‹ Histoire naturelle des mammifères [microforme] (volume 2)Chapitre 28 sur 96 · PL. HE · texte numérisé non relu

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c'est d’ailleurs le caractère des Singes de l'ancien continent, n'a qu'une faible épaisseur, Le nez des jeunes est moins long et un peu retroussé, Au moment de la naissance, sa taille est encore moindre, comme on peut le voir par cette figure, que MM, Hombrone et Jacquinot, chirurgiens de la marine française, ont publiée dans le dernier voyage de l’Astrolabe. Tout le pelage du Nasique est d’une couleur fauve roussâtre plus ou moins foncée, suivant les régions du corps où on l’examine, Les poils du menton, du tour du cou et des épaules sont plus longs que les autres, et ils forment une sorte de camail imparfait, Le Nasique se tient sur les arbres, aux environs des rivières, Il y forme des troupes nombreuses, C'est la plus grande des espèces du groupe des Semnopithèques; sa hauteur totale approche d’un mètre et demi lorsqu'il est debout, On le trouve à Bornéo et, assure-t-on, en Cochinchine, C'est un Animal assez difficile à dompter, plus violent que ses congénères, et dont les habitudes sont plus malfaisantes,

Nasique, 1/12 de grard

On en doit la première description à Daubenton, qui l’a fait connaître, dans l'Histoire de l'Académie des sciences, M. Wurmb en à parlé depuis dans les Mémoires de la société de Batavia,

Les Daiaks de Bornéo l’appellent Kakau, et ils prétendent, à ce qu’on assure, que c’est un véritable Homme qui s’est retiré dans les bois, sans doute pour ne pas payer d'impôts, el qui a sur eux l'avantage d’avoir conservé sa liberté, E, Geoffroy rapporte ce fait dans son Cours de l'Histoire naturelle des Mammifères, et il rappelle que c’est dans ce sens qu’en ont parlé les ambassadeurs que Tippoo-Saheb avait envoyés en France peu de temps avant la révolution de 89, Introduits dans les galeries du Jardin du Roi, ils eurent, dit-il, un grand plaisir à reconnaître un Animal de leur pays, et auquel ils prôtaient un sens moral et une intelligence parfaite.

Cependant ta présence de ces Singes n’est certaine qu'à Bornéo, D'après les naturalistes,

hollandais , ils n'existent pas même à Sumatra, où on les avait également signalés, et il n'est pas encore démontré, malgré ce que nous venons de rappeler en parlant des ambassadeurs de Tippoo-Saheb, qu'il ÿ en ait en Cochinchine ni ailleurs sur le continent indien, La seconde espèce de Nasique, qu’on a indiquée dans plusieurs ouvrages anglais sous le nom de Nasalis incurvus, a été contestée par d’autres auteurs; 11 est admis maintenant qu'elle ne reposait que sur l'examen d’un exemplaire encore assez jeune, et dont le nez n'avait ni la longueur ni tout à fait la forme qu'il acquiert chez les sujets plus àgés.

Le Douc (Semnopithecus nemæus) est, sans contredit, la plus belle espèce du genre Semnopithèque, La vivacité et le mode de répartition, par grandes masses, des couleurs de sa robe, doivent faire regretter que le pays dans lequel il vit (la Cochinchine), ne soit pas visité plus fréquemment par les navires européens, En effet, la peau du Douc ferait une trèsjolie fourrure,

Pendant son voyage à bord de Za Favorile, M. F, Eydoux a vu des Doucs en troupes nombreuses auprès de Tourane, dans les forêts qui recouvrent le littoral, Leurs mœurs ne sont pas farouches, mais à la condition qu'on ne les inquiète pas. Les courses des hommes de l'équipage, et sans doute aussi quelques coups de fusils, ne tardèrent pas à les effrayer, et ils fuyaient devant eux avec une telle rapidité que, bien qu'ils fussent très-nombreux, on s’en procura difficilement quelques exemplaires, Autrefois ces animaux étaient encore plus rares dans les collections qu’ils ne le sont aujourd’hui, et comme on n'avait point eu l’occasion de rectifier l'erreur de Daubenton, qui les a décrits, d'après une peau incomplète, comme dépourvus de callosités, on avait pris leur espèce pour type d’un genre à part; mais, nous l'avons déjà dit, ce genre a été abandonné dès que l'on a su que les Doucs ne différaient pas, sous ce rapport, de la très-grande majorité des autres Pithéciens, C’est aussi par erreur que les Doues ont été mis au nombre des Animaux propres à Madagascar, On ne les trouve même pas dans les Îles de la Sonde, et la Cochinchine est encore le seul pays d'où l’on en ait rapporté,

Voici la description de leur pelage : corps, dessus de la tête et bras gris tiqueté de noir; cuisses, doigts et parties voisin: ; noirs; jambes et tarses d’un roux vif; avant-bras, gorge, bas des jambes, fesses et queue d’un blanc pur; gorge blanche , entourée d’un cercle plus ou moins complet de poils colorés en roux vif.

Le SEMNOPITHÈQUE AUX FESSES BLANCHES (Semnopithecus leucoprymnus) est une espèce de l'île de Ceylan, qui a la face, le tronc et les extrémités noirâtres ; le sommet de la tête et le haut du cou sont bruns; la gorge est blanc cendré , ainsi que les fesses et la queue. C’est peut-être la Guenon à face pourprée de Buffon (Simia cephaloptera et lalibarbata des auteurs), ainsi que le Nestor de M. Bennett, Le nom que nous lui conservons lui a été imposé par Otto.

Le SEMNOPITHÈQUE EN- TELLE (Semnopithecus entellus) est aujourd’hui plus connu. On en doit la première description à feu M. Dufresne, naturaliste attaché au Muséum SEMNOPITHÈQUE ENTELLE, 1/10 d> grand, de Paris, qui l'a signalé , en

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1797, sous le nom de Sénia entellus, dans le Bulletin des sciences publié par ia Société philomatique de Paris. Ce Singe a le visage noir, ainsi que les mains ; le reste de son corps est d’un blanc jaunâtre, un peu plus foncé cependant sur le dos, les membres et une grande partie de la queue. Les poils de ses sourcils et de la base de son front forment une sorte de toupet saillant; la mâchoire inférieure porte une barbe assez allongée et dirigée en avant,

L’Entelle vit dans l'Inde, principalement au Bengale. On ne le trouve pas dans les tles avec les autres espèces dont nous aurons à parler, Il à reçu dans le pays le nom de Houlman. Dans le bas Bengale, où son apparition a lieu en hiver, il est respecté par les Bengalis, qui voient en lui un des héros célèbres par sa force, son esprit et son agilité, que leur religion leur apprend à vénérer, et qui occupe même un rang important parmi leurs innombrables divinités, [ls croient que c’est à ce héros que l’Inde doit l’un de ses fruits les plus estimés, !e Mangue, qu’il vola, dit la légende, dans les jardins d’un fameux géant établi à Ceylan. C’est en punition de ce vol qu'il fut condamné au feu, et le feu lui brûla le visage et les mains, qui sont restés noirs depuis. Le beau-fils de G, Cuvier, Duvaucel, qui à voyagé comme naturaliste dans l'Inde, où il à fait des chservitions que nous citons souvent, rapporte que les Hindous laissent entrer les Houlmans dans leurs vergers, et qu’ils ont grand soin d'empêcher les étrangers de les en chasser et surtout de leur faire du mal. Pendant plus d'un mois qu'ont séjourné à Chandernagor sept ou huit Entelles, qui venaient presque dans les maisons, le jardin, alors occupé par Duvaucel, s’est trouvé entouré d’une garde de pieux Brames qui, pour éviter quelque représaille de la part du naturaliste contre des hôtes aussi indiscrets et si imprudents, et que d’ailleurs il avait fort envie de mettre en peau pour sa collection, jouaient du tamtam afin d’écarter le dieu quand il venait manger les fruits, « A Goutipara, dit aussi Duvaucel, j'ai vu les arbres couverts de ces Houlmans à longue queue, qui se sont mis à fuir en poussant des cris affreux, Les Hindous, en voyant mon fusil, ont deviné, aussi bien que les Singes, le sujet de ma visite, et douze d’entre eux sont venus audevant de moi m’apprendre le danger que je courais en tirant sur des Animaux qui n'étaient rien moins que des princes métamorphosés, »

Auprès de l’Entelle il faut placer les deux espèces nouvelles nommées par M. Is. Geoffroy SEMNOPITHÈQUE DE DUSSUMIER (Semnopithecus Dussumieri), et SEMNOPITHRÈQUE A GAPUGHON, La première, qui est figuréc avec son petit dans la planche IV de cet ouvrage est du Malabar. Elle a le pelage brun grisâtre sur le corps, et fauve sur la tête, le cou, les flancs et les parties inférieures ; sa queue et ses mains sont d’un brun qui passe au noir, Le nom spécifique qui lui a été donné est celui d’un armateur de Bordeaux, M. Dussumier, très - zélé naturaliste, qui a recueilli dans l'Inde et à la Chine des collections fort précieuses dont il a fait don au Muséum de Paris, La Ménagerie à également dû à M, Dussumier de trèsbeaux Animaux appartenant à plusieurs ordres différents,

Le SEMNOPITHÈQUE A GAPUCHON (Semnnopilhecus cucullalus), où la seconde de ces espèces, est commune dans le Nord du Malabar et dans les montagnes des Gaættes, C'est peut - être le Semnopithecus Johnii de Fischer, 11 à la queue et les membres noirs, le corps brun et la tête d’un brun fauve,

C'est aussi à peu de distance des mêmes Animaux que se place le Semnopithecus albocinereus de PDesmarest dont nous avons décrit de nouveau les caractères dans la partie 200logique du voyage de la Bonite, et qui nous paraît être le même Animal que le Sku- NOPITUÈQUE oBsGUR de MM, Reid, Martin

SEMNOPIIHRÈQUE A CAPUCHON, 1/3 de grand

at Is, Geoffroy, Il a le pelage gris brun, avec une teinte un peu plus foncée sur les flancs, aux avant-bras et aux quatre extrémités ; le dessous de son corps, le sommet de la tête et la queue sont de couleur cendrée; sa face est noirâtre ; de petits favoris gris vont jusqu'à l'angle de la bouche; la barbe est courte et peu fournie, Ge Semnopithèque vit dans la presqu'île de Malacca, MM. Eydoux et Souleyet en ont rapporté plusieurs individus, sous le nom de Lotong ou Loulou, que les Malais paraissent appliquer aussi à plusieurs espèces de ce genre,

M. Is. Geoffroy à récemment signalé une autre espèce de la même section sous le nom de SEMNOPITHÈQUE A PIEDS BLANCS (Semnopithecus albipes), d'après deux exemplaires pris à Manille par M. Jaurès, l'un des officiers de l'expédition de la Danaïde. Ge Semnopithèque ne diffère guère des précédents que par Ses mains, qui sont de couleur claire : les antérieures gris fauve, avec les doigts en partie blancs, et les postérieures d’un blanc sale un peu lavé de jaune,

On appelle SEMNOPITHÈQUE NEIGEUX (Semnopithecus pruinosus, Desmarest) une espèce dont les poils sont noirs et terminés en partie par un peu de blane à la pointe, ce qui donne à son pelage une apparence neigeuse,

D’autres Semnopithèques ont des couleurs plus foncées. De ce nombre est le SEMNOPITHÈQUE

SEMNOPITHÈQUE MAURE, 4/3 de grard. SEMNOPITHÈQUE NEIGEUX, 1/2 de grard.

MAURE (Semnopilhecus maurus), appelé aussi Zchincou d'après son nom de #ays, Il en est question dans ies Suppléments à l'histoire naturelle de Buffon , Sous la dénomination de Négre. Ses poils sont noirs, ordinairement sans tiquetures blanches; une tache blanche ou quelques poils de cette couleur se remarquent en dessus auprés de l’origine de la queue ; sa buppe est courte et plus fournie, On le trouve à Java, Dans son jeune âge, il est brun rougeàtre au lieu d’être noir,

Desmarest en à parlé sous le nom de Zschin-coo , d’après un exemplaire envoyé de Sumatra par Diard et Duvancel; mais ce n’est pas le Tschincou véritable que F, Cuvier a décrit et fait figurer d’après les mêmes voyageurs,

A côté de cette espèce s’en placent deux autres : l’une est le SEMNOPITHÈQUE HUPPÉ (Semnopilhecus cristatus, de Raffles), qui est noir avec quelques tiquetures blanches sur le pelage et une huppe assez longue et assez fournie, On le trouve à Sumatra ainsi qu’à Bornéo,

L'autre est le SEMNOPITHÈQUE FÉMORAL (Semnopithecus femoralis de M, Horsfield; le même, d’après M. Is. Geoffroy, que le Sennopithecus chrysomelas de M, Salomon Muller), Celui-ci est noir aussi, mais avec des lignes blanchâtres à la face interne des membres, sous le bas-ventre et sous la queue, Il vit à Bornéo,

Le SEMNOPITHÈQUE DORÉ (Semnopithecus auralus, E, Geoffroy) est bien moins connu, et peut-être ne faut-il pas le séparer du Semnopilhèque Pyrrhus de M. Horsfield, que l’on

signale à Java, tandis que le véritable $, auratus serait des îles Moluques. 1 reste toutefois

beaucoup de doute à cet égard, Le pelage de ce Singe est uniformément fauve doré, avec une tàche noire à chaque genou,

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Le SEMNOPITHÈQUE COURONNÉ (Semnopithecus frontatus de MM. Salomon Muller et Schlegel) habite Bornéo, C'est aussi le pays du SEMNOPITHÈQUE RUBICOND (Semnopithecus rubicundus de ces naturalistes), qui est de couleur rougeâtre, Ces deux Singes sont encore rares dans les collections. — [Il en est de même du SEMNOPITHÈQUE GHRYSOMÈLE (Semnopithecus chrysomela), aussi de Bornéo, — Au contraire, on y voit plus fréquemment le Sem- NOPITHÈQUE A HUPPE NOIRE (Semnopithecus melalophos) où Gimepaye, de Frédéric Guvier.

SEMNOPITHÈQUE A HUPPE NOIRE, 1/3 de grand.

Son pelage est roux-vif, avec une touffe de longs poils en forme de huppe sur le sommet de la tête; il ne se rencontre qu'à Sumatra, où il à été découvert par Diard et Duvaucel, On en doit la premiére description au commandant anglais sir Stamfort Raffles, auquel ces deux naturalistes avaient d’ailleurs communiqué plusieurs des espèces curieuses dues à leurs courageuses explorations dans cette île, M, Raffles a lui-même recueilli de très-belles collections, aujourd’hui déposées dans le Musée britannique,

SEMNOPITHÈQUE AUX MAINS JAUNES (Semnopithecus flavimanus , Is, Geoffroy). Également de Sumatra, où il porte aussi le nom de Cimepaï ou Simpatï, Ce Singe habite seulement quelques cantons de l’île, el le Semnopithèque à huppe noire certains autres.

M, Gray a décrit sous le nom de Presbylis nobilis un Semnopithèque ayant aussi de l'analogie avec ce dernier, mais sur lequel on n’a encore que des renseignements imparfaits,

Le SEMNOPITHÈQUE DE SIAM (Semnopithecus siamensis, S, Muller et Schlezel) ou SEMNOPITHÈQUE AUX MAINS NOIRES (S. nigrimanus, Is, Geoffroy), est plus différent, Son corps est d’un cendré légèrement brunâtre, et la face interne des membres, ainsi que les parties inférieures du corps, sont blanches ; ses quatre mains et toute sa queue sont noires, Il est de linde continentale, soit du royaume de Siam, soit de la presqu'île malaise, mais point de Java, comme on l'avait d'abord supposé,

Les Semnopithèques dont il vient d’être fait mention ont tous, à la dernière dent molaire inférieure, un tubercule ou talon plus où moins évident; ce qui porte à trois le nombre des collines de cette dent, Au contraire, il n'y en à que deux, les deux principales, dans le SEMNOPITHÈQUE MirRÉ qu'Eschscholtz a le premier décrit sous le nom de Presbytis milrala, et dont il à été fait mention dans la Mammalogie de Desmarets sous le nom de Semno= pilhecus comatus ; c'est le Croo des habitants de Java, Cette dénomination a été écrite à tort Crro par EF, Cuvier, M. de Blainville, qui a fait connaître avec soin le système dentaire du Groa dans son Ostéographie des Primates, l'y appelle Soutiti, du nom que portait lun

SEMNOPITHÈQUE nUBtCOND, 1/2 de gra d.

des squelettes de cette espèce envoyés au Muséum par Diard et Duvaucel, Ce nom est sans doute un de ceux par lesquels on désigne l'Animal lui-même dans les pays qu’il habite, Le pelage du Croo est gris foncé sur le corps, sur la queue et sur la région externe des membres ; les mains sont blanches ou gris clair; le dessous du corps et de la queue sont, au contraire, d’un blanc pur. La tête est surmontée de longs poils en houppe qui sont noirâtres, ainsi que ceux de la partie supérieure du cou, On a quelquefois laissé en propre à la division dont le Groo est devenu le type, le nom de Presbytis. D'autres auteurs, et, en particulier, M. Gray, l’étendent à tous les Semnopithèques. Cependant il n’est pas certain que le premier de ces noms ait été proposé avant le SemxorrTuèque mrrné, 4/4 de grand, SÉCONd, et comme celui-ci est plus conforme aux règles employées pour la nomenclature des Singes, il a été presque

généralement préféré à l’autre.

Les Semnopithèques forment, avec les Macaques, la plus grande partie des espèces de Singes que nourrissent l'Asie continentale et insulaire, Les Orangs, les Gibbons et le Cynopithèque sont les seuls qu’on puisse y signaler avec eux. L'Afrique n’a aucune espèce de ces différents genres : les Guenons, les Mangabeys, les Mandrilles et les Cynocéphales sont, avec les Golobes, le Chimpanzé, le Gorille et le Magot, les Singes que nourrit ce dernier continent, Ge mode de répartition géographique présente une régularité sur laquelle on ne saurait trop appeler l'attention.

GENRE COLOBE (Colobus, Illiger). Les Colobes sont des Singes encore trés-voisins des Semnopithèques ; leur nom, qui est tiré du Grec, signifie mutilé; il rappelle que ces Animaux manquent de pouces aux mains de devant. En effet, ce doigt n’existe point chez eux, ou bien ils n’en ont qu’un très-faible rudiment sans phalange, et qui n'apparaît que comme un petit tubercule, L'’os métacarpien correspondant existe seul avec son développement ordinaire.

Les Colobes ont les mœurs et l'intelligence de leurs représentants asiatiques, les Semnopithèques ; ils vivent, comme eux, dans les grandes forêts, et ils se nourrissent aussi en grande partie de substances végétales, Leur estomac a la même complication que celui de ces animaux, et leurs dents présentent, à s’y méprendre, les mêmes caractères. On connaissait déjà quelques Singes de ce genre pendant le siècle dernier, et les naturalistes anglais Pennant et Shaw avaient parlé de l’une de leurs espèces sous le nom de Simia comosa où Full bottom monkey. Le même Animal est aussi la Guenon à camail des Suppléments à l'ouvrage ce Buffon, éditis par Lacépède; cette espèce est de Sierra-Leone, sur la côte occidentale d'Afrique, pays qui nourrit aussi d’autres Colobes, Un Animal du même genre a été trouvé en Abyssinie par le savant naturaliste voyageur M, le D, Rappel, de Francfort, C'est son Colobus Guereza, aujourd’hui moins rare dans les collections, grâce aux beaux exemplaires que plusieurs voyageurs français, qui ont aussi parcouru l’Abyssinie, et , en particulier, MM. Quartin Dillon et Petit, ont plus récemment envoyés à Paris, On a aussi reçu quelques peaux des Colobes propres à l’Afrique occidentale, et un naturahste hollandais, qui a résidé dans ces contrées, M. Pele, a recueilli à leur égard de très-bons documents.

Suivant M. Pele, on a trop multiplié le nombre de: espèces dans le genre Colobe, et il ne faut en admettre que quatre espèces, savoir : le Co/obus Guereza, de M. Ruppel; le Colobus verus, de M. Van Beneden, dont il donne une très-bonne figure; le Co/obus ursinus, et le Colobus ferrugineus, M, Pele croit que l'espèce nommée Colobus ursinus par M. O'Gilby répondrait aux Colobus personatus, C, polycomos, C, vellerosus, C, bicolor, G. leucomeros et C, salanas, Le Colobus ferrugineus aurait, de son côté, donné lieu aux espèces nominales suivantes : Colobue ferruginoeus, €, fuliginosus, €. Pennantit et €. Temminckit. Ces ren

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