QUE A
ERVET Afrique HÈQUE HE (de je),
ans les nnaire t d'être alinéas nquent
abord, lre que peiage es; les st noir, | dévesement titesse séparé IÈQUE , ët de
Blainville a signalé cette jolie espèce comme devant prendre rang avant les autres Cercopithèques qu’elle surpasse presque tous en intelligence,
Cencorrrnèque Tacapoinx, 1/4 de grard.
Fr, Guvier, qui a observé le Talapoin en captivité, le dit fort doux et très-gai, C'est un animal encore assez rare, et dont on n’a même connu que derniérement la véritable patrie : il nous vient du Gabon, La Guenon chevelue de quelques auteurs (Cercopithecus pileatus, E, Geoffroy) , qui n’est point celle de Buffon , ne doit pas être considérée comme différente du Talapoin, En effet, on a constaté que l’exemplaire d’après lequel elle avait été décrite, et que l'on conserve au Muséum, n’est qu’une peau de Talapoin décolorée par suite d’un long séjour dans l'alcool , et que c'est même celle du sujet que Buffon et Daubenton avaient observé vivant,
2. Des Guenons de plusieurs espèces ont la couleur du pelage plus où moins variée; le museau de la plupart d’entre elles est court ou peu allongé; presque toutes ont des mœurs assez douces,
La MoNxE (Cercopithecus Mona) est aussi gracieuse que le Talapoin par ses formes, et elle est plus jolie que lui par ses couleurs: sa vivacité, qui n’est pas brusque comme celle de beaucoup d'autres Guenons, et la délicatesse de ses habitudes en font aussi un animal fort
-intéressant à observer , et que l’on peut laisser beaucoup plus libre que presque tous ses con-
généres, Elle est plus grande que le Talapoin, mais un peu inférieure à la plupart des espèces qui vont suivre, Sa tête est de couleur olivätre avec une bande frontale presque blanche et une grosse touffe de poils jaunes sur chaque: joue; son dos, ses épaules et ses flancs sont 'oux liquetés de noir; sa croupe est noire, à l’exception de deux taches elliptiques de couleur blanche qui se remarquent sur chaque fesse ; une tache noire s'étend de la partie supérieure de l'orbite à l'oreille, Buffon et Daubenton ont connu et décrit cette espèce,
Le nom de one qu'ils jui ont donné vient de Mona , Monine où Mounine, qui signifie Singe
2 mpeme s
dans plusieurs dialectes modernes des langues méridionales, Mounine est plus particulièrement employé, suivant cette‘acception, dans le midi de la France, La Mone habite la côte occidentale d'Afrique, et on la recoit du Sénégal. Plusieurs naturalistes ont et l'occasion de l’étudier avec soin,
Nous ne saurions passer sous silence les observations délicates, publiées en 1819, par F. Cuvier, et qui sont relatives à l’un de ces Animaux qui a vécu au Muséum.
«Ce bel individu s’est, pour ainsi dire, développé sous mes yeux, écrit le célèbre mammalogiste que nous venons de nommer. Il était extrêmement jeune lorsque notre Ménagerie en fit l’acquisition, et sa douceur, mais surtout son peu de pétulance, permirent de le laisser en liberté, L'âge n’a point altéré son bon naturel; il est devenu grand et a pris de la force; son adresse est extrême et son agilité sans égale; cependant tous ses mouvements sont doux et ses actions semblent circonspeîtes ; ses désirs ont de la persévérance, mais ils ne le portent jamais à rien de violent. Lorsque, après avoir bien sollicité on persiste à le refuser, il fait une gambade et semble occupé d'autre chose; il n’a acquis aucun sentiment de propriété : il prend tout ce qui lui plaît, les objets qui lui ont attiré des punitions comme les autres, et il a une adresse extrême pour exécuter ses rapines sans bruit; il ouvre les armoires qui ont leur clef, en tournant celle-e1; il défait les nœuds, ouvre les anneaux d’une chaîne et cherche dans les poches avec une délicatesse telle, que souvent on ne sent pas sa main quoiqu’on sache qu'il vous dépouille, C’est l'examen des poches qui lui plaît le plus, parce que sans doute il y a souvent trouvé des gourmandises qu’on voulait qu’il y trouvât, et il y fouille sans mystère; ordinairement il débute par là dès qu’on s’approche de lui, et semble chercher dans les yeux ce qu’il doit espérer y trouver, Il n’est pas très-affectueux; “cependant, lorsqu'il est tranquille et que rien ne le préoccupe, il reçoit avec plaisir les caresses, et il répond avec grâce lorsqu'on veut jouer avec lui; alors il prend toutes les attitudes possibles, mord légèrement, se presse contre vous, et il accompagne toutes ces gentillesses d’un petit cri assez doux et qui semble être pour lui l'expression de sa joie, Jamais il ne fait aucune grimace; sa figure, bien différente de celle de la plupart des autres Singes, est au contraire toujours calme et paraîtrait même sérieuse; et, quoiqu'il soit mâle, il n’a jamais manifesté la lubricité qui rend la plupart des Singes si dégoûtants, »
Après la Mone on doit citer le GErcort- THÈQUE MONoÏpe (Cercopithecus monoëïdes, Is, Geoffroy) , qui manque des taches blanches que celle-ci présente auprès de la queue; ses membres sont d’une couleur plus foncée, et il CencortrnèQue Monoïor, 2/5 de grard en est de même des gros favoris qui ornent ses
Moxe maze, 1/7 de grand.
| fit l’aclaisser en la force; sont doux ils ne le le refuser, it de pro- ‘omme les re les araux d’une ent pas sa ît le plus, y trouvât, de lui, et iffectueux ; plaisir les es les atti- se presse es ces genqui semble . Jamais il bien différes Singes, t paraîtrait nâle , il n’a à la plupart
JERCOPI= monoides, es blanches queue; 565 oncée , et il i ornent ses
joues, ainsi que de la bande étroite qui se voit au-dessus des yeux, comme sur ceux de la Mone, mais d’une manière bien moins distincte. Le Muséum doit à Me la princesse de. Beauveau le seul exemplaire que l’on connaisse de cette espèce. 4 * Le CERGOPITHÈQUE A LÈVRES BLANCHES (Cercopithecus labiatus, Is. Geoffroy) est également très-rare ; à part son pelage gris tiqueté, sa queue fauve blanchâtre terminée de noir, il se distingue aussi par ses lèvres blanches, ce qui lui a valu le nom sous lequel nous en parlons. M. Édouard Verreaux l’a reçu de Port-Natal. à Le GercoPiTHÈQUE RoLoway (Cercopithecus Rolovay) appelé aussi Palatine, est une espèce décrite par Allamand et signalée d’après lui dans les Suppléments de Buffon. Son dos est brun à peu près noir, et presque toutes les autres parties de son corps sont d’un gris obscur; une ligne placée sur le devant du front et la barbe qui est assez allongée et pointue sont de couleur blanche. Ce Singe habite la Guinée; on l’a confondu avec le suivant. Le CeRGOPITHÈQUE DrANE (Cercopithecus Diana) était déjà bien connu des naturalistes du xvue et du xvine siècles, ses couleurs le rendent fort remarquable. Son pelage est varié de gris piqueté de noir, de roux cannelle et de blanc ; son dos est roux; ses membres et ses flancs sont gris ; sa barbe ainsi que sa bande frontale sont blanches ; son ventre et sa queue sont noirs. Cette espèce, dont la peau sert à faire de fort jolies fourrures, habite la Guinée, le Congo et la grande île de Fernando-Po, Le CERCOPITHÈQUE A DIADÈME (Cercopithecus Teu- ne son campyx), que Fréd, Cuvier a figuré et décrit à tort dans son grand ouvrage sous le nom de Diane, a reçu de J.-B, Fischer le nom sous lequel nous en parlons, et de M, Is, Geoffroy celui de (, diadematus,
CERCOPITHÈQUE A DIADÈME, 4/9 de grand
Gette Guenon a sur le front une grande tache blanche représentant un segment de circonférence dont la convexité est supérieure; son pelage est en grande partie noir; sou I" PARTIE, 10
here
Ph mn EME
dos est tiqueté de verdâtre; ses favoris sont bien fournis mais plus courts que ceux de la Mone; son nez est blanc et ses mains sont grises ainsi que sa queue, qui passe toutefois au noir; elle manque de barbe, On n’en possède encore qu’un seul individu dont la véritable origine n’est pas connue : il a vécu à la Ménagerie,
Deux autres Guenons ont le nez plus distinctement coloré en blanc; l’une d’elles a reçu le nom de CERCOPITHÈQUE HoOGHEUR (Cercopithecus niclilans), c’est la Guenon à long nez proëéminent de Buffon, Outre la couleur de son nez, ce Singe a pour caractères distinctifs son pelage en grande partie noir tiqueté de jaune olivacé et son nez plus saillant que celui des autres.
C'est une espèce de Guinée,
CERCOPITHÈQUE HOCHEUR, 1/4
L'autre espèce est le GER- COPITHÈQUE BLANC NEZ ( Cercopithecus petaurisla) , dont on doit la description à Allamand, et dont l’Ascagne d’Aucebert ne doit pas être distingué, Son pelage est verdâtre tiqueté de roux et de noir avec les parties inférieures d’un blanc pur.
Le Cencopirnèque Pocontas (Cercopithecus Pogonias de Bennett), décrit dans les Procès-verbaux de la Société zoologique de Londres pour 1833, est en grande partie noirâtre avec un tiqueté blanc ou jaunâtre sur un fond noir; il se distingue surtout par sa longue barbe blanche qui descend jusque sur le cou. On en a rapporté les dépouilles de l’île de Fernando-Po,
C'est aussi du même lieu que provient le CERCOPI- THÈQUE ERYTHROTIS (Cercopilhecus erythrotis de M. Waterhouse), qui a le corps et la tête gris, les bras noirâtres, les joues et la gorge blanches et les oreilles rousses ; sa queue est aussi d’un roux vif.
Le CercopirHèque Mousrac (GC, Cephus) est connu depuis plus longtemps; Marcgrave, Brisson, Fr. Cuvier, en ont successivement parlé, et on l’a vu vivant à la Ménagerie de Paris. Il à beaucoup de ressemblance avec la DAS Mone , mais sa face est plus foncée, les touffes de ses
=. favoris sont plus grises et il n’a pas de taches blanches aux Cent, Mousrac, 27 fesses, Cette espèce, dit F, Cuvier, appartient au groupe
CERCOPITHÈQUE BLANC NEZ, 1/8 de grard.
de dou deg tôte ma Ï cor ] de div et}
ser ma pas d'u être nio \ Cer dan och van plu:
le n fort le C de gris Cer ma reg:
tabl que trie] le , mal de
gris
x de la Jutefois éritable
reçu le nf nez
Di avec
ans Îles noirâtre longue )n en a
RCOPI- M. Wairâtres , ses; sa
t connu Cuvier, a Ménaavec la de ses hes aux groupe
de Guenons dont la Mone nous a offert le type, et qui se caractérise principalement par la douceur, la gentillesse et le besoin d'affection. En effet, le Moustac réunit à un trés-haut degré ces qualités qui s’allient chez lui, comme chez la Mone et l'Ascagne, à des formes de tête particulières : un front large avancé sur la face ; un museau peu saillant; un nez bien marqué entre les yeux; presque point de trace de crête sourcilicre, etc.
Les quaire espèces suivantes ne sont encore connues que par les exemplaires qu'on en conserve dans les collections de Leyde ou de Londres, ce sont :
Le GERGOPITHÈQUE DE CAMPBELL (Cercopithecus Campbelli de M. Waterhouse). Il vient de Sierra-Leone et se distingue par son pelage long et touffu, ainsi que par la direction divergente que prennent les poils de son dos, Il est olivacé en dessus, gris ardoisé en arrière et blanc en dessous ou à la face interne des membres.
Le CERGOPITHÈQUE ne ManriN (Cercopithecus Martini, Waterhouse) , qui à aussi les poils longs, grisâtres en dessus, noirâtres sur la tête, les bras ct la queue, bruns à l'abdomen et à la face interne des cuisses, bruns rougeâtres à la queue,
Le CERGOPITHÈQUE DE TEMMINGK (Cercopithecus Temminckii, Ogilby), dont le seul exemplaire observé est dans un état fort imparfait de conservation : il vient de la Guinée, C'est un singe de couleur cendrée, tiqueté de blane, avec les membres noirs ; le menton et la poitrine sont d’un blanc pur; le ventre est cendré,
Le CERGOPITHÈQUE A GORGE BLANCHE (Cercopithecus albogqularis de M. Sykes), espèce que l’on a possédée vivante à Londres, et qui a de l’analogie avec la Guenon monoïde, On l'avait d’abord indiquée comme rapportée de Madagascar , et elle avait été classée parmi les Semnopithèques , mais tout porte à penser qu’elle n’a pas cette origine, et il est bien reconnu maintenant que c’est réellement une Guenon. Sa couleur dominante qui est le gris tiqueté passe au verdâtre sur le dos ; les membres et la queue sont noirs; la gorge et la poitrine sont d’un blanc pur, I est à regretter que les Cercopithèques albogulaire et monoïde n'aient pas pu être comparés en nature l’ün à l’autre; dé nouvelles observations modifieront d’ailleurs l'opinion que les naturalistes se font actuellement au sujet de plusieurs espèces du même genre,
M. le D. Peters, qui a visité la côte Mozambique, en a rapporté les trois espèces de Gercopithèques, qu’il regarde comme nouvelles et qu'il a décrites sous les noms suivants, dans le Bulletin de l'Académie de Berlin pour l'année 1850 : Cercopithecus erythracus , C. ochraceus et C, flavidus.
3. Dans les espèces suivantes le pelage est vert ou plus ou moins teinté de vert ; le museau est plus long et les formes sont moins sveltes,
A ce petit groupe appartient le CERGOPITHÈQUE GRIVET de F, Cuvier (Cercopithecus griscus du même auteur, ou Gerc, griseo-viridis de Desmarest), M, Is. Geoffroy le regarde comme étant le véritable Simia sabæa de Linné, que l’on croyait être le Callitriche, et M, Gray lui rapporte le Simia engitithia d'Hermann, C’est une jolie espèce de moyenne taille à pelage en atis-verdâtre et qui à sur les
CencorirnÈQue Givet, 1/12 de grard
côtés de la tête de longs poils blancs dirigés en arrière ; ses parties inférieures sont blanches y compris le menton, et elle n’a pas comme le Vervet des poils roux autour de l'anus ; le mâle a le scrotum vert,
Le Grivet ou Singe de Saba vit en Nubie, sur les bords du Nil blanc et en Abyssinie, On l'amène vivant en Europe, et son espèce a plusieurs fois reproduit dans nos Ménageries.
Les anciens Égyptiens ont connu le Grivet, Il est probable que c’est de lui que les auteurs grecs ont voulu parler sous le nom de Æépos , et c’est peut-être encore lui que Pline appelait Callithrix , dénomination qui convient bien à la coloration élégante de ses poils. On a donné une étymologie bien peu rationnelle au mot képos ou kébos, en le faisant venir d’un mot grec qui signifie jardin, et en supposant que la vivacité des couleurs du Singe Kepos, que l’on croyait retrouver dans la Mone, en avait dicté le choix. epos vient bien plutôt du mot éthiopien keb ou kep, qui signifie tout simplement un Singe dans cette langue, et les Septante ont aussi traduit de la même manière le mot kophim sous lequel la Bible indique lune des curiosités animales que les flottes réunies de Salomon et du roi phénicien Hiram rapportaient tous les trois ans du Tharsis avec de l'or et de l’argent. Ces curiosité: étaient des Kophim, des dents d'Éléphants, et même des Paons, s’il faut en croire la traduction vulgaire (Les Rois, liv. HE, chap. X, vers. 22). Il n’est pourtant pas démontré que le Æophim de la Bible soit le véritable Grivet,
Sous le nom de Tharsis, les peuples araméens, et, en particulier, les Phéniciens et les Hébreux, désignaient les pays situés à l'occident, et c’est avec les Libyens, et point du tout avec les Indiens ou peuples d’Ophir, que se faisait alors et que se fait encore aujourd’hui le commerce de la poudre d’or et celui des dents d'Éléphants.
Ni le Grivet ni les Paons ne vivent en Tharsis, et il est bien possible que le Æophim ne soit autre chose que le Magot des modernes ou le Pithèque des Grecs, qui est le seul Singe des pays libyens avec lesquels les Phéniciens, et par suite les Juifs avaient des relations fréquentes. Les Septante ont donc traduit avec raison le mot Kophin par Pithèque. Quant aux prétendus Paons de Salomon, il se pourrait fort bien que ce fussent des Autruches , ou plus simplement encore les plumes de ces Oiseaux, dont les anciens se sont sans doute servis en guise d’ornements, comme le font aussi les nations modernes, Mais je reviens au Singe du pays de Saba, c’est-à-dire au Cercopithèque de la région du haut Nil,
FIGURE ÉGYPIIENNE Du GRIYET,
On on er que | mont sente leurs à cel du h récer
La par | Un a MM.
Le tous
en encl dan situ
«( au | lé j'en lors cac c'él Per
anches us ; le
nie, On \geries, auteurs ippelait \ donné ot grec ue l’on t éthioeptante une des ortaient ophim , os Rois, e soit le
s et les joint du urd’hui
, ne soit inge des ons fréant aux ou plus
servis en inge du
On ne le rencontre pas à l’état sauvage avant le Dongola. Autrefois comme aujourd'hui on en amenait probablement dans les villes situées sur le cours inférieur du Nil, et c’est ainsi que les Grecs, et plus tard les Romains, ont pu avoir Connaissance de cette espèce, Plusieurs monuments égyptiens, des peintures faites dans les pyramides ou sur les sarcophages représentent des Singes qui paraissent bien être des Grivets; leur queue relevée au-dessus du corps, leurs proportions , leur tête qui est cependant un peu trop arrondie ne laissent guère de doute à cet égard; et, si l’on se rappelle les relations des anciens Égyptiens avec les peuples du haut Nil, la supposition qu'ont faite à cet égard presque tous les naturalistes qui ont récemment traité cette question se change pour ainsi dire en certitude,
La figure ci-dessus est celle d’un de ces Singes de Saba prise dans les catacombes de Gyzet par Denon, l’un des membres de la commission scientifique qui fit la campagne d'Égypte. Un autre dessin de Grivet copié dans les catacombes de Thèbes, et qui a été reproduite par MM. Ehrenberg et de Blainville, représente ce Singe montant le long du cou d’une Girafe,
Le CERCOPITHÈQUE GALLITRICHE (nommé à tort Cercopithecus sabæus par presque tous les auteurs) est une espèce bien décrite par Daubenton dans le t, XI du grand ouvrage de Buffon, Buffon le considérait comme étant l’une des Guenons ou Singes à longue queue auxquels les anciens donnaient le nom de Callithrix, mais il n’est pas certain que ce soit leur vrai Callitriche, qui est plutôt le Grivet, comme nous l'avons dit; c'est également à tort que presque tous les auteurs modernes regardent aussi le Callitriche de Buffon comme étant le Simia sabæa de Linné. M. Is. Geoffroy, qui a établi avec soin les caractères distinctifs propres à chacune des espèces qui ont été confondues par les naturalistes plus récents que Buffon et Linné, sous les noms de Sabæa et de Callitriche, a montré que le Sabæa de Linné répondait au Grivet de F. Cuvier et point du tout au Callitriche de Daubenton ; aussi a-t-il donné à ce dernier le nom de Cercopithecus callitrichus.
Ce Callitriche, qu’on appelle assez souvent Singe vert, a le pelage presque entièrement vert-olivâtre, sauf inférieurement où la couleur blanc sale domine; sa face est noire et garnie sur les côtés de longs poils blancs; son scrotum est entouré de poils jaunes et sa queue est en partie de la même couleur, I vit dans les forêts du cap Vert et du Sénégal; on ne l’a point encore trouvé en Barbarie, où on le disait commun, mais il est possible qu’il se montre déjà dans les parties méridionales de l'empire du Maroc. Adanson rapporte que les bois de Podor, situés le long du fleuve Niger, sont remplis de Callitriches.
«Je n’aperçus les Singes, dit ce célèbre naturaliste, que par les branches qu’ils cassaient au haut des arbres, d’où elles tombaient sur moi; car ils étaient d’ailleurs fort silencieux et si légers dans leurs gambades, qu’il eût été difficile de les entendre, Je n’allai pas plus loin et j'en tuai d’abord un, deux et même trois sans que les autres parussent effrayés. Cependant lorsque la plupart se sentirent blessés , ils commencèrent à se mettre à l'abri, les uns en se cachant derrière les grosses branches, les autres en descendant à terre; d’autres enfin, et c'était le plus grand nombre, s’élançaient de la pointe d’un arbre sur la cime d’un autre, Pendant ce petit manége je continuais toujours à tirer dessus, et j'en tuai jusqu’au nombre de vingt-trois en moins d’une demi-heure, et dans un espace de vingt toises, sans qu'aucun d'eux eût jeté un seul cri, quoiqu'ils se fussent plusieurs fois rassemblés par compagnie, en sourcillant, grinçant des dents et faisant mine de vouloir m’attaquer, »
Auprès du Callitriche et du Grivet, et dans la même section que le Malbrouck , il faut citer plusieurs autres espèces assez voisines des deux premières pour qu’on les ait souvent confondues avec elles; l’une de ces espèces est le CERGOPITHÈQUE DELALANDE (Gercopithecus Delalandii, Is. Geoffroy), dont le nom est celui d’un naturaliste français qui a parcouru
CERC, CALLITRICHE, 1/4 de grand
le sud de l'Afrique après Levaillant et ensuite le Brésil, où il a réuni de précieuses collections, Le Protèle, l'Otocyon et bien d’autres espèces soit Mammifères, soit de toutes les autres classes du rêgne animal, ont été rapportés pour la premitre fois par Delalande, Le Cercopithèque qui porte son nom avait été confondu par Thunberg avec le Callitriche du Sénégal, C’est sans doute à la même espèce qu'appartenait ce Singe Kées, que Levaillant a possédé vivant, et dont il raconte avec tant de complaisance les principaux tours, Desmoulins a le premier considéré la Guenon Delalande comme devant former une espèce à part, qu’il a nommée Cercopithecus pusillus Delalande dans son article Guenons du Dictionnaire classique d'Histoire naturelle,
M. Is, Geoffroy lui a donné un nom plus conforme aux règles de la nomenclature en l’appe-
lant tout simplement Guenon Delulande,
On reconnaît ce Singe aux caractères suivants : son pelage est d’un gris légèrement olivâtre sur le dos et les flancs; la face, le menton et les quatre mains sont noires ; la queue est grise avec l'extrémité noire; l’anus est entouré de poils d’un roux vif; une bande blanche existe sur le devant du front.
Le CERGOPITHÈQUE VERVET (Cercopilhecus pygerythrus, K, Guvier) a la même bande blanche sur le front et des poils roux vif autour de l'anus; sa face, la plus grande partie de sa queue et ses quatre mains sont noires, mais son corps est vert-jaunâtre tiqueté de noir, On ignore quelle est la partie de l'Afrique qu'il habite,
Le CERGOPITHÈQUE ROUX-VERT (Cercopithecus rufo-viridis, Is, Geoffroy) n’a que trèspeu de poils roux sous la queue et son pelage est vert-roussâtre en dessus avec du gris-ver-
CERCOPITUÈQUE DELALANDE, 1/3 de gianl
CERCOPITHÈQUE VEnveET, 1/4 de grand
dâtre aux épaules et aux cuisses : il est d'Afrique, probablement de la côte occidentale,
CERGOPITHÈQUE ROUX vEnr, 2/5 de grand.
Le CERGOPITHÈQUE WERNER (Cercopithecus Werneri, Is, Geoffroy) est encore assez semblable aux précédents , d'un fauve roux varié de noir, ses poils étant colerés par grandes zones de ces deux couleurs, Il est dédié à M, Werner, habile artiste auquel l’iconographie zoologique doit de si jolis dessins, et qui a tant contribué à donner de l'intérêt à ce livre par
les nombreuses figures dont il l’a enrichi.
Cencovrrnèque Wenner, 2/5 de grard.
Le naiss trèsfaun queu gale, conti qui s duire
tielle ses | antéi post nativ à st Anin sur | poin et m trou] à po agile com!
donn entel Les vena para pales mais tous on 1 ou € cepel atiaq
13 de gianl
en l’appe-
à de grand
\ que très- 1 gris-vertale,
Ce grard.
core assez ar grandes pnographie e livre par
Le CencopiTuÈque MazBrouck (Cercopilhecus cynosurus) est plus facilement reconnaissable que le Werner et on l'a distingué plus tôt, Buffon ne l'a pourtant pas caractérisé très-nettement, mais il <t bien décrit par Fréd, Cuvier, C'est le Simia cynosurus et le Simia faunus de Linné, Ilest ;ris-verdâtre avec un bandeau blane sur le front; ses membres-et sa queue sont de couleur grise; son scrotum est d’un bleu cobalt, On l'a supposé à tort de Bengale, mais, quoiqu'il soit certainement africain, on ne sait pas au juste quelle partie de ce continent il habite, Fr, Cuvier a donné, au sujet de cette espèce, quelques détails intéressants qui s'appliquent également aux Gercopithèques du même groupe, et que nous allons reproduire,
Cencopiruèque Marnnouex mare, 4/3 de grand
Lorsque le Malbrouck est à terre il se lient Loujours sur ses quatre pattes; comme il est essentiellement organisé pour vivre sur les arbres et pour y grimper, sa marche n’a point d’aisance, Ses jambes de derrière étant plus longues que celles de devant, il en résulle que la partie antérieure de son corps ne peut pas, dans ses mouvements, se conformer à ceux de la partie postérieure et que celle-ci s’avance beaucoup plus que l’autre, ce qui le force à porter alternativement son train de derrière à droite et à gauche, lorsqu'il veut s'avancer lentement, ou à s'élancer par sauts lorsqu'il veut courir, Gette conformation, si peu favorable pour un Animal destiné à vivre à terre, l’est beaucoup au contraire pour ceux qui doivent se tenir sur les arbres ; l’excédant de la longueur des jambes de derrière sur celles de devant ne nuit point pour grimper, il donne au contraire le moyen de s’élancer de branche en branche, et même d’ur arbre à l’autre; aussi ces Singes descendent-ils rarement à terre, Réunis en troupes, ils peuplent avec les Oiseaux le ciel de verdure qui couvre les forêts, La Ménagerie en à possédé un assez grand nombre de tout âge et de tout sexe : il n’est point d'Animaux plus agiles, Celui dont nous donnons la figure s'élançait souvent de manière à faire plusieurs tours comme en volant, couché sur le cÔ’é et ne se soutenant en l'air que par l'impulsion qu'il se donnait en frappant de ses pieds les parois de sa cage. Ces Malbroucks faisaient rarement entendre leurs voix, qui ne fut jamais qu'un cri aigu et faible, ou bien en grognement sourd, Les mâles dans leur jeunesse étaient assez dociles, mais dès que l’âge adulte arrivait, ils devenaient méchants, même pour ceux qui les soignaient, Les femelles restaient plus douces et paraissaient seules susceptibles d’attachement, La circonspection est une des qualités prineipales du caractère de cette espèce; cependant les Malbroucks sont excessivement irritables ; mais , si d’un côté ils sont violemment poussés par leurs penchants, de l’autre ils calculent tous leurs mouvements avec soin ; et lorsqu'ils attaquent, c’est toujours par derrière et quand on n’est point occupé d’eux; alcrs ils se précipitent sur vous, vous blessent de leurs dents ou de leurs ongles, et s’élancent aussitôt pour se mettre hors de votre portée, mais sans cependant vous perdre de vue, et cela, autant pour saisir le moment favorable à une nouvelle attaque que pour se soustraire à votre vengeance, L’extrême irritabitité du Malbrouck est cause
qu'on ne peut ni l’apprivoiser complétement, ni lui faire supporter la contrainte, c'est-à-dire qu'il n’est susceptible d'aucune autre éducation que celle de la nature, Dès qu'on le violente ou qu'on veut qu'il obéisse, sa pétulance cesse, il devient triste et taciturne et bientôt après il meurt,
Cerncovrruèqoue Marnnoucx, 1/10 de grand.
Ces Animaux se servent de leurs mains avec beaucoup d'adresse: ce sont des organes qu’ils emploient à tout; c’est avec eux qu’ils portent ordinairement leur manger à la bouche, qu'ils jouent, qu'ils se battent, et ils saisissent les plus petits objets entre leur index et leur pouce, malgré la briéveté de celui-ci ; lorsqu'ils mangent des fruits ou des racines, ils ont toujours soin de les peler avec leurs dents, et ils flairent tout ce qu'on leur donne à mâcher; ils boivent constamment en humant, Leurs sens sont fort bons sans cependant être délicats, et c’est de la vue qu’ils font le plus souvent usage, :
4, Les dernières espèces du genre des Guenons sont les Palas, qui comprennent le Patas véritable et le Nisnas, Leur pelage est de couleur rousse; leur face prend un allongement notable avec l’âge ; leurs canines supérieures sont fortes et longues. Ces singes ont les mœurs sauvages des Grivets et des Malbroucks; quoiqu’on les soumette parfois à une certaine éducation, ils sont toujours difficiles à adoucir, et lorsque tous leurs organes sont développés, ils deviennent également dangereux.
Le GERCOPITHÈQUE PATAS (Gercopithecus ruber) est une des espèces que l’on amène sauvent en Europe : il vient du Sénégal, Buffon et Linné le connaissaient déjà, Plusieurs auteurs, supposant à tort que ce Singe habite aussi la Nubie, l'ont considéré comme étant le Képos Aristote, que d’autres érudits ont cru retrouver dans la Mone, et que l’on pense aujourd’hui être le Grivet ou le Nisnas. La couleur du Patas l’a fait appeler Singe rouge ; elle est d’un fauve brique ou rouillé assez vif sur le dos, les flancs, les cuisses et la queue; les bras sont gris ainsi que les avant-bras; les jambes et les mains sont blanchâtres comme tout le dessous du corps; le nez est noir.
Fr. Cuvier a fréquemment observé les Patas, et il a pu les comparer aux autres Cercopithèques: il disait, au sujet de deux Singes de cette espèce, qu'il avait possédés pendant un certain temps, que, bien que jeunes , ils étaient déjà méchants, montraient de l’emportement,
avai en m par ñ
Q s’il € qu'il celle
ceux
tas ( fond sou:
dan:
Hste intit aus, dan:
a le est |
c'est-à-dire le violente mtôt après
les organes la bouche, dex et leur es, ils ont à mâcher; re délicats,
nt le Patas tent notable nœurs saurtaine édudéveloppés,
l'on amène \, Plusieurs ime étant le l’on pense rouge ; elle queue; les comme tout
es Cercopipendant un iportement,
avaient le caractère capricieux et l'inaffection de la plupart des Guenons, mais qu'ils jouissaient en même temps de toute la pénétration de ces Animaux, La femelle ne diffère pas du mâle par ses couleurs, et le Patas à bandeau noir n'est lui-même que le Patas ordinaire,
Crncoriruèque Paras,
Quant au Palas à bandeau blanc, Fréd, Guvier, qui en donné la description, ne décide pa
s’il constitue une espèce à part ou simplement une variété, Il dit cépendant que les différences qu'il signale entre ce Patas et celui que nous venons de décrire, sont à peu près égales à celles qui distinguent les uns des autres le Gallitriche, le Grivet, le Malbrouck, le Vervet, etc,
Il faut admettre au contraire que les Patas de Nubie ne sont pas de la même espèce que ceux du Sénégal; on les nomme CrentoPiTHÈQuEs Nisxas (Cercopithecus pyrrhonotus.)e
Le Nisnas a été reconnu comme différent du Patas ordinaire, avec lequel on l’avait longtemps con: fondu, par MM. Hemprich et Ehrenberg, qui ont eu souvent l’occasion de l’observer pendant leur voyage dans la haute Égypte. Le second de ces naturahstes en à donné une description dans son Recueil intitulé Symbolæ physice, et M. Valenciennes en a aussi publié la figure et les principaux caractères dans le grand ouvrage de Fréd, Guvier, Le Nisnas a le nez en partie blanc tandis que celui du Patas est noir; ses épaules ainsi que la face externe de ses bras sont de la même couleur jaune rouillé que sa tête, son dos, ses flancs, ses cuisses et sa queue; un triangle généralement plus roussâtre existe sur le front. Ce Singe devient plus fort que le Patas.
CencoriruÈque Nusnas, 1/3 de grand.
Il a été connu des anciens Égyptiens, et on le frouve quelquefois représenté sur les monuments qu'ils ont laissés, On en voit une figure assez reconnaissable , quoique peu différente de celle qui aurait été faite d'après un Grivet, sur un tombeau de Memphis, Elle à été copiée
l"e PARTIE,
par Passalacqua, et, d'après lui, par MM, Ebrenberg et de Blainville, Nous la reproduisons à notre tour,
Comme les Cercopithèques Nisnas qu'on amenait dans ja basse Égypte ont pu passer de là en Grèce et à Rome, quelques personnes pensent maintenant que c'est leur espèce qu’Aristote et d'autres auteurs anciens ont appelée Æépos, et que c'est (121 aussi le Cercopithèque éthiopien de Pline, Je n'oserais dire que | celte version doive être définitivement acceptée, quoiqu'elle soit préférable à celle qui fait de la Mone le véritable Kôpos, et du Callitriche de Buffon le véritable Callitriche de Pline, Ge petit problème de synonymie est à la fois historique et géographique , et il est évident que si Buffon avait bien connu la patrie de son Callitriche et celle de la Mone, il n'aurait pas donné comme observés par les anciens deux Singes qui sont confinés dans une région de l'Afrique avec laquelle les Grecs et les Romains n'avaient aucune relation,