L. Reprens, Ewpéd. a. 1. Novara; Col. p
Femelle ? : Dernier article de tous les palpes beaucoup plus gros
(1) P. tigrina, Pascoe, loc. cit, pl. 13, £ 3... (2) Rev. et Mag. d, Zool. 1852, p. 292.
que les précédents, demi-circulaire. — Tête fortement et étroitement concave entre ses tubereules antennifères, ceux-ci très - robustes, recourbés en dehors; front petit, carré. — Antennes non frangées en dessous, robustes, subcylindracées, de la longueur du corps, à articles 1 largement cicatrisé au bout, plus grand que 3, celui-ci plus long que les suivants qui sont subégaux. — Yeux finement granulés, leurs lobes inférieurs grands. — Prothorax médiocrement transversal, cylindrique, muni de chaque côté d’un petit tubercule médian. — Ecusson petit, arrondi en arrière. — Élytres cylindriques, à peine du doubie plus longues que larges, isolément et faiblement échancrées en arrière, rectilignes à leur base avec leurs épaules obtuses, — Pattes courtes , robustes, égales ; jambes intermédiaires munies d’une forte échancrure avant leur extrémité. — Corps allongé, cylindrique, robuste, densément pubescent.
I n’y a rien dans la famille entière qui approche de la forme qu'’affecte ici le dernier article des palpes. Le genre est dès lors extrèmement tranché, mais ne l'ayant pas vu en nature, je ne sais quelle place lui assigner. Il est même possible qu’il appartienne au groupe des Mésosides plutôt qu’à celui-ci.
L'intéressante espèce (1) qui en constitue le type est propre à la Nouvelle-Zélande et d'assez grande taille. Elle est uniformément revêtue d’une pubescence cendrée, avec les élytres ornées dans leur milieu d’une tache commune eblongue, d'un noir velouté et maculée de blanc à ses deux extrémités ; la base de ces organes est assez fortement granuleuse, le reste de leur surface à peine visiblement pointilé.
GROUPE 11. Agniides,
Cicatrice du scape des antennes fermée, grande, oblique. — Tête plus ou inoins saillante, en général non rétractile (2); son front trapéziforme, fortement atténué en haut (3), avec ses tubercules antennifères très-rapprochés, tantôt divergents, tantôt verticaux, parallèles et plus ou moins contigus. — Antennes rarement ciliées en dessous. — Yeux finement granulés. — Elytres beaucoup plus longues que la tête et le prothorax réunis. — Cuisses le plus souvent peu à peu en massue; jambes intermédiaires pourvues d’un sillon (Comp excepté). — Métasternum allongé. — Mésosternum et saillie prosternale variables.
(1) T. dorsalis, L. Redtenb. loc. cit. pl. 5, f. 3,
(2) Elle l’est dans trois genres (AGRYDOCEPHALA, MaARMAROGLYPHA, CALLIPYRGA); mais le groupe est si naturel qu’il m’a paru inatile de le diviser en deux.
(3) Sauf chez les PuansaLïa, que la verticalité et la subcontiguité de leurs tu- Vercules antennifères ne permettent pas d'introduire dans les Monohammides. Ces insectes font le passage entre ces derniers et le groupe actuel.
AGNIIDES, 341
Ce groupe correspond aux Agniites de M. J. Thomson (1) et aux Hypselominæ de M. Pascoe (2), mais avec une étendue moindre que celle qu'ils lui ont donnée (3).
11 ne diffère essentiellement des Monohammides que par la forme du front qui (PrarsaLtA excepté) est fortement et peu à peu atténué en haut. 11 n’y à jamais d'incertitude à cet égard, tandis que si l’on prend pour point de départ le rapprochement des tubercules antennifères, il est absolument impossible de trouver une limite entre ces insectes et les Monohammides. C’est l'absence du premier de ces caractères qui m'a obligé de reporter parmi ces derniers quelques genres (Cerropsius, DowiriA, URÆCHA, etc.) que MM. J. Thomson et Pascoe ont placé ici.
Das une autre direction les analogies des Agniides se portent vers les Zygocérides de la division suivante dont la tête est faite comme la leur.
Epurés, comme ils sont ici, ils constituent 13 genres propres aux Indes orientales, sauf les ACRYDOCEPHALA qui sont africaines et les CaL- LIPYRGA qui habitent l'Australie.
I. Tubercules antennifères plus ou moins séparés et divergents; prethorax toujours tuberculé jatéralement,
a Epaules des élytres saillantes en avant.
D Cuisses sublinéaires : Hotarionomus.
bb — graduellement épaissies.
Epaules des élytres très-saillantes : Omocyrius. — peu — : Peribasis.
aa Epaules des élytres obtuses.
Elytres tronquées à leur extrémité : Combe.
— arrondies : Cycos.
IT. Tubereules antennifères verticaux, parallèles, subcontigus ou soudés ensemble.
€ Saillie prosterdale médiocrement large, arrondie en arrière, d Tubercules antennifères cornus à leur sommet interne : Triammatus.
dd — non où à peine saillants.
e Epaules des élytres non lobées en dessus,
(1) Syst. Cerambyc. p. 83.
(2) Longic. Malayan. p. 227.
(3) I n’y a à retrancher des Agniites de M. J. Thomson que les genres (Acwonenus, Cereorsius, URÆcua, etc.) dont le front est rectangulaire ou subrectangulaire, et qu’on à vus plus haut parmi les Monohammides, Les Hypselomiuæ de M. Pascoe en contiennent, de plus, quelques-uns (Psaumis, Ornezais, Ornea, Nicire) dont le scape antennaire n’est pas cicatrisé, et qui appartiennent à la division suivante.
PU" l'ONF
Le,"
de +546
f Prothorax tubereulé sur les côtés; élytres munies chacune d’un tubercule basilaire : Rharsaliux | RTL
ff — inerme sur les côtés; élytres sans th pue if'al basilaires. n |
g Mésosternum tuberculé en avant.
Saillie prosternale déclive et inermeen ayant : Agnia. — tronanéeektukpronléeen etant Acrydocephala.
99 Mésosternum inerme en avant, Antennes à art. 3 de forme normaie : TRE TES — — très-renflé au bout: Marmaroglypha:
ce Epaules des élytres lobées en dessus : Achkthophora.
ce Saillie prosternale large, plane, tronquée et échancrée à ses deux extrémités : Callipyrga.
HOTARIONOMUS.
J. Tous. Archiv. entom. I, p. 78 (4).
«Mâle : Tubercules antennifères assez largement séparés, courts, robustes, contigus à leur base ; front transversal, médiocrement trapéziforme ; joues allongées. — Antennes pubescentes , un peu moins du double aussi longues que le corps, à articles 3-5 plus robustes que les suivants : 1 à peine égal à la moitié de 3, celui-ci un peu plus grand que 4-5, ces derniers égaux, 6-11 plus courts, décroissant un peu.— Lobes inférieurs des yeux transversaux. — Prothorax subtransversal, traversé par deux sillons peu marqués, distants l’un du bord antérieur, l’autre de la base; ses tubercules latéraux assez petits, en cône obtus. — Ecusson en triangle curvilägne. — Élytres allongées, convexes, vblongo-ovalaires, arrondies en arrière avec la suture subépineuse ; leurs épaules faillanftes en avant, déprimées, prolongées en un tubercule conique. — Pattes longues, les antérieures un peu plus que les autres ; leurs jambes un peu arquées au bout et munies en dedans d'un tubercule obtus, leurs tarses assez dilatés; ‘cuisses sublinéaires. — 5° segment de l'abdomen transversal, rétréci et subtronqué en arrière. — Mésosternum vertical, muni en avant d'une saillie obtuse. — Saillie prosternale arquée en arrière. — Corps massif, puboscent.
Femelle : Antennes dépassant un peu les élytres; leurs articies 3-5 de grosseur normale. — Pattes antérieures presque aussi longues que celles du mâle, avec leurs jambes inermes.en dedans et leurs tarses non dilatés. — 5° segment abdominal beaucoup plus grand, convexe.
Ou. n'en connaît qu'une grande espèce (2) ayant le facies d'un Mo-
(1) Syn. Oraronomus, Pascoe, Lengic. Malayan. p. 234. — Mononammus Pascoe (olim).
(2) Mon. blattoides, Pascoë, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 48, et Longie. Malayan. p. 235, pl. 11, f, 4 Q.
AGNIIDES. 343
NOHAMMUS, d'un noir assez brillant, avec la tête.et le prothorax ornés de bandes longitudinales d'un rouge ocracé vif, lé dessous du corps et les élytres de taches de même nature formant des marbrures confluentes; partout cette couleur estplusoumoins saupoudrée de blanc; dans la plus grande partie de leur longueur les élytres-présentent des points enfoncés médiocres, la plupart régulièrement alignés: Ce bel insecte habite Borneo et Poulo-Pinang.
OMOCYRIUS.
Pascor, Proceed. of the Zool. Soc. 1866, p. 245.
Genre voisin des Horartowomus dont il ne diffère que par les caractères suivants :
Mâle : Tubercules antennifères plus rapprochés, à peine divergents; front plus haut que large, fortement trapéziforme. — Antennes un peu plus longues que le corps, à articles 3 graduellement èn massue au bout, 4-5 renflés dans toute leur longueur: — Prothorax plus long que large, régulièremont cylindrique, sans sillons transversaux ; ses tubéreules latéraux petits, coniques. — Pattes plus courtes, les antérieures plus lodgues que les autres; leurs jambes sans tubercule interne; cuisses graduellement ot médiocrement épaisses.
Femelle : Antennes atteignant à peine le sommet des élytres; leurs articles 4-3 peu à peu en massue, — Le surplus comme chez les Ho- TARIONOMUS ®.
Le genre ne contient également qu'une espèce (1) de la Malaisie (Poulo-Pinang). Elle est d’un brun plus ou moins rougeâtre, presque glabre en dessus, avec des lignes blanches sur la tête et le prothorax; la plus inférieure de ces dernières s'étend sur les épisternums métathoraciques ; les élytres sont couvertes d’une multitude de petites taches d’un jaune ocracé dont les plus grandes sont un peu plus que ponctiformes ; ces organes ont les épaules faites comme dans le genre précédent, mais sont fortement et densément ponctués, tandis que le prothorax est couvert de fines granulations.
PERIBASIS.
J. Tous. Syst. Cerambyc. p. 86 (2).
Mâles : Tubercules antennifères robustes, contigus à leur base, divergents; frontplus haut que large; joues très-allongées. — Antennes finement pubescentes, un peu plus de 1/3 plus longues que le corps, à articles 4 beaucoup plus court que 3, celui-ci un peu plus long que
(1) O. fulvisparsus, Pascoe, loc. cit. p. 246, pl. 27, f. 3 ©. (2) Syn. Monosammus A. White, Pascoe (olim),
4, tous deux en massue allongée au bout, 5-10 plus courts, décroissant peu à peu, 11 plus grand que 10. — Lobes inférieurs des yeux subtransversaux. — Prothorax transversal, cylindrique, uni en dessus, traversé par deux sillons, l'un antérieur, l’autre basilaire, peu marqués; ses tubercules latéraux robustes, coniques. — Elytres médiocroment longues, subdéprimées sur le disque, légèrement rétrécies, déclives et arrondies en arrière; leurs épaules granuleuses, obtuses et assez fortement saillantes en avant. — Pattes médiocres, robustes, égales; cuisses peu à peu en massue; tarses subégaux. — 5° segment abdominal court, en triangle curviligne, sinué au bout, — Mésosternum vertical, obtusément saillant en avant. — Saillie prosternale fortement arquée en arrière. — Corps médiocrement allongé, pubescent.
Femelles : Antennes dépassant un peu le sommet des élytres. — 5° segment abdominal beaucoup plus grand, convexe, en triangle curviligue, entier au bout.
Les espèces décrites sont au nombre de trois (4), de taille moyenne pour le groupe actuel, de forme plus courte que les précédentes et ornées de bandes sur la tête et le prothorax, de taches nombreuses sur les élytres, tantôt d’un fauve vif, tantôt blanches sur un fond de couleur variable; chez la seule (adspersus) que j'aie sous les yeux, les élytres sont finement granuleuses à leur base et densément pointillées sur le reste de leur surface. Le genre est propre aux Indes orientales.