‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 56 sur 62 · DULICHIUM · texte numérisé non relu

DULICHIUM

J. Tous. Syst. Cerambyc. p. 326.

Tète assez forte, profondément concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci saillants, contigus à leur base; front pas plus haut que large, un peu élargi en bas; joues allongées. — Scape des antennes pubescent, robuste, un peu plus court que 8 (4), celui-ci muni de quelques cils fins en dessous. — Yeux des Meron. — Prothorax subtransversal, cylindrique, resserré près de sa base, traversé en avant par un sillon assez marqué, muni de chaque côté du disque en avant d'une élévation transversale et latéralement de deux tubercules coniques, obtus et redressés. — Ecusson et élytres des METoN ; ces dernières seulement munies à leur base de deux crêtes beaucoup plus fortes. — Pattes assez longues, égales ; cuisses fortement pédonculées à leur base, terminées par une massue ovalaire; les postérieures dépassant légèrement le sommet de l’abdomen. — Le surplus comme chez les Merow.

Le facies est absolument pareil à celui de ces derniers et la livrée, comme la sculpture des téguments, très-voisine de celle de quelquesuns d’entre eux, notamment du Meton granulicolle. Aussi douté-je que l'espèce typique (bigibboswm) soit de Natal, comme l'indique M. J, Thomson.

ADERPAS.

J. Tnous. Syst, Cerambyc. p. 62 (2).

Mâie : Tète fortement et triangulairement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci saillants; front un peu plus haut que large, légèrement élargi inférieurement ; joues très-allongées. — Antennes faiblement pubescentes, à peine ciliées en dessous, de 1/4 environ plus longues que le corps, à articles 1 allongé, 3 beaucoup plus grand que 4, celui-ci un peu plus que 5, 6-11 décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux grands, un peu plus hauts que larges. — Prothorax transversal, traversé en dessus par deux sillons flexueux, l'un en decà , l’autre au-delà du disque, dilaté et obtusément tuberculé sur les côtés non loin de $a base. — Ecusson subtransversal, arrondi en arrière. — Elytres oblongo-ovalaires, arrondies postérieurement, subéchancrées en arc et débordant médiocrement le prothorax en avant. — Pattes assez longues, les postérieures un peu plus que les autres; cuisses robustes, subpédonculées à leur base, les postérieures un peu plus longues que les élytres; tarses assez longs. — 5° segment abdo-

(1) Les autres articles manquent dans l’exemplaire qu’a bien voulu me com= muniquer M. J, Thomson.

(2) Syn. Crossorus? J. Thoms. Archiv. entom, II, p. 178; olim.

minal en triangle curviligne transversal. — Saillies mésosternale et prosternale des précédents. — Corps oblongo-ovalaire, médioorement robuste, pubescent. ‘

Femelle : Antennes dépassant faiblement les élytres. — Cuisses postérieures de la longueur de ces dernières. — 5e segment abdominal allongé, rétréci et légèrement échancré en arc au bout.

L'espèce typique (griseus Thoms.), originaire du Gabon et de taille médiocre, est en entier revêtue d’une pubescence sublanugineuse d’un gris blanchâtre, passant au ferrugineux sur la poitrine et formant sur Les élytres une foule de mouchetures la plupart coniluentes ; ces OTganes sont criblés de points enfoncés, surtout, à leur base.

M. J. Thomson me paraît avoir décrit une seconde espèce (1) du genre provenant également du Gabon.

ANCITA.

J. Tuows. Syst. Cerambyc. p: 63.

Femelle : Tête largement et à peine concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci déprimés; front transversal, un peu élargi en bas; joues assez allongées. — Antennes longuement ét assez densément ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 4 peu à peu en massue, à cicatrice très-large et incomplète, plus court que 3, celui-ci un peu plus long que 4, 3-41 graduellement plus courts. — Lobes inférieurs des yeux un peu plus hauts que larges. — Prothorax transversal, convexe, ua peu renflé de chaque côté du disque, muni de chaque côté d’un tubercule aigu rapproché de sa base. — Ecusson carré. — Elytres médiocrement convexes, peu allongées, parallèles, ‘déclives et arrondies à leur extrémité, pourvues chacune d'une faible carène basilaire. — Pattes courtes; cuisses pédonculées à leur base, puis brusquement en massue; tarses médiocres, à articles 4 un peu plus long que 2. — 5° segment de l'abdomen grand, en triangle curviligne. — Saillie mésosternale large, un peu rétrécie en arrière, déclive. — Saillie prosternale plus étroite, fléchie postérieu= rement. — Corps laïge, massif, revêtu d’une pubescence sublanugineuse.

Genre fondé sur une espèce (crossotoides Thoms.) du nord de l’Australie, de taille moyenne et dont la livrée offre un mélange confus de jaune, de gris et de noir, avec prédominance de la première de ces couleurs; ses élytres sont fortement ponctuées, surtout sur les côtés, et munies chacune de plusieurs faisceaux de poils noirâtres, dont deux situés à quelque distance de leur base et trois au sommet de leur déclivité postérieure.

(1) Crossotus? brunneus, J. Thems. Archiv. entom. loc, cit, p. 179.

| ANSYLONOTIDES. 391

Note.

M. L. Redtenbacher regarde le genre suivant comme allié de près aux STRIRASTOMA (Acanthodérides), rnaïs le scape de ses antennes étant cicatrisé au bout (4), cette analogie est plus que douteuse. Ce caractère et quelques autres exposés dans la formule qui suit, notamment les cuisses pédonculées à leur base, me portent à croire qu'il appartient plutôt au groupe actuel et n’est pas éloigné des AncrraA,

DIASTAMERUS.

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