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U] seignements curieux méritent d'être pris en considération, et il serait utile que les naturalistes qui pourront visiter les différents Musées où sont conservés les types de ces prétendues espèces fissent de chacun d’eux des descriptions complètes et susceptibles d'être comparées, sans lesquelles il est bien difficile de se prononcer d’une manière définitive, Nous nous bornerons donc à rappeler quelques-uns des caractères que les auteurs ont attribués aux principaux Colobes dont il est question dans les ouvrages de Mammalogie, et nous commencerons par l'espèce abyssinienne,
C'est le Cozose GuenezA (Colobus Guereza). Le nom spécifique que M. Ruppel lui a donné est celui que ce Singe porte en Abyssinie, Ludolf (Hist, œthiopica) en avait déjà fait = mention; mais la figure du prétendu Guereza qu'il a publiée est faite d'après une autre espèce, Salt en a également parlé; .mais le Guereza n'a été réellement bien connu que lorsque M. Ruppel en a publié, dans ses Nouveaux Animaux de la Faune abyssinienne, une description et une figure bien faites, Nous avons reproduit l’une et l’autre, en 1836, dans le Magasin de Zoologie.
Le Colobe Guereza se distingue aisément par la couleur noire de sa tête et de la plus grande partie de son corps, couleur qui tranche nettement avec le blanc de son front, du tour de sa face, des côtés de son cou et de sa gorge; sa queue, floconneuse, est aussi blanchâtre dans une grande partie de son étendue, Une sorte de manteau formé par de longs poils blancs qui partent des côtés et du bas du dos, recouvrent les flancs et le train postérieur, Le manteau, formé par ces poils, est d'une belle couleur blanche, Gette curieuse disposition existe dans les deux sexes, mais les jeunes mâles et les femelles adultes ont ce manteau moins allongé, (Planche II.)
Les Guereza vivent par petites familles et ils se tiennent sur les arbres élevés, dans le voisinage des eaux courantes, Ils sont agiles, vifs sans être bruyants, et d'un naturel tout à fait inoffensif. Leur nourriture corsiste en fruits sauvages, en graines, en insectes, etc, Ils font leurs provisions et mangent pendant le jour, et ils passent la nuit à dormir sous les arbres, On les trouve dans les provinces de Godjam, de Koulle, et plus particulièrement de Damot, Dans cette dernière, les habitants les chassent, et c’est pour eux un attribut de distinction que de posséder un bouclier couvert de la peau de l’un de ces beaux Singes avec ses longs poils blancs.
COLOBE A cAMAIL (Colobus polycomos). Espèce de Sierra-Leone, ayant le pelage en partie noir, si ce n’est aux régions antérieures, où il est jaunâtre, Les poils de devant s’allongent pour former une sorte de longue chevelure tombante, qui recouvre comme un camail tout le haut du corps; la queue est blanche et touffue à son extrémité, On ndique quelquefois ce Colobe sous le nom de oi des Singes. Le Colobus ursinus, de M. O’Gilby, repose sur l'examen d’un exempläire venant aussi de Sierra-Leone, et dans lequel Bennett, alors secrétaire de la Société zoologique de Londres, avait précédemment cru reconnaître un Golobus polycomos.
Le Colobus satanas de M. O'Gilby, a été envoyé de l’île de Fernando-Po, Ses poils sont longs et noirs,
Le Gorope À Fournune (Colobus vellerosus, Is. Geoffroy), a d’abord été considéré comme un Semnopithèque véritable, C’est à lui qu'il faut sûrement réunir le Semnopithèque bicolore décrit, en 1835, par M. Wesmael dans les Bulletins de l’Académie de Bruxelles, et le Colobus leucomeros de M. O'Gilby (Procès-Verbaux de la Société zoologique de Londres , 1837). Les poils du dos, des flancs et des lombes n’ont pas moins de treize à dix-neuf centimètres de long dans cette espèce; ils sont noirs, tandis que ceux qui entourent la face ou qui recouvrent la queue sont blancs, aussi bien qu’une grande tache située sur chaque fesse, Les pouces antérieurs sont extrêmement courts, mais cependant bien distincts et même onguiculés,
Après ces différonts Colohes À pelage noir el hlane viennent ceux qui sont variés de roux
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plus où moins vif ou de couleur olivâtre, Le Corone Fe RRUGINEUX (Colobus ferrugineus) est dans le premier cas, Buffon en dit quelques mots dans ses Suppléments, T. VI, f, 66 ; c'est le Bay-Monkey de l'Histoire des Quadrupèdes de Pennant, le Simia ferruginea de Shaw, le Colobus ferruginosus d'E, Geoffroy et le Colobus Temminckii de Kuhl, Ce Colobe vit à Sierra-Leone ; son pelage, roux ferrugineux » Passe au noir sur la tête, et au brun plus ou moins foncé sur les parties supérieures du Corps, ainsi que sur les membres et la queue ; ses joues sont rousses,
Le COLOBE FULIGINEUX (Colobus fuliginosus) que M. O'Gilby a donné comme distinet du Ferrugineux, est de la Gambie. Il est noir ardoisé où gris, un peu bleuâtre en dessus; ses joues, ses épaules, la face externe de ses avant-bras, ainsi qu'une partie des bras, des jambes et de la queue, sont d’un roux vif; le dessous du corps est blancliâtre ou jaunâtre, Le pouce est rudimentaire, mais apparent,
La seule espèce de ce genre, dont il nous reste à parler, est le COLOBE vrat (Colobus verus, Van Beneden, Bulletin de l'Académie de Bruxelles, T. V), Ce Singe vient aussi de la côte occidentale d'Afrique, Ses mains antérieures n’ont aucun rudiment du pouce; son pelage est assez court, olivâtre en dessus et sur les côtés, plus gris en dessous et suf les membres ; sa queue est fort longue; il n'a ni camail ni poils longs sur le dos ; sa queue est aussi longue que celle des autres Colobes, mais ses proportions semblent moins élancées , el il est un peu moins grand,