca, — Aj. S. Newmani, Chevrol. Mém. d. 1. Soc. d. Sc. d. Liège, XVIIL, p. 284; iles Philippines.
(2) Syn. CLyrus Pascoe (olim).
Coléoptères. Tome IX, 6
x he:
tement impressionnées en dedans. — Pattes très-longues; cuisses sublinéaires, les postérieures dépassant longuement l'abdomen ; tarses de la même paire à article 4 du double plus long que 2-3 réunis. — Episternums métathoraciques étroits, parallèles. — Saillie mésosternale assez large, horizontale, parallèle, échancrée au bout. — Saillie prosternale étroite, brusquement arrondie en arrière. — Corps finement pubescent, à reflets soyeux. — Femelle inconnue.
Sans la longueur du 1° article des tarses postérieurs, ce genre appartiendrait au groupe suivant. Il a le facies des Anaglyptides et jusqu’à ces élévations basilaires des élytres qui sont presque constantes chez ces derniers; mais le caractère en question l'exelut absolument de leurs rangs. ,
Son unique espèce (1) est plus grande et beaucoup plus robuste que l'Anaglyptus mysticus d'Europe, d'un rouge ferrugineux assez foncé, avec deux taches arrondies et velues sur le prothorax, la moitié postérieure des élytres et l'abdomen, noirs; partout en dessus, ses téguments ont un reflet soyeux très-prononcé, Elle habite l'Australie.
Note.
Je n'ai aucune idée de ce que peut être le genre suivant et n'en parle ici que parce que M. J. L. Le Conte le dit intermédiaire entre les ArgopaLus et les ErtPaus.
AMANNUS.
J. L. Le Conre, Journ. of the Acad. of Philad, Ser. 2, IV, p. 24.
Palpes courts, déprimés. — Mandibules aiguës au bout. — Antennes filiformes, plus longues que le corps chez les ©, plus courtes que lui chez les 9. — Yeux finement granuKs. — Prothorax cylindrique, rétréci en avant. — Elytres arrondies à leur extrémité. — Pattes peu allongées; cuisses grêles, nullement en massue; 1° article des tarses postérieurs plus long que les deux suivants réunis.
Les espèces décrites sont au nombre de deux (vitiger, pecloralis) et originaires des parties occidentales de l'Amérique du Nord.
Quant au genre suivant, il appartient sans aucun doute au groupe actuel.
PLAGITHMYSUS.
De Morse. Bull. Mosc. 1845, LI, p. 369 (2).
Tète inclinée et renfermée dans le corselet; front vertical. — An-
(1) Cly!. diophthalmus, Pascoe, The Journ. of Entom. I, p. 358. (2) Plus tard, M. De Motsclioulsky (Etud. entom. Ann. 1892, p.76) a dit que le genre était synonyme des OExemona de M. Newman; mais ce dernier auteur
v’a publié, que je sache, aucun genre de ce nom. r
CLYTIDES. 83
tennes un peu plus courtes que le corps, insérées sur une proéminence au niveau de la partie supérieure des yeux. — Ceux-ci échancrés, mais n'entourant que la base des antennes. — Corselet allongé, convexe, arrondi sur le côté et présentant une proéminence en forme de bosse sur le milieu du bord antérieur.— Elytres un peu aplanies, plus longues que l'abdomen et obliquement coupées vers l'extrémité qui finit par deux pointes un peu déhiscentes. — Cuisses postérieures très-longues ; jambes longuement velues ainsi que les tarses.
La figure que donre M. De Motschoulsky de l'espèce (1) de Califor-
(1) P. pulverulentus, Motsch. loc. cit. p. 370, pl. 7, f. 7-71v. —M. Chevrolat (Ann. d. 1. Soc. entom. 1860, p. 500) a rapporté au genre, avec doute, un insecte du Mexique, qu'il nomme P. distortus. — 11 y comprend également (Mém. d. 1. Soc. d. Sc. d, Liège, XVIII, p.256) le Clyt. attenuatus de M. Boisduval, Faun. d. l'Océan. Il, p. 495, insecte de la Nouvelle-Zélande.
En outre des espèces mentionnées dans les notes qui précèdent, les Cuyrus suivants existent dans les auteurs ; quelques-uns sont probablement étrangers aux Clytides.
Esp. européennes : C. lugens, Küster, Die Kæf. Europ. XV, 76; Espagne (Carthagène). — Bellieri, Gautier des Cottes, Ann, d. 1. Soc. entom. 1862, p. 77; Corse. — Esp. africaines : Callid. hottentotum, Oliv. Entom. IV, 70, p. 38; L. et G. Mon. p. 51; Cap. — C. scriptus, Dalm. in Schœuh, Syn. Ins. HI, Append. p. 195; Sierra-Leone, — amænus, L. et G. Mon. p. 88; Sénégal. — capensis L. et G. Mon. p. 90.—senegalensis, L. et G. Mon. p. 92. — australis, L. et G. Mon. p. 99; Natal (nec Nova- Guinea). — suberuciatus, À. White, Long. of the Brit. Mus. p. 281; Natal. — nigropunctatus, L. Fairm. Rev. et Mag. d. Zool. 1856, p.531; Maroc.--deterrens, Pascoe, The Journ. of Entom. fs p. 399; Lac N'Gami. — Esp. asiatiques et de Chine : C. 5-maculatus, Gebler, Bull. d. l’Acad. d. St.-Pétersb. INT, 1845, p. 103; Songarie. — arabicus, Küster, Die Kæf. Europ. X, 95; Arabie, Asie-Mineure. — diadema, Motsch. Etud, entom. Il, p. 48; Chine, — Esp. des Archipels indiens et de la Polynésie : Arhopal. longicornis, ambiguus, Clyt. Phidias,incanus, pudicus, Newm. The Entom. p. 246; iles Philippines, — sumatrensis, brakminus, Bengale; elongatulus (pudicus? Newm.), Java; Let G. Mon. p. 96 et 97.—bicinctus, Hindostan bor.; assimilis, Népaul; Hope in Gray, Zool. Miscell. p. 28. — semiluctuosus, Tenasserim; À. White, Longic. of the Brit. Mus. p. 285 et 288. — muslela, viverra, Borneo; Pascoe, Trans. of the entom. Sue. Ser. 2, IV, p. 339. — ascendens, Walkeri, Ceylan; Balyi, Indes or.; Bowringii, Chine (Hong-Kong); Pascoe, ibid. Ser. 2, V, p. 27. — aureicollis, îles Salomon; Blanch. Voy. au Pôle Sud; Entom. p. 269. — spinicornis, Newm. The Zoolog. 1850; Append. p. CXIX; Nouvelle-Zélande. — patronus, Batchian; notabilis, Japon; Pascoe, The Journ. of Entor. I, p. 358 et 360. — Esp. de l’Autralie : C. chrysoderes, À. White, loc. cit. p. 285. — Esp. de l’Amér. du Nord : C. annosus, Say, Journ. of the Acad. of Philad.. V, p. 257. — longipes, Kirby, Faun. Bor.- Amer, p. 176. — quadrimaculatus, Haidem. Trans. of the Amer. Phil. Soc. X, p.41. —nauticus, Mannerh. Bull. Mose. 1843, p. 305; Californie, — variegalus, L. ot G. Mon. Mexique. — albofasciatus, L. et G. Mon. p. 96. — antennctus, A. White, loc. cit. p. 252; Côte Nord-Ouest. — Lorquini, Buquet, Ann. d. 1. Soc. entom. 1859, p. 629; Californie. — nitidus, Horn, Proceed, of the Acad.
nie sur laquelle il a fondé le genre, représente un insecte de taille moyenne, de forme svelte, très-atténué en arrière et ressemblant beaucoup au Thranodes slenothyreus de M. Pascoe. Si, comme ce dernier, il a la tête arrondie entre les antennes, sa place serait également près des XyLorrecHus. Sa livrée offre un mélange de brun et de testacé, avec des mouchetures grises sur les élytres qui sont en outre ornées de deux bandes noires obliques; deux autres bandes de même couleur longent les côtés du prothorax.
GRouPE XXXI. Anaglyptides.
Insectes universellement associés aux Clytides dont ils ne diffèrent, en effet, que par les deux points suivants.
Elytres munies chacune à leur base d’une élévation plus ou moins saillante, — Tarses postérieurs au plus médiocres, leur 4° article pas plus ou à peine plus long que les deux suivants réunis.
Le second de ces caractères est le plus important. Ainsi qu'on l'a vu plus haut, si l’on n’en tient pas un compte rigoureux, comme de la longueur des antennes et de l'absence d'armature au prothorax, il est absolument impossible d’assigner des limites aux Clytides.
Les plus grandes espèces de ce groupe sont de taille médiocre et les éperons terminaux de leurs jambes restent toujours très-courts, à l'inverse de ce qui a lieu chez les Clytides. Elles sont peu nombreuses, mais ont un habitat très-étendu et constituent les cinq genres suivants.