‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 53 sur 62 · COMBE · texte numérisé non relu

COMBE

J. Tuous. Syst. Cerambyc. p. 83 (2).

Mâle : Tubercules antennifères saillants, robustes, un peu divergents; front plus haut que large; joues allongées. — Antennes finement pubescentes, du double plus longues que le corps, à articles 4 un peu plus court que 8, celui-ci et 4-7 subégaux, 8-10 beaucoup plus courts, décroissant à peine, {1 plus long que 40. — Yeux finement granulés, leurs lobes inférieurs aussi hauts que larges. — Prothorax transversal, traversé par deux sillons assez marqués : l’un antérieur flexueux, l’autre près de sa base, rectiligne; ses tubercules latéraux médiocres, coniques. — Elytres allongées, subdéprimées, larges, subparallèles, rétrécies et tronquées au bout, légèrement trisinuées en avant, avec les épaules obtusos. — Pattes médiocres, robustes, égales; cuisses peu à peu en massue; sillon des jambes intermédiaires obsolète; tarses égaux. —-5° segment de l'abdomen en triangle curviligne transversal, — Mésosternum vertical, obtusément saillant en avant. —

(1) Mon. larvatus, À. Wbite, Proceed, cfthe Zool. Soc. 1858, p. 406; Sylhet?

— Mon. adspersus, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 48; Sin-

gapore. — P. pubicollis, Pascoe, Longic. Malayan. p. 231; Singapore, Borneo. (2) Syn. Mononammus A. White,

AGNIIDES, 845

Saillie prosternale arquée en arrière, — Corps large, allongé, partiellement pubescent.

Femelle : Antennes de 4/4 à peine plus longues que le GOTPs. — 5° segment abdominal plus grand et plus convexe.

M. J. Thomson n’a connu que ce dernier sexe {4) et a cru nouvelle l'unique espèce du genre; mais elle avait déjà été décrite , depuis quelques années, par M, A. White (2). C'est un grand et bel insecto de Malacca, d'un noir assez brillant, revôtu en dessous d’une fine pubescence grise, glabre en dessus, avec le dessous du corps maculé de blanc crétacé; cette couleur forme deux lignes verticales sur le front, trois longitudinales sur le prothorax ét de huit à nétf taches sur chaque élytre dont la plus remarquable affecte la forme d’une étroite bande médiane, transversale et en zig-zag; pour toute sculpture ces organes ne présentent que quelques points enfoncés à leur base et sur leurs bords latéraux.

CYCOS.

Pasco, Proceed. ofthe Zool. Soc. 1866, p. 244 (3).

Mâle : Tubercules antennifères saillants, très-robustes, anguleux à leur sommet interne, étroitement séparés , ‘un peu divergents; front beaucoup plus haut que large; joues assez allongées. — Antennes assez robustes, plus de deux fois et demie aussi longues que le corps, à articles 3 du double plus long que 4, 4-10 plus courts, décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux subéquilatéraux. — Prothorax aussi long que large, cylindrique, bisinué à sa base, traversé près de sa base et de son bord antérieur par deux sillons flexueux assez marqués, — Écusson en trapèze renversé. — Elytres médiocrement allongées, planes sur le disque, légèrement atténuées et arrondies en arrière, rectilignes à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes longues, les antérieures plus que les autres; leurs jambes flexueuses au bout; leurs tarses dilatés, frangés sur leurs bords: cuisses peu à peu et médiocrement épaissies. — Saillie mésosternale recourbée en arrière, tuberculée en avant. — Saillie prosternale brusquement arquéo en arrière. — Corps assez allongé, pubescent.

Femelle : Antennes dépassant peu le sommet des élytres. — Pattes égales; tarses antérieurs simples.

(1) Selon M. Pascoe (Longic. Malayan. p. 252), la femelle serait beaucoup plus grande que le mâle, mais cela est accideatel; Les exemplaires des deux sexes que j'ai sous les yeux, différent très-peu sous ce rapport.

(2) Mon. Brianus, À. White, Procced. of the Zool. Soc. 1858, p. 409 (C. futgurata, 3. Thoms. loc. cit, p. 84).

(3) Syn, Moxonammus JS. Thoms., A. White,

346 LONGIRORNES.

Le genre ne comprend qu'une bélle espèce (4) du Sylnet et de l'Himalaya oriental, assez commune dans les collections oùelle ost en général confondue avec les Mononammus: Elle est d'un gris noirètre en dessus, avec de nombreuses petites taches d’un jaune d’ocre sur les élytres et trois ou quatre lignes longitudinales de même couleur sur chacune d'elles à leur extrémité; la tête, le prothorax et le dessous du corps sont maculés de la même nuance; elle forme en particulier deux rangées de taches sur chaque côté de l'abdomen.

TRIAMMATUS.

Caevroz. Rev. et Mag. d. Zool. 1857, p. 105.

Mâles : Tubercules antennifères verticaux, saillants, Dre séparés par une très-étroite fissure, prolongés en une saillie obtuse à leur sommet interne; front plus haut que large, étroit en haut, fortement évasé en bas; joues allongées., — Antennes très-finement pubescente$ du double environ aussi longues que le corps, à articles 3-5 fortement renflés au bout (3 brièvement, 4-5 en une massue ovalaire) : 4 de 4/3 plus court. que 3; celui-ci plus grand que 4-5, ces derniers subégaux, 6-10 plus grands, décroissant à peine, 11 trèsallongé. — Lobes inférieurs des yeux grands, subtransyersaux 1 — Prothorax transversal, finement plissé sur le disque, muni d'un faible sillon transversal antérieur, et d’un où deux contigus le long de sa base; ses tuberçules latéraux médiocres, subépineux. — Ecusson largement arrondi en arrière. — Elytres médiocrement allongées, peu: à peu rétrécies et arrondies en arrière, subrectilignes à leur base, avec les épaules obtuses, —: Pattes robustes, assez longues, les antérieures un peu plus que les autres; leurs jambes munies d'un tubercule iuterne; leurs tarses dilatés et frangés sux leurs bords ; cuisses peu à peu épaissies. — Saillie mésosternale lamelliforme, recourbée en arrière , obtusément tuberculeuse en avant. — Saillie prosterrale fortement arquée en arrière. — Corps allongé, pubescent.

Femelles : Antennes un peu plus longues que le corps; leur 4° article seul (2) renflé. — Pattes antérieures à peine plus longues que les autres; leurs jambes inermes en dedans; leurs tarses presque aussi larges que chez les @, mais moins frangés sur leurs bords. — 5° segment abdominal beaucoup plus grand, convexe.

À partir de ce genre, il n'y a plus dans le groupe actuel que des espèces dont les tubereukes antennifères sont parallèles, et, en règle

(1) Mon. subgemmatus, 3. Thoms. Arehiv. entom. I, p.294 (Mon. Georgius, A. White, Proceed. of the Zuol. Soc. 1858, p. 407); je ne vois rien qui justifie le premier de ces noms.

(2) Du moins chez le Saundersit, la seule espèce dont j'aie vu la femelle.

AGNIIDES. 347

générale, soudés en grande partie entre eux, d'où résulte que les antéennes sont encore plus rapprochées que dans les genres qui précèdent. Ces insectes sont, par conséquent, les Agniides par excellence. Les TriAmMarustsont propres aux Indes orientales, peu nombreux (1) et ont un facies de MonomAmmus, avec des antennes qui rappellent, sauf sous le rapport de la longueur, celle des Oocyrius. Leur livrée est plus ou moins grise et se compose, sur les élytres, d’un mélange confus de cette couleur, de noït et de blanc; ces organes sont assez fortement granulés à leur base, mais sur une médiocre étendue.

PHARSALTA.

J. Tous. Syst. Cerambyc. p. 85 (2).

Mûtes : Tubercules antennifères saillants, verticaux, parallèles où subparallèles, séparés par un très-faible intervalle; front allongé, légèrement trapéziforme; joues longues — Antennes grêles, très-finement pubescentes, de trois à trois fois et demie aussi longues qué le corps, à articles 4 beaucoup plus court que 8; celui-ci un peu plus long que les suivants, 5-10 subégaux, 41 très-allongé. — Yeux assez fortement granulés, leurs lobes inférieurs obliques: — Prothorax transversal, légèrement inégal en dessus, rebordé à ses deux extrémités et traversé par deux sillons peu marqués : l'un flexueux ‘distant de son bord antérieur, l’autre vectiligne voisin dé sa base ; ses tübercules latéraux én cône aigu. — Elytres médiocrement convexes, de longueur moyenne, peu à peu rétrécies et arrondies ou tronquées en arrière, munies chacune à leur base d’un gros tubercule obtus, très-rarement (vinosa) absent; leurs épaules plus où moins saillantes. —- Pattes médiocres, les antérieures un peu plus longues que les autres; cuisses peu à peu en massue; tarsés subégaux, les antérieurs à péine dilatés. — à° segment abdominal transversal, rétréci et largement tronqué ou sinué au. bout. -— Mésosternum vertical, obtusément saïllant er avant. — Saillie prosternale verticale, parfois tronquée en arrière. — Corps médiocrement allongé, pubescent.

Femelles : Antennes du double.environ aussi longuës que le corps. — Pattes égales. — Dernier segment abdominel plus long.

Le front est, si faiblement élargi en bas, que le genre appartient à peine au groupe actuel; la subcontiguité, et le parallélisme des tubercules antennifères m’engagent à l'y comprendre. Ses espèces sont répandues dans toute l'étendue des Archipels indiens, de taille moyenne pour le groupe actuel, et presque toujours revètues d'une livrée nua-

(1) T. Saundersii, Chevrol. loc. cit, p. 106; pl. 6, £. 3; Borneo, — Chevrolatii, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser, 2, IV, p: 47; mème pays. — tristis, Pascoe, Ann. à. Mag. ofoat. Hist. Ser. 3, V, p. 121; Batchian.

(2) Syn. Mononawmus Guérin-Ménev., Newm,

geuse de couleur variable et difficile à décrire, Sauf une seule citée plus haut, elles sont aisées à reconnaître aux tubereules de la base de leurs élytres; en général, ces organes sont assez fortement ponctués dans le même endroit et leurs épaules plus où moins granuleuses. Les espèces décrites s'élèvent en ce moment à huit (1), et plusieurs, inédites, existent dans les collections,

AGNIA, New. The Entomol. p. 291 (2).

Mâles : Tubercules antennifères médiocres, verticaux , séparés par un étroit intervalle; front en trapèze allongé; joues longues. — Antennes peu robustes, presque glabres, de deux à quatre fois aussi longues que le corps, à articles 4 beaucoup plus court que 3, 4-1 un peu plus courts que celui-ci, subégaux ou non.— Lobes inférieurs des yeux médiocres, un peu transversaux. — Prothorax transversal, cylindrique, plus ou moins atténué en avant, traversé par deux sillons bien marqués, l’un flexueux distant du bord antérieur, l’autre rectiligne et basilaire ; inerme latéralement. — Elytres convexes, médiocrement allongées, peu à peu atténuées et arrondies en arrière, rectilignes en avant avec les épaules obtuses.— Pattes assez longues, les antérieures un peu plus que les autres; cuisses peu à peu en massue; tarses égaux. — 5° segment de l'abdomen en triangle curviligne transversal, — Mésosternum vertical, obtusément saillant en avant, — Saillie prosternale verticale en arrière. — Coxps médiocrement allongé, massif, plus ou moins pubescent.

Femelles : Leurs antennes paraissent varier, comme celles des mâles, sous le rapport de la grandeur, tout en étant toujours notablement plus longues que le corps. — Elytres plus parallèles. — Pattes antérieures non ou à peine plus longues que les autres,

Beau genre, dont on connaît en ce moment quatre espèces (à)

(1) Mon. gibbifer, Guér.-Ménev. Icon.; Ins. texte, p. 243; Continent indien (Nilgherries). —P, malasiuca, 3. Thoms. loc, cit. — lentigino$a, Banda; cincticornis, Malacca; duplicata, Singaporo; supposila, saperdoides, vinosa, Borneo; Pascoe, Longie. Malayan. p. 249. — M. Pascoe (ibid.) indique, avec quelque doute, le Monohammus ? Agenor de M. Newman (The Entomol. p. 276) comme devant être ajouté à cette liste, ce qui est possible, bien que ses élytres soient dépourvues de tubereules basilaires; mais il ajoute, à tort, que cet insecte parait être identique avec le gébbifer cité plus haut, chez lequel ces tubercules sont très-développés.

(2) Syn. Lupenria, J. Thoms. Archiv. entom. I, p. 169; olim.

(3) À. casta (Lub. voluptuosu, J. Thoms. loc. cit.), clara, Newm. loc, cit.; îles Philippines, — fasciata, Pascoe, Proceed. of the entom. Soc. 1859, p. 54, et Longie. Malayan, p. 247, pl. 11, £. 1 @'; Amboine. — eximia, Pascoe, Ann. a. Mag. of nat, Hist, Ser. 3, V, p. 120; Batchian, Gilolo.

AGNIIDES. 349

d'assez grande taille, à livrée variable, mais consistant le plus souvent en taches d'un blanc pur et plus ou moins nombreuses sur un fond noir ou (asciata) bleu. Les élytres sont en général finement ponctuées avec quelques aspérités à leur base.

ACRYDOCEPHALA.

Cuevror. Rev. et Mag. d. Zool. 1855, p. 287.

Femelles? : Tubercules antennifères médiocres, verticaux, séparés par une étroite fissure; front incliné en avant, beaucoup plus haut que large; joues très-allongées. — Antennes brièvement et densément frangées en dessous dans leur moitié basilaïre, de 4 [3 plus longues que le corps, à articles 1 de moitié plus court que 3, celui-ci notablement plus long que 4, ce dernier et 5-14 décroissant à peine. — Lobes inférieurs des yeux transversaux, largement arrondis en dessous. — Prothorax transversal, cylindrique, un peu atténué en avant, légèrement arrondi et inerme sur les côtés, traversé par deux sillons rectilignes et contigus à sa base, par un autre peu apparent avant son bord antérieur. — Elytres peu convexes, oblongo-elliptiques, échancrées à leur extrémité, rectilignes à leur base avec les épaules obtuses. — Pattes assez longues, subégales; cuisses peu à peu en massue ; tarses médiocres, subégaux. — 5° segment de l'abdomen assez long, en triangle curviligne. — Mésosternum vertical, obtusément renflé en avant. — Saillie prosternale tronquée et munie d’un petit tubercule en avant, arquée et verticale en arrière. — Corps allongé, plus ou moins pubescent.

Je n'ai pas vu l'espèce du Vieux-Calabar sur laquelle M. Chevrolat a fondé ce genre et qu'il a nommée bistriala. La formule qui précède est rédigée d’après une autre (1), originaire du Gabon et que M. J. Thomson a fait connaîtxe. Elle est d’un noir assez brillant avec les côtés de la tète, ceux du corps en dessous et une bande longitudinale, submédiane, entière sur chaque élytre, d’un blanc jaunâtre; ces derpières sont finement pointillées dans le voisinage de la suture, plus fortement et assez densément sur leurs bords latéraux.

Parmi les caractères les plus intéressants du genre figure la forme de la saillie prosternale,omise par M. Chevrolat et qui a échappé également à M. J. Thomson.

EUTHYASTUS. t Pascoë, Longic. Malayan. p, 252.

Ce genre et le suivant me sont restés inconnus en nature. Les ca-

(1) 4. Nicoleti, 3. Thoms. Archiv. entom. Il, p. 186, p!. 7, f. 10.

ractères qui leur sont assignés ne permettent guère de douter qu'ils appartiennent au groupe actuel.

Mâle : Tête rétrécie en haut; ses tubereules antennifères très-robustes, presque verticaux, subcontigus, saillants à leur sommet interne. — Antennes plus de deux fois aussi longues que le corps, à articles 4 médiocrement allongé, cylindrique, fortement cicatrisé au bout, 3 beaucoup plus long que lui, les suivants plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux médiocres, rapprochés en dessus. — Prothorax court, pas plus large que la tête; ses tubercules latéraux ubsolètes.— Ecusson transversal. — Elytres allongées, légèrement atténüées en arrière, avec leur extrémité arrondie. — Pattes assez longues, subégales; tarses postérieurs un peu plus longs que les autres. — Mésosternum non saillant. — Prosternum subélevé.

Femelle : D'après la figure qu'en donne M. Pascoe, ses antennes sont de 1/3 à peine plus longues que le corps, avec leurs articles 4-11 subégaux.

Le genre est établi sur une espèce (1) de taille moyenne, revètue d'une pubescence grise interrompue par places, avec une grande tache sur chaque élytre latérale et irrégulière d’un gris plus foncé; ces organés sont couverts à leur base de gros points enfoncés confluents qui disparaissent peu à peu en arrière. Get insecte habite Borneo et Malacca.

MARMAROGLYPHA.

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