L. Reprens. Eæpéd. d. 1. Novara; Col. p
Femelle? : Tète petite, ses tubercules antennifères presque nuls; front petit, excavé dans le sens de sa longueur. — Antennes hérissées de longs poils fins en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 1 en cône renversé, légèrement cicatrisé au bout, presque de moitié plus court que 3, 4-11 plus courts que ce dernier, décroissant peu à peu. — Yeux finement granulés, réniformes. — Prothorax fortement transversal, inégal en dessus, muni de chaque côté de deux tuberoules : l’un antérieur, petit, aigu; l’autre postérieur, grand et un péu recourbé en arrière. — Ecusson transversal, largement arrondi en arrière. — Elytres moins de deux fois aussi longues que larges, déprimées, faiblement atténuées et largement arrondies en arière.— Pattes courtes, robustes, hanches antérieures arrondies (2); cuisses. atténuées à leur base, puis fortement en massue; jambes intérmédiaires munies d'une petite échancrure externe avant leur extrémité. — Corps court, déprimé, hérissé de poils fins, densément pubescent.
L'espèce typique (3) est assez petite, revêtue d’une pubescence d’un blanc cendré, avec les antennes (sauf le scape) et les jambes testacées; deux taches sur le prothorax, deux courtes carènes basilaires sur chaque élytre et quatre bandes longitudinales sur l'abdomen, sont d’un jaune flavescent; les élytres sont densément ponctuées à leur base. Cet insecte habite la Nouvelle-Zélande.
GROUPE VII. Ancylonotides.
Cicatrice du scape des antennes ouverte, parfois ne consistant qu'en une simple dépression granuleuse, — Tête rétractile, fortement concave entre ses tuberéules antennifères, ceux-ci divergeuts; front rec-
(1) Du moins c’est ainsi que je comprends ces expressions de M. L. Redienbacher : « antennarum articulo primo apice‘supermarginato, »
(2) Il s’en faut de peu qu’elles le soicnt aussi chez les Anar; on pourrait s’y tromper à un examen superficiel.
(3) D. tomentosus, L. Redtenb. loc. coût. p. 177, pl. 5, f. 1.
tangulaire. — Antennes rarement ciliées en dessous. — Yeux finement ou subfinement granulés. — Elytres munies de tubercules, de crêtes ou de carènes, au moins à leur base. — Jambes intermédiaires pourvues d'un sillon. — Saillie mésosternale lamelliforme, très-fortement inclinée en arrière, subhorizontale. — Corps plus ou moins allongé.
Les éléments de ce groupe sont empruntés aux Mésosites (PALIMNA, GontaGes) de MM. Pascoe et J. Thomson, aux Prosopocérites (Lasro- PEZUS) et aux Sternotomites (ANCyLONoTUs) du second de ces savants entomologistes. La formule qui précède met en évidence l’ensemble des caractères qui lui sont propres et dont les plus importants sont, après la cicatrice antennaire et la rétractilité de la tête au repos, la sculpture des élytres et la forme de la saillie mésosternale.
Ses espèces sont toutes plus ou moins grandes et constituent les quatre genres suivants dont les deux premiers habitent les Indes orientales et les deux autres l'Afrique. =
IL. Prothorax inerme ou subinenme sur les côtés. Art. 7 des antennes muni d’une lamelle terminale : Palimna, — 6 ee — : Goniages.
I. Prothorax fortement tuberculé sur les côtés. Mandibules minces; un sillon aux jambes interméd. : Ancylonolus. — épaisses; point - — : Lasiopezus.
PALIMNA.
PascoE, The Journ. of Entom.4, p. 346 (1).
Mâles : Mandibules médiocres, minces, obliques au repos. — Tête largement et fortement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci séparés, assez saillants; front plus haut que large; joues allongées. — Antennes deux fois 4/2 aussi longues que le corps, finement pubescentes, à articles 1 assez long, en cône renversé, à cicatrice grande, rugueuse, 3 brusquement noueux au bout, beaucoup plus long que 1 et que 4, 4-10 subégaux, 11 plus grand, crochu au bout; 7 muni en dessous d’une lamelle terminale, arrondie et frangée au bout. — Yeux rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs plus hauts que larges. — Prothorax aussi long que large, subcylindrique, sillonné en droite ligne à sa base, flexueusement avant son bord antérieur, muni de cinq callosités sur le disque et de chaque côté d'un petit tubercule placé assez haut. — Ecusson subcordiforme.— Elytres assez allongées, convexes, déprimées sur le disque, obliquement déclives en arrière, tronquées au bout, ayant fes épaules relevées et épi-
(1) Syn. Cyranca, J. Thoms. Syst. Cerambyc. p..58; nom postérieur de deux ans à celui de M. Pascoe. — GorsiNpa Pascoe; olim. — CERamByx Oliv.
ANCYLONOTIDES. 393
neuses, munies chacune de deux tubercules coniques, basilaires, et d'une carène oblique. — Pattes longues, les antérieures beaucoup plus que les autres, leurs jambes arquées et bi-flexueuses; cuisses Sublinéaires, les postérieures dépassant un peu les élytres; tarses courts. — 5° segment de l'abdomen transversal, rétréci et subtronqué en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale arrondies sur leurs faces opposées. — Corps oblong, robuste, pubescent.
Femelles : Antennes de 4/3 environ: plus longues que le corps, sans lame sur le Te article.— Pattes antérieures sensiblement plus longues que les autres; leurs jambes simplement arquées. — 5° segment abdominal beaucoup plus grand et plus convexe.
Olivier a, le premier, décrit une espèce (1) de ce genre; dans ces dernières années, M. Pascoe en a fait connaitre detx autres (2). Toutes trois sont d'assez grands insectes de la, Malaisie, remarquables par la sculpture de leurs élytres et leur livrée. La seconde est d'un blanc crétacé sujet à jaunir un peu, presque uniforme en dessous, et formant sur les élytres une foule d'assez grendes taches rapprochées et qui font paraître ces organes comme réticulés; le prothorax et la tête sont largement maculés de la même couleur qui forme également des anneaux sur les antennes.
Ce genre et le suivant me paraissent représenter aux Indes orientales les Ancyronorus et les Lastoprzus de l'Afrique,
GONIAGES.
Pascor, Longic. Malayan. p. 135:
M. Pascoe n’assigne à ce genre, qui m'est inconnu , que les deux caractères suivants pour le distinguer des PArrmNaA.
Antennes à article 6 (au lieu de 7) muni d’une lamelle à son éxtrémité. — Prothorax inerme latéralement.
On voit, en outre, par sa description de l'espèce typique (3) que le corps est plus court surtout chez le mâle, et que les élytres ont conservé les deux tubercules coniques et basilaires qui existent sur chacune d'elles chez les PALIMNA, mais non leurs côtes; enfin que là livrée est toute différente, et se borne à un mélange confus de gris et de brun.
(1) Cer. annulicornis, Oliv. Entom. IV, 67, p. 95, pl. 20, f. 45 9; Olivier indique à tort le prothorax comme inerme latéralement.
(2) Golsind. tessellata, Pascoe, Trans. of the entom. Ser. 2, IV, p. 49; Pal. id., Lougic. Malayan. p. 135, pl. 6, f£. 2 @; Borneo (Sarawak).—P. Mouhoti, Pascue, Proceed, of the Zool. Soc. 1866, p. 237; Poulo-Pinang, Laos
(3) G. infausta, Pascoe, loc, cit. pl, 6, f. 3 @'; Borneo.
394 LONGICORNES, ANCYLONOTUS, (Der.) De Casreen: Hist. nat: 4.1 Col. I, p. 459 (1).
Mâle : Mandibules minces, assez longues, obliques au repos. — Tète largement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci très-saillants, distants à leur base; front plus haut que large, assez fortement élargi en bas; joues très-allongées. — Antennes pubescentes, munies de quelques aspérités en dessous, de près de moitié plus longues que le corps, à articles 4 largement cicatrisé au bout, grand, presque aussi long que 3, 4140 plus courts que ce dernier, décroissant un peu,.41, plus long que 10, — Lobes inférieurs des yeux grands, subéquilatéraux. — Prothorax transversal, muni sur le disque de deux tubercules coniques médiocres, ainsi que les latéraux; ceux-ci aigus, redressés. — Ecusson subquadrangulaire , armé de deux épines verticales. — Elytres oblongues, convexes, aplanies sur le disque, peu à peu rétrécies, déclives et tronquées en arrière, munies chacune d’une crête basilaire fortement tuberculée à ses deux extrémités, d’une assez longue carène post-médiane, longitudinale, terminée par une épine aiguë, et d'une ligne saillante, crénelée, partant de l'épaule; celles-ci saïllantes en avant, granuleuses et munies d’une épine. — Pattes longues, surtout les antérieures; leurs jambes épaissies au bout, armées d’un tubercule interne; leurs tarses fortement dilatés et frangés sur leurs bords; cuisses sublinéaires. — 5° segment de l'abdomen ‘en triangle curviligne transversal. — Saillie mésosternale large, parallèle, échancerée en arrière, horizontale dans toute sa longueur. — Saillie prosternale très-convexe, canaliculée, fortement arquée en avant et en arrière, — Corps allongé, épais, très-massif, pubescent.
Femelle : Antennes inermes en dossous, à pbine de 1/4 plus longues que le corps. — Elytres plus parallèles. — Pattes égales; tarses antérieurs simples. — Dernier segment abdominal plus grand, convexe, subtronqué en arrière.
On n’en connaît qu'une grande espèce (2) du Sénégal, assez commune dans les collections, et dont la livrée, d’un gris blanchâtre, passe au brun clair sur les élytres ; ces organes sont en majeure partie oceupés par une grande tache grisâtre, très-irrégulière sur ses bords, qui commence avant leur milieu et atteint leur extrémité; quelquefois cette tache est divisée en plusieurs; la base des élytres, surtout au-dessous des épaules et le long de la ligne saillante qui en part, est très-fortement ponctuée; en arrière, cette soulpture disparaît complétement.
(1) Syn. Lawra Fab, — CznamByx Oliv, (2) Lam. tribulus, Fab. Syst. El. II, p. 281; Oliv. Entom. IV, 67, p. 65, pl. 14, f. 100 (Anc. muricatus, Dej. Cat. éd, 3, p. 361).
ANGYLONOTIDES. 395
LASIOPEZUS, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, V, p. 30(1).
Mâles : Mandibules courtes, épaisses à leur base. — Tète fortement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci saillants, subcontigus à leur base; front un peu plus haut que large; joues allongées. — Antennes pubescentes, munies de quelques longs cils fins à leur base en dessous, presque du double plus longues que le corps, à articles À irrégulièrement pyriforme, beaucoup plus court que 3, sa cicatrice remplacée par une grande dépression granuleuse ; 3 un peu plus long que les suivants, 4-10 subégaux, 11 plus grand que 10. — Lobes inférieurs des yeux allongés. — Prothorax transversal, muni de deux callosités obtuses sur lo disque et de deux sillons transversaux en avant et à sa base; ses tubercules latéraux très-robustes, coniques. — Ecusson subquadrangulaire. — Elytres médiocrement allongées, déprimées dans leur milieu, parallèles, arrondies en arrière, subrectilignes à leur base, avec les épaules fortement calleuses, munies chacune d’une courte et forte crête basilaire: — Pattes robustes, les antérieures beaucoup plus longues que les autres; leurs jambes triquètres, épaissies et hérissées de longs poils fins au bout; leurs tarses fortement dilatés, frangés sur leurs bords; le 4er article des postérieurs subégal à 2-3 réunis; cuisses robustes, en massue fusiforme; jambes intermédiaires sans sillon ni sinus. — 5e segment abdominal grand, carré, arrondi aux angles. — Saillie mésosternale horizontale, assez large, concave, parallèle, — Saillie prosternale canaliculée, fléchie postérieurement. — Corps oblong, pubescent. — Femelles inconnues.
Dejean a placé ce genre parmi les Acanthodérides, place que jusüfie la forme du scape de ses antennes, mais la cicatrice dont il est pourvu suffit, tout incomplète qu’elle est, pour démontrer qu'il est étranger au groupe en question. Avec une taille bien inférieure, ses deux espèces (2) ont, au point de vue du facies èt de ja livrée, de grands rapports avêc l'Ancylonotus tribulus. Elles sont variées de brun noirâtre et de gris cendré; cette dernière couleur occupe l'extrémité des élytres et forme une large bande qui les traverse dans leur milieu; dans ces deux points elle est plus ou moins tachetée de la couleur du fond.
(1) Syn. Lasionacryzus, Dej, Cat. éd. 3, p. 361; J. Thoms. Atrchiv. entom. 11, p. 163; nom déjà employé par M. Perty pour un genre de Nitidulides ; voyez tome LE, p. 317. — Lawra Fab, — CErampyx Oliv.
(2) Lam. marmorata, Fab. Syst. El. IT, p. 282; Oliv. Entom. IV, 67, p. 124, pl. 23, f. 178 (Las. lalimanus? Dej.); Sénégambie, — Las. Whitei, Pascoe, loc. cit. (Las. Buqueltii? Dej.); Natal.
Gnourg VIIT, Prosopocérides,
Cicatrice du scape &@es antennes ouverte (1), sa carène toujours distincte, — Tète rétractile, largement mais médiocrement (ZALATES excepté) concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci courts, trèsdivergents; front rectangulaire. — Antennes ciliées ou non en dessous. — Veux assez fortement granulés; leurs lobes inférieurs grands, en carré équilatéral ou subéquilatéral (2). — Elytres sans inégalités en dessus, leurs épaules non saillantes. — Pattes égales; un sillon aux jambes intermédiaires, — Saillies mésosternale et prosternale variables.
Ce groupe est très-naturel et très-homogène sous le rapport de la forme générale de ses espèces. Parmi les caractères qui précèdent, un seul, l'absence complète de saillies sur les élytres, suffirait au besoin pour le distinguer des Ancylonotides. Il est plus voisin des Sternotomides qui suivent, mais en diffère par la pérmanence de la cicatice du scape des antennes, la moindre concavité de la tête entre les tubercules antennifères, l’absence constante de saillie aux épaules, sans parler du facies général qui est tout autre.
La création de ce groupe est due à M. J. Thomson, mais je n'y conserve qu'une partie des genres qu'il y a compris (3), et j'y ajoute les ANOPLOSTETHA qu'il a placées dans ses Batocérites.
Ces insectes sont africains, au moins de taille moyenne, et constituent les cinq genres suivants :
I, Mésosternum vertical, fortement tuberculé en avant. @ Prothorax tuberculé latéralement : Prosopocera. aa — inerme — Scape des antennes robuste, court : Hierogyna. — peu—, assez long : Alphitopola.
IL. Saillie mésosternale lamelliforme , inclinée, non ou à peine tuberculeuse; prothorax tuberculé latéralement.
Ses tubercules petits, rapprochés de sa base : Zalates, — robustes, médians : Anoplostetha
(1) Ii s’en faut de peu qu’elle ne soit fermée chez les ANOPLOSTETHA.
(2) Ces organes ne varient pas et il n’en sera pas question dans les formules génériques.
(3) Syst. Cerambyc. p. 74, — Parmi les genres que j'en retranche, quatre (Raapuiporsis, Eurænts, BaroEus, MaLLoniA) sont privés de cicatrice au scape antennaire; un (Lasiopezus) est un Ancylonotide, le dernier (ZocRaraus) appartient aux Sternotomides,
PROSOPOCÉRIDES. 397
PROSOPOCERA.
(Der.) BLancu. His. nat. d. Ins. IL, p. 160 (1).
Mâles : Tète assez fortement concave entre ses tubercules antennifères; front suhéquilatéral, concave, armé d’une corne plus ou moins robuste et de forme variable; joues assez longues. — Antennes brièvement frangées en dessous, du double environ plus longues que le corps, à articles 4 médiocre, beaucoup plus court que 3, 3-7 égaux, 8-10 plus grands qu'eux, 41 beaucoup plus long que 10. — Prothorax transversal, subdéprimé et irrégulièrement plissé sur le disque, bisinué à sa base, traversé par deux sillons subrectilignes et très-marqués en avant et en arrière; ses tubercules latéraux petits, coniques. — Elytres assez convexes, médiocrement allongées, subparallèles, arrondies en arrière; leurs épaules très-obtuses. — Pattes robustes, médiocres, les antérieures un peu plus longues que les autres; leurs jambes épaissies en dedans à leur extrémité; cuisses peu à peu et fortement en massue ; tarses assez larges, médiocres, subégaux. — 5° segment abdominal assez grand, rétréci et subtronqué en arrière. — Saillie mésosternale verticale, tuberculée en avant. —- Saillie prosternale fortement arquée en arrière. — Corps médiocrement allongé, robuste, finement pubescent.
Femelles : Front inerme, déprimé dans sa moitié supéricure. — Antennes un peu plus longues que le corps. — Pattes égales. — 5e segment abdominal plus-long, légèrement échancré en arc au bout, muni d’une large dépression à son extrémité.
Insectes propres à la côte occidentale d'Afrique et remarquables en ce qui concerne les mâles. La corne dont leur tête est armée est généralement assez longue, épaisse, dirigée en avant, arrondie en dessous, plane en dessus, avec son extrémité bidentée ou non. Quant à la taille et à la livrée, la première est assez grande et la seconde d’un brun jaunâtre, avec une ou deux taches d’un noir velouté sur chaque élytre, taches dont la plus grande est médiane et presque toujours accompagnée d'une autre d’un blanc pur ou verdâtre ; en dessous les côtés du prothorax et de la poitrine sont fréquemment de cette dernière couleur; la ponctuation est partout absente, Les espèces actuellement connues s'élèvent à cinq (2).
(1) Sans désignation d’aucune espèce; pour une formule plus détaillée du genre, voyez J. Thoms. Essai, etc. p. 90. — Syn. Ceramnvx Drury, Oliv. — Lamia Fab, Voet.
(2) Cer. bipunctatus, Drury, I. pl. 31, f. 2 (Lam. fronticornis, Fab, Syst. El. IL, p. 281; Ce. id. Oliv. Entom. IV, 67, p. 79, pl. 8, £ 54; Cer. notatus Voet); Sierra-Leone, Gambie. — P. Belsebuth, 3. Thoms. Archiv. entom. 1, p. 185; Sénégal. — P. myops, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1855, p. 185;
HIEROGYNA.
J. Tuous. Physis, LL, p.166. «
M. J. Thomson a comparé ce genre au Prosorocera. Il est tellement voisin des AzPHITOPOLA qui suivent que je ne l’adopte qu’en hésitant. Il n’en diffère en effet que par les points suivants:
Mâle : Antennes des Prosopocera, avec leur 3° article notablement plus long que 4. —Prothorax transversal, cylindrique, légèrement arrondi et inerme sur les côtés, un peu inégal sur le disque, traversé à quelque distance de son bord antérieur par un sillon anguleux dans son milieu, et à sa base par deux autres subrectilignes.
Pour tout le reste, je ne puis découvrir aucune différence. Mais les deux espèces (Argus, aibala) que décrit M. J. Thomson sont plus grandes que les AzpairopoLA et ont chacune une livrée différente. Celle (Argus) que j'ai sous les yeux est uniformément revêtue d'une pubescence d’un jaune fauve, avec les élytres munies d'un grand uorbre de petits points enfoncés irrégulièrement distribués et entourés chacun d’un cercle étroit brunâtre. Ces insectes habitent le Vieux-Calabar.
ALPHITOPOLA.
{De.) J. Tuows. Archiv. entom. I, p. 298 (1).
Mûles : Tète médiocrement concave entre ses tubercules antennifères; front plus haut que large; joues courtes. — Antennes finement pubescentes, non ciliées en dessous, de 4/4 à 1/3 plus longues que le corps, à articles À près de moitié plus court que 3; celui-ei notablement plus long que les suivants, ceux-ci décroissant à peine, — Prothorax transversal, convexe, uni, tantôt subglobuleux, tantôt atténué en avant, traversé par deux sillous rectilignes plus ou moins marqués près de son bord antérieur et de sa base; ses tubercules tatiraux trèspetits, souvent ‘nuls. — Elytres allongées, médiocrement convexes, peu à peu atténuées et isolément arrondies au bout; leurs épaules obtuses. — Pattes médiocres, égales; cuisses robustes, en massue subfusiforme; tarses médiocres, égaux. — 5° segment de l'abdomen en triangle eurviligne, légèrement sinué au bout. — Mésosternum vertical, obtusément saillaut en avant. — Saillie mésosternale arquée en arrière. — Corps médiocrement robuste, pubescent.
Femelles : Antennes dépassant moins le sommet des élytres. — Der nier segment abdominal plus long.
ocellata, ibid. 1857, p. 76, avec une espèce génériquement douteuse (P, ?pictiventris), p. 78.— dorsalis, Ghevrol. ibid. 1858, p. 306; Vieux-Calabar.
(1) Syn. Hopogronus, J. Thoms. Arehiv. entomi II, p. 188.
PROSOPOCÉRIDES. 399
Ces insectes sont petits (15 à 20 mill.) pour le groupe actuel, mais pourvus d'une livrée assez remarquable consistant en taches fauves ou blanches sur un fond variable; sauf quelques points enfoncés irrégulièrement distribués sur les élytres, leur sculpture est nulle. Malgré leur facies fort différent et leur petitesse relative, la place de ces insectes est évidemment celle que M. J. Thomson leur a essignée en dernier lieu (1), immédiatement à côté des Prosorocera. Luimême leur a réuni en mème temps le genre que, dans l'origine, il avait établi sous le nom de Honæponus.
ZALATES.
J. Tuoms. Essai, elc. p. 82 (2).
Mâle : Tête très-largement et fortement concave entre ses tubercules antennifères; front équilatéral; joues médiocres. — Antennes pubescentes, finement ot brièvement frangées en dessous à leur base ; de 1/4 à peine plus longues que le corps, à articles 4 notablement plus court que 3, 3-10 décroissant, mais peu, 41 beaucoup plus grand que 10. — Prothorax presque aussi long que large, cylindrique, légèrement inégal en dessus, traversé près de sa base par un large sillon bien marqué, sans sillon antérieur ; ses tubercules latéraux petits, en cône obtus, un peu rapprochés de sa base. — Elytres allongées, cylindriques, arrondies en arrière avec la suture brièvement épineuse, subrectitignes à leur base ; leurs épaules très-obtuses. — Pattes robustes; les antérieures un peu plus que les autres, celles-ci assez courtes ; cuisses peu à peu en massue, les postérieures ne dépassant pas le 2° segment abdominal; tarses médiocres, subégaux, — 5e segment de l'abdomen en triangle eurviligne transversal. — Saillie mésosternale lamelliforme, parallèle, déclive, inerme. — Saillie prosternale arquée postérieurement, — Corps allongé, pubescent.
M. J. Thomson à fondé ce genre sur une grande espèce (3) de Natal qu’il a retirée des CERoPLESIS parmi lesquelles il l'avait placée dans l'origine et dont elle est très-différente à tous égards, Sa hvrée, des plus simples, est d’an gris blanchâtre unirorme, avec une multitude de petites taches couleur de rouille, en partie confluentes et qui s'é-
{1) Syst. Cerambyc. p. 72. — Les espèces connues sont : À. lactea (Dej.) 3, Thoms, Archiv. emom. I, p. 300; Sénégal, — Hod. bipunctatus, pallidus, 3. Thoms. ibid. If, p. 188, pl. 7, f. 5,6; Gabon. — flavosignata (Phymasterna ?), Chevrol. Rev. et Mag. de Zool. 1856, p. 532; Vieux-Calabar. — À. maculosa, Pascoc, Trans. vf the entom. Soc. Ser. 2, IV, p, 251; Natal. — ficivora, intricata, Pascoe, The Journ.of Entom. I,p. 283; Nätal.—aristocratica, J. Thoms. Physis, IL, p. 168; Soudan.
(2) Syn. Cenovzesis J. Thoms.; olim.
(3) Cer. callipyga, J. Thoms, Archiv. entom. 1, p° 125;
tendent sur tout le corps, y compris les pattes; ces taches se condensent sur les épaules et les bords latéraux des élytres; celles-ci et le prothorax ne présentent aucun vestige de ponctuation.
ANOPLOSTHETA. , Rercue in Gain. Voy. en Abyssin.; Col. p. 393 (1).
Mâle : Tète médiocrement concave entre ses tubercules antennifères; front transversal; joues médiocres. — Antennes densément pubescentes, de 1/3 environ plus longues que le corps, à articles 4 un peu plus court que 3, celui-ci un peu plus long que 4, 4-10 décroissant peu à peu, 41 beaucoup plus grand que 10. — Prothorax transversal, ridé sur le disque, bisinué à sa base, muni d’un sillon transversal anguleux loin de son bord antérieur et de deux avant sa base; ses tubercules latéraux robustes, coniques, obtus. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres médiocrement allongées, parallèles, cylindriques, arrondies en arrière; leurs épaules arrondies, saillantes en avant. — Pattes courtes, robustes, égales; cuisses linéaires; tarses égaux, à article 4 égal à 1-3 réunis.—5° segment abdominal en triaugle curviligne transversal. — Saillie mésosternale lamelliforme, inclinée en arrière, subinerme en avant (2).—Saillie prosternale arquée en arrière. — Corps parallèle, massif, finement et densément pubescent.
Femelle : Antennes un peu plus longues que les élytres. — Saillie mésosternale munie en avant d’une saillie triangulaire, obtuse et tèsdistincte.
Le type du genre est une grarde et belle espèce (3) presque en entier d'un blanc crétacé en dessous, d’un roux de cannelle en dessus, ainsi que sur les antennes et les pattes, avec deux bandes abrégées en avant sur le prothorax et trois très-grandes taches sur chaque élytre, du même bianc qui vient d’être signalé; ces taches, en général médiocrement séparées, se rapprochent parfois et ne laissent entre elles que de faibles intervalles; sauf quelques granulations éparses à la base des élytres, nulle part on ne voit aucune trace de sculpture. Cet insecte paraît être répandu de l’Abyssinie à Natal et à la côte de Guinée.
(1) Syn. Lama Fab., Gory.
(2) M. Reiche fait de l’inermité de cette saillie un des caraetères du genre, mais cela n’est exact que pour le mâle chez qui elle ne présente qu’une faible carène obtuse, tandis que chez la femelle, comme je le dis dans le texte, elle est très-distinctement tuberculeuse.
(3) Lam. lactator, Fab. Syst. El, IL, p. 283 (Lam. radiata, Gory, Ann. d.I. Soc. entom. 1835, p. 141, pi. 2, À, f. 2; figure évidemment faile d’après un exemplaire dont les antennesavaient été brisées et mal raccommodées).—L'An. Jardinei de M. A. White (Proc. vfthe Zool. Soc. 1858, p. 405, pl. 3, f. 5) ayant les antennes beaucoup plus courtes que les élytres, est douteuse au point de vue générique.
STERNOTOMIDES. 401
GROUPE IX. Sternotomides.
Cicatrice du scape des antennes ouverte, sa carène assez souvent peu distincte. — Tête rétractile, forternent (FReADELPHA excepté) concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci divergents; front rectangulaire, assez souvent élargi en bas et subtrapéziforme, — Antennes non ciliées en dessous. — Yeux finement granulés. — Prothorax fortement tubereulé latéralement. — Élytres plus ou moins cunéiformes, rarement subparallèles ; leurs évaules très-généralement saillantes en avant. — Jambes intermédiaires munies d’un sillon (1). — Mésosternum tronqué en avant, sa partie horizontale plus ou moins échancrée en arrière. — Saillie prosternale convexe, tantôt très-fortement arquée en avant et en arrière, tantôt trouquée à sa partie antérieure et paraboliquement arquée postérieurement. — Corps médiocrement allongé, presque toujours très-massif.
Groupe africain, comme le précédent, et l’un des plus beaux qui existent chez les Lamiides, presque toutes ses espèces étant remarquables par leur livrée , bien que les couleurs métalliques !ui soient constamment étrangères. Avec lui finissent les Lamiides dont le scape des antennes est cicatrisé.
Il correspond aux Sternotomites de M. J. Thomson (2), moins les ANCYLONoTus qu'on a vus plus haut, et avec addition des ZUGRAPHUS qu'il avait compris dans les Prosopocérites. Les 8 genres qui le composent sont les suivants :
J. Saillie prosternale fortement arquée en avant et en arrière.
a Tubercules latéraux du prothorax coniques. b Elytres munies de côtes ou de lignes saillactes Jongitudi-
nales.
Partie horizontale du mésosternum carrée : Zographus. — — cordiforme : Pterochaos.
vb Elytres sans aucun vestige de sculpture : Sécllognatha. aa Tubercules latéraux du prothorax triquètres : Demagogus. IL. Saillie prosternale tronquée en avant, paraboliquement arquée en arrière.
e Tête fortement concave entre ses tubercules antennifères. d Tubercules latéraux du prothorax coniques : Ge/oharpya. dd — — — triquètres.
(t) Chez les Zocrarus ce sillon est remplacé par un faible sinus externe, (2) Syst. Cerambyc. p. 73. Depuis (Physis, Il, p. 169), M. J, Thomson a revu le groupe et notablement augmenté le nombre do sos genres.
Coléoptères. Tome IX. 26
WF
Ecusson au plus médiocre : Sternotomis.
— relativement grand : Quimalanca.
ce Tête plane entre ses tubercules antennifères : Freadelpha.
ZOGRAPHUS.
DE CasreLn. Hist. nat. d. Col. IL, p. 473 (1).
Mâles : Mandibules médiocres, assez robustes, concaves en dessus. — Tête largement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci médiocres; front subéquilatéral; joues très-allongées. — Antennes très-finement pubescentes, du double au moins plus longues que le corps, à articles 4 de moitié plus court que 3, sa cicatrice peu apparente; 3 notablement plus long que les suivants, 4-10 décroissant à peine, — Lobes inférieurs des yeux aussi hauts que larges. — Prothorax fortement transversal, irrégulièrement plissé en travers sur le disque, traversé près de sa base et de son bord antérieur par deux sillons rectilignes; ses tubercules latéraux robustes, cuniques. — Ecusson assez grand, en triangle rectiligne. — Elytres assez convexes, peu à peu rétrécies et arrondies en arrière; leurs épaules obtuses. — Pattes robustes, les antérieures un peu plus longues que les autres; cuisses peu à peu en massue; un léger sinus aux jambes intermédiaires ; tarses égaux, Jes antérieurs faiblement élargis. — 5° segment abdominal transversal, rétréci et largement tronqué au bout. — Mésosteruum plan en avant, sa partie hoxizoniale échancrée postérieurement en triangle aigu. — Saillie prosternale verticale en avant avec deux petits tubercules, paraboliquement arquée en arrière. — Corps très-massif, partiellement pubescent.
Femelles : Mandibuies minces, planes en dessus. — Antennes de 1/3 environ plus longues que le corps, — Pattes égales. — 5° segment abdominal plus long et plus étroitement échaucré au bout; l’échancrure densément frangée d'assez longs poils.
On n’en connaît qu’un petit nombre d’espèces (2) propres à l’Afnque méridionale, dont une {oculalor), anciennement connue, est commune dans les collections. Elle est de grande taille, glabre, d'un noir assez brillant avec des taches en dessous, les deux sillons du protho-
(1) Syn. Lama Fab., Herbst. — Cerampyx De Geer, Oliv., Voet. — STERNoromis ? Westw.
(2) Lam. oculator, Fab. Syst. El. 11, p. 295 (Cer. id. Oliv. Entom. IV, 67, p. 67, pl. 2, . 11; Cer. vcellatus De Geer; Cer. maculatus Voet). — Z. plicaticolhs, 3 Thoms. Physis; I, p. 19; Natal, — Sternot.? niveisparsa, Westw. Areun, entom. 11, p. 196, pl. 84, f. 5; Natol — Z. aulicus, Bertoluni, Nov. Cémunent. Inst. Bonon. X, p. 403, pi. 8, f 9; Gurstæck. in Peters, Reis. u. Mosamb.; Entom. pi. 328, pl. 20, Ê, 1. — hieroglyphicus, Gerstæck, Munatsber. d. Berlin. Acad. 1855, et in Peters, loc. cit. p. 329, pl. 20, f. 2
STERNOTOMIDES. 403
rax et sur chaque élytre, quatre taches couleur de rouille et teintées de blanchâtre; ces derniers organes sont densément et régulièrement sillornés avec les intervalles entre les stries costiformes et arrondis. Parmi les autres espèces décrites, une seule (plicaticollis) a une livrée analogue ; les autres en ont une qui leur est propre.
PTEROCHAOS.
J. Taows. Physis, I, p. 170 (1).
Mâle : Mandibules médiocres, épaisses, planes en dessus. — Tête des Zocrapaus, seulement encore plus largement concave entre ses tubercules antennifères et avec les joues plus courtes. — Antennes peu robustes, moins de deux fois aussi longues que le corps, à articles 1 presque aussi long que 8, celui-ci et 4-10 décroissant faiblement, 11 pas beaucoup plus grand que 10. — Prothorax à peine transversal , irrégulièrement pluricanalieuié sur le disque, fortement bisinué à sa base, celle-ci assez largement rehordée, traversé assez loin de sa base et de son bord antérieur par deux sillons bien marqués. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres allougées, peu à peu atténuées et arrondies en arrière, avec la suture subépineuse, fortement trisinuées à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes des Zocraraus, les antérieures à peine plus longues que les autres.— 5° segment abdominal des mêmes. — Partie horizortale du mésosternum cordiforme, à sommot dirigé en avant. — Corps allongé, pubescent.
Femelle : Antennes à peine plus longues que le curps. — 5e segment abdorninal presque aussi long que large, convexe, rétréci et sinué au bout,
Cette formule justifie suffisamment la création de ce genre qui ne comprend qu'une grande espèce (2) de la Sécégambie, dont la livrée est d'un gris blanchâtre varié de jaune fauve; sur les élytres cette dernière couleur prédomine et forme une multitude de petites taches régulières, tandis que la première laisse apercevoir en partie la couleur noire des téguments ; au lieu de côtes, comme chez les Zo- GRAPHUS, Ces organes ne présentent qu'un petit nombré de lignes saillantes dont les intervailes sont assez densément ponctués.
(1) M. Pascoe m’a communiqué ce genre sous le nom de ErurLexis resté inédit, à ma connaissance. — Syn. Lama Fab., Westw. — CknamBvx Voet.
(2) Lam. irrorata (et non irrorator, comme l'écrit M. J. Thomson), Fab, Syst. El. LL, p. 286; Westw. Arcan. entom, L, p. 157, pl. 84, f. 4 ©”.
STELLOGNATHA.
(Des.) DE CasTeLn. Hist. nat. d. Ins, IL, p. 474.
Mâle : Maudibules saillantes, brusquement recourbées et très-aiguës au bout, munies dans leur milieu d’une forte carène latérale et en avant de celle-ci d’une dent obtuse. — Tête très-grande, largement et fortement concave entre ses tubercules antennifères; front un peu plus haut que large; son bord antérieur muni d’une large saillie échancrée en avant; joues allongées, renflées latéralement. — Antennes glabres, finement âpres, du double plus longues que le corps, à articles 4 près de quatre fois plus court que 3, celui-ci beaucoup plus long que les suivants, 4-10 décroissant lentement, 11 plus grand que 40. — Yeux relativement petits, fortement transversaux.— Prothorax transversal, cylindrique, traversé en avant et à sa base par deux sillons rectilignes bien marqués; ses tubercules latéraux trèscourts, en cône ohtus. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres assez couvexes, médiocres, fortement atténuées et obtusément arrondies en arrière, trisinuées à leur base avec leurs épaules surmnontées d’un petit tuberoule. — Pattes relativement médiocres, subégales ; cuisses comprimées, sublinéaires; tarses égaux. — Dernier segment abdominal allongé, en cône obtus au bout. — Mésosternum plan en avant; sa partie horizontale équilatérale, faiblement échancrée en arrière. — Saillie prosternale très-convexe, fortement arquée en avant et en arrière. — Corps très-massif, cunéiforme, revêtu d’un enduit très-fin.
Femelle : Mandibules médiocres, presque planes en dessus, munies de deux ou une petites dents externes et antérieures. — Tête de grosseur normale, — Antennes un peu plus longues que le corps. — Dernier segment abdominal plus grand.
Le genre se borne à une grande et belle espèce de Madagascar, anciennement publiée par Olivier (1) et restée sans congénère. Elle est d'un noir profond velouté, fasciée de blanc jaunâtre en dessous, réticulée de la même couleur sur le prothorax, avec une quinzaine de taches pareilles sur chaque élytre ; nulle part il n'existe aucune trace de sculpture sur ses téguments,
DEMAGOGUS.
J. Tuoms. Physis, II, p. 172.
Mâle : Mandibules assez saïllantes, munies dans leur moitié basilaire d’une forte carène latérale. — Tête forte, profondément et assez
(1) Cer. maculatus, Oliv. Entom. IV, 67, p. 68, pl. 7, f. 49 ab 9, et pl. 22, f. 14 ab d' 9.
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étroitement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci trèsrobustes et très-saillants; front aussi haut que large à sa base, subtrapéziforme ; joues très-longues. — Antennes et yeux des STELLOGNA- THA. — Prothorax transversal, finement plissé en travers, bisinué à sa base, traversé assez loin de sa base et de son bord antérieur par deux sillons rectilignes ; ses tubercules latéraux robustes, triquètres. — Ecusson médiocre, en triangle curviligne. — Elytres assez allongées, peu à peu et fortement atténuées en arrière, légèrement canaliculées sur la suture dans sa moitié postérieure; leurs épaules peu saillantes et munies d'une crète oblique. — Pattes comprimées, longues, les antérieures plus que les autres et densément rugueuses, leurs jambes arquées; cuisses linéaires; tarses subégaux, les antérieurs assez dilatés. — Dernier segment abdominal en triangle allongé, tronqué et densément cilié au bout. — Mésosternum des Srer- LOGNATHA. — Saillie prosternale fortement arquée en avant et en arrière, — Corps très-robuste, cunéiforme.
Femelle : Mandibules planes en dessus. — Tête de grosseur normale. — Antennes des STELLOGNATHA ©. — Pattes plus courtes, égales. — 5° segment abdominal plus convexe, du reste pareil.
Avec ce genre apparaît la forme triquètre des tubercules latéraux du prothorax qui est caractéristique des Srernoromis; pour le surplus, il est moins voisin de ces dernières que des SrELLOGNATRA.
Il ne comprend qu'une grande espèce (larvatus Thoms.) d'Abyssinie, d'un noir profond, avec la moitié postérieure de la suture d’an blanc crétacé chez le mâle, fauve chez la femelle; cette dernière a en outre deux bandes maculaires transversales sur les élytres et en dessous de nombreuses taches de même couleur; dans les deux sexes, les élytres sont à la fois rugueuses et ponctuées, surtout à leur bage,
GELOHARPYA.
J. Tnows. Physis, 11, p. 173 (1).
Mâles : Mandibules courtes, légèrement concaves en dessus. — Tête fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci assez saillants, médiocrement séparés à leur base; front en carré subéquilatéral, coupé presque carrément sur son bord inférieur. — Antennes à peine deux fois aussi longues que le corps, pareilles, du reste, à celles des SreRNoToMIS. — Yeux des mêmes. — Prothorax presque aussi long que large, cylindrique, traversé assez loin de son bord antérieur et de sa base par deux sillons flexueux fortement marqués ; ses tubercules latéraux médiocres, coniques. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres convexes, peu à peu et fortement rétrécies en arrière, obtusément arrondies à leur extrémité; leurs épaules un peu
(1) Syn. Srernoromis West., Chevrol.
Ki
prolongées en une saillie munie en dehors d’une carène oblique. — Pattes des Srernoromis. — Mésosternum tronqué et un peu concave en avant; sa portion horizontale fortement échancrée postérieurement en triangle aigu. — Saillie prosternale des SrerNoromis. — Corps très-robuste, cunéiforme.
Je n'ai pas vu de femelles; selon M. J. Thomson, leurs antennes sont à peine de la longueur du corps.
Le facies des deux belles espèces (1) qui composent ce genre tient à la fois de celui des Demacocus et des STELLOGNATHA ; à la vue simple, les élytres paraissent lisses comme chez ces dernières; le prothorax affecte une forme particulière et ses tubercules latéraux n’ont aucune apparence d'être triquètres ; le tout est associé à un mésosternum et un prosternum de Srernoroms. Le genre est par conséquent très-suffisamment caractérisé.
Ces insectes sont propres à la côte occidentale d'Afrique, et levr livrée consiste en taches assez nombreuses d’un blanc verdâtre sur un fond d’un noir très-foncé et mat.
STERNOTOMIS, À. Percer. Genvr, 4. Ins.; Col. pl. 16 (2).
Mâles : Mandibules assez saillantes, peu épaisses, munies à leur base en dessus d’une forte lame de forme variable et dirigée en avant. — Tôte assez grosse, fortement et largement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci médiocres ; front transversal, plus ou moins trapéziforme, muni sur son bord inférieur d’une large et courte saillie; joues longues. — Antennes des QUIMALANCA qui suivent, en général un peu moins longues et avec le 44° article beaucoup moins grand (3). — Lobes inférieurs des yeux un peu plus larges que hauts. — Prothorax transversal, muni à sa base d’un large lobe médian en général assez saillant, transversalement convexe sur le disque ; la convexité limitée par deux sillons flexueux dont le basilaire le plus profond, formant, en se prolongeant, les tubereules latéraux, ceux-ci triquè-
(1) Stern. amæna, Westw. Arcan. entom. If, p. 85, pl. 69,£. 3; Guinée {Côted'Or). — S. Murrayi, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1855, p. 184; Vieux-Calabar. — Selon toutes les probabilités, une troisième espèce du genre est la Lamia Norrisii de M. Westwood (Trans. of the entomm. Soc. 1, p. 148, pl. 15, f. A), reproduile par lui, sous le nom de coïnes, dans ses Arcan. entom. Il, p. 125, pl. 78, f. 1.
(2) Syn. Srernononra, Dej. Cat. éd. 3, p. 368. — Urriozemur, J. Thoms. Physis, 11, p. 175. — Lamia Fab., Dalm, — Cerameyx Oliv., Voet.
(3) C’est dans ce genre que la cicatrice du scape des antennes s’affaiblit le plus; dans presque toutes les espèces elle consiste en une simple dépression granuleuse, mais jamais ne disparaît complétement.
STERNOTOMIDES + 407
tres. — Ecusson médiocre, en triangle rectiligne, — Elytres médiocrement allongées, fortement et peu à peu atténuées en arrière; leurs épaules obliquement saillantes, tronquées, avec la troncature crénelée ou granuleuse. — Pattes subégales; cuisses graduellement en massue; tarses médiocres, larges, surtout les antérieurs. — Partie horizontale du mésosteroum transversale, rectiligne ou faiblement sinuée sur son bord antérieur. — Saillie prosternale dépassant plus ou moins fortement le niveau des hanches antérieures, tronquée en avant, avec son hord antérieur rectiligne , parfois (par ex. chrysopras) largement échancrée, paraboliquement déclive en arrière. — Corps massif, cunéiforme, pubescent.
Femelles : Mandibules plus courtes , inermes. — Tête moins forte. — Antennes de 1/3 environ plus longues que le corps. — 5° segment abdominal, comme de coutume, un peu plus long.
Les quatre caractères dont la réunion distingue ce genre des précédents sont : l'armature des mandibules chez les mâles, la forme du prothorax, celle des épaules des élytres et la structure du prosternum. Ses espèces (1), de seconde grandeur pour le groupe actuel, sont originaires de l’Afrique intertropicale ou de Madagascar, et font l’ornement des collections par la beauté de leur livrée dont le vert et le fauve vif, formant des taches nombreuses sur les élytres, font presque uniquement les frais; ces deux couleurs ont uue assez forte tendance à se transformer l’une dans l'autre; il existe sur chaque élytre de
(1) M. J. Thomson (Physis, 11, p. 177) rapporte au genre les suivantes ; je reproduis la synonymie qu’il leur assigne : Lam. cornutor, Fab. Syst. El. IL p. 304 (Cer. id. Oliv. Entom. IV, 67, p. 61, pl. 17, £. 132 @'); indiqnée d'Amérique par ces deux auteurs, mais propre à Madagascar. — Cer. ornatus, Oliv. loc. cit. p. 88, pl. 4, f. 24 ab.— Lam. pulchra, Fab. Syst. EI. II, p. 285 (Cer. puluher, Oliv. loc. cit. p. 88, pl, 22, f. 167; Stern. virescens? Westw. Arcan. entom. Li, p. 83, pl. 69, £. 1; Lam. Targavei? Westw. ibid. p.154, pl. 85, f. 2). — Cer. chrysopras, Voet, Col. I, p. 21, pl. 9, £. 22; Westw. loc. cit. pl. 86, f. 1 (Lam. imperialis? Fab. Syst, EI. IT, p. 286; Westw, loc. cit. pl. 86, £. 3). — Cer. mirabilis, Drury, Hl. IL, pl. 31, f. 1; Westw. loc. cit. p. 150, pl. 86, f. 5 (S.emabilis? Westw. ibid. p.152, pl. 86, f. 4). —$S. Bohemanni, Westw. ibid, p. 154, pl. 85, f. 3 (Ferreti? Westw. ibid, p. 153, pl. 85, f. 1). — Lam. principalis, Dalm. in Schœnh. Syn. Ins. li; Append. p. 162 (S. Palinii, Westw. loc. cit. pl. 74, f. 2). — Lam. cruæ-nigra, Hope, Trans. of the Zool. Soc. E, p. 104, pl. 15, f. 2: Westw. loc, cit. pl. 85, f. 4. — S, ducalis, Klug in Erman, Naturhist. Atlas, p. 44, pl. 16, £. 4: Westw. loc. cit. pl. 85, f. 5 (S. aper, Percher. loc. cit.; philosophica, X. Thoms. Archiv. entom. I, p. 126 et 326). — La plupart de ces insectes ne diffèrent que sous le rapport de la livrée et ilest probable qu'on finira, comme le dit M. Westvood (loc. cit. p. 152), par s'assurer qu’ils ne forment qu’une seule espèce très-variable.
Les deux espèces suivantes appartiennent au groupe actuel, mais sont douteuses au point de vue générique : Stern. princeps, Westw. loc. cit, p. 125, pl. 78, f. 2 (an Geconanpya?). — bicolor, Westw. ibid. p. 128, pl. 78, f, 4,
rer
rs à trois lignes saillantes, longitudinales et plis ou moins abrégées. ,
Le genre est ici conçu tel que l’a restreint M. J. Thomson, si ce n'est que j'y comprends son genre Uzrrozemur établi sur la femelle d'une belle espèce (1) de Madagascar dont la structure des mandibules chez le mâle est par conséquent ignorée. Abstraction faite de ce caractère, cet insecte ne diffère des espèces précédentes que par sa saillie prosternale plus fortement échancrée en avant.
QUIMALANCA.