‹ Histoire naturelle des mammifères [microforme] (volume 2)Chapitre 35 sur 96 · REY · texte numérisé non relu

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Tels que nous les circonserivons ici, les Cynocéphales répondent aux Papions et Babouins de plusieurs autres auteurs, et en particulier au groupe des Papions de Brisson lui-même, Lour caractère distinctif consiste surtout dans leur queue, qui est longue, pendante, quelquefois floconneuse à son extrémité, Quoique trés-robustes, ils le sont cependant moins que les Mandrilles ; ils sont aussi moins trapus et leur crâne n'éprouve pus des modifications aussi profondes , quoiqu'il y ait encore une grande différence entre les jeunes et les adultes dans chacune de leurs espèces,

M. Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire en a séparé, sous le nom de T'heropithecus, une espèce d'Abyssinie que M, Ruppel à découverte, et à laquelle it a donné, dans son bel ouvrage sur les Animaux vertébrés de ce pays, le nom spécifique de Gelada; c'est aujourd'hui le CyvocébHaLe GELADA (Cynocephalus Gelada), Ge Singe a les poils fort longs et de couleur brunâtre sur toutes les parties supérieures du corps; ceux des flanes et du bout de la queue sont fauves; ses quatre mains sont noirâtres et ses narines sont moins terminales que celles des autres Cynocéphaliens; son crâne à cependant la même conformation que celui des Gynocéphales proprement dits,

Le Gyvocépnaze Hamannyas (Cynocephalus Hamadryas) , appelé aussi Tartarin, à, dans l'âge adulte et dans le sexe mâle, le pelage en partie gris argenté, en partie gris olivitre avec les mains antérieures noires ; les poils sont tiquetés et ceux de son cou et des épaules s'allongent de manicre à former un camail simulant une énorme perruque; la face est nue et de couleur de chair, La femelle reste olivâtre et les poils de son camail s'allongent beaucoup moins; les jeunes sont plus foncés et à poils courts, Le Cynocephalus Wagleri, décrit par M. Agassiz, ne repose que sur l'examen d'un jeune Hamadryas, et il en est peutêtre de même du Zabouin de plusieurs auteurs, (PZ .)

Les Hamadryas sont originaires du Sennaar, de l'Abyssinie, et, ajoute-t-on, de l'Arabie, Dans ce dernier pays on les appelle Aobat ou Hobba, Autrefois comme aujourd'hui on en ameuait souvent sur le cours inférieur du Nil, et ils ont joué un rôle important dans la cosmogonie des anciens Égyptiens, Les monuments de toutes sortes qui nous donnent une idéet de la civilisation de cet ancien peuple représentent souvent des Hamadryas. Ces Singes étaien alors l'emblème du second Hermès ou dieu Toth, l'inventeur des lettres et de l'art d'écrire, Le nom de cette divinité diffère trés-peu du mot Zola où Tata, par lequel les Abyssins d'aujourd'hui désignent encore les Hamadryas, Horapollon rapporte que chaque fois que l’on conduisait un de ces Singes dans les temples, un prêtre lui présentait une tablette, un roseau et de l'encre, afin de reconnaître S'il était réellement de la famille de ceux connaissant

l'écriture, L'image du même Animal était aussi le symbole par lequel on exprimait le rôle du juge suprême des àmes, rôle qui avait été attribué à Hermès , et dans beaucoup d'occasions le Toth est figuré tenant ou examinant la balance, au moyen de laquelle il fait la part des mauvaises et

à mesure qu'ils se présentent devant lui, Champollion, le savant tradueteur des hitroglyphes, et M. Ebrenberg, de Berlin, qui s'était fait connaitre comme voyageur naturaliste avant de devenir célébre par ses beaux travaux micrographiques, ont publié plusieurs figures du Æoth, I v est représenté

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épaisse chevelure,

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fonctionnant comme juge suprême des âmes: celle que nous reproduisons d’après le grand ouvrage sur l'Égyote est empruntée à l’un des temples de Philæ, île de la mer Rouge, aujourd’hui nommée Jezyret el Birbé, Sur d’autres figures le même personnage est assis et il trace des caractères sur une tablette, à l’aide d'un bout de roseau, Le Toth est toujours reconnaissable à son long museau et à son énorme chevelure qui simule une crinière ; d'autres figures représentent le Tartarin plus jeune; telle est entre autres celle dans laquelle on le voit perché sur les épaules d'un homme, et que MM, Ehrenberg et de Blainville ont aussi reproduite dans leurs ouvrages , alors il n’a pas encore son

On a souvent regardé le Papion comme étant le modele qui a servi à la plupart de ces figures, et principalement à celles que l’on suppose maintenant représenter des Hamadryas jeunes, Celles-ci ont sans doute dans les hyéroglyphes une autre signification que celles des vieux Toths ou des Dieux - Juges, dont les longs poils de la tête et des épaules ressemblent si fort à des perruques, et qui ont, suivant M, Ehrenberg, servi de modèle à la coiffure de plusieurs dignitaires chez les anciens peuples, Le Tartarin est le seul Singe qui ait pu servir de modèle à ces dessins, il est aussi le seul que les Égyptiens paraissaient avoir représenté, Le Papion

Pline parle du Gynocéphale et d'un autre Animal qu'il nomme Sphynr, À l'exemple d'Ag tharchides, il le fait venir des bords de la mer Rouge, ce qui convient beaucoup mieux au Tartarin qu'à toute autre espèce de Cynocéphaliens,

Le CYNOGÉPHALE PAProN (Cynocephalus Sphynx), que Buffon à nommé le Grand Papion, est, de toutes les espèces du même genre, celle que l'on voit le plus souvent dans nos Ménageries, Il a pour patrie les forêts du Sénésal et de quelques autres points de ia côte occidentale d'Afrique, Ses poils sont assez longs, plus où moins fournis, suivant la région du 1 corps, et d'une couleur brun roussàtre assez généralement tiquetée, presque tous étant an-

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Le Toru écrivant,

ne prend pas avec l’âge le singuher caractère qui distingue l’'Hamadryas, et les pays qu'il habite semblent exclure l'opinion qu'il ait pu être connu des Égyptiens d'autrefois.

Gette dernière détermination du Singe sacré est celle qu'a proposée M. Ebrenberg ; elle n’est pas admise par tous les savants. E. Geoffroy- Saint-Hilaire, qui avait visité l'Égypte, bien avant le naturaliste prussien, pensait que le Babouin avait été honoré d'un temple à Hermopolis, et M, de Blainville à attribué au Cynocephatus Sphynx, c'està-dire au Papion véritable, l'ancienne figure d’un jeune Gynocéphale porté à dos d'homme que nous avons empruntée à l'ouvrage français sur l'Égypte. Toutefois, on n’a encore retrouvé parmi les momies de Cynocéphales, que l’on extrait des catacombes, aucune espèce autre que l’'Hamadryas, C'est à cette espèce que l’on doit aussi attribuer, jusqu'à preuve du contraire, une partie des documents que les Grecs et les Romains nous ont laissés sur leur Cynocéphale ou Singe à tête de Chien, et les quelques mots par lesquels Aristote signale son Chæropilhèque où Singe Cochon doivent encore être regardés comme s'appliquant au même Animal,

nelés de noir et de roux; les anneaux noirs dominent sur les parties foncées, et ceux de Fu couleur rousse sur les autres, La face est noirâtre; les fesses sont plus où moins violacées , ; suivant la quantité de sang dont feur peau est injectée

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Le Papion est un des Singes les plus intelligents, I a même plus de pénétration que beaucoup d’autres; aussi lui apprend-on bien des tours si l’on veut s’en donner la peine, surtout en le prenant jeune, Il est actif, remuant, fort lascif et très-gourmand, et, en lui montrant des friandises, on peut le retenir assez longtemps attentif, presque suppliant, ce qui donne le temps de bien l’examiner.

L'âge n’altère pas autant le caractère de ce Singe que celui des Mandrilles ou du Chacma, et, quoiqu'il devienne assez souvent brutal, qu’il soit habituellement fort emporté, il n’est pas aussi dangereux que ces derniers, Quand on se tient devant sa cage et qu’on lui montre une chose qu'il désire posséder, il se met fréquemment à danser, mais sans précipitation et en tenant ses deux iains de devant pendantes, à la mauière de personnes qui manquent de la grâce ou de l'habitude que comporte le même exercice, Sa voix ordinaire est une espèce de grognement qui rappelle assez bien celui du Gochon; mais, dans ses moments de colère, il pousse des cris plus aigus ; son agitation est alors des plus grandes. Toutefois , il est le plus souvent assez tranquille, et l’on peut laisser ensemble des Papions de tout àge et de sexe différent, sans qu'il en résulte d'autres inconvénients que ceux auxquels donne lieu leur habituelle lubricité,

Les mâles ne tourmentent pas les petits, Contrairement à ce que l’on a observé dans d’autres espèces, ils les recherchent et ils font preuve à leur égard de sentiments très-affectueux, Sous ce rapport, ils sont bien supérieurs aux mäles des Gercopithèques ou des Macaques, dont la taquinerie pour leurs femelles ou pour leurs petits va jusqu’à la méchanceté, Les mères ne sont pas moins tendres pour ieur progéniture que ne le sont celles des genres précédents, et, comme elles sont plus sociables, leurs bons sentiments ont une plus longue durée , et l'on peut sans er: * te laisser leurs petits avec elles lorsqu'ils sont devenus assez forts pour subvenir eux-mêmes à leurs besoins, Tant qu'ils sont faibles, elles les tiennent entre leurs bras où pendus à leur mamelle, les portant constamment avec elles, et, dans les moments de repos, elles s'appliquent avec un soin tout particulier à rechercher les moindres saletés qui se sont fixées après leurs poils : c'est ce que rappelle très-bien la figure du Papion femelle avec son petit que nous avons donnée à la page 5. Les Papions adultes se rendent aussi les mêmes services, Ces Animaux supportent assez bien la captivité, mais le grand air et un exercice régulier leur sont très-profitables, Dans la grande cage où on les lâche presque tous les jours au Muséum, ils se font remarquer par leurs gambades de toutes sortes, par la facilité de leurs ascensions et par les jeux auxquels ils se livrent avec leurs compagnons

V'APION MALE, 1/4 de grand, nat.

«de toutes sortes.

Les Papions qu'on s'est donné la peine d’instruire sont habituellement très-curieux à observer et, dans les troupes de Singes savants que l’on voit de temps en temps, ils ne le cédent à aucune autre espèce par l’habileté avec laquelle ils remplissent leur rôle, À cet égard, ces Singes et les autres Cynocéphales se rapprochent des premiers Pithéciens, et nous ne pouvons que répéter ici ce que nous avons déjà dit à propos du Magot et du Cynopithèque, qu'il esUfort douteux que les Gercopithèques, les Semnopithéques et la plupart des Macaques doivent être classés avant eux,

Piusieurs espèces de Cynocéphales ne sont pas encore aussi bien connues que le Tartarin et

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le Papion, parce qu'on à eu moins souvent l'occasion de les observer, el il reste dans la science quelques doutes aussi bien sur leur véritable patrie que sur les caractères par lesquels ils se distinguent les uns des autres, Les variations de couleur et même celles de la forme du corps et de la tête que ces Animaux subissent avec l'âge en rendent la distinetion incertaine, et cette difficulté est encore accrue par l'impossibilité où l'on à été jusqu'ici de pouvoir les étudier comparativement pendant leur vie ainsi qu’à leurs différents àges.

Le CGrvocéenace Bapouix (Gynocephalus Babuin) est l'un de ceux au sujet desquels cette incertitude s’est conservée le plus longtemps. Les auteurs ne s'accordent même pas sur ses véritables caractères,

M. ls. Geoffroy en a fait représenter dans le tome IL des Archives du Muséum un bel exemplaire, qui avait été donné vivant à la Ménagerie par le prince de Joinville ; il le suppose du nord-est de l'Afrique, et principalement de la haute Egypte et d'Abyssinie, Voici les caractères qu'il lui attribue : pelage jaune, olivâtre au-dessus, blanchâtre audessous et à la face interne des membres:

poils colorés de jaune et de noir par anneaux assez étendus, mais peu nombreux. Ce serait le Papio Cynocephalus WE. Geoffroy, le Babouin de Kréd. Guvier, et le Gynocephalus antiquorum signalé par M, Schinz dans sa traduction du Zêgne animal de Guvier,

On est encore moins bien renseigné au sujet du GYNOGÉPHALE ANUBIS (Gynocephalus Anubis de K, Cuvier), dont les trois seuls exemplaires observés par cet auteur n'ont pu être conservés, M, fledenbore, cité par le savant naturaliste suédois, M. Sundeval, dit cependant avoir retrouvé leurs analogues dans la Nubie, et il les regarde comme étant bien d'une espèce à part, L'Anubis se reconnaitrait à la couleur noire de la partie antérieure de sa face et de ses oreilles; à ses joues et au tour de ses yeux, qui sont couleur de chair; à ses favoris d'un

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jaune pâle, caractères auxquels on ajoute qu'il à le pelage généralement vert foncé; que la partie nue de ses fesses approche de la couleur violette, et que la face interne de ses membres est d'un blanc grisàtre,

Le CYNOCÉPHALE OLIVATRE (Cynocephalus olivaceus, Is. Geoffroy) est établi sur l'examen d'un seul sujet, rapporté du golfe de Bénin, en Guinée, par M, Cabaret, officier de la marine française, I est très-distinet du Babouin, et paraît l'être aussi de l'Anubis, parce que les parties inférieures de son corps sont colorées, comme les supérieures, en vert oli- \âtre, au lieu d'être blanches, I se laisse encore moins confondre avec le Papion, dont il est voisin par son pays.

Le CYNOCÉPHALE GHAGMA (Cynocephalus porcarius) estun autre Cynocéphale à queue longue, floconneuse, et plus forte que celle des précédents, Ses caractères sont bien connus, et l'on sait qu'il habite une grande partie de PAfrique australe, Ce Singe, qu'on à aussi appelé Cynocephalus ursinus, porte, dans les pays où il vit, le nom de Choack ma, dont on a fait Chaema, Al est d'un noir olivâtre, plus foncé sur le dos que sur les flancs, avec les mains et la plus grande partie de la queue noirâtres: ses favoris sont de couleur grisàtres si face est trés-brune, Chez la femelle, les pails du corps sont plus courts que chez les males adultes, chez lesquels ils simulent presque une crinicre, Les jeunes mâles sont extérieurement peu différents des femelles,

On rencontre le Ghaema dans îes endroits élevés ou sur les rochers; 1ly en à par exeniple

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celles de beaucoup d'autres espèces, s’introduisent souvent dans Îles terres cultivées, et elles y occasionnent des ravages considérables,

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Le Hollandais Kolke, qui a parcouru le sud de l'Afrique, rapporte que les Cynocéphales Chacmas sont si audacieux que parfois ils enlèvent aux voyageurs, nt sous leurs yeux, une partie de leur repas, et qu'ils-se tiennent ensuite à peu de distance, narguant leur dupe par d'affreuses grimacess; mais ce que nous avons déjà dit au sujet des Singes nous à montré suffisamment qu'il ne faut pas toujours prendre à la lettre ce que les voyageurs ont rapporté sur leur compte, et c’est le mème motif qui nous a empêché de reproduire, à propos des Guenons, les traits, fort piquants d'ailleurs, que Levaillant attribue à son Singe favori, Keës, Toujours est-il que les Chacmas sont des Animaux fort intelligents, mais extrêmement violents et très-redontables, Ils ne sont cependant pas incapables d'éducation, et il est possible de donner quelque liberté aux jeunes que l'on tient dans les habitations,

\, Pucheran, aide-naturaliste au Muséum de Paris, a publié à cet égard quelques détails que lui à fournis M, Verreaux et que nous reproduirons d’après lui : «Au Cap, les jeunes Chacmas sont recherchés par les habitants de la colonie parce qu'ils sont de très-bonne garde el avertissent de l'approche des personnes étrangères, Sur l'ordre de leur maître, ils apportent les objets qu'on leur désigne avec la même docilité que nos chiens domestiques; mais, pour qu'ils accomplissent leur tâche jusqu'au bout, il faut que la personne qui leur commande ue les perde pas de vue, car pour peu qu’elle détourne les yeux, ils en profitent pour s'enfuir et laissent tomber à terre l’objet qu'ils avaient dans les mains, Gertains d’entre eux sont même employés à des travaux utiles : iei c’est un forgeron qui se sert d’un Chaema pour entretenir le feu da sa forge; là un campagnard qui fait conduire, à l’aide d’une corde tenue par ün

autre de ces Animaux, la première paire de Bœufs attelés à un chariot, et, toutes les fois qu'il s’agit de traverser un cours d’eau, le Singe monte sur l’un des Ruminants et s’y tient accroupi jusqu’à ce qu'il ne craigne plus de se mouiller, Les Hottentots ne touchent jamais aux substances alimentaires qu’un Chacma a refusées, parce qu’ils savent que, guidés par l'exquise sensibilité de leur odorat, ces Singes repoussent ce qui peut être nuisible, Aussi rien de plus difficile que d’empoisonner les Chacmas lorsqu'on veut s’en défaire, L'un d'eux resta dix jours sans toucher à des aliments qu’on avait préparés pour le faire mourir, »

Dans les ménageries, on est obligé de les priver de liberté, parce qu’ils occasionnent souvent des accicents. L'âge et les agaceries perpétuelles auxquelles ils sont exposés les rendent intraitables, F, Cuvier rapporte qu’un des mâles adultes de l'espèce du Chacma que la Ménagerie a possédés s’échappa un jour de sa cage, mais sans sortir pourtant de l'enceinte avec laquelle celle-ci communiquäit, Son gardien l'ayant imprudemment menacé d’un bâton pour le faire rentrer, il se jeta sur lui et lui fit à la cuisse, avec ses fortes canines, trois profondes blessures qui pénétrérent jusqu'au fémur et qui firent longtemps craindre pour la vie de cet homme, On ne parvint à renfermer ce Chacma qu’en employant un sàbterfuge qui réussissait toujours sur de tels Animaux, dans des cas semblables, « Son gardien avait une fille qui lui donnait souvent à manger et à laquelle il témoignait une affection particulière; elle se plaça, dit notre auteur, du côté de la cage de cet Animal, opposé à la porte par laquelle il devait entrer, et un Homme fit semblant de la flatter en s’approchant d'elle, Dès qu’il s'en aperçut, il jeta un cri furieux, et, pour se jeter sur celui qui excitait sa jalousie, il s’élanea dans sa cage, qui se referma à l'instant même, »

TRIBU oxs CÉBIENS

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