‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 55 sur 62 · I. Prothorax inerme latéralement · texte numérisé non relu

I. Prothorax inerme latéralement

A Tête plus ou moins concave entre ses tubercules antennifères. a Elytres oblongues, subcunéiformes; mésosternum et prosternum tronqués sur leurs faces oppesées.

Saillie prosternale très-convexe; mésosternum tuberculé : Golsinda.

— et mésosternum plans; celui-ci trapéziforme : Æmocia.

aa Elytres courtes, parallèles, rarement un peu atténuées en arrière.

b Lobes infér. et supér. des yeux réunis par un long et mince filet (4).

€ Art. 4 des antennes non épaissi.

Lobes inférieurs des yeux assez grands, subéquilatéraux : Anancylus.

(1) La moitié environ des 21 genres que MM. J. Thomson (Syst. Cerambyc. p. 58) ct Pascoe (Longic. Malayan. p. 96) y ont compris sont dans ce cas. On en à vu quelques-uns (Ene1s, PLanopes, CaLymmopnys) parmi les Monohammides; d’autres (Ace, Sopus, Diëxta) sont privés de cicatrice au scape des antennes ; plusieurs (Meron, Apenras, Ancrra) ont les cavités cotyloïdes inter médiaires fermées et constituent le groupe des Métonides; etc.

(2) Cest surtout des Crossotides que ces insectes se rapprochent, et M. J. Thomson à parfaitement conservé ce rapport en mettant ces derniers immédiatement à leur suite.

(3) Celui de quelques Acecasra est anguleux, mais uon tuberculé.

(4) Cette forme des yeux sera désignée par cos mots : yeuæ subdivisés ; celle dans laquelle les lobes sont contigus par ceux-ci : yeux échancrés.

MÉSOSIDES.

Lobes inférieurs des yeux petits, très-transversaux : Mesosa.

cc Art.4 des antennes épaissi et frangé : Jpocregyes. : bb Lobes infér. et supér. des yeux contigus.

Art. 3-4 des antennes épaissis : Eleala.

— — simples : Cacia.

B Tête plane ou presque plane entre ses tubercules antennifères, ceux-ci déprimés.

d Lobes infér. et\süpér. des yeux réunis par un mince filet. e Mésosternum vertical; sa partie horizontale plane, élargie en avant.

Prothorax non cylindrique; jambes antér. des @' allongées : Agelasta.

. cylindrique; pattes subégales : Dissosira. ee Mésosternum variable, mais jamais comme en e.

f Mandibules assez longues, minces. \ Corps oblong; prothorax long, oblongo-ovalaire : Syr- , rhopeus.

— court; — transversal, cylindrique : Anthriboscyla.

ff Mandibules courts, épaisses à leur base.

g Frontau moins équilatéral, en général plus haut que large.

Scape des antennes de longueur et grosseur normales : Helixea.

— — court, robuste : Mnemea.

99 Front transversal : Sorbia.

dd Lobesinfér. et supér. des yeux contigus : Phemone. IL. Prothorax denté ou tuberculé latéralement. hk Tête fortement concave entre ses tubercules antennifères, Labre échancré en arc de cercle : Anamera.

— arrondi ou tronqué en avant; élytres carénées sur les côtés : Synaphæta.

hh Tête non ou faiblement concave entre ses tubercules anternifères.

î Saillie prosternale fortement arrondie en arrière. Art. 11 des antennes normal chez les ? : Coptops. — — crochu — : Samia.

fi Saillie prosternale tronquée en arrière.

Scape des antennes normal; une crèle basilaire sur chaque élytre : Æsopida.

— - triquètre; élytres sans crêtes basilaires : Clysomedus.

Genre incertæ sedis : Bucynthiu.

Coléoptères. Tome IX. 24

GOLSINDA.

ù J. Taows. Essai, etc., p: 343. RER reton \

Mâle : Mandibules assez du minces, obliques au ReRos. —Tête saillante, assez fortement concave entre ses tubercules antennifères ; front subéquilatéral; joues allongées, — Antennes pubescentes, ci= liées en dessous à leur base, presque du double plus longues que le : corps, à articles 1 allongé, peu à peu en massue dans sa moitié terminale, à peine plus court que 3, celui-si flexueux, un peu plus grand que 4, celui-ci que à, 6-10 subégaux, 11 plus grand, très-aigu au bout. — Yeux (1) échancrés;.leur lobe inférieur fortement transversal, — Prothorax aussi long que large, cylindrique, un peu arrondi sur les côtés, inégal sur le disque, transversalement et finement sillonné à sa base, largement et flexueusement avant son bord antérieur. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres médiocrement convexes, assez allongées, peu à peu rétrécies et arrondies en arrière; leurs épaules anguleuses. — Pattes longues, les antérieures beaucoup plus que les antres ; leurs cuisses en massue fusiforme, granuleusés en dedans, leurs jambes arquées au bout, munies de petits tubercules espacés au côté interne dont l’inférieur plus fort que les autres; cuisses peu à peu en massue; tarses antérieurs un peu dilatés. — 5° segment de l'abdomen transversal, rétréci et subtronqué en arrière. — Mésosternum horizontal, fortement tubercuié et vertical en avant. — Saillie prosternale tronquée en arrière. — Corps assez allongé, robuste, pubescent.

Femelle : Antennes pas plus longues que les élytres, leurs derniers articles cylindracés. — Pattes subégales, les antérieures sans rien de spécial. — 5° segment abdominal peu différent de celui du mâle.

L’espèce typique est un grand et bel insecte (corallina Thoms.) de Borneo qui, sur un fond noir et très-finement pubescent, est orné partout, tant en dessus qu'en dessous, d’un grand nombre d’assez grandes taches d’un rouge de brique. Les élytres sont densément ponctuées et munies d’aspérités à leur base; en arrière ces points s’affaiblissent peu à peu. M. Pascue en a publié une seconde espèce (2) du même pays.

ÆMOCIA.

J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 61.

Mâles : Mandibules des Gozsinpa. — Tête saillante, non rétractile, faiblement concave entre ses tubercules antennifères; front subéqui-

(1) M. Pascoe (Longic. Malayan. p. 133) les indique comme subfrontaux; je ne les trouve pas plus rapprochés que dans les antres genres du groupe. (2) C. infausla, Pascoe, Trans. of the entom, Soc: Ser, 2, V, p. 41.

MÉSOSIDES, 371

latéral; joues longues. — Antennes finement pubescentes, légèrement ciliées en dessous, un peu plus de 1/3 plus longues que le corps, à articles 4 allongé, peu robuste, presque égal à 3, celui-ci notablement plus long que 4, les suivants plus courts, subégaux. — Yeux presque divisés; leur lobe inférieur fortement transversal, — Prothorax subtransversal, médiocrement convexe et uni eu dessus, régulièrement arrondi sur les côtés, tronqué en avant et à sa base. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres médiocrement convexes, assez allongées, peu à peu rétrécies et arrondies en arrière, débordant fortement le prothorax en avant; leurs épaules -obliquement arrondies. — Pattes assez longues, surtout les antérieures; leurs jambes un peu flexueuses ; cuisses en massue fusiforme ; tarses antérieurs dilatés et frangés sur leurs bords. — 3° segment de l'abdomen en triangle transversal, échancré en are au bout. — Mésésternum large, horizontal, en trapèze renversé, tronqué en avant. — Saillie prosteruale plane entre les hanches antérieures, tronquée en arrière, — Corps oblongo-elliptique, très-finement pubescent.

Femelles : Antennes presque aussi longues que celles des de — Pattes antérieures un peu plus longues seulement que les autres, leurs tarses simples. — 5° segment abdominal un peu plus grand, arrondi au bout,

Le facies à une certaine ressemblance avec celui des CriNoraRsus du groupe des Homonéides. Ces insectes (1), originaires des Moluques, sont d'assez grande taille et ont une livrée très-simple; la fine pubescence grise dont ils sont revêtus voile à peine leurs téguments qui sont d’un noir bronzé assez brillant, et forme sur les élytres tantôt une couche assez uniforme, tantôt des bandes ou des taches; ces organes sont ponctués, mais peu densément, sur toute leur surface.

Le genre est remarquable par la ressemblance complète de ses saillies mésosternale et prosternaie avec celles des Acerasra et des DissosirA dont il est pour le surplus fort différent. C’est le seul avec le précédent qui ait la tête aussi saillante et, par suite de la longueur relative du prosternum, incapable de s'appuyer au repus sur la saillie prosternale. Dans tous les genres qui suivent elle est plus courte (2) et il ne sera désormais plus question de ce caractère. -

(1) Æ. ichthyosomoïdes, J. Thoms. loc. cit. — farinosu, balteata, Pascoc, Longic. Malayan. p.97. Toutes trois de Ceram et des iles voisines.

(2) Ge qui ne veut pes dire que chez tous elle entre en contact au repos avec la saillie prosternale; il y a à cet égard tous les passages.

ANANCYLUS.

2 (Des) J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 61 (1).

Mûles : Mandibules médiocres, assez minces. — Tète fortement concave entre ses tubercules antennifères ; front au moins aussi haut que large; joues allongées. — Antennes pubescentes, assez densément ciliées en dessous, de 4/3 à 1/4 plus longues que le corps, à articles 1 long, assez robuste, 3 beaucoup plus grand que lui et que 4, celui-ci que 3, les suivants plus courts, subégaux. — Yeux presque divisés, leurs lobes inférieurs subéquilatéraux. — Prothorax transversal, cylindrique, plus ou moins arrondi sur les côtés, muni de deux sillons trausversaux : l’un rectiligne à sa base, l'autre flexueux et assez large, à quelque distance de son bord antérieur. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres médiocrement allongées, peu convexes, parallèles ou un peu atténuées en arrière, obliquement déclives et arrondies postérieurement, déboräant fortement le prothorax en avant; leurs épaules obtüses. — Pattes assez longues, les antérieures un peu plus que les autres; cuisses fusiformes; tarses égaux. — 5° segment de l'abdomen en triangle curviligne transversal. — Saillie mésosternale verticale et tuberculeuse en avant. — Saillie prosternale fortement arquée ou subtronquée en arrière. — Corps peu allongé, large, pubescent.

Femelles : Pareïlles aux mâles, avec les antennes dépassant beaucoup moins les élytres et le 5e segment abdominal plus long.

Insectes de taille moyenne, ayant assez le facies de certains Coprops. Leur livrée, qui offre un mélange confus do ferrugineux, de gris et de noir, présente presque constamment sur les élytres plusieurs bandes noires transversales irrégulières et souvent bordées de fauve; ces organes sont chacun pourvus à leur base d’un tubercule ou d’une courte crête obtuse, mais ce caractère n'est pas constant.

Le genre paraît être propre au continent indion, aux Moluques et aux îles de la Sonde (2).

MESOSA.

À. Senv. Ann. d. 1. Soc. entom. 1835, p. 45 (3).

Mûles : Mandibules courtes, assez épaisses à leur base, — Tête fortement concave entre ses tubercules antennifères ; joues allongées.—

(1) Syn. Mesosa Pascoe (olim).

(2) À. calceatus (Dej.) 3. Thoms. loc. cit.; Java. — Mes. griseata, Pascoe, Trans. of the entom, Soc. Ser. 2, IV, p. 243; Borneo. — A4. socius, Borneo; simulans, Batchian; lotus, Saylie; Pascoe, Longic. Malayan. p. 99.

(3) Syn. Ceramsyx Linné. — Lamia Fab, Oliv., Panz., etc.

MÉSOSIDES. 373

Antennes faiblement pubescentes, ciliées en dessous, du double environ plus longues que le corps, à articles À médiocre, en cône ren- ” versé, beaucoup plus court que 3, celui-ci notablement plus long que 4, ce dernier que 5, 6-11 décroissant peu à peu. — Yeux presque divisés; leurs lobes inférieurs petits, transversaux. — Prothorax transversal, régulièrement cylindrique, tronqué à ses deux extrémités, sans sillons transversaux. — Ecusson en triangie curviligne. — Elytres courtes, parallèles, régulièrement convexes, arrondies en arrière, rectangulaires et débordant fortement le prothorax en avant; leurs épaules obtuses. — Pattes médiocres, subégales; cuisses peu à peu en massue; tarses égaux. — 5° segment de l’abdomen en triangle curviligne fortement transversal. — Saillie mésosternale tronquée et obtusément tubereuleuse en avant. — Saillie prosternale brusquement arquée, verticale en arrière. — Corps court, massif, pubescent.

Femelles : Antennes de la longueur des élytres ou les dépassant un peu. — 5° segment abdominal plus grand.

Le seul genre du groupe actuel qui soit représenté en Europe; hors de Jà ses espèces (1) s'étendent dans le nord de l'Asie et jusqu'aux Indes orientales. Les plus grandes sont de taille médiocre et leur livrée varie. Deux des européennes (cureulionoides, myops) en ont une assez remarquable par suite des taches oculiformes d’un noir velouté dont leurs élytres sont ornées; celle des autres offre un mélange confus de gris, de jaunâtre et de nnir; les élytres sont simplement ponctuées et parfois en même temps un peu âpres à leur base; le prothorax est finement rugueux.

IPOCREGYES. Pascor, Longic. Malayan. p. 113 (2).

Le genre et le suivant, par suite de la structure de leurs antennes, forment dans le groupe actvel, une petite section particulière voisine des Cacra dans lesquelles M. Pascoe avait primitivement compris leurs espèces. Quoique je ne les aie pas vus en nature, je ne doute pas que leur véritable place soit celle que leur a assignée ce savant entomologiste.

Mardibules courtes. — Tête médiocre, subquadrangulaire en avant.

(1) Esp. européennes : Lam. curculionoides, Line. Syst. nat. IL, p. 634. — L. nebulosa, Oliv. Encyct. méth.; Ins. Vil, p. 470; Fab. Syst. EL. Il, p. 293 (L. nubila, Oliv. Entom. IV, 67, p. 109, pl. 3, f. 15). — M. myops (Dalm.) Muls. Longic. d. France, éd. 2, p. 333; Europ. bor. — Esp. asiatiques et des Indes-Orientales : M. perpleæa, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 243; Chine bor. — columba, Pascoe, ibid. Ser. 2, V, p. 40; Ceylan. — allupsa, Pascoe, Proceed, of the Zool. Soc. 1866, p. 331% Poulo-Pinang.

(2) Syn. Cacra Pascoe (olim.)

— Antennes pubescentes, à peine (Q}ou un peu plus (e7) longues que le corps, à articles 1 médiocre, 3 beaucoup plus long que lui, 4 plus court que ce dernier, épaissi et densément villeux en dessous.— Yeux presque divisés. — Prothorax transversal, arrondi sur les côtés: — Elytres courtes, calleuses à leur base ; leurs épaules non saillantes.— Pattes courtes, subégales ; tarses antérieurs! non dilatés. — 3° segment abdominal allongé: — Mésosternum légèrement suillant en avant. — Corps subdéprimé. 2

L'espèce typique (1) est très - petite (2 1/2 lignes), brune, revêtue d’une fine pubescence grise, avec des lignes blanchès longitudinales sur le prothorax et une, oblique, de même couleur sur chaque épaule; ses élytres sont traversées après leur milieu par une assez large bande arquée, noire et bordée de blanc sur son bord antériëur; ces organes présentent en outre quelques taches égalément noires. Cet insecté habite Singapore et Bornéo Rois

ELEALA.

Pascor, Zongic. Malayan. p. 113 (2).

Tête carrée en avant; ses tubercules antennifères distants. — Anteunes de la longueur du corps, à article 4 cylindrique; les trois suivants épaissis, densément velus : 3 un peu plus grand que 1, 4 plus court; les suivants très- courts. — Yeux profondément échancrés. — Prothorax cylindrique, parallèle sur les côtés, — Elytres oblongues, parallèles — Pattes courtes ; jambes antérieures droites; tarses de la même paire non dilatés. — Corps hérissé de quelques poils fins.

Le mésosternum et le prosternum, dont il n'est pas question dans cette formule, paraissent être faits comme chez les Cacra.

Le genre ne comprend également qu'une espèce (3) originaire de Borneo et du double plus grande que l’Ipocregyes Newmanni. Elle est d'un brun marron brillant, presque glabre, avec les élytres ornées d’un grand nombre de taches irrégulièrement distribuées, d’un beau jaune de chrome. eo

CACIA.

Newm. The Entomol, p.290 (4).

Genre médiocrement homogène dans sa composition actuelle, que

(1) Cac. Newmanni, Pascoe, Trans. of tbe entom, Soc. Ser. 2, IV, p. 102, et Longic. Malayan. loc. cit, p. 114, pl. 7, f. 2.

(2) Syn Cacra Pascoe (olim).

(3) Cac. concinna, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 101, et Longic. Malayan. loc. cit. pi. 7, f.7.

(4) Syn. Corerarorona, Blanch. Voy. au Pôle Sud; Entom. p. 301. — Sa- PERDA Boisduval.

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je conserve néanmoins tel que M. Pascoe (1) l'a laissé en dernier lieu, ses espèces, au milièw de leurs modifications, conservant en commun des caractères importants.

'Mâlés : Mandibulés très-courtes, épaisses à leur base. — Tête médioérément concave entre ses tubercules antennifères; front grand, plus haut que large ; joues allongées. — Antennes ciliées en dessous, beaucoup plus (parfois presque du double) longues que le corps, à articlés 4 allongé, en cône renversé, beaucoup plus court que 3, celui-ci presque du double plus long que 4, 5-11 plus courts que lui, subégaux (2). — Yeux échancrés en fer à cheval ; leurs lobes inférieurs plus ou moins transversaux. — Prothorax transversal ou non, cylindrique, parfois légèrement arrondi sur les côtés, muni de deux assez fxibles sillons transversaux en avant et à sa base. — Elytres courtes, parallèles ou faiblement atténuées en arrière, plus ou moins déprimées sur le disque, déclives et arrondies postérieurement, subrectangulaires et débordant fortement le prothorax en avant; leurs épaules obtuses (3). — Pattes médiocres, les antérieures légèrement allongées ; cuisses robustes, peu à peu en massue, les postérieures un peu plus courtes que les élytres. — 5° segment abdominal assez long, en triangle curviligne. — Saillie mésosternale lamelliforrne , verticale et tuberculeuse en avant. — Saillie prosternale fortement arquée en arrière. — Corps plus ou moins court, médiocrement robuste, finement pubescent (4). ;

Femelles : Antennes un peu plus ou à peine plus longues que les élytres; leurs articles 5-11 décroissant peu à peu, plus courts, réunis, que 3-4 pris ensemble. — 5° segment abdominal plus long, parfois (par ex. instabilis) impressionné au bout.

Ces insectes sont assez nombreux (3) et répandus dans les Archipels

(1) Longic. Malayan. p. 106. .

(2) Le 3e article chez la spinigera, le 3° et le 4° chez la picticornis , sont terminés par une petite épine externe. Les mêmes articles ou l’un d'eux seulement sont sujots (par ex. instabilis, compla, picticornis) à ètre munis en dessous d’une touffe de poils noirs qui n’est pas constante chez tous les individus d’une même espèce et, dès lors, n’a qu’une valeur spérifique incomplète. ù

(3j Leur base n'offre aucun vestige de crêtes, excepté chez la sefulosu où il y en a de très-distinctes.

(4) La setulosa fait encore exception sous ce rapport; son corps entier, y compris les antennes ct les pattes, est hérissé de longs poils fins. C’est, du reste, l'espèce la plus aberrante du genre.

(5) C. spinigera, aspersa, Newm. loc. cit; Îles Philippines. — setulosa, Java; confusa, Malacca; inculla, Borneo; Pascoe, Trans. of ihe entom. Soc. Sor. 2, IV, p. 101; picticornis, p. 249; Borneo. — triloba, Pascoe, ibid. Ser. 2, V, p. 443 Ceylan. — intricata, Moluques, Waigiou, etc.; scenica, Menado; plagiata, Saylie, Arou; capilo, Singapore; compla, Bornéo; incensa, Pegu; Pascoe,

indiens et la Polynésie occidentale. Leur forme générale est voisine de celle des MEsosa, mais en général plus étroite ; leur livrée, assez élégante chez la plupart, paraît sujette à de fortes variations individuelles. C'est sur l’une d'elles où elles existent au plus haut degré que M. Blanchard avait fondé son genre Corerurornora qui a été conservé par M. J. Thomson (1) et réuni à celui-ci par M. Pascoe (2). Le prothorax et les élytres ne présentent pour toute sculpture que de petits points enfoncés plus ou moins serrés.

AGELASTA. »

News. The Entomol. p. 288 (3).

Mâles : Mandibules assez allongées, minces, obliques au repos. — Tête arrondie entre les yeux, largement plane entre ses tubercules antennifères; front subconvexe, en carré subéquilatéral; joues trèsallongées. — Antennes (4) finement pubescentes, ciliées en dessous, tantôt (par ex. sobrina) notablement, tantôt (par ex. Wallacei) à peine plus longues que le corps, à articles 1 allongé, 3-4 subégaux, 5-11 décroissant rapidement. — Yeux presque divisés, leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax transversal, régulièrement convexe, un peu élargi à sa base, légèrement arrondi (par ex. callixona, polynesus, etc.) ou (irrorala, sulphurea, etc.) subanguleux sur les côtés. — Ecusson transversal, en triangle curviligne. — Elytres courtes, régulièrement convexes, parallèles ou un peu atténuées en arrière, débordant fortenent le prothorax à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes robustes, assez longues, les antérieures plus que les autres ; leurs jambes arquées, rarement (callixona) munies d'une touffe de poils à leur ex-

k Longic. Malayan. p. 119. — melanopsis, herbacea, obsessa, Pascoe, Proceed. of the Zowl. Soc. 1866, p.232; Poulo-Pinang.

(1) Syst. Cerambyc. p. 59. M. J. Thomson place ce geure immédiatement à côté de celui-ci.

(2) C. instabilis, Pascoc, Lougic. Malayan. p. 108 (Sap. vanikorensis, Boisduv. Faun. d. l'Océan. IT, p. 515; Col. pl. 9, f£. 18; ne se trouve pas à Vanikoro, ni jusqu'ici sur aucun point de la Polynésie; Corethr. semiluctuosa, Blanch. loc. cit. pl. 17, f. 15; Cac. anthriboides, Pascoe, The Journ, of Entom. I, p. 150, pl. 5, f. 5; hisérionica, ibid. p. 346); Batchian, Bourou, Nouvelle- Guinée, J'ai la plupart des variétés de cet insecte sous les yeux; elles sont si énormément différentes qu’il serait impossible de deviner qu’elles appartiennent à une mème espèce; mais M. Pascoe dit avoir vu tous les passages entre elles.

(3) Syn. Cuoenomonpa, Doj. Cat. éd. 3, p. 369; l'espèce (pigra) de Java mentionnée par Dejean, est encore inédite,

(4) Chez quelques mäles (par ex. Wallacei) elles se composent distincte ment de 12 articles, dont le dernier est très-crochu au bout; ordinairement il est plus ou moins visiblement appendiculé,

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trémité ; leurs tarses larges, parfois (Wallacei) frangés sur les côtés ; cuisses subfusiformes, tarses courts. — 5° segment de l'abdomen en triangle curviligne fortement transversal. — Mésosternum horizontal, plan, en forme de trapèze renversé, tronqué en avant, peu distant de la saillie prosternaie. — Celle-ci plus étroite, plane entre les hanches antérieures, tronquée en arrière. — Corps court, large, très-massif, pubeseent.

Femeiles : Elles ont conservé presque tous les caractères des mâles, notamment les jambes antérieures arquées avec leurs tarses dilatés; elles sont seulement un peu plus courtes ; leurs antennes, autant que j'en puis juger, sont toujours moins longues que le corps et parfois (par ex. polynesus) un peu épaissies au bout; l’un des meilleurs caractères pour les reconnaître est la plus grande longueur de leur 5° segment abdominal.

Beau genre dont les espèces sont à la fois remarquables par leurs formes lourdes, leur taille assez grande pour le groupe actuel et les couleurs variées dont leur livrée se compose. Elles sont assez nombreuses (1) et propres aux Archipels indiens ainsi qu'à l'Inde transgangétique. Leurs téguments sont simplement ponctués en dessus et iln'est pas rare que cette ponctuation soit faible ou même disparaisse complétement.

DISSOSSIRA.

Pascos, Longic. Malayan. p. 124.

Genre ne différant absolument des AceLasrA que par les pattes presque d’égale longueur dans les deux sexes et les tarses antérieurs moins dilatés chez les mâles.

A cela s'ajoute un prothorax plus cylindrique, sans aucun vestige d'angulosité sur les côtés et des élytres parallèles et plus convexes, Le facies de l'unique espèce du genre, placée primitivement dans les AGgLastA par M. Pascoe (2), est extrèmement voisin de celui de la Mesosa cureulionoides, avec une taille beaucoup plus grande; mais

(1) À. transversa, tetrica, trifasciata, Newm. loc. cit.; îles Philippines. — bifasciana, À. Whito, Ann. a. Mag. of nat. Hist. Ser. 3, 11, p. 273; Sylhet. — callizsona, Wallacei, amica, polynesus, Newmanni, A. White, Proceed. of the Zaol. Soc. 1856, p. 409; Borneo ; la 2e et la 4 ont été figurées par M. A. White, Longic. of the Brit. Mus. pl. 10, £. 10 et9.— irrorata, Pascoe, Trans. of the entom.. Soc. Ser. 2, IV, p. 100; Borneo. — sobrina,Borueo, Malacca; sulphurea, Macassar; hasalis, Célèbes; Pascoe, Longic. Malayan. p. 127. — Muuhotii, catenata, Pascoe, The Journ. of Entom. I, p. 335; Camboge.—balteata, substrigosa, Pascoe, Proceed. of the Zool. Soc. 1866, p. 236; Poulo- Pinang.

(2) À. valenata, Pascoe, The Journ. of Entom. 1, p. 336.

la forme particulière de son mésostérnum, qui est pareil à celui. des AGELAsTA, suffit, pour révéler son affinité avec ces dernières. j

Cet insecte, originaire du Camboge, est couvért en dessus, sur un fond rufescent, d'une multitude dé points et de petites taches noirs, en partie conflüénts, auxquels s'ajoutent, selon les individus, un plus où moins grand nombre de petites taches blanches, le tout formant une marqueterie élégante.

SYRRHOPEUS. \ Pascog, Longic: Malayan. p. 129.

Mâle : Mandibules, tête et yeux des Acerasra ; la première seulement un peu plus étroite. — Antennes pubescentes, ciliées en dessous, de 1/4 environ plus longues que le corps, à articles 4 grand, presque aussi long que 8, celui-ci un peu flexueux, beaucoup plus long que 4, ce dernier que 5, les suivants subégaux, 11 crechu.— Prothorax plus long que large, cylindrico-ovalaire, finement sillonné en travers près de sa base et de son bord antérieur. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres assez allongées, cylindriques , déclives et arrondies en arrière, débordant médiocrement le prothorax en avant; leurs épaules très-obiuses. — Pattes antérieures du double plus grandes que les autres; leurs jambes droites, fasciculées au hout; leurs tarses médiocrement dilatés, frangés latéralement ; les quatre cuisses postérieures fusiformes ; tarses des mêmes paires très-co urts.— 5° segment de l'abdomen fortement transversal, en triangle curviligne. — Saillie mésosternale lamelliforme, verticale et tuberculeuse en avant, puis recourbée en arrière: — Saillie prosternale tronquée en arrière. — Corps allongé, cylindrique, finement pubescent. — Femelle inconnue.

M. Pascoe n'en décrit qu'une assez grande et belle espèce (1) de Borneo, variée de noir et de ferrugineux mat tirant sur la couleur de chair; cette dernière nuance domine; elle forme sur les élytres une large bande commune, submédiane, et occupe en outre leur extrémité; la base de ces organes est un peu rugueuse, le prothorax couvert de petits granules noirs et brillants.

ANTHRIBOSCYLA.

J. Taoms. Physis, IL, p. 165.

Femelle : Mandibules assez longues, minces. — Tête légèrement concave entre ses tubercules antennifères; front un peu plus haut que large; joues a!longées. — Antennes pubescentes, finement et peu

(1) S. agelastoides, Pascoe, loc. cit. p. 130, pl. 7, f. 3.

MÉSOSIDES . 379

densément ciliées en dessous, un peu plus courtes que le corps, à articlesA grand, peu à peu en massue, presque aussi long que 3, celui-ci beaucoup plus long que 4, 3-11 plus courts que ce dernier, décroissant graduellement. — Yeux presque divisés, leurs lobes inférieurs grands, un peu transversaux. — Prothorax transversal, régulièrement cylindrique, un peu inégal en dessus et sur sos bords latéraux, traversé près de son bord antérieur par un sillon assez marqué. — Elytres régulièrement convexes, médiocrement allongées, parallèles, déclives et arrondies en arrière; leurs épaules obtuses. — Pattes assez longues, égales; cuisses peu à peu en massue; tarses courts, égaux. — 5° segment abdominal en triangle curviligne transversal. — Saillie mésosternale et prosternale des Syrraopgus. — Corps oblong, massif, pubescent.

L'espèce (mima) décrite par M. J. Thomson est de taille moyenne et ressemble complétement, sous le rapport de la forme générale, à un Corrors mentionné plus bas, qué M. Pascoë a publié sous le nom de pardalis. Si ce dernier n’avait pas le prothorax tuberculé latéralement, il serait impossible de distinguer ces deux insectes au point de vue générique.

Celui-ci, qui habite Borneo, est en enfier revêtu d'une pubestence brune qui prend un ton jausâtre en dessous et sur les élytres; ces dernières, dont la ponctuation est complétement nulle, sont ornées de quelques petites taches d'un noir velouté dont deux, un peu plus grandes que les autres et carrées, occupent la suture ; les pattes sont largement'annelées de jaune d'ocre.

HELIXŒA.

Pascor, Longic. Malayan. p.124, note.

Mâle : Mandibules courtes, épaisses à leur base, — Tête légèrement concave entre ses tubercules antennifères ; front subconcave, équilstéral; joues allongées. — Antennes pubescentes, peu densément ciliées en dessous, de 1/4 à peine plus longues que le corps, à articles 1 médiocre, beaucoup plus court que 3, celui-ci notablement plus grand que 4, ce dernier et 3-11 décroissant peu à peu.— Yeux presque divisés, leurs lobes inférieurs médiocrement transversaux. — Prothorax transversal, cylindrique, légèrement arrondi sur les côtés, uni en dessus et traversé près de sa base et de son bord antérieur par deux fins sillons rectitignes. — Elytres assez courtes, cylindriques , arrondies en arrière; leurs épaules obtuses. — Pattes courtes, subégales ; cuisses peu à peu en massue; tarses courts, égdux. — 5° segment abdomiual fortement transversal. — Saillies mésosternale et prosternale coupées verticalement sur leurs faces opposées. — Gorps peu allongé, subcylindrique, pubescent.

380 E LONGICURNES.

M. Pascoe a comparé ce genre aux AGELAsTA dans lesquels il avait primitivement compris son unique espèce (1), mais celle-ci n’a ni le facies ni les caractères essentiels de ces insectes. Elle est petite et d’un gris couleur de chair, avec une multitude de points noirs en dessus; ses élytres sont traversées par deux assez larges bandes de cette dernière couleur situées, l’une vers le tiers, l’autre vers les deux tiers de la longueur de ces organes.

MNEMEA.

Pascor, Longic. Malayan. p. 114.

Mâle : Mandibules médiocres, minces. — Tète forte, plane entre les antennes; front subconvexe, équilatéral; joues allongées. — Antennes finement pubescentes, ciliées en dessous, un peu plus lougues que le corps, à articles 4 médiocre, robuste, subeylindrique, de moitié plus court que 3, celui-ci une fois 4/2 plus long que 4, ce dernier et 5 subégaux, 6-11 décroissant rapidement, pas plus longs, pris ensemble, que 3. — Yeux presque divisés, leurs lobes inférieurs subarrondis. — Prothorax transversal, cylindrique, uni et sans sillons transversaux en dessus. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres courtes, peu convexes, subparallèles, légèrement déclives et arrondies en arrière, débordant fortement le prothorax à leur base; leurs épaules obliques. — Pattes médiocres, les antérieures notablement plus longues que les autres ; cuisses subfusiformes; tarses très-courts. — 5° segment de l'abdomen assez grand, en triangle cuxyiligne. — Saillie mésosternale lamelliforme, verticale et tuberculeuse en avant. — Saillie prosternale tronquée en arrière, — Corps court, finement pubescent.

La femelle m'est inconnue, mais, d’après le peu qu’en dit M. Pascoe, doit à peine différer du mâle.

L'espèce unique (2) du genre est une des plus petites Mésosides connues. Elle est originaire de Bornieo, rufescente, à peine pubescentà en dessus, blanchâtre en dessous et ornée d’une étroite bande de même couleur qui traverse les élytres, assez loin de leur extrémité, en décrivant un arc de cercle, et remonte jusqu'en dedans des épaules; le prothorax est muni de chaque côté d’une bande de même couleur qui se prolonge un peu sur la tête.

SORBIA.

Pascor, Longic. Malayan. p. 130

Femelle ? : Mandibules assez longues, minces, obliques au repos.—

(1) À. rupta, Pascoe, The Journ. of Entom. I, p. 335; Malacca. (2) M. phalerata, Pascoe, loc. cit. p. 115, pl. 7, f. 8.

MÉSOSIDES. 381

Tête à peine concave entre ses tubercules antennifères; front transversal; joues médiocres. — Antennes finement pubescentes, faiblement ciliées en dessous, de très-peu plus longues que le corps, à articles 1 médiocre, de 1/3 plus court que 3, celui-ci presque du double plus long que 4, ce dernier de 4/3 plus que 5, les suivants décroissant rapidement. — Yeux presque divisés; leur lobe inférieur transversal. — Prothorax assez court, régulièrement cylindrique, tronqué et finement sillorné en travers à ses deux extrémités. — Ecusson subquadrangulaire. — Elytres peu allongées, médiocrement convexes, arrondies en arrière, débordant médiocrement le prothorax à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes courtes; cuisses brièvement subpédonculées à leur base, puis en massue elliptique; tarses courts. — 5° segment de l’abdomen en triangle curviligne transversal. — Mésosternum horizontal, tronqué et obtusément tuberculé en avant. — Saillie prosternale courte, tronquée en arrière. — Corps peu allongé, pubescent.

La seule espèce (1) connue est originaire de Borneo, assez petite, d’un jaune ocracé pâle et densément tiquetée de brun; son prothorax et ses élytres à leur base sont couverts de petites aspérités en partie transversales. .

PHEMONE. .

Pascoz, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, V, p. 48.

Mâle : Mandibules courtes, assez épaisses à leur base. — Tète petite, débordant à peine le prothorax , presque plane entre ses tubercules antennifères; front subconvexe, plus haut que large; joues allongées. — Antennes grèles, finement pubescentes, faiblement ciliées en dessous, de 4/5° plus longues que les élytres, à articles 1 loug, en cône renversé, 3 beaucoup plus grand que 4, celui-ci que à, 6-11 subégaux. — Yeux échancrés, leurs lobes inférieurs subarrondis. — Prothorax légèrement allongé, cylindrique, un peu atténué en avant, uni et sans sillons transversaux en dessus. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres assez longues, médiocrement convexes, parallèles, brièvement déclives et arrondies en arrière, débordant faiblement le prothorax en avant; leurs épaules obliques. — Pattes médiocres, les antérieures un peu plus longues que les autres, leurs tarses fortement dilatés, à articles 1-2 transversaux, triangulaires; cuisses fusiformes, comprimées. — 5° segment de l'abdomen assez long, en triavgle curviligne. — Saillies mésosternale et prosternale tronquées sur leurs faces opposées. — Corps oblong, finement pubescent. — Femelle inconnue.

La petitesse relative de la tête, l’étroitesse des élytres en avant et

(1) S. tarsalis, Pascoe, loc, cit, p. 131, pl. 6, f. 5.

la forme allongée du corps, isolent,, en quelque sorte, ce genre: dans le groupe actuel. Il ne comprend qu'une jolie espèce, de taille à peine médiocre, pacte dans l’origine; par M. Pascoe, dans les APOMEGYNA (1). Elle est d'un noir profond peu, brillant et ornée de deux, bandes latérales blanches, très-régulières, qui: longent les côtés du protborax, ceux des élytres en avant et se réunissent au milieu de ces dernières qui sont, en outre, ornées d’un are transversal de même couleur près de leur extrémité; en dessous une couche peu épaisse de poils blancs revêt le corps entier.

Avec ce genre finissent ceux du groupe actuel dont le prothorax est complétement inorme sur les côtés.

ANAMERA.

J. Taous. Syst. Cerambyc. p. 63.

Mûles : Labre échancré en arc de cercle.—Mandibules courtes, trèsrobustes. — Tête renflée sur le vertex, fortement concave entre ses tubercules antennifères ; front subconvexe, plus haut que large, un peu élargi inférieurement; joues allongées. — Antennes pubescentes, à peine ciliées en dessous, d’un tiers environ plus longues que le corps, à articles À assez long, un peu plus court que 3, celui-ci plus long que 4, ce dernier que 5, 5-11 décroissant peu à pou. — Yeux fortement échancrés; leurs lobes inférieurs aussi hauts que larges. — Prothorax fortement transversal, régulièrement cylindrique , légèrement atténué à sa base, uni et sans sillons transversaux en dessus, muni de chaque côté, dans son milieu, d’un petit tubercule spiniforme. — Ecusson en riangle curviligne. — Elytres courtes, médiocrement convexes, parallèles, puis un peu rétrécies et arrondies en arrière, légèrement trisinuées et débordant fortement le prothorax en avant; leurs épaules caïleuses, — Pattes courtes, subégales; cuisses peu à peu en massue; tarses larges et assez longs. — 5° segment abdominal en triangle curviligne transversal, — Saillie mésosternale lamelliforme, verticale en avant, recourbée en arrière. — Saillie prosternale fortement arquée postérieurement. — Corps court, robuste, pubescent, hérissé en dessus de longs poils fins noirs et peu distincts à l'œil nu.

Femelle : Antennes un peu plus longues que les élytres. — 5° segment de l'abdomen mois transversal.

Parmi tous les genres de Mésosides dont le prothorax est tuberculé latéralement, celui-ci est le seul où ces tubercules soient exactement médians ; l’échancrure du labre en avant, caractère très-rare chez les Lamiides et même les Longicornes en général, lui est aussi exclusivement propre.

Ses espèces sont originaires du Laos et de taille moyenne. M. J.

(1) Apom, frenata, Pascoe, loc. cit, Ser. "2, IV, p. 107; olim,

MÉSOSIDES. 383.

Thomson n’en mentionne qu'une seule (albomaculata) revêtue partout; y compris les pattes, maisnon les antennes, de poils d'un blanc pu, avec le centre du prothorax.et les élytres d’un noir assez brillant; ces dernières sont couveries d’un grand nombre de taches blanches, les unes ovalaires, les autres ponctiformes ; leurs bords latéraux en avant sont ponctués comme un dé à coudre; sur le reste de leur surface les points sont très-petits et distants (4).

SYNAPHŒTA.

J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 484 (1).

Mâle : Mandibules médiocres, assez épaisses à leur base, — Tôte’ large, fortement concave entre ses tubercules antennifères; front équilatéral; joues allongées. — Antennes pubescentes, densément ciliées en dessous, presque du double plus longues que le corps, à articles 4 assez grand, robuste, à peine plus court que 3, celui-ci un peu plus long que 4, ce dernier que 5, les suivants décroissant avec lenteur. — Yeux médiocres, presque divisés; leurs lobes inférieurs petits, transversaux. — Prothorax subtransversal, inégal en dessus, avec un sillon anguleux en avant et à sa base, obtusément trituberculé de chaque côté ; les deux tubercules antérieurs superposés, le postérieur plus fort, placé en deçà du milieu. — Ecusson en triangle rectiligne, tronqué au bout. — Elytres assez courtes, larges, planes en dessus, carénées latéralement, obliquement déclives dans leur tiers postérieur, débordant fortement le prothorax à leur base, avec les épaules un peu saillantes. — Pattes médiocres, subégales; cuisses peu à peu en massue; tarses courts, médiocrement larges. — 5° segment de l'abdomen en triangle eurviligne fortement transversal. — Mésosternum horizontal, échancré en arc postérieurement, vertical en avant avec son angle antérieur saillant. — Saillie prosternale fortement arquée en arrière, — Corps large, pubescent.

Femelle : Mandibules minces à leur base. — Antennes de la longueur des élytres. — Prothorax un peu plus court, muni de deux tubercules seulement de chaque côté : le postérieur et l’un des antérieurs des @. — 5° segment abdominal notablement plus long.

Genre intéressant, comme étant jusqu'ici le seul représentant des

(1) Une seconde espèce du même pays et très-distinete existe dans la collection de M. le comte Mniszech.

4. concolor. Speciei typicæ major ac longior, nigra, sublus cum pedibus dense supra minus confertim albido-grisescens; prothorace longitudinaliter albo-bivittato, elytris lateribus (præsertim antice) sat grosse punctatis. Long. 18 mill.

(2) Syn. Syxaue, J. Thoms. ibid, p.60, olim; nom déjà employé par Hübner pour des Lépidoptères, — Mesosa, J. L. Le Conte, Journ, of the Acad. of Philad. Ser!, 2, IE, p. 165.

Mésosides en Amérique. Son unique espèce (Guexti Lec.) est d'assez grande taille et ressemble à certains ANANCyYLUS sous le rapport de,la livrée qui offre un mélange confus de gris, de noir et de ferruginéux sur lequel se détachent deux bandes en zigzag d’un noir profond et bordées de jaune, qui traversent les élytres avant et après leur milieu; deux bandes longitudinales de même couleur se voient sur le prothorax. Cette livrée est sujette à pâlir beaucoup; un exemplaire que j'ai sous les yeux est d’un gris jaunâtre et ses bandes sont à peine distinctes. Cet insecte habite la Californie.

La forme plane des élytres et leurs carènes latérales suffisent pour faire reconnaître immédiatement le genre.

COPTOPS. A. Senv. Ann. d. 1. Soc. entom, 1835, p. 64 (4).

Mâles : Mandibules de longueur variable, minces. — Tête en général munie entre les yeux de deux petites saillies, médiocrement et largement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci un peu saillants ; joues allongées. — Antennes pubescentes, assez densément ciliées en dessous, de 4/4 environ plus longues que le corps, à articles 1 allongé, à cicatrice en demi-cercle, 3 beaucoup plus long que 4, celui-ci un peu plus que 5, les suivants graduellement plus courts, 11 crochu au bout. — Yeux presque divisés; leur lobe inférieur aussi haut que large ou un peu transversal. — Prothorax transversal, subcylindrique, pluri-noueux en dessus, avec un sillon transversal anguleux à quelque distance de son bord antérieur, muni de chaque côté d’un petit tubercule antérieur (2). — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres peu allongées, médiocrement convexes, plus ou moins et peu à peu atténuées en arrière, arrondies au bout, débordant fortement le prothorax en avant, avec les épaules un peu saillantes, rarement (par ex. ædificator) munies d'uné faible élévation à leur base. — Paftes médiocres; les antérieures parfois (par ex. lacertosa) un peu plus longues et plus robustes que les autres; cuisses subfusiformes ; tarses courts. — 5° segmeut de l’abdomen transversal, rétréci et subtronqué au bout. — Mésosternum tronqué en avant, avec son angle inférieur tuberculeux ou saillant et arrondi. — Saillie prosternale fortement arquée en arrière. — Corps court, large, massif, pubescent.

Femelle : Antennes de très-peu plus longues ou plus courtes que le corps. — Elytres plus parallèles. — 5° segment abdominal plus long.

Serville a fait de ces insectes la seconde division de ses LacaNiA,

(1) Syn. Lama Fab., Oliv. — Apryna (pars) Pascoe; olim.

(2) Tout aussi souvent (par ex. fuscus, œdificator, pardalis) il y en a deux placés l’un au-dessus de Vautre, comme chez plusieurs Niphonides; c’est le supérieur qui est sujet à disparaître.

MÉSOSIDES. 385

genre qui n'est inconnu, mais qui plus que probablement n'a rien de commun avec les Mésosides (1).

Les Coprops sont assez nombreux et communs à l'Afrique et aux Indes orientales (2). Leur taille est moyenne et leurs espèces, par suite du mélange confus de couleurs qui composent leur livrée, sont difficiles à déterminer et à décrire. Un petit nombre d’entre elles sont privées de toute sculpture; chez les autres elle consiste en points enfoncés assez gros, peu nombreux et disséminés sans ordre sur les élytres et le prothorax; parfois un léger renflement existe à la base de chacune des premières.

SAMIA.

Pascor, Longic. Malayan. p. 121.

Genre à peine distinct des Coprors ; je ne trouve pour l’en distinguer que les faibles caractères que voici :

Mandibules plus épaisses à leur base. — Scape des antennes relativement plus court; leur dernier article non erochu à son extrémité chez les @'. — Prothorax n'ayant jamais de chaque côté qu'un tubercule antérieur. — Corps plus allongé.

Les espèces décrites (3) par M. Pascoe sont propres à Borneo et ont le facies et la livrée des Coprors. Chez la seule (albidorsalis) qui me soit connue, il existe une carène oblique en avant des angles postérieurs du prothorax, et à la baserde chaque élytre un renflement arrondi et médiocre.

ÆSOPIDA.

J. Tuous. Syst. Cerambyc. p. 62.

Mâle : Mandibules médiocres, assez épaisses à leur base. — Tête largement et assez fortement concave entre ses tubercules antennifères ; front transversal ; joues allongées. — Antennes pubescentes, ciliées en dessous, à peine aussi longues que le corps, à articles 4 allongé, un peu plus court que 3, celui-ci flexueux, du double au moins plus long que #4, ce dernier un peu plus que 5, les suivants décrois-

(1) Outre que son espèce typique (subcincla Serv.) paraît être de Cayenne, pays où les Mésosides manquent complétement, le 1er article de ses antennes est indiqué comme étant renflé en massue au bout,

(2) Esp. africaines : Cer. fuscus, Oliv. Entom. IV, 67, pl. 4, f. 25; Sénégal. — Esp. indiennes : Lam. œdificator, Fab. Syst. El. IT, p. 292; Java. — C. leucostictica, À. White, Ann. a. Mag. of nat, Hist. Ser. 3, Il, p. 272; Assam.— illicita, Saylie; lichenea, Malaeca ; tabida, Macussar ; polyspila, Poulo-Pineng ; petechialis, Camboge; auguralis, Timor; lecideosa, undulata, Bornco; lacertosa, Poulo-Pinang; Pascoe, Longic. Malayan. p. 117. — Abryn. pardalis, Pascoe, The Journ. of Entom. I, p. 340.

(3) S. albidorsalis, revolula, diversa, Pascoe, loc. cit. p. 122, avec une figure de la première, pl. 8, f. 6.

Coléoptères. Tome IX. 25

sant peu à peu; 5-44 réunis pas plus grands que 3-4 pris ensemble, — Yeux presque divisés, leurs lobes inférieurs médiocres, aussi hauts que larges. — Prothorax subtransversal, subcylindrique, légèrement resserré en avant, un peu inégal en dessus, muni de chaque côté de deux tubercules déprimés, antérieurs et superposés. — Ecusson en trapèze renversé. — Elytres assez courtes, médiocrement convexes, légèrement atténuées et tronquées en arrière, débordant fortement, le prothorax en avant, avec les épaules angulouses, munies chacune d'une courte et forte crête basilaire. — Pattes courtes, subégales: cuisses fortement en massue; tarses courts. — 5° segment abdominal assez grand, transversal, tronqué au bout. — Mésosternum et saillie prosternale tronqués sur leurs faces opposées, rapprochés. — Corps court, large, pubescent. |

Femelle : Antennes de la longueur des 2/3 des élytres. — Pareille au mâle pour le surplus. ,

Le facies est le même que celui des Coprors, abstraction faite des crêtes des élytres, mais lès antennes et plusieurs autres caractères présentent des différences sensibles. M. J. Thomson n’en décrit qu’une espèce (malasiaca) originaire de Malacca, d'un gris vineux uniforme et dont les élytres sont munies de côtes nombreuses peu saillantes et flexueuses, avec une courte crête sur chaque épaule.

CLYZOMEDUS.

Pascor, Longic. Mnlayan. p. 115.

Mèômes caractères que les Coprops avec les différences suivantes :

Scape des antennes triquètre, caréné en dessous et sur ses berds latéraux. — Prothorax plus régulièrement cylindrique, muni de chaque côté d’un seul petit tubercule antérieur.

M. Pascoe a omis le premier de ces caractères et en signale un autre dont je ne vois qu’une très-faible trace, à savoir que le prosternum serait saillant en arrière. L'espèce sur laquelle il a fondé le genre habite la Nouvelle-Guinée et avait été primitivement décrite par lui sous le nom de Coptops nanus (1). Elle est d’un tiers plus petite que le Copt. œdificator et en entier variée de gris et de brun; une faible élévation obtuse se voit sur chacune de ses élytres, à quelque distance de leur base. L'exemplaire que j'en. ai sous les yeux est une femelle,

Note.

M. Pascoe classe dans les Mésosides le genre suivant dont l'espèce typique avait été, en premier lieu, regardée par lui comme étant une ZYGOCERA.

(1) Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, V, p. 39; figurée dans les Longic. Malayan, pl. 8, £. 4.

MÉTONIDES. 387

BUCYNTHIA.

Pascor, Journ. ofthe Linn. Soc.; Zool. IX, p. 83.

Tête carrée en avant. — Antennes grêles, frangées en dessous, à articles 1 médiocre, pourvu d’une cicatrice obsolète, 3 beaucoup plus grand; les suivants graduellement plus courts. — Yeux petits, écartés. — Prothorax transversal, muni d’une très-petite dent de chaque côté. — Elytres subdéprimées, ovales, beaucoup plus larges que le prothorax. — Pattes médiocres, subégales. — Mésosternum élevé, subdenté en avant. — Prosternum simple.

L'espèce en question (1) est assez petite (4, 5 lignes), d’un brun jaunâtre, et revêtue d’une faible pubescence grise, tiquetée de jaune, avec la base et l'extrémité des élytres de la même couleur; le prothorax est uni en dessus. Cet insecte, qui m'est inconnu, habite l'Australie. :

GRourz VI. Métonides.

Cicatrice du scape des antennes fermée (AncirA excepté). — Tête non rétractile, concave ou non entre ses tubercules antennifères, ceux-6i divergents; front rectangulaire. — Antennes ciliées en dessous. — Yeux fortement ou subfortement granulés. — Prothorax tuberculé latéralement. — Elytres notablement plus longues que la tête et le prothorax réunis. — Cavités'cotyloïdes intermédiaires fermées en dehors; cuisses pédonculées ou subpédonculées à leur base; jambes intermédiaires sans sillon ni sinvs externe. — Saillie mésosternale lamelliforme, recourbée en arrière, inerme en avant. — Saillie prosternale arquée postérieurement. — Corps au plus médiocrement allongé.

Parmi les Mésosites de M. J. Thomson il se trouve trois genres (Merow, Anerpas, AncIrA), et parmi ses Protonarthrides un (Dur- CHIUM) qui appartiennent à la section actuelle, mais qui diffèrent essentiellement de tous ceux qu’elle contient par la fermeture en dehors de leurs cavités cotyloïdes intermédiaires. Par la forme de la cicatrice de leur scape antennaire (sauf AxcrrA) et celle de leur tète, ils ne diffèrent pas des Monohammides, tandis que par leurs jambes intermédiaires privées de sillon et de sinus externe, ils se rapprochent des Mésosides. D'un autre côté, leurs cuisses plus ou moins pédonculées les éloignent de ces deux groupes. Cet ensemble de caractères en fait le type le plus tranché de tous ceux qui précèdent et qui suivent.

Leurs espèces sont toutes de taille médiocre et, pour la plupart, ont le facies des Eneis (Monohammides) et des Cacra (Mésosides). Les

(1) Zygocera spiloptera, Pascoc, Trans. of the enlom, Soc. Ser, 3, I, p.542.

4 genres qu'elles constituent sont disséminés dans les parages de la Nouvelle-Guinée, l'Australie et l’Afrique.

I. Tête fortement concave entre ses tubercules antennifères. a Cuisses postér. plus courtes que l’abdomen : Meton.

aa —— au moins aussi longues que l'abdomen, Elytres munies de fortes crêtes basilaires : Dulichium. — sans traces de ee : Aderpas.

Il. Tôte presque plane entre les antennes : Ancifa. Genre incertæ sedis : Diastamerus.

METON.

Pascog, The Jour". of Entum. 1, p. 342 (1).

Mûles : Tête fortement et assez étroitement concaye entre ses tubereules anteunifères; ceux-ci assez saillants; front un peu plus haut que large; joues médiocres. — Antennes pubescentes, lâchement ciliées en dessous, presque du double plus longues que le corps, à articles 1 médiocre, 3-4 subégaux, 5-11 beaucoup plus courts, décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux obliques. — Prothorax subtransversal, cylindrique, traversé en dessus par deux fins sillons, l'un &vant sa base, l’autre assez loin de son bord antérieur, muni de chaque côté d'un petit tubercule médian et spiniforme. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres médiocrement allongées, parallèles, nn peu aplanies sur le disque, obliquement déclives en arrière, débordant fortement le prothorax en avant avec leurs épaules anguleuses, granuleuses à leur base avec une courte crête sur chacune d'elles. — Pattes assez longues, médicerement robustes ; cuisses subpédonculées à leur base, les postérieures un peu plus courtes que l'abdomen; tarses étroits, médiocres. — 5° segment de l’abdomen en triangle curviligne transversal. — Saillie mésosternale assez large. — Saillie prosternale beaucoup plus étroite. — Corps médiocrement allongé, pubescent.

Femelles : Antennes un peu plus longues que le corps, — 5° segment abdominal plus long.

Genre remarquable par la très-grande ressemblance de ses espèces avec les Cacra et les Ergis. Elles sont peu nombreuses (2) et habitent les îles Arou et l'Australie, Leur livrée varie, maïs a toujours un aspect plus ou moins sombre et nuageux.

(1) M. Pascoe à mentionné pour la première fois le genre, mais sans en exposer les caractères, dans les Trans. of the entom, Soc. Ser. 2, V, p. 42.

(2) M. granulicollis, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, V, p. 42; figuré dans les Longic. Malayan. pl. 12, f. 4; type du genre. — Digglesii, Pascoe, ibid. p. 59; Australie (Queensland).— tropicus, Pascoe, Anu. a. Mag, of nat. Hist, Ser. 3, IX, p. 465; même pays (Lizard Island).

MÉTONIDES. 389

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